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- La maison Claude-Henri-Grignon (1851) | VDSA
La maison Claude-Henri-Grignon (1851) 195, rue Morin Jusqu’en 1920, Israël Desjardins opère une forge adjacente à sa maison. Louis-Marie Grignon, fils du docteur Wilfrid Grignon, acquiert les bâtiments avant de les revendre à son frère Claude-Henri. C’est dans cette maison que Claude-Henri, qui sera maire, préfet de comté, pamphlétaire et romancier, vécut jusqu’à sa mort en 1976. Les personnages de Séraphin et Donalda – entre autres - prennent vie dans son roman Un homme et son péché, pour lequel il remporte le prestigieux prix David en 1935; une récompense soulignant le travail des écrivains au Québec. Son œuvre est transposée dans une série radiophonique en 1937, puis est portée à l’écran en 1956 dans le téléroman les Belles Histoires des Pays d’en Haut. Élu membre de la Société royale du Canada en 1962, Grignon reçoit l’Ordre du Canada quelques années plus tard. Le 16 octobre 1983 - année qui commémore le 50e anniversaire d’Un homme et son péché - la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut appose une plaque sur le bâtiment afin de souligner la contribution de Claude-Henri Grignon à l’émergence des Pays-d’en-Haut. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au personnage et au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, ces éléments sont inscrits au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 2023 Claude-Henri Grignon et sa femme Thérèse Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.
- La maison d’Ernest Bertrand (1906) | VDSA
La maison d’Ernest Bertrand (1906) 1175, rue Saint-Jean Au centre, la maison Ernest-Bertrand, vers 1938. Aline Bertrand. Ernest Bertrand et Marie-Anne Courchesne, fin des années 70. Aline Bertrand. Maison Ernest-Bertrand, 2020. Originaire de Saint-Jérôme, Zéphirin Gascon emménage à Mont-Rolland et fait bâtir cette maison autour de 1906. Divers propriétaires, s’y succèdent. Ernest Bertrand, comptable à la Rolland, l’achète de la veuve d’Albert Tellier en 1938. La même année, Ernest épouse Marie-Anne Courchesne, fille du chef de gare Rosaire Courchesne et de Laura Beauchamp. À 24 ans, Marie-Anne est nommée directrice de la centrale téléphonique de Sainte-Adèle-en-Haut, ainsi que du bureau de poste adjacent. Avec un maigre salaire mensuel de 80 $, elle doit prendre soin des lieux, acquitter les frais d’électricité, acheter le mobilier, payer le personnel et chronométrer, à l’aide de la grosse horloge, les appels « longue distance ». Marie-Anne doit aussi aller collecter l’argent accumulé dans les téléphones publics dans les villages avoisinants. Tout ça pour 20 piastres par semaine!
- Parc Jean-Guy-Caron | VDSA
Parc Jean-Guy-Caron Dr Jean-Guy Caron (1932-2005) Jean-Guy Caron naît à Montréal en 1932. D’abord président de classe, il entre à l’Université de Montréal et devient président de la faculté de dentisterie. Diplômé, il s’établit à Sainte-Adèle et y ouvre son cabinet sur la rue Morin. Club Richelieu Sainte-Adèle Poursuivant son implication sociale, le docteur Caron joint les rangs du comité exécutif du Club Richelieu de Sainte-Adèle en 1962. Deux ans plus tard, il est toujours actif dans ce mouvement avec Jean-Guy Legault, marchand, Marc