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- L’ancienne boulangerie | VDSA
L’ancienne boulangerie 1260, rue Claude-Grégroire À la suite d’une entente verbale avec Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, Edmond Beauchamp acquiert ce lot, en 1906, sur lequel sera bâtie cette maison. En 1923, son fils Lambert Beauchamp, comptable à la compagnie Rolland épouse Éva Desjardins, fille du redoutable homme d’affaires Arcade Desjardins. Le sens des affaires de ce dernier servira de modèle pour la création du personnage de Séraphin Poudrier dans le roman de Claude-Henri Grignon, Un homme et son péché ou du téléroman Les belles histoires des Pays-d’en-Haut. La sœur ainée d’Arcade se nomme Donalda. La boulangerie est acquise en 1927 par Joseph-Octave (dit Jos) Desjardins. À la suite d’un accident à la Gatineau Power - Le Hydro Québec de l’époque -, Jos reçoit une compensation qu’il investit dans l’achat de la boulangerie, qu’il conserve jusqu’en 1950. Ses fils, Guy et Gérald reprennent ensuite la direction du commerce. Guy Desjardins ouvrira ensuite la boulangerie Au vieux four sur la rue Valiquette, à Sainte-Adèle, et son frère Gérald ouvrira une quincaillerie à Mont-Rolland, aujourd’hui connue comme Starca, la quincaillerie des saveurs. 1260, rue Claude-Grégoire,1989. 1260, rue Claude-Grégoire, 2019. Start Now
- L’ancien magasin général (1905) | VDSA
L’ancien magasin général (1905) 2988, rue Rolland Le chef de la gare de Sainte-Adèle, Rosaire Courchesne, épouse Laura Beauchamp en 1901. Il achète le site de Stanislas-Jean-Baptiste Rolland en 1911 et y fait probablement construire cette maison. Comme la famille du chef de gare est hébergée par la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique, le bâtiment est occupé par son beau-frère Joseph-Ovila Proteau, qui y tient un magasin général. En 1914, Courchesne décède de la tuberculose à l’âge de 33 ans, laissant sept enfants en bas âge. Proteau fait l’acquisition du magasin général en 1920. En 1937, il revend son commerce à Albert Prévost, incluant toute la marchandise et accessoires du magasin. INTÉRÊT ARCHITECTURAL À l’époque, l’architecture du bâtiment s’inspire des constructions de la Nouvelle-Angleterre. On retrouve au rez-de-chaussée, un espace à vocation commerciale et de grandes vitrines donnant sur la rue, et des logements à l’étage. La maison qui a repris une vocation résidentielle conserve sa forme d’origine et, sous les corniches, ses consoles de bois moulurées. Magasin général et bureau de poste de Mont-Rolland, vers 1910. Musée McCord - don de Stanley G. Triggs. 1990
- L’ancienne villa de Mgr Georges Gauthier | VDSA
L’ancienne villa de Mgr Georges Gauthier (1924) Rue Beaudry Tout en haut de la rue Beaudry, derrière les buissons, se trouve l’ancienne villa de monseigneur Georges Gauthier. Né en 1894, Georges Gauthier entreprend des études classiques avant de se rendre à Rome pour y compléter un doctorat. Il enseigne au Grand Séminaire de Montréal, contribue à la création du collège André-Grasset et est nommé recteur de l’Université de Montréal. Sous son règne à titre de monseigneur, il participe à la fondation de 37 paroisses. Georges Gauthier fait construire cette villa en 1924, en obtenant des Rolland une partie du lot 9B, avec droit de passage à la rivière du Nord. À la mort de monseigneur Paul Bruchési, Georges Gauthier devient archevêque de Montréal. Un monseigneur à Mont-Rolland, imaginez le cortège à son arrivée au village. À son décès, tous ses biens reviennent au diocèse de Montréal qui les redonnent l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Vingt ans plus tard, le site est cédé aux petites sœurs de l’Assomption, qui revendent le tout en 2003. Le bâtiment devient alors une auberge. La petite chapelle y est toujours présente. Villa de Mgr Gauthier cédée aux Sœurs du Bon-Conseil, vers 1945. Carte postale - Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Monseigneur Gauthier. Diocèse de Montréal.
