top of page

Search this site

102 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Jean-Louis Courteau - Le draveur | VDSA

    LE DRAVEUR - 2005 Jean-Louis Courteau Jean-Louis Courteau s’inspire des grands tels que Van Gogh, Monet, Cézanne. Il finit par comprendre que le seul maître qui lui enseignera sera la nature. Il cherche donc à reproduire la nature, son sens et ce qu’elle représente vraiment. LE DRAVEUR - 2005 Les draveurs constituaient le corps d’élite des travail- leurs forestiers. Gaffe de douze pieds et tourne-bille « cantdog » à la main, les draveurs s’efforçaient de faire circuler le bois sur la rivière du Nord et la rivière aux Mulets. Lorsque des « jams » (embâcles de billots) se formaient en haut de la Grande chute, au chenal des paresseux ou aux abords du chemin du Loup-Garou, le plus brave des draveurs devait aller planter le bâton de dynamite qui ferait sauter l’amoncellement. Le plus connu des draveurs d’ici fut Arcade Desjardins qui était un excellent sauteur. C’est vers 1920 que se termina la drave à Sainte-Adèle. Le mot « drave » vient de la déformation populaire de l’expression anglaise « to drive », conduire les billots

  • Claude-Henri Grignon | VDSA

    Claude-Henri Grignon Claude-Henri Grignon, fils du docteur Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker, est né à Sainte-Adèle, le 8 juillet 1894. Il fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère écouter les histoires des ainés du village et les récits rapportés des visites de son père chez dans les fermes des Laurentides. Grignon amorce son métier de journaliste en publiant dans le journal L’Avenir du Nord, dès 1916, sous le pseudonyme de Claude Bâcle. Il collabore à plusieurs autres journaux et revues. Critique littéraire et pamphlétaire, ses écrits portent sur plusieurs genres qu’il public dans Les Pamphlets de Valdombre , un périodique qu’il fonde, en 1936, et qui regroupe en 1943, pas moins de 46 volumes. La publication de son roman Un homme et son péché́ C’est dans la bibliothèque de la maison de la rue Morin que Claude-Henri Grignon créé́ ses personnages du roman Un homme et son péché́ , publié en 1933 et du téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Il raconte qu’au début, dans le roman, il n’y avait que sept personnages. Pour le roman radiophonique de 1939 à 1963, l’auteur a mis en scène vingt personnages. À la télévision, le nombre passe à trente-trois. Le premier citoyen de la ville Claude-Henri Grignon est élu maire de Sainte-Adèle en 1941. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Préfet du comté de Terrebonne, il occupe la présidence de la Commission scolaire, celle du Syndic pour la construction de la nouvelle église.Grignon occupe également la présidence du Syndic chargé de construire la nouvelle église en 1952. Sous sa gouverne, un premier hôtel de ville, qui inclut une station d’incendie, est construit sur la rue Morin. Le maire sollicite la participation du gouvernement du Québec pour le pavage des principales rues du village, dont la côte Morin. La modernisation de la ville (Tiré de l'article de) « Sainte-Adèle est un gros village d’environ un mille carré où habitent 850 personnes qui forment le groupe résidentiel de l’endroit ; l’été il y en a bien 2,500 qui vivent dans la région, et, l’hiver, à certaines fins de semaine, on peut compter 3,500 visiteurs qui viennent de toutes les parties du Canada, des États-Unis, voire de l’Europe. Tiré de l’article de François Zalloni, « Regards sur Ste-Adèle », parue dans le journal Le Devoir, vol. XXXVIII, no 107, 10 mai 1947, p. 7. Sainte-Adèle vit donc au rythme du tourisme et les nombreux bâtiments pouvant accueillir les visiteurs poussent un peu partout dans le village. Lors d’une réunion du comté, Claude-Henri Grignon expose les difficultés financières des municipalités qui sont tenues d’améliorer les services publics d’aqueduc et d’égouts pour les constructions d’auberge, de maisons de pension et de chalets pour les touristes. Il souhaite que les autorités provinciales imposent des taxes de séjour. Sa proposition est adoptée à l’unanimité. L’installation de l’aqueduc et des égouts s’amorce en 1947, d’abord sur la côte Morin et sur quelques rues latérales, sur une longueur d’un mille et demi, au coût de 325,000$. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut , Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et Claude-Henri Grignon ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le pharmacien, Montplaisir fait l’acquisition, en 1965, d’une terre et présente les plans au conseil municipal de Sainte-Adèle. Les maisons et le plan du village constituent une réplique du décor créé par Claude-Henri Grignon.Le village situé sur le 3e rang (aujourd’hui montée Séraphin), près de la route 11, prend place sur un vaste terrain boisé de 50 arpents. L’aventure aura duré 32 ans. Devant la désuétude des bâtiments et d’une baisse marquée de la fréquentation, le site ferme ses portes. Presque tous les immeubles sont détruits. Les meubles et objets ont trouvé preneur lors d’un encan tenu en mai 1999. Décès de Claude-Henri Grignon Claude-Henri Grignon décède le 3 avril 1976 et repose au cimetière paroissial de Sainte-Adèle. Il laisse derrière lui une œuvre littéraire colossale. En reconnaissance de son apport culturel politique et économique à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Les héritiers de Claude-Henri Grignon lèguent à la bibliothèque municipale de Sainte-Adèle, un manuscrit original d’ Un homme et son péché. En 1988, la bibliothèque prend la dénomination de Bibliothèque Claude-Henri Grignon. Sa maison natale située au 195 sur la rue Morin, fait également partie d’une citation patrimoniale de la ville de Sainte-Adèle et figue au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Claude-Henri Grignon dans sa bibliothèque Claude-Henri Grignon et sa femme Thérèse

