top of page

102 résultats trouvés avec une recherche vide

  • La boucherie Ouimet (1900) | VDSA

    La boucherie Ouimet (1900) 134-140, rue Morin Le boucher Wilfrid Marinier établit son étal sur la rue Morin, et celui-ci est repris tour à tour par Joseph Machabée, Hervé Desjardins, Wilbrod Meilleur et Auguste Ouimet. Membre d’une famille fondatrice de Sainte-Adèle, Auguste Ouimet épouse, en 1917, Bernadette, la fille aînée de Sigefroid Ouellette, contremaître à la papeterie Rolland, et de Marie-Louise Girouard. Après avoir œuvré sur les chantiers, Auguste Ouimet travaille à la Rolland comme journalier. Puis, il acquiert une boulangerie à Sainte-Adèle avant de la revendre et d’acheter la boucherie de la rue Morin en 1923. Le commerce fait face à l’ancien hôtel Ste Adele Lodge et on raconte que lorsque le boucher faisait cuire son boudin, cela incommodait les touristes. Nommé marguillier à la paroisse de Sainte-Adèle, Auguste Ouimet a été conseiller municipal durant près de 25 ans. Il décède en 1952, à l’âge de 56 ans. Sa femme Bernadette Ouellette hérite de la maison, qu’elle cède à son fils Louis en 1965. La boucherie Ouimet & Frères s’affilie à la bannière des marchés d’alimentation Métro. Les derniers Ouimet quittent la maison en 1979. Le restaurant La Chitarra y a pignon sur rue depuis les années 1990. 1998 Séance du conseil du village de Sainte-Adèle, 1949. De gauche à droite : Auguste Ouimet, J.E. Sauvé, Claude-Henri Grignon, Wilfrid Monette et Léo Desjardins. Journal Les Pays-d’en-Haut, 1967.