Dupont, gérant de la banque de Montréal, et Marcel Manseau, courtier en assurances. Le Club Richelieu de Sainte-Adèle est créé en 1953 et cesse ses activités au début des années 1980. Conseiller, puis maire de Sainte-Adèle Après avoir siégé comme conseiller municipal, le chirurgien-dentiste travaille sur le développement d’une première commission d’urbanisme de la nouvelle municipalité formée en 1965 et s’implique dans la formation d’une industrie touristique. Élu maire en 1973, il restera en poste durant 8 ans. La notoriété que connaît alors Sainte-Adèle l’amène à prononcer des discours dans différents événements sociaux et politiques. Sainte-Adèle fête ses 125 ans Au cours du mandat du docteur Caron, la paroisse de Sainte-Adèle fête, en 1977, son 125e anniversaire. L’organisation des festivités est confiée à son épouse, Marie Lenoir. Les activités, organisées conjointement avec la paroisse de Sainte-Adèle, se déroulent sous le thème « Un siècle et quart, ça se fête ». Le chanteur et ami de la famille, Yoland Guérard ouvre les festivités en compagnie des chanteurs de Sainte-Adèle. Puis, l’événement se transporte en juin aux Écuries McDuff, avec la tenue d’un grand concours hippique. Fondateur de la Clinique dentaire de Sainte-Adèle Le docteur Caron fonde la Clinique dentaire de Sainte-Adèle. L’entreprise prend forme et s’adjoint, au fil du temps, différents collaborateurs à qui il cède les rênes en 1999. La Clinique emménage alors aux Promenades Sainte-Adèle. Bureau du docteur Caron. Église de Sainte-Adèle. Le Club Richelieu Sainte-Adèle. Journal l’Écho du Nord, 5 juillet 1972. Le maire Jean-Guy Caron, 1972. Journal l’Écho du Nord, 5 juillet 1972. Signature du maire Jean-Guy Caron. Quelques-uns des membres du comité organisateur des fêtes de Sainte-Adèle : Maurice Custeau, président du concours hippique, le curé René Viau, Gérard Gagné, Marie Caron, présidente des fêtes, et Roland Desourdy. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Journal La Patrie, 18 juin 1977. De gauche à droite : Fernand Valiquette, Roger Millette, Roger Monette, Jean-Guy Caron, Pierrette Quévillon, Gaston Deschamps, Maurice Guesthier, Guy Théoret et Doris Morency. L’Echo du Nord, 5 juillet 1972.
- Gilles BÉDARD - Village d’antan | VDSA
VILLAGE D'ANTAN - 2008 Gilles Bédard Gilles Bédard est né à Québec en 1954. Il réside maintenant à Baie-Saint-Paul. Il peint d’après la nature et c’est l’intensité des couleurs qui prime. Les quatre années qu’il a passées sur les bateaux de la Garde côtière l’ont prédestiné à percevoir l’instant et la luminosité. Plusieurs de ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses galeries à travers le Québec, l’Ontario et l’Ouest canadien. VILLAGE D’ANTAN - 2008 L’année 1855 voit la fondation de Sainte-Adèle. Le vainqueur de la première élection de cette même année est Isidore Legaut, constructeur de l’église. Les décisions du conseil sont à l’époque annoncées sur le perron de l’église par un crieur après la messe du dimanche. Près de 300 familles vivent alors sur le territoire de Sainte-Adèle. Au début du 20e siècle, le village se divise en deux, soit Sainte-Adèle-en-Bas et Sainte-Adèle-en- Haut. La démarcation entre village et paroisse est encore visible de nos jours sur les rues Blondin et Ouimet.
