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  • La maison Claude-Henri-Grignon (1851) | VDSA

    La maison Claude-Henri-Grignon (1851) 195, rue Morin Jusqu’en 1920, Israël Desjardins opère une forge adjacente à sa maison. Louis-Marie Grignon, fils du docteur Wilfrid Grignon, acquiert les bâtiments avant de les revendre à son frère Claude-Henri. C’est dans cette maison que Claude-Henri, qui sera maire, préfet de comté, pamphlétaire et romancier, vécut jusqu’à sa mort en 1976. Les personnages de Séraphin et Donalda – entre autres - prennent vie dans son roman Un homme et son péché, pour lequel il remporte le prestigieux prix David en 1935; une récompense soulignant le travail des écrivains au Québec. Son œuvre est transposée dans une série radiophonique en 1937, puis est portée à l’écran en 1956 dans le téléroman les Belles Histoires des Pays d’en Haut. Élu membre de la Société royale du Canada en 1962, Grignon reçoit l’Ordre du Canada quelques années plus tard. Le 16 octobre 1983 - année qui commémore le 50e anniversaire d’Un homme et son péché - la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut appose une plaque sur le bâtiment afin de souligner la contribution de Claude-Henri Grignon à l’émergence des Pays-d’en-Haut. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au personnage et au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, ces éléments sont inscrits au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 2023 Claude-Henri Grignon et sa femme Thérèse Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Les rues Lafontaine et Lanthier | VDSA

    Les rues Lafontaine et Lanthier 3014 et 3026, rue Lafontaine | 1405 et 1395, rue Lanthier Nous sortons des terres acquises par la compagnie Rolland. Nous sommes sur une partie de l’ancien lot 10B qui appartenait, en 1858, à Magloire Filion, qui en a hérité de son père Isidore. Avant 1960, on ne comptait que trois propriétés. La maison des Latour (1957) 3014 et 3026, rue Lafontaine Le site est acquis en 1929 par Jimmy Nadon. En 1956, il scinde son lot en deux et vend la plus grande partie à Paul Latour, qui demande à Nadon de démolir tous les bâtiments qui s’y trouvent. L’acte notarié est enregistré en 1956. La maison d’Arthur Raymond (1940) 1405, rue Lanthier Au bout de la rue se trouve la maison d’Arthur Raymond, qui acquiert le site en 1933 d’Avila Desjardins. Ce dernier, gérant de la banque provinciale de Mont-Rolland, sera maire de 1957 à 1965. Son fils Wilfrid achète la maison en 1957. La maison des Aubin (1915) 1395, rue Lanthier Élie Filion, fils de Magloire Filion et de Julie Tassé, cède ce lot à Pacifique Sigouin en 1915. Un acte notarié indique une transaction avec le menuisier Zéphirien Dorion. Nous pouvons présumer que ce dernier a bâti la maison qui est acquise en 1917 par Jules Aubin. Sa fille Lucille Aubin achète cette demeure en 1963. La maison des Aubin, 1990. La maison des Aubin, 2022.

  • La maison d’Arcade Desjardins (vers 1 | VDSA

    La maison d’Arcade Desjardins (vers 1925) 49 , rue Morin Grégoire Rochon, qui a fait fortune comme maître- charretier à Montréal, revient à Sainte-Adèle en 1910 et acquiert diverses propriétés au village. Il revend à Arcade Desjardins la maison du 49, rue Morin en 1939. La famille y vit jusqu’au décès de ce dernier, en 1956. Sa femme Annie McGuire, fille de James McGuire et Célina Beauchamp, en hérite et l’habite jusqu’à son décès à 96 ans, en 1973. Arcade Desjardins succède à Joseph Beauchamp – grand-père de Célina – comme inspecteur de tous les travaux sur les chemins de Sainte-Adèle. Homme d’affaires avisé et prêteur sur gages, Arcade est le fils d’Israël Desjardins, premier forgeron de Sainte-Adèle, et de Philomène Lapointe. Personnage important, il est l’un des amis de Claude-Henri Grignon. D’ailleurs, plusieurs anciens reconnaissent chez Arcade les traits du personnage de Séraphin Poudrier. Les maisons lambrissées de brique datant de cette époque ne sont pas très courantes dans la ville; il fallait être bien nanti pour en posséder une. 49 rue Morin 2016 49 rue Morin 2023