  • La maison Théodule-Huot (1907) | VDSA

    La maison Théodule-Huot (1907) 80, rue Morin Eudoxie, fille d’Aldéric Valiquette et de Rose-Délima Arbic, épouse le menuisier Rodrigue Huot en 1902. Au décès de son père en 1936, Eudoxie hérite de la maison paternelle. Leur fils Théodule Huot (1917-2012) accomplit ses premières prouesses aux côtes 40-80. Il exécute ses premiers sauts périlleux sur ses grands skis de bois bien avant la venue du ski acrobatique. Accrédité par l’Alliance des instructeurs de ski du Canada en 1943, il est engagé comme moniteur aux côtes 40-80. En 1951, il se construit une petite échoppe à côté de la maison de ses grands-parents. Ainsi est né le Pine Ski Shop Théo Huot, spécialisé dans la pose de fixations. La renommée de l’entreprise dépasse les frontières. Théodule Huot est intronisé au Musée du ski des Laurentides pour sa contribution au développement du ski dans la région. À 60 ans, Théodule Huot ferme boutique et s’adonne à une nouvelle passion : la peinture. La maison de brique, recouverte d’un toit à quatre versants, abrite, depuis 1975, la famille Hevey et la galerie d’art du même nom. La Galerie d’art Hevey, 2016. Théodule Huot dans son atelier. Coll. Normand Huot.

  • La maison des Brunet | VDSA

    La maison des Brunet 1421, rue Claude-Grégoire Henri Rolland, fils de Stanislas-Jean-Baptiste, vend ce site à Joseph Brunet en 1925. Sa femme Éléonore en hérite à son décès en 1945. Cette petite maison de 20 x 20 pieds a appartenu à Simone Brunet, qui l’a longtemps habitée. Tous les garçons qui fréquentaient le collège des frères Maristes passaient devant pour se rendre à l’école. Ils allaient s’approvisionner en bonbons à la « cenne » dans le commerce de madame Brunet. Elle cultivait aussi de magnifiques orchidées, en plus d’entretenir son joli potager avec amour. Cette maison, plus petite que les autres, déroge du cadre établi des constructions dans le village de compagnie en raison des contraintes du site. Située en bas de la colline, cette propriété a été érigée sur un rocher qui est demeuré enclavé dans la cave de terre. INTÉRÊT ARCHITECTURAL On apprécie plusieurs éléments d’origine de cette maison, dont la grande galerie recouverte d’un avant-toit qui court sur trois façades. La maison présente une toiture à deux versants légèrement galbés. Toutes les ouvertures sont placées de façon symétrique. 1990 2016