  • Wilfrid Grignon | VDSA

    Wilfrid Grignon Wilfrid est le fils aîné de Médard Grignon, aubergiste de Saint-Jérôme et d’Henriette Lalande. Il naît le 20 août 1854. Son adolescence est marquée par l‘arrivée du nouveau curé Félix-Antoine Labelle à Saint-Jérôme. Ses discours rassembleurs et son rêve de colonisation du Nord laisse chez Wilfrid Grignon une trace qui fait rapidement son chemin. Il entreprend ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse avant de compléter son cours en médecine. Avec son nouveau diplôme en poche, le docteur Grignon exerce d’abord à̀ Sainte-Thérèse avant de s’établir à Bouctouche au Nouveau-Brunswick où il fait la rencontre d’Eugénie Baker (1859-1907), qu’il épouse Eugénie en 1879. À la demande du curé Labelle, Wilfrid Grignon revient exercer à Sainte-Adèle. Wilfrid et Eugénie auront 9 enfants. Le docteur Grignon achète en 1881 une terre située en bordure de la rue Morin (176 rue Morin). Impliqué dans sa communauté́, le bon docteur devient maire de Sainte-Adèle en 1886. Le train qui entre en gare à Sainte-Adèle en 1891 accélère le développement du village. Afin d’accommoder les nouveaux villageois venus s’établir en haut de la côte Morin, le docteur Grignon défraie les coûts pour l’installation de l’aqueduc. Un nouveau terreau d’expérimentation Le docteur Grignon ressent de plus en plus d’amertume face à la misère des colons, l’épuisement des troupeaux et la déchéance de la culture dans les sols rocailleux des Laurentides. Il fait appel au docteur le Dr. F.-X-. P. Goyette pour prendre soin de ses malades et se tourne vers l’agriculture expérimentale. Pour ses expérimentations, il a acquis une prairie d’une superficie de 25 arpents. Lorsqu’il la mettra en vente, elle aura atteint 300 arpents, dont 200 en culture. Lors de ses visites dans les différentes fermes, il collige diverses observations et fait connaitre les progrès qui s’en suivent. Avec Édouard Barnard, il fonde le cercle agricole du comté de Terrebonne et part à la rencontre des cultivateurs. Ses conseils sur les nouvelles méthodes de semence gagnent rapidement en popularité́. Ce qui lui vaut la haute distinction du mérite agricole remis par le gouvernement du Québec. En 1899, le docteur Grignon est nommé́, pour le compte du gouvernement provincial, conférencier agricole. La modernité́ du village Le docteur prône les beautés de son village, la nature, ses vergers et le lac Rond couleur d’azur où prolifèrent les poissons. Il achète des publicités dans les médias américains. En 1898, le village compte déjà̀ trois hôtels. Sainte-Adèle devient peu à̀ peu la future Summer city du nord de Montréal. Président de la commission scolaire, il rachète la terre de la famille d’Hormidas Biroleau Lafleur et fait construire en 1901 sur la rue Morin (anciennement 173 rue Morin), de biais avec la résidence du docteur Grignon, une nouvelle école. Les premiers élèves entrent en septembre dans un établissement scolaire mixte. Une nouvelle usine de fabrication de pulpe et de papier Le maire Grignon entreprend des démarches auprès de Jean-Baptiste Rolland, pour qu’il achète le pouvoir hydraulique de la rivière du Nord à Sainte-Adèle. Une fabrique de pulpe à papier voit le jour à̀ Sainte-Adèle en 1902. Le conseil de ville, dirigé par le docteur Grignon, consent à l’entreprise une exemption de taxe de 25 ans. Le préfet du comté devient agronome. Monsieur le préfet agronome Désigné unanimement au poste de préfet du comté de Terrebonne, le bon docteur participe à la création de l’industrie laitière et à l’amélioration du troupeau. Il est nommé́ inspecteur du bureau d’hygiène de Montréal en 1902. Il visite en compagnie des dirigeants politiques les fromageries et laiteries du comté où des prix sont attribués pour récompenser les entreprises. Il parcourt le territoire en chevauchant son fidèle cheval Ben ou à̀ bord de l’ancien carrosse du curé Labelle trainé par deux gros chevaux. Pour améliorer la race chevaline de la province de Québec, Wilfrid Grignon fait venir des poulains Ardennes. Sa nouvelle race chevaline ardenno-canadienne se distingue lors des concours et des expositions. Les pâturages des Laurentides représentent une richesse incalculable. Le ginseng s’avère une véritable mine d’or pour les cultivateurs Pour améliorer la culture du sol et encourager les cultivateurs, divers concours sont organisés, dont celui de la pomme de terre, qui s’avère très propice au sol rocailleux des Laurentides. Il public en 1903, un traité Le petit livre d'or du cultivateur et du colon qui a complètement transformé les méthodes en agriculture. Le mérite est officiellement reconnu par le gouvernement du Québec qui en achète des milliers d’exemplaires. Le docteur WIlfrid Grignon Petit livre d'or écrit par le docteur Grignon