  • Parc Claude-Cardinal | VDSA

    Parc Claude-Cardinal Claude Cardinal (1940-1997) Claude Cardinal naît en 1940. Au moment où il termine son cours classique au Collège de Montréal, sa mère, Irène Gauthier, achète le restaurant Au Petit Lutin. Restaurant Au Petit Lutin C’est en 1948 que Joseph-Édouard Viau, entrepreneur général, et sa femme, Hélène Groulx, achètent le lot vacant situé sur le coin sud-ouest de la rue Henri-Dunant et du boulevard Sainte-Adèle pour y faire construire un restaurant qu’il nomme Au Petit Lutin. Le commerce est alors voisin du supermarché d’alimentation Dominion. La famille Cardinal en demeure propriétaire jusque dans les années 1980. La bâtisse est démolie quelques années plus tard. Une pharmacie, un nettoyeur et un commerce de détail en matériaux électriques occupent aujourd’hui cet espace. Fondateur du club optimiste Sainte-Adèle 69-70 Claude Cardinal fonde, en 1969, le Club optimiste de Sainte-Adèle, un organisme sans but lucratif, qui se dédie au développement d’activités sportives. Son intervention première se tourne vers le développement du baseball mineur. En 1989, vingt ans après sa fondation, le Club optimiste avait amassé plus de 750 000 $ pour les jeunes de Sainte-Adèle. Le Comité de baseball des « 6 » Le comité des « 6 » comme on l’appelait, était formé, en plus de Claude Cardinal, de René Dufresne, Laurent Courcy, Raymond Lefebvre, Gilles Moreau et Gaston Jolicoeur. En 1971, 120 jeunes sont inscrits au programme de baseball et, l’année suivante, le comité demande à Ronald Piché, associé au club des Expos de Montréal, de venir compléter la formation des responsables des équipes. En 1975, la ville de Sainte-Adèle lance un appel d’offres pour la construction de terrains de baseball éclairés et la construction d’un chalet. Le parc Bourg-Joli est inauguré quelques années plus tard. Après le décès de Claude Cardinal, pour honorer son travail effectué dans le sport mineur de Sainte-Adèle, le parc Bourg-Joli prend le nom de parc Claude-Cardinal. Jean-Paul Cardinal, digne successeur de son père Impliqué dans sa communauté, Jean-Paul, le fils de Claude Cardinal, devient conseiller municipal avec l’équipe du maire Pierre Grignon. Puis, en 2001, Jean-Paul Cardinal accède au poste de maire de la ville. Il reste en poste jusqu’en 2007. Tout comme son père, il s’implique activement auprès des jeunes. Il décède en 2015, à l’âge de 52 ans. Claude Cardinal, juin 1988. Photo J.N. Gaudreault, collection Céline Cardinal Annonce du restaurant Au petit Lutin, autrefois située sur le boulevard Sainte-Adèle. Collection Céline Cardinal. Claude Cardinal devant la maison familiale, mai 1963. Collection Céline Cardinal. Annonce des 20 ans du Club Optimiste de Sainte-Adèle affichée sur le mur du cinéma Pine, face au boulevard Sainte-Adèle, 1989. Jean-Paul Cardinal, maire de Sainte-Adèle de 2001 à 2007. Collection Céline Cardinal.