  • Claude LANGEVIN - Côte Morin | VDSA

    CÔTE MORIN Claude Langevin La « côte Morin » fut ouverte par l’honorable Augustin-Norbert Morin. Durant les années 1940, de 5 000 à 7 000 personnes utilisaient cette rue comme piste de ski. Elle était sablée seulement sur un côté. L’angle du haut de la côte fut adouci pour faciliter la circulation. En août 1950, les jeunes sous la direction de Robert Lapalme peignirent la côte à la gouache lors de la « Nuit laurentienne ». Les policiers ordonnèrent de détruire cette œuvre par mesure de sécurité. Cette côte fut couverte de glace en plein mois de juillet, pour permettre des compétitions de ski. Les maisons montrées sur l’œuvre exposée sont toujours existantes. Rendez-vous dans le parc de la Famille et regardez vers le bas de la côte, vous les découvrirez entre les arbres.

  • Le Chantecler | VDSA

    Le Chanteclerc Le lot 7A, d’une largeur de deux arpents, sur toute la longueur du lac Rond fait font l’objet de diverses promesses d’achats, ventes, échanges jusqu’au 21 août 1895 où Dominique Longpré cède la terre à son fils Martial. Ce qu’en 1899, que les autorités évoquent la possibilité de faire un chemin autour du lac Rond, dont la partie nord. Martial Longpré divise ses terrains en cinquante lots et les met en vente. On peut alors se procurer pour la somme de 50 dollars, un lopin de terre de 60 pieds par 90 pieds, situé à une distance de 18 pieds du lac Rond. Herbert A. Matley achète le lot 7A, le 8 mars 1913, dans le but d’y construire un hôtel et demande au conseil municipal de lui accorder une licence pour vente de boisson. Les cultivateurs voient de bon œil la construction d’un tel bâtiment qui pourrait développer la villégiature et créer un nouveau marché pour leurs produits. Le conseil accorde la licence pour une durée d’un an et Matley s’engage en retour à acheter 300 lampes électriques. La perspective d’avoir de la lumière, de meilleures routes et un chemin autour du lac s’est avéré crucial pour l’octroi de cette licence. Le 14 mai 1913, l’avocat Descaries, représentant le syndicat Matley, recrute des ouvriers, journaliers, charretiers, etc., qui souhaitent travailler à la construction de l’hôtel des touristes. La ville accepte de ne pas évaluer l’hôtel et ses dépendances à plus de 20,000 dollars pendant dix ans. Cela assure néanmoins au conseil une taxe d’au moins 50 dollars et aux commissaires d’écoles un revenu annuel de 140 dollars. L’hôtel aurait ouvert ses portes en 1915 alors qu’Herbert Matley le revend à James Kerr. Monsieur Herbert Henry Field qui fait partie de la Reliance Investment avec John Henry Thompson l’achète. Thompson, acquiert en 1924 et 1925 le propriétaire de la National Bakeries Limited, Roland Edward Kingsley achète l’hôtel. Au début des années 1930, John Munro Thompson décède et l’hôtel et le site environnant reviennent à sa femme Mary Muriel Brodie Thompson qui le lègue le tout quelques années plus tard à son fils Arthur Brodie Thompson. Les différentes phases du Chantecler Sur le site de l’ancien hôtel Matley, un syndicat formé d’hommes d’affaires de Montréal fait construire un élégant immeuble à la forme irrégulière qui comprend une première section de deux étages, avec ses murs de pierres des champs surmontés d’un toit mansard. Des lucarnes sont présentes à l’étage. Spacieux et moderne, le bâtiment construit d’après les plans de l’architecte Alfred Leslie Perry est inauguré le 10 décembre 1938. Tout l’ameublement, les tentures, les tapis et les draperies sont l’œuvre d’artisans de la région, dont Jean Palardy et sa femme Marjorie. L’hôtel possède 25 chambres et deux dortoirs Charles L. Weldon qui a dirigé plusieurs hôtels à Montréal, Toronto, Détroit et ceux du Canadien National, assume la gérance du nouvel hôtel de ski, Le Chantecler à Sainte-Adèle-en-Haut. En 1940, Arthur Brodie Thompson, président d’un groupe d’hommes d’affaires, fait l’acquisition d’un site de 400 acres. Dès l’année suivante, l’hôtel dédié aux skieurs offre de nouveaux tracés sur la montagne et les collines sont éclairées par la lumière artificielle, en soirée. L’entreprise Chantecler Hills Estate, qui souhaite exercer le commerce général d’une compagnie d’immeubles est créée en 1944. A.