  • Cinéma Pine | VDSA

    Cinéma Pine Le cinéma Pine à travers le temps Y a-t-il un seul Adélois qui ne connaisse pas le fameux cinéma Pine?!??! Qui n’ait pas déjà « été aux vues » dans la bâtisse originale qui a pignon sur la rue Morin? Ou encore dans la « phase 2 », située sur la rue Valiquette? Et qui n’a pas entendu parler (ou n’a pas profité!) des célèbres sièges doubles qui ont fait le bonheur des amoureux à une certaine époque? « Notre » cinéma Pine - une fierté locale il va sans dire! - fait l’objet du livre La Famille Fermanian - L’histoire du cinéma Pine de Sainte-Adèle, publié récemment par le journaliste Stéphane Desjardins. J’ai glané pour vous quelques informations sur son histoire. Des fruits, des légumes… et des bobines de films! Au lendemain de la Première guerre mondiale, fuyant le Moyen-Orient, Phil Fermanian et son frère Jack s’installent au Canada et acquièrent, sans jamais y avoir mis les pieds, une terre à Sainte-Adèle. Par un matin de décembre 1924, ils prennent le train à destination de leur nouvelle propriété, située approximativement là où se trouve la pharmacie Brunet, jusqu’à la bâtisse du Cinéma Pine II. Au printemps, ils installent de façon rudimentaire un kiosque de fruits et légumes. Avec leur beau-frère Dick, ils ouvrent le Karibian Fruit and Vegetable, là où se trouve aujourd’hui le restaurant Spago. Ils proposent d’abord leurs denrées de maison en maison, les transportant dans une brouette. Quelques années plus tard, ils vendent aux hôtels de la région. Dès 1930, la Karibian Food ajoute un snack-bar et une pompe à essence, et livre dans les villages environnants - en plus des fruits et des légumes - divers produits alimentaires et de la quincaillerie. Tant qu’à faire la tournée des hôtels, ils y installent de petites boîtes de fer chromé et de verre coloré : le Juke-box. En 1935, Phil Fermanian s’intéresse à un nouveau phénomène : le cinéma d’actualité. Il achète un projecteur 16 mm et un écran, et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. Dans le camion de la Karibian Fruit se côtoient alors fruits, légumes, Juke-box et bobines de films. L’ouverture de la route 117 vers le Nord favorise la construction de bâtiments, dont la chapelle Saint-Paul (située aujourd’hui à deux pas de la Place des citoyens). Le curé Brouillet voit une occasion de bonifier ses revenus en louant son édifice paroissial. Fermanian obtient son permis de propriétaire de salle de cinéma en 1947, mais apprend dans l’intervalle que le clergé s’oppose à la projection de films dans la chapelle. Il ne lui reste qu’une solution : construire son propre cinéma! En 1947, il achète un magasin en faillite sur la rue Morin, là où se trouve l’entrée du cinéma. Il négocie l’achat de fauteuils et l’installation d’un projecteur. Le chantier prend forme en 1948, derrière l’ancien magasin, malgré la pénurie de matériaux d’après-guerre. Les origines du nom Pine L’avènement du ski vient modifier l’économie adéloise. On construit des auberges pour accommoder les touristes. Le finlandais Victor Nymark introduit chez nous un procédé de construction d’embriquement de billots de pins. On lui doit notamment le château Montebello, l’auberge La Marquise au Mont-Gabriel et l’Alpine Inn. Les Cochand, dont l’auberge se situe à la limite de Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite, construisent des chalets de style alpin. Fermanian y voit une tendance et nomme son cinéma le Pine Theatre. Le comptoir sera en pin et les portes arborent des paysages de ski… avec des pins! Le cinéma est inauguré en présence de l’élite régionale, du curé et du maire Claude-Henri Grignon qui aurait bien voulu, lui aussi, avoir sa propre salle de théâtre. La notoriété du Pine Theatre, un cinéma indépendant, dépasse rapidement nos frontières. Phil innove en publicisant sa programmation sur de petits cartons. Aurore, qui a épousé Phil en 1952, s’associe à l’entreprise. Elle démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui prendra rapidement du galon en devenant un excellent projectionniste… à 14 ans! Avancées technologiques et expansion Le Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises. Il est l’un des premiers à se doter du son Dolby stéréo. Le Pine n’a cessé d’innover et de se transformer au fil des ans. En 1976, la pharmacie Prudhomme, voisine du cinéma, déménage dans la nouvelle clinique sur la rue du Bourg-Joli. Les Fermanian reprennent leur local et ouvrent une nouvelle salle afin de suivre la tendance du multiplexe. Inauguré en 1978, le cinéma est équipé de projecteurs dernier cri au xénon et de plateaux horizontaux. Trois ans plus tard, la Banque provinciale (à l’angle de la 117) déménage à côté de la chapelle Saint-Paul. Tom en profite pour relier l’immeuble au cinéma et aménager la salle 3. En 1980, Tom rachète le cinéma. Il n’a que 24 ans, mais il connait tous les rouages de l’industrie. En 1995, il rachète l’ancien site de Karibian Fruit pour y aménager le cinéma Pine II. Sa femme Geneviève opte pour un immeuble emblématique dans lequel on intègre une tourelle victorienne. En 1997, la billetterie du cinéma 1 est automatisée avec écran tactile, une première au pays. Des travaux de rénovation ont lieu en 2003. En 2009, le cinéma introduit la numérisation avec la présentation du premier film avec la technologie 3D. Une troisième génération prend la relève alors que Perry, fils de Tom et Geneviève, qui a grandi dans le cinéma, travaille aux côtés de son père. Féru en administration, il gère le cinéma de main de maitre. Le 7e art a beau avoir changé depuis 70 ans, le cinéma Pine - sous la gouverne des Fermanian - est toujours demeuré à l’avant-garde! Christiane Brault Membre du comité patrimoine Cinéma Pine.