- Parc Lépine | VDSA
Parc Lépine La ferme St-Germain Sur la terre où est aujourd’hui construit le parc Lépine se trouvait une ferme appartenant à la famille St-Germain. On y élevait, par milliers, des poussins de poules pondeuses de race pure Plymouth Rock. L’entreprise était située tout près de la voie ferrée d’où l’on pouvait expédier rapidement les poules vers Montréal et même dans la région de Boston. Les Lépine à Mont-Rolland Armand Lépine se marie avec Marie-Ange Gohier de Saint-Hippolyte en 1916. Peu après, ils s’installent à Mont-Rolland, et les 10 enfants du couple naissent dans la région. Un de leurs fils, Yves, naît en 1922 et développe des habiletés pour la menuiserie. Il développe également une passion pour la sculpture sur bois. Yves Lépine se marie avec Thérèse Maurice en 1948 à Sainte-Adèle, et ils auront 4 enfants. Le domaine du Plateau En 1962, Armand Lépine fonde avec son beau-frère, Jean-Louis Maurice, et le notaire Alain Voizard une entreprise en construction d’immeubles appelée Domaine du Plateau. Ils achètent la terre des frères St-Germain, et une partie du terrain est lotie pour l’aménagement du parc. La Caisse populaire de Mont-Rolland On lui doit également la construction de l’ancienne Caisse populaire de Mont-Rolland, sur la rue Saint-Charles, érigée d’après les plans de l’architecte Jean-Guy Clément. L’édifice est béni et inauguré le 4 mai 1961. Thérèse Maurice, femme pionnière Cette dame s’implique à fond au sein de différents organismes dont la section régionale de la Ligue ouvrière catholique féminine de Sainte-Adèle, une association émergente pour l’avancement de l’éducation et l’action sociale. Femme bien connue, il n’a tenu qu’à un fil qu’elle soit nommée la première conseillère municipale de Mont-Rolland, au début des années 1960. Ensemble des constructions d’élevage de volailles chez Rosario St-Germain, Mont-Rolland. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Poules pondeuses de race pure Plymouth Rock à la ferme St-Germain. Mont-Rolland Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Les Lépine Caisse populaire de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Yves Lépine sculpteur. Yves Lépine et Thérèse Maurice sur le Ptit train du Nord à Mont-Rolland. Collection : Sylvie Picard.
- L’ancien site du Ste Adèle Lodge (193 | VDSA
L’ancien site du Ste Adèle Lodge (1938) 143, rue Morin En traversant la rue Émile-Cochand, on découvre le parc de la Famille, inauguré en 2005 à l’occasion du 150e anniversaire de la Ville de Sainte-Adèle. Au début du 20e siècle, Grégoire Rochon fait construire une maison qu’il transforme en auberge en 1911 : la Maison blanche. Adélard Marin et sa femme Élida Berthiaume en prennent la direction en 1928. Dix ans plus tard, Irene Maud Hutchings et Thomas Potter rachètent le lieu et investissent plus de 250 000 $ dans le déboisement et l’élargissement de la côte 80, et l’installation d’un remonte-pente. Ils aménagent l’autre pente, qu’ils nomment la côte 40. Le Ste Adèle Lodge voit le jour, suivi de divers pavillons et d’une vaste salle de danse. En 1957, Roger Couillard rachète l’emplacement, qui prend le nom du Montclair. Avec le prolongement de l’autoroute vers le nord, le site perd progressivement de son attrait et les infrastructures sont démolies. La Ville de Sainte-Adèle acquiert le terrain, dont le dénivelé naturel favorise les événements scéniques en plein air. À l’extrémité du parc, l’artiste Martine Gagnon a réalisé l’œuvre La famille. Le Ste-Adèle Lodge, 1936. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
- La boulangerie Au vieux four (vers 1925) | VDSA
La boulangerie Au vieux four (vers 1925) 1016, rue Valiquette En 1919, Sigefroid Desjardins, frère d’Arcade, transforme la forge de son père Israël Desjardins en boulangerie. Il y ajoute ensuite un restaurant. Puis, il déménage son commerce sur la rue Morin, à la hauteur du chemin qui mène au Chantecler. Son fils Hervé prend la relève à la tête de la boulangerie et fait l’acquisition de la boucherie située à quelque pas de là. En 1930, Joseph Millette remplace Hervé Desjardins à la boulangerie. Le bâtiment est détruit par un incendie en 1965. Guy Desjardins, qui a grandi dans la boulangerie de son père Joseph-Octave (Jos) Desjardins à Mont-Rolland – autre fils de Sigefroid- achète en 1969 l’emplacement de la rue Valiquette, qui devient la boulangerie Au Vieux four. Nous en sommes aujourd’hui à la 7e génération de petits boulangers Desjardins, et celui qui reprendra le commerce se nomme… Israël Desjardins. Le bâtiment, vers 1930. Carte postale Ludger Carpentier - Coll. M-G Vallières. Les Desjardins et les employés de la boulangerie, 2019. Michel Kieffer.