- Les maisons de brique (1918) | VDSA
Les maisons de brique (1918) 1421, 1427 et 1431, rue Saint-Jean Ces deux bâtiments à deux étages de type urbain se caractérisent par leurs volumétries cubiques et leur brique rouge, caractéristique de la papeterie Rolland. On doit à Alexandre Labelle le lambrissage en brique et le parachèvement de ces deux maisons. Il conserve celle du 1421 et la revend à Edmond Beauchamp, contremaître à la manufacture de papier Rolland. Son fils Roch Beauchamp, comptable à l’usine de papier, en hérite en 1924. Roch Beauchamp s’est beaucoup impliqué dans sa communauté, il était secrétaire-trésorier de la municipalité et occupe le même poste à la commission scolaire, lors de l’agrandissement de l’école Saint-Georges. Il est également nommé gérant de la caisse populaire en 1949. INTÉRÊT ARCHITECTURAL La maison présente plusieurs éléments d’intérêt, dont les fenêtres à carreaux, le jeu de brique au-dessus des fenêtres à l’étage, ainsi que la mosaïque en saillie sous la corniche. Maison du 1427, rue Saint-Jean, 1990 Maison du 1421, rue Saint-Jean, 1989
- La Chocolaterie Marie-Claude (1930) | VDSA
La Chocolaterie Marie-Claude (1930) 1090, rue Valiquette Cette maison a connu plusieurs vocations depuis sa construction en 1930. La Caisse populaire Desjardins de Sainte-Adèle s’y établit en 1963 avant de déménager sa succursale un peu plus loin sur la rue Valiquette, là où se trouve aujourd’hui les bureaux de la MRC des Pays-d’en-Haut. La cordonnerie d’Antonio Bell y a ensuite pignon sur rue durant quelques années. De 1988 à 1993, le restaurant La crêpe carrée accueille les clients du quartier. C’est à cette époque que le bâtiment a été agrandi du côté du stationnement, probablement pour y intégrer une cuisine. La Chocolaterie Marie-Claude occupe le site depuis 1993. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Le petit commerce présente différents éléments intéressants. La porte centrale est surmontée d’une fenêtre vitrée que l’on nomme une imposte. La toiture présentait à l’origine un toit à demi-croupe avec un fronton en façade. L’agrandissement a fait place à plusieurs versants dans la toiture. La cordonnerie d’Antonio Bell, vers 1980. La chocolaterie Marie-Claude, 1998.
- Reynald CONNOLLY - Un homme et son péché | VDSA
UN HOMME ET SON PÉCHÉ - 2007 Reynald Connolly Reynald Connolly a participé depuis 1963 à de nombreuses expositions tenues au Canada et ailleurs : Paris, Londres, Copenhague, Bruxelles, Bâle, Tokyo, New York, Chicago, etc. Artiste engagé et non conformiste, il témoigne avec humour, dans un langage figuratif allégorique du monde qui l’entoure. On trouve ses œuvres dans les collections les plus prestigieuses du Canada. Connolly vit et travaille actuellement au Québec. UN HOMME ET SON PÉCHÉ - 2007 Claude-Henri Grignon naît à Sainte-Adèle le 8 juillet 1894. Il est le neuvième enfant de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Ouellette-Baker, acadienne. La maison natale est située au 176 de la rue Morin. D’abord jeune journaliste de combat, critique littéraire et pamphlétaire, Claude-Henri Grignon vécut la presque totalité de sa vie dans son village natal. La maison où il écrivit son œuvre maîtresse, Un homme et son péché, en 1933, se trouve au 195 de la rue Morin. L’extrême pauvreté dans laquelle il vivait en 1933 lui a toujours fait dire que son roman était un « pamphlet contre l’argent ». Son terrible avare Séraphin Poudrier atteint une puissance dramatique telle qu’il a « tué » le beau prénom de Séraphin. Sa « sainte » Donalda, qui meurt à vingt ans dans le roman de 1933 après n’avoir été mariée qu’un an et un jour, occupe une place particulière dans notre imaginaire collectif d’un océan à l’autre. Le succès remarquable du roman allait connaître des remaniements alors insoupçonnés par ses nombreuses adaptations pour la radio (1939), le cinéma (1948, 1949 et 2002), le théâtre, la bande dessinée, et le Village de Séraphin à Sainte-Adèle. La langue québécoise emprunte de nombreux vocables à cet