  • Claude LANGEVIN - Côte Morin | VDSA

    CÔTE MORIN Claude Langevin La « côte Morin » fut ouverte par l’honorable Augustin-Norbert Morin. Durant les années 1940, de 5 000 à 7 000 personnes utilisaient cette rue comme piste de ski. Elle était sablée seulement sur un côté. L’angle du haut de la côte fut adouci pour faciliter la circulation. En août 1950, les jeunes sous la direction de Robert Lapalme peignirent la côte à la gouache lors de la « Nuit laurentienne ». Les policiers ordonnèrent de détruire cette œuvre par mesure de sécurité. Cette côte fut couverte de glace en plein mois de juillet, pour permettre des compétitions de ski. Les maisons montrées sur l’œuvre exposée sont toujours existantes. Rendez-vous dans le parc de la Famille et regardez vers le bas de la côte, vous les découvrirez entre les arbres.

  • La maison de Joseph Boyer (vers 1910) | VDSA

    La maison de Joseph Boyer (vers 1910) 1025, rue Saint-Jean Le menuisier Wilfrid Huot fait bâtir cette maison entre 1906 et 1912. La maison et ses dépendances sont acquises par la compagnie de pompes funèbres Trudel de Saint-Jérôme en 1913. Trois ans plus tard, Joseph Boyer et son épouse Henriette Labelle, la petite-cousine du curé Antoine Labelle, achètent cette maison ainsi que la terre qui s’étend jusqu’à la rue Proteau. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Quelques modifications ont été apportées à la maison au fil du temps. On remplace d’abord le toit plat par un toit à deux versants de tôle. En hiver, la neige glisse allègrement du toit de tôle. On ajoute donc une structure de rétention pour freiner la descente de la glace, sans succès. Le toit retrouve sa forme d’origine en 1951. La maison beige et ses éléments décoratifs rouges, comme on en retrouvait beaucoup à l’époque, change pour le blanc et bleu, conservé depuis. La famille Boyer en est toujours propriétaire. La maison de Joseph Boyer. Marie-Claire-Boyer. 2016