- L’Hôtel des Monts (1911) | VDSA
L’Hôtel des Monts (1911) 1340, rue Saint-Joseph Tout porte à croire que le premier propriétaire du bâtiment, construit après 1911, ait été Joseph Godard, qui décède en 1926. Henri Valiquette rachète le site et rembourse à sa veuve le coût des marchandises de la taverne. Gustave Maillé achète la propriété en 1926. Une annonce parue dans le journal La Presse de 1931 fait mention de chambres à 10 $ par semaine. Jean-Paul « Eddy » Fortier s’installe à Mont-Rolland en 1945. Après avoir travaillé dans la région dans le domaine de l’hôtellerie, il acquiert l’Hôtel des Monts en 1957. Claude Grégoire, maire de Mont-Rolland de 1971 à 1975, s’associe à Fortier en 1972. Le nom d’Eddy Fortier est étroitement lié au ski de fond à Mont-Rolland. En 1975, il fonde le Club des Monts. L’année suivante, il publie sa première carte des sentiers de randonnée, qui comprend 13 pistes balisées totalisant plus de 100 kilomètres. Il n’était pas rare à l’époque de rencontrer le skieur Herman Smith-Johannsen dit Jackrabbit dans cet hôtel. Restaurant Godard, vers 1916. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Eddy Fortier et Jackrabbit à l’Hôtel des Monts, 1975. Musée du ski des Laurentides.
- Maison Biroleau-McGuire | VDSA
Maison Biroleau-McGuire Maison Biroleau-McGuire (183-187 rue Morin) Éléments historiques Le charpentier-menuisier Joachim Lafleur dit Lafleur (1790-1878), sa femme Marguerite Legault et leurs 8 enfants, dont Cyprien, Olive et Odile résident à Saint-Scholastique. Le marchand Cyprien Biroleau dit Lafleur acquiert en 1857, du représentant du commissaire des terres de la couronne, Augustin-Norbert Morin, les lots 71 et 72, pour y construire une maison et un magasin général. Écuyer, capitaine de milice et maire de la municipalité́, Cyprien passe ensuite le flambeau à son fils Hormidas, qui sera à son tour marchand et maire de la ville. La sœur de Cyprien, Olive se marie à Charles Lajeunesse, premier marchand général à s’établir en 1865 à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Les deux magasins exploités par Lajeunesse et Biroleau sont construits selon une typologie identique, soit deux maisons juxtaposées l’une à l’autre, de type mansart. Le frère de Cyprien, Odile Biroleau dit Lafleur, charpentier-menuisier, figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec pour la construction du palais de justice de Lachute, érigé en 1887. Par la suite, la demeure de la rue Morin a servi de résidence à différents notables de la ville de Sainte-Adèle. Le magasin général y a été présent pendant plusieurs décennies, puis des commerces plus spécialisés s’y sont succédé́ au fil des ans. Né en 1905, Jean McGuire est le fils de James McGuire, propriétaire d’une boulangerie à Sainte-Marguerite. Il travaille comme contremaître, pour le baron belge Louis Empain, en 1936 et 1937, lors de la construction du premier centre commercial ayant ouvert ses portes en Amérique du Nord. Autour de 1943, Jean McGuire achète l’édifice de la rue Morin et une voiture ambulance, qu’il opère pour transporter les blessés. Puis il fait construire, au début des années 1950, un salon funéraire à deux pas de sa demeure. Il conserve ce commerce pendant plus de 40 ans. Implantation La demeure du 183-187 de la rue Morin à Sainte-Adèle est située dans ce que l’on nommait jadis le haut du village. Le secteur qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. Le bâtiment érigé d’après deux plans rectangulaires juxtaposés prend place à l’intersection des rues Morin et Beauchamp. Le type d'architecture Les maisons de deux étages sont érigées sur une maçonnerie de pierres à moellons. Ces matériaux sont repris pour les souches de cheminées principales et les colonnes qui ceinturent le terrain. De magnifiques escaliers extérieurs, de bois ornementés, mènent à l’étage. Les balcons latéraux sont protégés d’une toiture à fronton, recouverte d’une tôle pincée. La typologie constructive s’inscrit dans la maison mansardée de style Second Empire. Cette architecture se développe