-B. Thompson, tout en continuant de gérer le Chantecler, leur cède son titre de propriété. On 1947, une aile supplémentaire est ajoutée à l’hôtel Chantecler qui compte alors 58 chambres. La gérance est assurée par Émile Marin qui est promu en 1953, au poste de gérant-général de l’hôtel et de sa filiale le Chantecler Hills Estate, domaine résidentiel. La capacité de logement dans l’hôtel passe à 150 chambres sans compter les chalets aménagés sur le domaine Avec la construction d’un nouvel anneau de curling en 1953, la direction retient les services Vincent Massive, qui quitte son poste au Sea View de Miami Beach pour occuper la position de Directeur des sports et des relations publiques. Massive est associé au Chantecler jusqu’en 1962 où il s’occupe d’administration avant de devenir gérant général puis vice-président et membre du Conseil d’administration. L’ancien curling est remplacé six ans plus tard et relogé dans un grand bâtiment sur une colline à l’arrière de l’hôtel. L’espace peut être utilisé sans glace pour les congrès et les bals. Connu dans le monde de l’hôtellerie au Canada et aux Etats-Unis, George W. Powell est nommé président de l’hôtel Chantecler de Sainte-Adèle en 1958. La corporation prend le nom The Chantecler Hôtel Co. La première maison appartement du Chantecler, l’édifice Bellevue, est inaugurée en janvier 1965. L’hôtel passe aux mains de la Warnock Hersey International Limited et René Murray est nommé au poste de directeur général de l’hôtel Le Chantecler en 1974. Ce montréalais possède plus de 35 ans d’expérience dans l’hôtellerie de villégiature et commerciale, a travaillé dans l’organisation des entreprises Holiday Inn et il a orchestré le lancement du Civic Square de Toronto. L’hôtel Chantecler cesse ses opérations le 8 avril 1984. Le groupe d’hommes d’affaires, dirigé par Jacques Giasson, s’en porte acquéreur. Le centre de villégiature ouvre de nouveaux ses portes en décembre 1984. L’hôtel Chantecler est rénové et cent nouvelles chambres de luxe sont ajourées. On reconstruit le grand bâtiment qui fut longtemps le club de curling détruit par un incendie. Le complexe hôtelier Chantecler se divise en trois secteurs différents : au centre, sur le site même du lieu dont Arthur Brody Thompson, se trouve maintenant l’hôtel, avec son lobby, ses salons, sa salle à manger, ses boutiques et une trentaine de chambres. Vers la gauche, c’est la Seigneurie, le rendez-vous des skieurs, avec une quinzaine de salles de réunions qui portent des noms équivoques de grands centres sportifs : Chamonix, Courchevel, St-Anton, Tignes, … On y retrouve un restaurant et d’autres chambres. Vers la droite, c’est le Châteauneuf avec ses 75 appartements, vendue en condominiums avec leurs petits balcons et terrasses. La chaîne hôtelière des Gouverneurs sauve le Chantecler de la faillite en 1998. Des rénovations s’étirent durant la saison estivale de 2006 et l’hôtel est fermé. Une centaine d’employés sont mis à pied. Les travaux de démolition partielle et de rénovation de la bâtisse, s’amorce en 2019. Bien que la ville ait souhaité que l’endroit construit en 1938 soit reconnu comme bâtiment patrimonial, les transformations des dernières années et les rénovations requises ne permettaient pas cette classification. Le Chantecler fera place à une résidence pour personnes retraitées multiservice, un projet estimé à 30 millions de dollars. L’entrepreneur prévoit démolir environ le tiers de l’hôtel, - la section administrative et le coin-terrasse – et rénover la partie préservée, notamment en apposant un nouveau revêtement. Le propriétaire Jacques Goupil dépose en 2019 un projet immobilier d’envergure, dont les premiers travaux sont amorcés en 2020. Texte réalisé dans le cadre de l’Inventaire du ski dans les Pays-d’en-Haut, par le Musée du ski des Laurentides. Hôtel Chantelcer, 1952 Conrad Poirier. Hôtel Chantecler, 1942. Hôtel Chantecler Photo Frank Scofield. Hôtel Chantecler, 2020. BAnQ, fonds Armour Landry, vers 1965. Mont Chantecler, 2022.