  • Parc Claude-Henri-Grignon | VDSA

    Parc Claude-Henri-Grignon Le docteur Wilfrid Grignon et sa femme, Eugénie Baker, s’installent à Sainte-Adèle. Maire du village, il joue un rôle très important dans son développement. Devenu agronome, le docteur Grignon poursuit la mission de colonisation du curé Labelle. Né à Sainte-Adèle, Claude-Henri Grignon fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère tendre l’oreille aux histoires racontées par les anciens du village. Une carrière d’écrivain Grignon publie dans le journal L’Avenir du Nord dès 1916 et collabore à plusieurs autres revues. Ses écrits portent sur plusieurs genres avec Les Pamphlets de Valdombre, un périodique qu’il fonde en 1936. Les Belles Histoires des Pays d’en Haut Son œuvre majeure demeure Un homme et son péché. Ce roman, publié en 1933, lui vaut le prix David. Les adaptations du roman sur grand écran ne cessent de faire revivre la vie de l’avare Séraphin Poudrier et des divers personnages qui gravitent autour. Ces histoires donnent à Sainte-Adèle cette nouvelle appellation des Pays d’en Haut. Le maire de Sainte-Adèle Claude-Henri Grignon est élu maire de 1941 à 1951. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Sainte-Adèle entre alors dans la modernité. Il occupe la présidence du Syndic pour la construction de la nouvelle église, celle de la Commission scolaire et autres. Il agit également comme préfet de comté. Rien ne lui échappe. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut, Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et lui ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le projet prend vie en 1967 et grandit au fil des ans. Après 32 ans, le site ferme ses portes. Claude-Henri Grignon inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec Claude-Henri Grignon décède en 1976, laissant derrière lui une œuvre colossale. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Plusieurs écrits de Claude-Henri Grignon ont été légués à la bibliothèque municipale qui porte son nom. Sa maison natale, également citée par la ville de Sainte-Adèle, existe toujours. Le docteur WIlfrid Grignon et Claude-Henri Grignon en 1895. La famille de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker. Collection Pierre Grignon. De gauche à droite. 1ère rangée : Raoul, Louis-Marie, René, Claude-Henri, Irène, Jeanne. 2e rangée : Alice, Blanche, Wilfrid Grignon et Eugénie Baker. Claude-Henri Grignon, 1941. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Albert Dumas. Séraphin Poudrier et sa femme, Donalda, interprétés par Jean-Pierre Masson et Andrée Champagne. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Collection Société Radio-Canada. Village de Séraphin, route 11 à Sainte-Adèle, 5 juillet 1967. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Pierre McCann. Fonds La Presse. Maison de Claude-Henri Grignon, rue Morin, prise en 2020. (été) Collection Christiane Brault.

  • Parc du Paysan | VDSA

    Parc du Paysan Augustin-Norbert Morin et sa femme, Adèle Le développement du territoire s’amorce au début de 1840 avec la venue d’Augustin-Norbert Morin qui est nommé commissaire des terres de la Couronne. Ancien premier ministre du Bas-Canada et juge à la cour supérieure, Morin achète des terres dans le canton que l’on nomme Abercombie. Ces lots sont attribués à des colons désireux de s’établir dans la région. Il fait construire un pont à péage qui enjambe la rivière du Nord. La paroisse de Sainte-Adèle voit le jour en 1846 L’histoire de Sainte-Adèle s’amorce véritablement en 1846 avec la création de la paroisse de Sainte-Adèle en 1852. Quelques colons étaient établis ici et là, mais aucun registre n’existe pour reconnaître leur appartenance à la région. Avec la construction de l’église, un nouveau village se développe autour du lac Rond. Morin vend toutes ses propriétés Le notaire Jean-Baptiste Villemeure rachète, en 1861, les terres en friche d’Augustin-Norbert Morin. Le docteur Joseph Benjamin Lachaîne acquiert le domaine de Morin. La scierie continue d’être dirigée par les frères Jules et Maxime Meilleur, respectivement charpentier et menuisier, qui ont fort à faire dans l’établissement des nouveaux habitants. Adolphe Marie et sa famille demeurent sur le site pour opérer le moulin à farine. Morin décède en 1865 dans la maison de Sainte-Adèle, qu’il n’a jamais habitée. D’autres notables du village Parmi les autres notables de Sainte-Adèle, on retrouve le notaire André Bouchard-Lavallée, Thomas Gagnon est huissier et James Porteous agit à titre de greffier. Sa maison sert d’hôtel de ville. Dans la suite de Cyprien Biroleau, dit Lafleur, qui ouvre un comptoir de vente de marchandises de toutes sortes, on compte les marchands Élie Migneron et Pierre-Auguste Labrie. Pascal Bélair tient une auberge, Jean-Marie Campeau, une boucherie, et Joseph Richer, une tannerie. Un bon forgeron Moise Bélanger, François Paquette, dit Lavallée, Moïse Bénaiche, Israël Desjardins et quelques autres opèrent des boutiques de forge et réparent les carrioles endommagées par l’état des routes. Les inspecteurs chargés de configurer les routes sont Joseph Legault, dit Deslauriers, et Louis Gagnon. Les paysans qui ont bâti Sainte-Adèle Sainte-Adèle s’est bâtie grâce au courage et à la ténacité de ses nombreux paysans dont les Bélec, Bélair, Brunet, Campeau, Charbonneau, Desjardins, Forget, Lacasse, Lauzon, Payment, Renaud, Rollin, Saint-Louis et beaucoup d’autres. Arthur Aveline (1895-1960 et Rose-Anna Lazure (1898-1971). Les enfants d’Olivier Desjardins (1847-1904) Wilfrid, Honoré et Edmond devant la maison familiale sur le rang 3, en 1936. 3. Wilfrid Bélec. Collection Marielle Bélec. La famille Beauchamp. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Louis Gagnon et Marie Alary, chemin du Paysan. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Dieudonné Valiquette (1878-1958), 10e rang nommé par la suite rue Notre-Dame. Collection famille Valiquette. Noce d’or des parents d’Hormidas Renaud (1896-1971), artisan. Collection famille Renaud. Joseph Groulx (1836-1926) cultivateur, trappeur, et Rose-Délima Marenger (1835-1928) en 1896, sur le chemin du lac Renaud. Collection famille Groulx. Les sœurs St-Germain, Mont-Rolland. Collection famille St-Germain.