univers romanesque populaire. Sainte-Adèle est célèbre grâce à cette œuvre devenue mythique et qui garde toute son actualité historique. Grignon a produit une œuvre littéraire colossale : Le secret de Lindbergh, Ombres et clameurs, Le déserteur et autres récits de la terre, Précisions sur Un homme et son péché, Les contes du Père Bougonneux (plus de 400 dans le Bulletin des agriculteurs), et une fresque historique à la télé de Radio-Canada : Les belles histoires des Pays-d’en-Haut. Il est à l'origine de milliers d’articles de journaux et des conférences Ronson à CKAC, en plus d’avoir fondé le Journal des Pays-d’en-Haut en 1967 avec son ami Maurice Aveline. À ses propres yeux Les Pamphlets de Valdombre (1936 à 1943) demeurent la pierre angulaire de sa vie littéraire. Il était Valdombre avant tout. Pamphlétaire toujours… Maire de Sainte-Adèle, préfet du comté de Terrebonne, syndic de sa paroisse, catholique militant, il fut de tous les combats. Sa dernière œuvre, restée inédite jusqu’en 2006, porte le titre qu’il avait choisi par reconnaissance envers le plus grand de nos journalistes : Olivar Asselin, le pamphlétaire maudit (Éd. Trois-Pistoles). Claude-Henri Grignon a aimé Sainte-Adèle sans partage et y a laissé courir son talent remarquable de conteur. Le peintre Reynald Connolly illustre ici une dimension méconnue du grand écrivain : le pêcheur, l’amant de la nature, des lacs, des rivières et des montagnes de ses chers Pays-d’en-Haut. Pierre Grignon
- La maison du forgeron (vers 1907) | VDSA
La maison du forgeron (vers 1907) 994, rue Valiquette En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient du commissaire des terres un lot qu’il cède à son fils Jérémie en 1857. Le forgeron Alphonse Aveline acquiert deux arpents de ce lot en 1907 et y construit une maison et une forge. Différents propriétaires se succèdent à la boutique de forge du village. Le cultivateur Wilfrid Monette l’achète en 1925. M. Monette est marguillier à la paroisse et fait partie, avec Claude-Henri Grignon et Lionel Patry, du « syndic » chargé de surveiller les travaux lors de la construction de la nouvelle église en 1952. À son décès, sa femme Marie-Ange Thibault hérite du bâtiment, qu’elle lègue à son fils Raymond en 1976. Il y ouvre alors une épicerie. Depuis 1997, le bâtiment connait différents usages. En 2008, le chef Olivier Sadones et Corinne Duquette ouvrent le restaurant la Muse bouche dans l’ancien atelier du forgeron. Le Bistro A Vino s’y installe par la suite. Le restaurant Donalda y ouvre ses portes en 2017 après avoir réaménagé les lieux. En février 2022, un bris électrique cause un incendie. Durant les travaux d’excavation sous la terrasse, on a déterré plusieurs dizaines de fers à cheval. Espérons que cela porte chance! L’ancienne forge de Wilfrid Monette devenue restaurant, vers 1985. 2015
- La maison de l’assistant-gérant (1917) | VDSA
La maison de l’assistant-gérant (1917) 1450, rue Saint-Jean La papeterie fait construire une maison pour son assistant-gérant Achille Rolland, fils de Stanislas-Jean-Baptiste Rolland. C’est pourquoi on l’appelle la maison de l’assistant-gérant. Mais dans cette demeure, on se rappelle surtout de Lantier Rolland, sa femme Maddy et leurs fils Michel et Daniel. INTÉRÊT ARCHITECTURAL C’est une belle grande maison cubique de deux étages tout en brique rouge. La demeure d’influence « georgienne » a beaucoup été modifiée depuis sa construction, probablement autour de 1917. Avec sa toiture à croupes, elle possède encore plusieurs éléments de l’architecture néoclassique. On peut remarquer l’avant-corps formant une saillie sur toute la hauteur. De larges consoles soutiennent le fronton. Sur le côté qui mène à la cour arrière, on aperçoit un motif de soleil rayonnant, une caractéristique apposée sur les maisons construites pour la compagnie. En 2016, sa conversion en garderie puis en institution scolaire a nécessité l’ajout d’annexes à la maison patrimoniale. La maison avant agrandissement. L’école alternative de l’Expédition, 2023.