  • Le restaurant Chez Milot (1929) | VDSA

    Le restaurant Chez Milot (1929) 958, rue Valiquette Ernest (Henri-Édouard) Desjardins, fils d’Arcade Desjardins et d’Annie McGuire, épouse en 1929 Juliette, la fille aînée du docteur Jérémie Poirier et d’Yvette Gadoury. Ernest, qui a acquis un lot sur la rue Valiquette en 1926, y fait bâtir une maison. Il fait ensuite construire un garage sur l’emplacement, à proximité de la maison, là où se trouve le dépanneur. À l’époque, il était le seul garagiste au village à réparer des voitures. De magnifiques automobiles attendaient devant le commerce que le mécanicien s’en charge, tandis que leurs propriétaires ou parfois le chauffeur, patientaient au salon de la maison Desjardins. Au rez-de-chaussée, on accueillait également les usagers du bureau de poste de Sainte-Adèle-en-bas. Devenue veuve, Juliette Poirier revend la maison en 1974. Depuis, la bâtisse a accueilli la garderie la Barbouille, le Bistrot de la vieille poste et l’Ailloli de la poste, avant de devenir le restaurant Chez Milot en 1985. Le bâtiment est demeuré presqu’inchangé au fil du temps. Autrefois, une grande galerie courait sur la façade principale et sur le côté qui donne sur le stationnement. 1986

  • Steven LAMB - Cinéma | VDSA

    CINÉMA - 2007 Steven Lamb L’artiste Stephen Lamb, d’origine bulgare, représente le septième art de façon toute singulière et humoristique. Ses personnages tordus, étirés et voûtés évoquent une grâce toute particulière se rapprochant de la caricature. CINÉMA - 2007 C’est en 1948 que Philippe Fermanian, arménien d’origine, ouvre le Cinéma Pine. Pour ce faire, il convertit un ancien magasin de meubles. L’avant de l’édifice est divisé en deux, permettant l’ouverture d’une pharmacie et du rutilant lobby. Une marquise de style hollywoodien est installée. Philippe emménage dans un logement à l’étage avec sa femme Aurore. Les Adélois peuvent alors visionner trois films par semaine en version originale. De grandes productions américaines, européennes et françaises sont présentées. La réputation du Cinéma Pine fait rapidement le tour de l’industrie. En 1954, le Pine projette des films en cinémascope et en stéréophonie. Malgré la concurrence des salles environnantes et l’arrivée de la télévision, le Pine résiste. En 1964, une nouvelle génération de Fermanian entre en scène. Tom, qui n’a que dix ans, devient placier. On le voit par- tout : au comptoir de friandises, à la billetterie et même comme projectionniste. Passionné par la technologie, Tom connaît le fonctionnement de tous les appareils. En 1977, Tom prend la relève de son père et installe le son Dolby ainsi qu’une deuxième salle de 51 places dans l’espace anciennement occupé par la pharmacie. Il faut attendre 1983 pour voir arriver une troisième salle. Les rénovations sont complexes puisque la salle de projection est installée dans la chambre forte de l’ancienne banque. En 1987, le Cinéma Pine se transforme en un des premiers multiplexes au Canada. Depuis 1995 le Cinéma Pine occupe deux édifices et projette pas moins de huit films simultanément. Le Pine offre en permanence les meilleures conditions de projection de l’industrie et le plus grand confort aux cinéphiles. Au cours des années il a reçu de nombreux prix d’excellence. Lors des premières de films, le Pine et les Adélois accueillent les artistes et les réalisateurs avec enthousiasme.