  • Parc des Pentes 40-80 | VDSA

    Parc des Pentes 40-80 Le saut à ski Dans la partie la plus élevée de la montagne, on installe, en 1928, un tremplin pour le saut à ski. À peine plus haut que trois pommes, les jeunes Théophile Huot (1917-2012), Viateur Cousineau (1916-1981) et leurs amis trépignent à la vue des prouesses des skieurs qui dévalent la pente. Ils deviendront des figures marquantes du ski. Le train de neige Dès 1936, les skieurs, à peine arrivés par le train de neige mis en place par le Canadien Pacifique, dévalent déjà les pentes, prêts pour une autre journée sur la neige. Les pentes 40-80 Irene Maud Hutchings et Thomas G. Potter achètent le site de la Maison blanche et y aménagent le Ste-Adèle Lodge. Ils investissent plus de 250 000 $ en 1940 pour défricher et élargir la plus haute montagne, que l’on nomme la pente 80, et y installer un remonte pente. La plus petite pente est nommée la 40. Question de promouvoir le ski, l’activité est gratuite en semaine pour les gens du village. En 1943, trois autres remonte-pentes sont ajoutés. Le site est vendu. En 1957, les nouveaux propriétaires investissent dans l’amélioration des pentes, le nivellement des terrains et l’installation d’un nouveau T-Bar. Congestion au village Les pentes 40-80 attirent des milliers de personnes chaque dimanche. On assiste à une congestion monstre sur la route 11, nouvellement aménagée. D’importantes compétitions s’y déroulent chaque année. La réputation de cet endroit comme centre de ski alpin est aussi répandue au Canada qu’aux Etats-Unis. Des milliers de petits skieurs adélois Des écoles de ski sont offertes, d’abord dirigées par des Européens, puis par des gens d’ici. Les enfants des écoles environnantes ont droit à une activité de ski chaque semaine durant les heures de classe. Pratiquement tous les enfants de Sainte-Adèle ont appris à skier aux pentes 40-80. Le retour à la nature À la suite du retrait des hôtels, la ville de Sainte-Adèle continu d’opérer les pentes de ski. La municipalité fait l’acquisition du site pour éviter qu’il ne passe au profit d’investisseurs immobiliers. En 1990, les remonte-pentes sont enlevés et la montagne retrouve son aspect d’origine. Parc des pentes. Saut à ski sur la côte à Rochon, 1928. Tableau de Théophile Huot. Collection Normand Huot. Théophile Huot et ses amis. Collection Normand Huot. Premier remonte-pente aux pentes 40-80. Collection Magella Bureau. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Skis en attente de skieurs. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Scène aux côtes 40-80. Collection Magella Bureau. Bibliothèque et archives nationales du Québec. École de ski sur la pente 40, en 1952. Société d'histoire de Sainte-Marguerite et de l'Estérel. Écoliers en direction de la pente 40. Journal Montréal Star Magazine, 1955.