à Paris, sous le règne de Napoléon III, notamment à̀ travers les travaux du baron Haussmann. Elle doit son nom à l’architecte français François Mansart (1598-1666). Parmi les caractéristiques de ce style, on retrouve un toit brisé, à deux ou quatre côtés, et un revêtement traditionnel de tôle On observe également des galeries couvertes en façade qui se prolongent parfois sur les autres élévations. Les ouvertures s’inscrivent dans une symétrie. Les murs sont recouverts de planche à̀ clin et son ornementation est plutôt discrète. Une charpente à la Mansart comporte une toiture formée de deux pentes différentes. La partie supérieure du toit s’appelle le terrasson, elle est séparée de la partie inférieure, le brisis, presque vertical, par ce que l’on appelle la ligne de bris. Cette forme de charpente laisse de grands espaces disponibles sous les combles, d'autant plus lorsque le brisis est courbe. Les modifications les plus significatives apportées à la maison sont visibles du côté de l’ancien magasin général. Les fenêtres d’origine qui prenaient place à l’étage ont été remplacées. Les éléments ornementaux comme les chambranles et le fronton ont disparus. Le balcon a aussi subi une cure de rajeunissement et a perdu sa toiture. Cette portion de la maison a conservé sa fonction commerciale jusque dans les années 1990. Du côté de la maison, la représentation la plus authentique demeure la lucarne en bois à fronton curviligne qui rappelle l’époque du 19e siècle dans les châteaux de la région de Bruxelles. Les lucarnes placées dans les pans du brisis ont pour fonction d’éclairer et de ventiler les pièces à l’étage. Ces structures en saillie sont recouvertes d’un fronton triangulaire. La valeur patrimoniale globale La maison de villégiature mansardée bénéficie d’une situation géographique appréciable, près du lac Rond. Sa valeur patrimoniale repose sur son ancienneté, son intérêt historique et sa valeur architecturale. Son édification présente un témoignage du passé et constitue un point de repère important sur une voie publique qui regroupe plusieurs bâtiments anciens. Les informations historiques La maison Biroleau McGuire présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. L’ensemble témoigne des origines urbanistiques du noyau villageois et demeure un témoin significatif de premier magasin général érigé autour de 1860. La valeur architecturale La maison présente aussi une valeur architecturale. Cette typologie, élaborée en France sous le règne de Napoléon III, se veut une synthèse de l’architecture de la Renaissance et du classicisme français. D’abord réservée aux monuments publics et institutionnels, elle a rapidement été adaptée, de façon plus modeste, à l’architecture québécoise. Le style Second Empire plaît pour ses qualités esthétiques et aussi pour les avantages qu’offre la toiture mansardée ; elle dégage plus d’espace habitable sous les combles. Les personnages associés Plusieurs notables de Sainte-Adèle ont résidé́ dans cette demeure. Par eux figurent Cyprien Biroleau dit Lafleur, son fils Hormidas, Joseph- Achille Lajeunesse, Eusèbe Nolin, Henri Legault, Alphonse Gauthier et Jean McGuire. Les éléments caractéristiques - Sa situation en bordure de la voie publique, à proximité́ de l’église, dans l’ancien noyau villageois ; - Son volume imposant, dont les plans juxtaposés l’un à l’autre, l’élévation de deux étages et le toit mansardé ; - Les matériaux d’origine, le parement de bois à clin, les lattes de cèdre et les planches charnières ainsi sa maçonnerie de pierre des champs ; - Ses toitures et galeries couvertes d’un avant-toit ; - La présence de combles habitables et ses lucarnes; - La composition symétrique des ouvertures. Résidence ce John McGuire dans les années 1950. Collection Céline McGuire. Maison Biroleau McGuire, 2019. Collection ville de Sainte-Adèle. Vue aérienne de la maison Biroleau McGuire. Maison typique à toit mansardé en 3D. Vue de l’ancien magasin avec ses vitrines commerciales, son balcon avec sa toiture à fronton. Collection Céline McGuire.