  • Pauline Rochon | VDSA

    Pauline Rochon Il y a un peu plus de 70 ans, une grande dame, toujours élégamment vêtue, décide de changer le cours de l’histoire artistique de Sainte-Adèle. Pauline Rochon, née le 2 avril 1906 à Ottawa, est la fille du docteur Omer Rochon et de Marie-Claire Perrin. Arrivée au Québec, au début des années 1940, la Franco-Ontarienne, étudie la peinture auprès des artistes Louis Muhlstock et Agnès Lefort, et fait partie de l’ Art Association of Montreal. Vers 1945, elle s’adonne à la peinture, mais son domaine de prédilection demeure le portrait : au fusain, à la sanguine et au crayon de couleur. Son atelier se trouve dans l’ancienne maison de ferme du forgeron Onias Lamoureux (31 rue Morin), que le docteur Rochon a acquise. Elle y tient un petit commerce qu’elle nomme la Pèlerine . Madame Rochon vend des articles du pays, des vêtements et aussi des objets d’art. À temps perdu, elle y donne quelques cours de dessin et de peinture. Un centre d’art à Sainte-Adèle Pauline Rochon qui souhaite créer à Sainte-Adèle un artisanat traditionnel régional canadien-français fonde un Centre d’art de Sainte-Adèle. Elle souhaite également donner du travail à des artistes en art visuel qui se positionnent en dehors de la formation académique. La première année, Pauline Rochon organise quelques expositions. En saison estivale, les cours s’adressent surtout à une clientèle touristique. Elle s’adjoint d’abord les services d’Agnès Lefort, peintre bien connue, qui revient d’un séjour à Paris et de Jacques de Tonnancour, peintre et critique d’art, professeur à la School of Art and Design du Musée des beaux-arts de Montréal. Mimi Guay, directrice de la Fashion Art Academy dirige les cours de couture en compagnie de Christine Menzies, diplômée de la School of Fine Arts de Banff. La nuit Laurentienne La Nuit laurentienne voit le jour l’année suivante avec la création d’une immense fresque réalisée par l’artiste Robert Lapalme, considérée comme le plus grands caricaturistes politiques du 20e siècle. Madame Rochon l’invite à peindre sur la côte Morin, une fresque qui se déploie sur 200 pieds de longueur par 30 pieds de largeur. Le travail a nécessité plus de 500 livres de peinture. Lors de cet événement qui s’est tenue du 10 juillet au 19 août 1950, des lanternes chinoises prennent place dans tout le village, des feux d’artifice sont présentés sur les réputées pentes de ski 40-80, une parade de gondoles illuminées naviguent sur le lac Rond. Dans un article paru dans le journal l’ Avenir du Nord , Solange Chaput-Rolland, qu’elle faisait partie du clan d’incrédules qui doutèrent de la viabilité d’un Centre d’art professionnel dans la région. Toutefois, le dynamisme de madame Rochon fera mentir les pronostics. Au centre d’art, des artistes réputés ou émergents s’ajoutent au fil des ans. On y donne des cours de peinture, de danse, de théâtre, de chant. Mais on offrait également des causeries, des films de choix et documentaires. En période estivale, des concerts et du théâtre sont présentés sous les étoiles. Dans un dépliant de la programmation de 1950, conservé à la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut, on retrouve une liste des professeurs invités, dont Jacques de Tonnancour, Roland Leduc et Marcel Barbeau. Roland Leduc, professeur au conservatoire de musique de la Province et chef d’orchestre à Radio-Canada accepte le poste de professeur de musique. Ayant obtenu une permission de l’archevêché de Montréal, il produit son spectacle dans l’ancienne église avant qu’elle ne soit démolie pour faire place à un nouveau lieu de culte. L’arrivée du couple Rousseau-Vermette à Sainte-Adèle Mariette Rousseau, lissière de réputation internationale, est invitée à donner des cours de haute lisse et de tissage. Son mari, Claude Vermette, l’un des artistes ayant collaboré à l’intégration de l’art dans l’architecture, avec ses murales présentes dans des dizaines de stations du métro de Montréal, offre des cours de céramique. Le legs de Pauline Rochon Avec le temps, même si la petite maison de la rue Morin demeure le point central, les activités se déplient sur plusieurs sites. Sainte-Adèle devient un lieu culturel professionnel d’importance incontournable. Le Centre d’art finira par s’établir sur un plus grand site, dans la maison de marbre blanc, situé au pied des côtes 40-80. Pauline Rochon décède à Clear Water en Floride le 21 juillet 1962, à l’âge de 56 ans. Mademoiselle Rochon aura donné à Sainte-Adèle plus qu’un climat artistique, elle en a fait une ville d’art animée par de nombreux artistes qui ont fait de Sainte-Adèle leur résidence permanente. En plus de Claude Vermette et de Mariette Rousseau, soulignons la présence de Claude Jasmin, Micheline de Passillé, Yves Sylvestre, Kathy Bruneau, Charles Gagnon, et combien d’autres. La ville de Sainte-Adèle a inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec, le nom de Pauline Rochon, à tire de personnage historique. La petite maison plus que centenaire, qui a vue éclore des dizaines de disciplines artistiques et beaucoup de talents, mérite que l’on s’y attarde. Si vous passez devant, ayez une petite pensée pour Pauline Rochon. Pauline Rochon Archives Centre d'art de Sainte-Adèle Photo Gaby Centre d'art de Sainte-Adèle