  • La maison René Lajeunesse (1927) | VDSA

    La maison René Lajeunesse (1927) 1001, rue Valiquette En 1927, René Lajeunesse achète une partie de la terre du forgeron Grégoire Aveline et ouvre une « shop » de barbier au rez-de-chaussée de la maison. Homme au grand cœur, c’est souvent à crédit qu’il coupait les cheveux et faisait la barbe à ses clients. Pas idéal lorsqu’on a 12 bouches à nourrir! Pour arrondir leurs fins de mois, les Lajeunesse ouvrent un petit magasin général, où les gens s’arrêtent pour acheter divers articles, dont des bonbons à la « cenne », de la liqueur et autres petites surprises. Ils avaient également un grand jardin et des vaches. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Plusieurs commerces ont occupé la bâtisse depuis que les derniers Lajeunesse ont quitté les lieux en 2003. Bien que certains ajouts aient été apportés à la petite maison cubique, elle conserve plusieurs de ses éléments d’origine. Les vitrines du salon de barbier de la façade ont près de 100 ans. Fernande et Réjeanne Lamont devant la boutique de leur père. Coll. Renée Lamont. 2016

  • La halte Louis-Aubert | VDSA

    La halte Louis-Aubert 181, rue Morin Face à la halte Louis-Aubert, là où prend place un bâtiment tout neuf, se trouvait autrefois l’école du village. En 1900, la municipalité achète un terrain pour la construction d’une école mixte. Les enfants y font leur entrée l’année suivante. En 1927, Amanda Beaudoin – la femme de Louis Aubert - achète le bâtiment scolaire devenu trop petit pour les besoins grandissants du village. Les Aubert convertissent le lieu en auberge, puis agrandissent le bâtiment et y installent un magasin général. En plus de l’école, ils sont également propriétaires de l’aqueduc qui dessert les maisons du village. Pendant plus de cinquante ans, toute la famille Aubert met la main à la pâte derrière le comptoir du magasin général. À la suite du décès d’Amanda en 1954 et de son mari en 1956, le magasin est vendu. Au fil des ans, différents commerces y établiront leurs quartiers. Le bâtiment est totalement détruit par un incendie le 28 décembre 2018. Le site est occupé depuis mars 2021 par la clinique dentaire de Sainte-Adèle. Côte de la rue Morin, les deux dames se trouvent à la halte Louis-Aubert. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La pension Aubert, vers 1910. Honorius Grignon - Coll. Jean-Pierre Bourbeau.

  • Jean-Louis Courteau - Le draveur | VDSA

    LE DRAVEUR - 2005 Jean-Louis Courteau Jean-Louis Courteau s’inspire des grands tels que Van Gogh, Monet, Cézanne. Il finit par comprendre que le seul maître qui lui enseignera sera la nature. Il cherche donc à reproduire la nature, son sens et ce qu’elle représente vraiment. LE DRAVEUR - 2005 Les draveurs constituaient le corps d’élite des travail- leurs forestiers. Gaffe de douze pieds et tourne-bille « cantdog » à la main, les draveurs s’efforçaient de faire circuler le bois sur la rivière du Nord et la rivière aux Mulets. Lorsque des « jams » (embâcles de billots) se formaient en haut de la Grande chute, au chenal des paresseux ou aux abords du chemin du Loup-Garou, le plus brave des draveurs devait aller planter le bâton de dynamite qui ferait sauter l’amoncellement. Le plus connu des draveurs d’ici fut Arcade Desjardins qui était un excellent sauteur. C’est vers 1920 que se termina la drave à Sainte-Adèle. Le mot « drave » vient de la déformation populaire de l’expression anglaise « to drive », conduire les billots