- La rue Valiquette | VDSA
La rue Valiquette Ancienne route provinciale appelée la route du Nord, puis rue de la station, la rue Valiquette était le chemin que les charretiers - à bord de leurs carrioles tirées par des chevaux - empruntaient pour conduire les touristes à la gare. C’était en fait le principal passage entre Montréal et Mont-Laurier. La voie publique a d’ailleurs été agrandie à plusieurs reprises, c’est pourquoi les maisons semblent construites sur le trottoir. Au début des années 1950, cette route a perdu son statut de route nationale au profit du boulevard de Sainte-Adèle. La Ville de Sainte-Adèle a complètement refait cette voie publique en 2020. Les trottoirs sont maintenant surdimensionnés, afin d’y aménager des terrasses et d’encourager les déplacements à pied. Cette artère commerciale-mixte fraîchement revitalisée est vivante, conviviale et accueillante. La rue Valiquette vers de sud, depuis la rue Morin, 1910. Jean-Pierre Bourbeau. La rue Valiquette vers le nord, depuis la rue Gagné. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.
- Sainte-Adèle | VDSA
Bâtiments et lieux | Secteur Sainte-Adèle La Ville de Sainte-Adèle est constituée de deux secteurs distincts, soit Sainte-Adèle et Mont-Rolland. Si les deux noyaux villageois ont connu à l’origine un développement fort différent, il reste qu’ils ont, chacun à leur façon, contribué à l’identité culturelle de la ville. Contrairement à Sainte-Adèle, qui s’est développée autour des institutions religieuses, sociales et économiques, Mont-Rolland s’est formé autour des industries, à savoir la compagnie des Moulins du nord et l’entreprise de fabrication de papier La Rolland. Mais il ne s’agit-là que d’une parcelle des innombrables découvertes que vous ferez en consultant les fiches de plus de 40 bâtiments qui témoignent de l’histoire de chacun des noyaux villageois de Sainte-Adèle et qui illustrent la richesse de notre architecture. Voir secteur Mont-Rolland
- Yvon LEMIEUX - Le train des neiges | VDSA
LE TRAIN DES NEIGES - 2005 Yvon Lemieux Yvon Lemieux peint depuis l’âge de 17 ans; il a fondé sa propre école de peinture en 1988. Le ton naïf contrôlé de ses compositions touche, surprend et fait même sourire. Il possède cette facilité à créer des ambiances qui rejoignent le spectateur. LE TRAIN DES NEIGES - 2005 C’est en 1927 que les premiers trains d’excursion font leur apparition. Ce fut une époque joyeuse et colorée pour toutes les Laurentides. En 1927, pas moins de 170 000 skieurs ont emprunté ces trains. En 1938-39, 14 trains de 10 wagons de 84 sièges chacun, circulaient la fin de semaine, dont huit le dimanche. Le record de voyageurs fut établi en 1950 avec 11 000 skieurs en une fin de semaine. Les chefs de gare dirigeaient le trafic des trains qui arrivaient toutes les 20 minutes. Un voyage aller-retour de Montréal coûtait 1,50 $ en fin de semaine au lieu de 2,10 $. Durant la crise économique, les jeunes garçons s’empressaient d’aider les skieurs à attacher les bottines pour un cent.
- La maison d’Ernest Bertrand (1906) | VDSA
La maison d’Ernest Bertrand (1906) 1175, rue Saint-Jean Au centre, la maison Ernest-Bertrand, vers 1938. Aline Bertrand. Ernest Bertrand et Marie-Anne Courchesne, fin des années 70. Aline Bertrand. Maison Ernest-Bertrand, 2020. Originaire de Saint-Jérôme, Zéphirin Gascon emménage à Mont-Rolland et fait bâtir cette maison autour de 1906. Divers propriétaires, s’y succèdent. Ernest Bertrand, comptable à la Rolland, l’achète de la veuve d’Albert Tellier en 1938. La même année, Ernest épouse Marie-Anne Courchesne, fille du chef de gare Rosaire Courchesne et de Laura Beauchamp. À 24 ans, Marie-Anne est nommée directrice de la centrale téléphonique de Sainte-Adèle-en-Haut, ainsi que du bureau de poste adjacent. Avec un maigre salaire mensuel de 80 $, elle doit prendre soin des lieux, acquitter les frais d’électricité, acheter le mobilier, payer le personnel et chronométrer, à l’aide de la grosse horloge, les appels « longue distance ». Marie-Anne doit aussi aller collecter l’argent accumulé dans les téléphones publics dans les villages avoisinants. Tout ça pour 20 piastres par semaine!