  • L’ancien presbytère et maison du sacristain | VDSA

    L’ancien presbytère et maison du sacristain 1417, rue Saint-Jean Delphis Bélec acquiert, en 1918, un terrain sur le chemin appelé « de l’Église », qu’il revend au révérend père Joseph Gauthier, prêtre de Montréal. C’est à cet endroit que réside Adélard Duplessis - premier curé de Mont-Rolland -, la paroisse n’ayant pas les moyens de le loger. Joseph-Arthur Gauthier, curé de la paroisse Saint-Joseph de Mont-Rolland, acquiert le bâtiment en 1929 et le cède à la paroisse, représentée par Casimir Latour, pour la somme d’un dollar. Le presbytère est vendu en 2012. La maison a, depuis, trouvé une fonction multi résidentielle et la partie gauche de la galerie a été ajoutée. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Aujourd’hui, le bâtiment conserve plusieurs éléments intéressants, dont les colonnes de bois, le fronton qui porte les motifs en bas-relief d’un soleil stylisé, un élément que l’on retrouve sur plusieurs bâtiments de Mont- Rolland, ainsi qu’une galerie protégée par un avant-toit qui court sur deux façades. Le presbytère au milieu de la rue Saint-Jean, vers 1930 Carte postale Ludger Charpentier - Coll. M-G Vallières. Ancien presbytère Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Personnages historiques | VDSA

    Personnages historiques Plusieurs personnages et familles adéloises ont contribué au développement de la Ville de Sainte-Adèle, de sa fondation à aujourd’hui. Qu’on pense à Augustin-Norbert Morin, fondateur du village de Sainte-Adèle, nommé en l'honneur de sa femme, Adèle Raymond. Ou encore au docteur Wilfrid Grignon, maire pendant deux mandats, qui contribué à moderniser le village au tournant du 20e siècle. Et bien sûr, Claude-Henri Grignon, homme politique et écrivain, à qui l’on doit le roman Un homme et son péché, et le téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Découvrez les personnages marquants de l’histoire de Ville de Sainte-Adèle.