  • Rock THERRIEN - La vie est belle à Ste-Adèle | VDSA

    LA VIE EST BELLE À SAINTE-ADÈLE - 2016 Rock Therrien Rock Therrien est peintre autodidacte. Né à Armargh, comté de Bellechasse, un petit village pittoresque situé au sud de Québec, il a cependant vécu sa petite enfance aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est à Morin-Heights, au cœur de la région des Laurentides que Therrien a établi ses ateliers. De son environnement, de ses nombreux voyages et de la musique, il puise ses idées. Le quotidien lui offre aussi une grande source d’inspiration pour son art. LA VIE EST BELLE À SAINTE-ADÈLE - 2016 Pendant plusieurs années, le Lac Rond de Sainte-Adèle a été l’hôte d’un tournoi de pêche unique en son genre. À cette époque, le lac était ensemencé par plus de 2000 truites à chaque année et permettait aux pêcheurs de tout calibre et de tout âge, de venir s’y amuser. Plusieurs de ces truites étaient numérotées avec une valeur en argent correspondante, imaginez la frénésie sur le lac. Plus de 400 pêcheurs venaient taquiner la truite et faisaient de cet événement de belles histoires de pêche en famille. À ses débuts, le tournoi se nommait Le tournoi des poissons pour ensuite prendre le nom de son fonda- teur à son décès, et devenir Le tournoi de pêche Maurice Aveline, homme d’affaires reconnu et grand ambassadeur de son village! La mission première de ce tournoi était d’attirer des visiteurs à Sainte-Adèle, même mission que partage aujourd’hui ces magnifiques murales dans les Laurentides...

  • La maison d’Arthur Toupin | VDSA

    La maison d’Arthur Toupin 1125, rue Saint-Jean Le premier propriétaire de ce site est Arthur Toupin. D’abord journalier à la Rolland, il accède ensuite au poste de surintendant. Fervent de baseball, il est très impliqué dans sa communauté et sera élu maire de Mont-Rolland à dix reprises, de 1924 à 1943, à une époque où les mandats étaient d’une durée de deux ans. Il œuvre ensuite pendant près de 25 ans à la Commission scolaire de Mont-Rolland, avant d’être nommé juge de paix par le lieutenant-gouverneur du Québec, en 1943. Il est décédé en 1954 et on lui a réservé des funérailles grandioses. La famille Toupin demeure propriétaire de cette maison pendant plus de 50 ans. Rosario St-Germain, comptable, l’achète en 1965. 1990 2022

  • Pauline PAQUIN - Sur le lac Rond | VDSA

    SUR LE LAC ROND - 2006 Pauline Paquin Pauline Paquin adore les enfants et c’est avec passion qu’elle les peint. Elle explore constamment depuis 1987 et marie peinture à l’huile, texture, papier et collage. De nombreuses galeries à travers le Canada sont dépositaires de son travail. SUR LE LAC ROND - 2006 Le lac Rond a alimenté les habitants en eau potable et en glace en plus de les nourrir par la pêche. En hiver le lac fut le théâtre de nombreuses courses de chevaux. Très tôt on ouvre une plage publique. Dès 1921, des compétitions de canots et de chaloupes sont organisées. En 1943, la municipalité balise le lac pour les skieurs du ski Chantecler. Le lac sert ensuite de stationnement pour ceux-ci. Durant les années 60, le lac doit être décontaminé : la pollution fait déjà des ravages. Jusqu’à tout récemment, on aménageait sur le lac Rond une patinoire et une piste de ski de fond pendant la saison hivernale. Aujourd’hui, un anneau de marche permet de se balader sur le lac lors des belles journées d’hiver.