  • Olivier Rolland | VDSA

    Olivier Rolland Né en 1884, à Saint-Jérôme, Olivier Rolland est le fils de Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, le président de la Compagnie de papier Rolland. Il effectue ses premières études au Collège du Mont Saint-Louis puis complète son cours classique, au Collège Sainte-Marie de Montréal, dont l’institution est dirigée par les Jésuites avant de devenir l’Université du Québec à Montréal. Pour parfaire son expertise, Rolland part ensuite Manchester Institute of Technology en Angleterre. Nouvellement diplômé, il continue sa formation en travaillant dans les grandes fabriques de papier en France et en Allemagne. Olivier Rolland participe à l’Exposition Internationale de l’Industrie du Livre et des Arts Graphiques de Leipzig en 1914, en Allemagne, avant de tenter de regagner le Canada, alors que la déclaration de la guerre est prononcée. Chimiste de formation, Olivier Rolland débute à la Compagnie de Papier Rolland à l’usine à Saint-Jérôme en 1916, puis est nommé gérant de l’usine de Mont-Rolland, l’année suivante. Marié à Aline Dorion, Ils auront trois garçons qui prendront la suite dans l’entreprise : Lucien, Lantier, Roger et une fille : Claire. L’implication sociale d’Olivier Rolland Olivier Rolland suit de près la fondation et la construction de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland et fait don en 1919, d’une magnifique peinture de l’artiste Georges Delfosse, qui est aussitôt installée dans le chœur. La famille Rolland contribue financièrement à l’œuvre de la paroisse durant de nombreuses années. Pour les remercier, « le quatrième banc, de la section gauche lui est alloué « à vie » dans l’église. Les initiales d’Olivier Rolland (O.R.) qui sont fixées sur le côté du banc sont encore présentes aujourd’hui. Membre fondateur de la caisse populaire de Saint-Joseph de Mont-Rolland, Olivier Rolland en assume la présidence du 2 mars 1919 au 7 juillet 1942. Il s’implique aussi dans la construction de l’école Saint-Georges en 1923 en cédant le terrain pour l’édification du bâtiment. Les dames de Mont-Rolland souhaite offrir une maternelle aux jeunes enfants du village. M. et Mme Rolland mettent à leur disposition une pièce dans leur demeure de la rue Saint-Jean. À l’image de son grand-père, le sénateur, imprimeur et hommes d’affaires Jean-Baptiste Rolland, Olivier Rolland collabore à l’écriture d’articles dans de nombreuses publications, dont le Pulp and Paper Magasine du Canada et le Paper de New-York. Il siège au conseil d’administration de l’Association Canadienne des pâtes et papier, dont il est un des membres fondateurs de la section technique. Rolland s’avère également un excellent conférencier. À titre d’exemple, citons un article présenté lors du Congrès annuel de l’Association de la pulpe et du papier, tenu en janvier 1924. Le Montreal Paper Club annonce que l’orateur sera M. Olivier Rolland, un des manufacturiers pionniers de beaux papiers au Canada, et dont les produits ont été appréciés dans le monde entier. Olivier Rolland collabore également à la venue des frères Maristes et à la construction, en 1936, d’un nouveau bâtiment scolaire à Mont-Rolland. L’école commerciale et agricole Saint-Jean-Baptiste, prend place tout en haut de la butte au centre du village. Impliqué dans plusieurs œuvres caritatives, il met à la disposition de la Colonie de vacances du Sacré-Cœur une ancienne auberge, qu’il possède sur le 3e rang (chemin du Loup-Garou), aux abords de la rivière aux Mulets à Sainte-Adèle. Grand sportif, Olivier Rolland prône l’activité physique pour tous en dotant la municipalité de terrains sportifs, dont une salle de quilles, une patinoire, des terrains de tennis, etc. L’industriel accède au poste de gérant-général de l’entreprise, puis accède à la vice-présidence en 1946, alors que son père Stanislas Jean-Baptiste qui vient d’avoir 77 ans prend sa retraite. Sous la gouverne d’Olivier Rolland, l'entreprise se constitue en une nouvelle société et prend le nom de La Compagnie de Papier Rolland Limitée. Il décède en 1975 à l’âge de 90 ans. La ville de Sainte-Adèle a inscrit le nom d’Olivier Rolland, à titre de personnage historique, au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Olivier Rolland Maison Olivier Rolland, 1200 rue Saint-Jean, Sainte-Adèle

bottom of page