- La maison de l’assistant-gérant (1917) | VDSA
La maison de l’assistant-gérant (1917) 1450, rue Saint-Jean La papeterie fait construire une maison pour son assistant-gérant Achille Rolland, fils de Stanislas-Jean-Baptiste Rolland. C’est pourquoi on l’appelle la maison de l’assistant-gérant. Mais dans cette demeure, on se rappelle surtout de Lantier Rolland, sa femme Maddy et leurs fils Michel et Daniel. INTÉRÊT ARCHITECTURAL C’est une belle grande maison cubique de deux étages tout en brique rouge. La demeure d’influence « georgienne » a beaucoup été modifiée depuis sa construction, probablement autour de 1917. Avec sa toiture à croupes, elle possède encore plusieurs éléments de l’architecture néoclassique. On peut remarquer l’avant-corps formant une saillie sur toute la hauteur. De larges consoles soutiennent le fronton. Sur le côté qui mène à la cour arrière, on aperçoit un motif de soleil rayonnant, une caractéristique apposée sur les maisons construites pour la compagnie. En 2016, sa conversion en garderie puis en institution scolaire a nécessité l’ajout d’annexes à la maison patrimoniale. La maison avant agrandissement. L’école alternative de l’Expédition, 2023.
- Étienne MARTIN - Rue Saint-Jean | VDSA
RUE SAINT-JEAN - 2010 Étienne Martin À Sainte-Adèle, où il passe son enfance et son adolescence, Étienne Martin découvre très tôt les propriétés et les possibilités qu’offre l’encre. Intègre devant les toiles et devant la vie, le peintre exprime son art, sans comparaison ni prétention. Authentique, nu et sans masque, il se reproduit au travers de ses œuvres. RUE SAINT-JEAN - 2010 En 1913, Mgr Bruchési, en visite pastorale, vient bénir l’agrandissement de l’usine à Mont-Rolland. Il accorde le droit de construire une chapelle. Les abbés Parfait Michaud et J.A. Bolduc devinrent les premiers prêtres desservants sous la responsabilité du curé Armand Paiement de Sainte-Adèle. Dès 1914, les syndics sont élus pour la construction de la chapelle. Les élus sont : Jean Rolland, gérant de l’usine et conseiller de Sainte-Adèle, Ovila Proteau, marchand général et postier, Moïse Deschambault, hôtelier, Lambert Beauchamp et Aurèle Lanthier, comptables de l’usine. La construction se fera sur une partie du lot donné par Jean Rolland qui l’avait reçu de son père. Les plans d’architecte seront exécutés par Wilfrid Fillion, entrepreneur de Saint-Jérôme, au prix de 4750 $. Les ornements sacerdotaux viennent d’un marchand en faillite. Les Rolland fournissent le bois, les outils et les hommes pour la construction. Un membre de la famille donne l’orgue et le tableau de la Sainte Famille. Des chaises occupent la nef et la première messe sera célébrée le jour de Noël. La bénédiction de la chapelle sera faite par Monseigneur Martin. Une tombola organisée par le curé Paiement de Sainte-Adèle rapporta 2000 $.
- Yvon LEMIEUX - Le train des neiges | VDSA
LE TRAIN DES NEIGES - 2005 Yvon Lemieux Yvon Lemieux peint depuis l’âge de 17 ans; il a fondé sa propre école de peinture en 1988. Le ton naïf contrôlé de ses compositions touche, surprend et fait même sourire. Il possède cette facilité à créer des ambiances qui rejoignent le spectateur. LE TRAIN DES NEIGES - 2005 C’est en 1927 que les premiers trains d’excursion font leur apparition. Ce fut une époque joyeuse et colorée pour toutes les Laurentides. En 1927, pas moins de 170 000 skieurs ont emprunté ces trains. En 1938-39, 14 trains de 10 wagons de 84 sièges chacun, circulaient la fin de semaine, dont huit le dimanche. Le record de voyageurs fut établi en 1950 avec 11 000 skieurs en une fin de semaine. Les chefs de gare dirigeaient le trafic des trains qui arrivaient toutes les 20 minutes. Un voyage aller-retour de Montréal coûtait 1,50 $ en fin de semaine au lieu de 2,10 $. Durant la crise économique, les jeunes garçons s’empressaient d’aider les skieurs à attacher les bottines pour un cent.