  • Maison Wilfrid-Grignon | VDSA

    Maison Wilfrid-Grignon La maison Wilfrid-Grignon (176-184 rue Morin) Le développement du village s’amorce véritablement avec l’érection canonique de la paroisse de Sainte-Adèle et la construction de l’église en 1852. L’arrivée du docteur Wilfrid Grignon autour de 1879 contribue à la structuration de la municipalité créée en 1855. Peu après son arrivée à Sainte-Adèle, le docteur Wilfrid Grignon achète en 1881 du menuisier Odile Biroleau dit Lafleur les lots 44 et 45. Avec les années, il fera l’acquisition de nombreux autres lots pour y installer sa ferme expérimentale. Maire, préfet de comté, il collabore activement à la promotion de son village dans les journaux canadiens et américains, à la construction d’une école (1901-02) et à la venue de la manufacture de fabrication de pulpe de la famille Rolland (1902) alors que le conseil de ville leur consent une exemption de taxes de 25 ans. On lui doit également l’installation du central téléphonique dont il prend la direction et la construction à ses frais d’un aqueduc dans le haut du village. C’est dans sa maison, nouvellement agrandie qu’il accueille, à la même époque, le bureau de poste. La Banque canadienne nationale s’installe à cet endroit en 1916. Parallèlement à sa pratique médicale, le docteur est à même de constater la pauvreté des colons, l’épuisement des troupeaux et la déchéance de la culture. En plus de soigner les gens, il prend soin des animaux et met en place une clinique vétérinaire. Agronome et conférencier nommé par la Province de Québec, il se dédie au bien entre des habitants Le docteur Grignon participe à la mise en place d’une industrie laitière et à la création d’une nouvelle race chevaline ardenno-canadienne. Par ses différentes expériences et observations sur le terrain, les pâturages des Laurentides deviennent une richesse incalculable. La culture du ginseng et de la pomme de terre, dans le sol rocailleurs de la région, s’avère une véritable mine d’or pour les cultivateurs. Les informations historiques Après le décès du docteur Grignon, la maison est rachetée par l’homme d’affaires Joseph-Honorius Beauchamp en 1923. La centrale téléphonique qui avait déménagé chez monsieur Longpré, revient dans l’ancienne maison Grignon dans de nouveaux bureaux et des installations plus modernes. La famille Beauchamp conserve la demeure jusqu’en 1976. La dénomination sociale de la rue perpendiculaire à sa maison prend le nom de Beauchamp. Artiste multidisciplinaire et restauratrice, Liliane Reid-Bourcier achète la maison de Sainte-Adèle en 1981. Les Bourcier y ont apporté́ de nombreuses rénovations au cours des ans, tout en respectant le cachet patrimonial de la maison. Le bâtiment demeure dans la famille jusqu’en 1999. C’est durant cette période que Madame Hudon logeait à cette adresse avec sa célèbre boutique de fleurs. La situation géographique La maison du 176-184 rue Morin est érigée dans le haut de côte, à l’angle de la rue Beauchamp. Le quartier qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. Les pentes 40-80 et le très réputé Ste-Adele Lodge prisé par les touristes dans les années 1950 et 1960, ont fait place à un vaste terrain en relief que l’on nomme le Parc de la Famille. Il a été réaménagé pour des rendez-vous culturels. On trouve également de nombreux commerces, l’église paroissiale, l’école d’hôtellerie des Laurentides qui loge dans l’ancienne école du village ainsi que des résidences pour les ainés qui ont pris place dans les anciens bâtiments occupés par des congrégations religieuses. L'implantation La maison jumelée érigée sur une structure de bois, est disposée perpendiculairement par rapport à la voie publique principale. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette section a été agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. La maison bâtie d’après un plan rectangulaire repose sur une structure de maçonnerie de pierre, ce qui permet d’avoir accès à un vide sanitaire où le sol est en terre. On accède au bâtiment du rez-de-chaussée, par quelques marches qui mènent à un perron. Puis un escalier intérieur monte à l’étage. Une entrée extérieure est aménagée du côté de la rue Beauchamp afin de monter second palier. Cette façade latérale comporte également deux galeries entourées d’une balustrade et surmontées de colonnes moulurées d’origine. Le type d'architecture À la fin du 19ᵉ siècle, la typologie de la maison en rangée n’est pas encore très présente au Québec. On la retrouve surtout aux États-Unis. L’architecture néo-classique, d’influence américaine est soulignée par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées et la disposition symétrique des différents éléments. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. À l’origine, un avant-toit courait sur deux façades. La demeure présente quelques modifications réalisées au fil du temps, dont une pièce ajoutée à l’arrière, dans la partie ouest, en 1988. On peut voir sur une photographie datant de la fin du 19ᵉ siècle, qu’une seule et grande toiture couvrait tout le rez-de-chaussée de la façade principale. Aujourd’hui, chacune des entrées donnant accès à un logis est coiffé d’un fronton triangulaire reposant sur des colonnes de bois. Seul l’avant-toit à l’étage a été conservé. Le recouvrement de planche à feuillure de bois est posé à la verticale et des planches cornières complètent l’ensemble. La comparaison entre deux murs montre que certaines planches ont été remplacées. Les matériaux étant différents. Du point de vue de l’ornementation, on observe au rez-de-chaussée les colonnes moulurées, la balustrade et les aisseliers (disparus en 2020, lors du remplacement de la galerie). Au niveau du toit, la corniche à consoles est toujours présente aussi bien à̀ l’avant qu’à l’arrière du bâtiment. Les ouvertures Nous sommes ici en présence d’un grand nombre d’ouvertures symétriques et régulières, de forme rectangulaire avec chambranles moulurées qui entourent la baie vitrée, composés de deux éléments verticaux appelés jambages et de pièces horizontales placée au sommet, que l’on nomme une traverse et à la base, d’un appui. On peut voir à l’étage des fenêtres à battants, à six carreaux, qui sont munies de contrevents. Celles du rez-de-chaussée sont plus récentes. De plus, des ouvertures cintrées, très bien conservées, éclairent les logements, à l’étage. Certaines portes en bois à petits carreaux sont d’origine ainsi que leur ferronnerie alors que d’autres ont été remplacées. Une attention a été apportée dans la reproduction de l’ancien modèle. La valeur patrimoniale globale La municipalité de Sainte-Adèle a cité la maison du docteur Wilfrid Grignon comme bâtiment patrimonial. La demeure figure depuis au Registre du patrimoine culturel du Québec. On reconnait la valeur patrimoniale du bâtiment pour : Sa valeur historique La maison présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. On compte peu de propriétaires. La maison témoigne de la présence de la famille du docteur Wilfrid Grignon de 1881 à 1923. Des différents services publics et commerces qui ont été intégrés dans cette demeure. Joseph-Honorius Beauchamp, homme d’affaires et homme politique, y a ramené certaines institutions, dont le central téléphonique. La famille y a résidé de 1923 à 1976. Finalement la famille de l’artiste Liliane Reid-Bourcier ont été propriétaires de 1981 à 2001. Sa valeur architecturale La classification de la maison du docteur Wilfrid Grignon propose des composantes issues d’une architecture néo-classique avec une certaine influence américaine. Les maisons à deux étages, ou avec un haut corps, et érigées entre 1830 et 1880 sont plutôt rares au Québec. La maison de la rue Morin se décline par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. Toutefois, à l’origine la façade principale était recouverte d’un avant-toit sur toute la longueur. La maison jumelée est disposée perpendiculairement par rapport à̀ la voie publique principale et se dégage du sol par une fondation en maçonnerie de pierres. La cave de service est peu profonde. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette partie a été érigée ou agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. Le personnage associé La maison est associée au personnage Wilfrid Grignon, docteur, maire, préfet, conférencier et agronome qui a collaboré au développement économique et social du village en plus de définir les grandes orientations en matière d’agriculture. Les éléments caractéristiques La maison se caractérise par les éléments suivants : - Une maison jumelée, son imposant volume constitué de deux plans rectangulaires et l’élévation sur deux étages ; - Les matériaux d’origine, dont le parement de bois et la maçonnerie de pierre des champs; - Les toitures à deux versants et les avant-toits couverts de tôle traditionnelle; - La composition symétrique et bien ordonnée de la façade, les fenêtres à battants à carreaux, dont plusieurs éléments sont d’origine ; - L’ornementation, dont la corniche à consoles, les colonnes et les aisseliers d’origine de la façade latérale, les chambranles, les planches cornières et autres. Maison Wilfrid-Grignon, 2019. Collection Christiane Brault. Wilfrid Grignon âgé de 55 ans. Collection Pierre Grignon. Maison Grignon avec l’enseigne de Bell Telephone. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue aérienne de la maison Grignon, angle des rues Morin et Beauchamp. Maison Wilfrid-Grignon, 1900. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Parc du Mont Durocher | VDSA