  • Chalet du père Eddy | VDSA

    Chalet du père Eddy Le chalet du père eddy Si l’on emprunte le parc linéaire Le P’tit Train du Nord, à pied, à vélo ou en ski de randonnée, le chalet du père Eddy se trouve à environ 4 kilomètres au nord de la gare de Mont-Rolland. Le bâtiment est l’un des chalets faisant partie du parc de la rivière Doncaster. L’attrait des Pays-d’en-Haut Jean-Paul « Eddy» Fortier est né en février 1918, à Martinville, dans un petit village des Cantons-de-l’Est. Il est le dixième enfant d’Arthur Fortier et de Léocadie Boulanger. Passionné de motoneige et séduit par les lacs et les montagnes, il fréquente les Pays-d’en-Haut, où il s’établit en 1945. Jean-Paul rencontre Cécile Plouffe et le grand amour est béni à l’église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland. Le couple aura quatre filles : Michelle, Céline, Josée et Christine. Jean-Paul et Cécile s’impliquent dans l’hôtellerie. Ils reçoivent tour à tour les sportifs du village à l’auberge le Rustik, populaire rendez-vous des années 1940 et 1950. Le bâtiment était situé à l’entrée de Mont-Rolland, juste à gauche après le pont Nantel. Puis, les Fortier rejoignent Odilon Ouellette à l’Hôtel des Monts, appelé le New Mont-Rolland Hôtel. Après avoir occupé le poste de gérant, Jean-Paul et sa femme font l’acquisition du commerce en 1957. Grand bâtisseur de sentiers de ski de fond En 1972, Eddy Fortier se tourne vers le ski de fond et aménage des sentiers au gré de ses promenades. Deux ans plus tard, à la demande du propriétaire du Club de golf de Piedmont, il trace une première piste entre Mont-Rolland et Piedmont. Entre 1972 et 1979, il se consacre au défrichage et à l’obtention des droits de passage, et ouvre des pistes qu’il relie à certains sentiers patrimoniaux, dont ceux de la Maple Leaf et du McGill Outing Club. En 1975, il fonde le Club des Monts et pour marquer l’événement, plus de 250 skieurs s’y donnent rendez-vous. L’année suivante, il publie sa première carte des sentiers de randonnée de Mont-Rolland, qui comprend 13 pistes balisées totalisant plus de 100 kilomètres. Mont-Rolland tient son premier festival de ski de fond en 1977. À cette occasion, Eddy Fortier accueille le légendaire skieur Herman Smith-Johannsen dit Jackrabbit, âgé de 102 ans. L’événement se perpétue durant deux décennies. En 1987, en compagnie d’autres passionnés, il construit un relais pour permettre aux skieurs de prendre une pause. Le refuge prend le nom de Relais du père Eddy. Il inaugure ensuite la Première randonnée en ski de fond du parc linéaire du P’tit train du Nord, le 2 février 1991. Jean Paul « Eddy » Fortier décède le 22 janvier 1993. Quelques mois plus tard, il est intronisé au Temple de la renommée du ski des Laurentides à titre de « Skieur nordique, catégorie bâtisseur ». Cécile Plouffe Fortier décède à son tour le 14 mars 2016, à l’âge de 92 ans. Depuis 2018, pour commémorer la mémoire de ce grand bâtisseur, se déroule le Festival de ski de fond Eddy Fortier, où l’on peut skier hors-piste en toute sécurité, sur une distance de 20 kilomètres. Christiane Brault Membre du comité patrimoine Documentation Archives de la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut Archives du Musée du ski des Laurentides Avec la collaboration de Céline Fortier, Christine Fortier et Pascal Drolet Eddy Fortier en ski de fond, vers 1990. Collection Famille Fortier. Eddy Fortier et Jackrabbit à l’Hôtel des Monts, 1977. Musée du ski des Laurentides. Construction du Relais du père Eddy, 1987. Collection Famille Fortier

bottom of page