    Parc du Mont Durocher Phileas Durocher Marie-Louise Laforté et Phileas Durocher se marient à l’église de Sainte-Adèle en 1884. Quelques années plus tard, ils s’installent à Saint-Hippolyte. On ignore à quel moment, ils reviennent vivre ici, sur le rang 9, un peu à l’ouest du village de Mont-Rolland créé par l’arrivée de la papeterie de la famille Rolland. Bruno Durocher Leur fils, Bruno, se marie en 1918 avec Rose, fille d’Isaac Bélair. La famille Bélair arrive à Sainte-Adèle en 1860. Val-Morin, qui fait partie de Sainte-Adèle à l’époque, devient, en 1922, une municipalité autonome. Rose et Bruno ont eu 12 enfants. Leur père leur alloue, à chacun, un lot le long de la voie publique qui est renommée la rue Rolland. Ils prennent racine à leur tour dans le village. Le frère de Bruno, Léo, s’établit également à Mont-Rolland. La terre des Durocher, qui mesure 5 par 28 arpents, comprend une maison familiale, détruite depuis, et de nombreux bâtiments de ferme. À l’époque, le lot s’étend depuis la partie de l’autre coté de la rue Rolland, à la hauteur du 3267, et se prolonge vers l’arrière au-delà de la montagne qui porte le nom de mont Durocher ; ce qui démontre bien l’empreinte de la famille sur le territoire. Pour des raisons de santé, en 1955, Bruno Durocher met en vente sa terre et ses installations. On peut lire dans le journal La Presse de l’époque que la transaction comprend également 8 vaches, 1 bœuf, des moutons, 2 chevaux et tout le roulement de la ferme. Les frères Senécal Gérard, Laurent et Lucien Senécal achètent le tout en 1957 et poursuivent les opérations de la ferme durant une quinzaine d’années. Les terres sont revendues en 1974 à un consortium regroupant des hommes d’affaires de Mont-Rolland, puis une partie du lot est cédée à la ville de Sainte-Adèle. Le parc du Mont Durocher est aménagé sur une partie des terres ayant appartenu à Bruno Durocher. Vue de la terre des Durocher. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Vue du rang 9 à Mont-Rolland. La maison familiale se trouve à l’avant, au centre de la photo. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Louise, Diane et Madeleine Durocher. Collection Diane Duroche et Robert Senécal. Francine sur le poney de Robert Senécal, devant les bâtiments, dans les années 1960. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Détail d’une photo publicitaire utilisée par Texaco. Vue du Mont Durocher, la plus petite maison vers la gauche est celle des Durocher.Collection Diane Durocher et Robert Senécal.

  • Récréotourisme | VDSA

    Récréotouristique Les Pays-d’en-Haut, et plus particulièrement Sainte-Adèle, regorgent de lacs et de montagnes, qui séduisent les amateurs de plein air. C’est pourquoi Sainte-Adèle devient rapidement une destination prisée des touristes, qui viennent y pratiquer leurs activités préférées tout en profitant d’infrastructures et d’établissements accueillants. Ainsi, les adeptes de ski de fond, de ski alpin, d’équitation et de pêche, entre autres, affluent à Sainte-Adèle et prolongent leur séjour dans l’un des établissements hôteliers de la région.

  • Mont Baldy | VDSA

    Mont Baldy L’ascension du Mont Baldy Au début du 20ᵉ siècle, le Norvégien Aleksander Olsen, venu à Montréal pour participer à la construction des silos à grains, découvre près de chez lui, à Côte-des-Neiges, une piste de ski, un sport qu’il affectionne particulièrement. Mais il s’en lasse rapidement. En 1911, en compagnie d’un de ses compatriotes, l’ingénieur prend le train en direction de Sainte-Agathe. Ils descendent à la gare puis reviennent sur leurs pas, en ski, en longeant la rivière du Nord. À la fin de la journée, ils découvrent une paroi très escarpée qui, selon la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME), a été créée lors de la dernière période de glaciation de l’époque quaternaire. L’érosion et le redressement du sol auraient été à l’origine de la création de cette importante zone de débitage formée de gros blocs rocheux qui apparaissent à sa base. Son sommet dégarni d’arbres ressemble à une tête chauve (Bald, en anglais). Le nom de Bald Mountain devient au fil du temps, le Mont Baldy. Malgré le fait que le site situé près de la voie ferroviaire du Canadien Pacifique ait pris le nom de Sainte-Marguerite-Station, la montagne se trouve bien sur le territoire de Sainte-Adèle. La montagne, qui culmine à plus de 412 mètres, ne passe pas inaperçue et devient rapidement le repère privilégié des Européens amateurs de ski, qui se rendent dans la région. En 1917, Émile Cochand ouvre une auberge près de cette montagne et trace, à travers les bois, des pistes pour la rejoindre. L’arrivée des trains de neige, à la fin des années 1920, contribuera à la renommée de la montagne. Une seconde auberge, le Alpine Inn sera construite face au Mont Baldy, quelques années plus tard. L’exploitation du Mont Baldy en station récréotouristique remonte au milieu des années 1930. Sur son versant nord-est, une vallée suffisamment large permettait de redescendre vers la route. En 1934, le légendaire Herman Smith-Johannsen, dit Jackrabbit, y aménage une piste qu’il nomme « the Snake Ski Run », reconnue pour ses divers obstacles dont un passage en forme de « S », que l’on doit parcourir dès le départ du sommet, et l’impitoyable « cuvette » située près de l’arrivée, alors que le skieur a atteint sa pleine vitesse. Le Mont Baldy n’est en rien comparable aux pistes du Mont Tremblant et du Mont Sainte-Anne, mais sa descente demeure à cette époque-là, la plus difficile de tout l’est du Canada. Inutile de dire que de spectaculaires sorties de piste s’y produisent régulièrement. Ce nouveau site de compétition de ski est inauguré lorsque le St-Margaret Ski Club joint les rangs de l’organisation de la Zone Laurentienne, en 1935. Viateur Cousineau, qui a grandi sur les pentes enneigées de Sainte-Adèle, remporte à deux reprises la course Kandahar au Mont Tremblant. En 1938, Il établit un nouveau record pour la descente du Mont Baldy et remporte le trophée Morgan, offert pour le combiné qui comprend la descente et le slalom. Durant 25 ans, des concours conjuguant le slalom, la descente et les sauts sont présentés au Mont Baldy. L’arrivée de l’autoroute des Laurentides permet aux skieurs de se rendre toujours plus au nord. La montagne retrouve, dans les années soixante, sa vocation de ski hors-piste, sans remontée mécanique, alors que plus récemment, ce sont les alpinistes qui s’adonnent à l’ascension de cette vertigineuse montagne. Bibliographie : Archives du Musée du ski des Laurentides Lacasse, David, « Baldy la petite histoire », Baldy guide des voies, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, septembre 2016. Mont Baldy. Photo Daniel Lauzier. Mont Baldy - Descente paroi nommée la Grenouillage FQME. Viateur Cousineau, 1940 Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds La Presse.

  • Cédric LOTH - Le petit train du nord | VDSA

    LE PETIT TRAIN DU NORD - 2017 Cédric Loth Né en 1955 à Saint-Jérôme, Cédric Loth débute sa carrière comme caricaturiste au journal Le Devoir avant de passer au quotidien Le Soleil. C’est durant les années 80 qu’il se consacre à la bande dessinée, travaillant entre autres pour Métal Hurlant, alors le plus prestigieux magazine de BD en Europe. Sa carrière de bédéiste connaîtra son apogée avec son album Atlantic City, paru d’abord au Québec en 1981, puis en France aux éditions Les Humanoïdes Associés. Traduit en sept langues, l’artiste multidisciplinaire côtoie alors les plus grands illustrateurs au monde. Jugeant essentiel de se maintenir à l’affût des arts, Cédric Loth poursuit toujours aussi brillamment ses multiples activités artistiques; soit l’illustration, la scénarisation, l’animation et la sculpture sur bronze. LE PETIT TRAIN DU NORD - 2017 Le train arrive à Sainte-Adèle en 1892. La gare actuelle a été construite en 1928 et est de style architectural « Cottage orné » avec des lucarnes. Le service de train fut abandonné par le C.P. en 1981. Avec Claude Grégoire comme maire, la corporation municipale de Mont-Rolland s’implique en1989 dans la rénovation de la gare afin d’en faire un attrait patrimonial. La voie ferrée fut démantelée en 1990. Les municipalités régionales de comtés mirent en place le parc linéaire Le P’Tit Train du Nord qui fut inauguré en 1996. La gare sert aujourd’hui de relais touristique pour les utilisateurs du parc. C’est le plus long parc linéaire au Canada avec plus de 232 kilomètres. Cette piste va de la ville de Bois-des-Fillion à celle de Mont-Laurier. Traversant la ville de Sainte-Adèle sur 13 kilomètres en longeant la Rivière-du-Nord, cette piste offre une expérience 4 saisons en vélo et en ski de fond.

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