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  • Maison Claude-Henri Grignon | VDSA

    Maison Claude-Henri Grignon La maison Claude-Henri Grignon (195 rue Morin) Claude-Henri Grignon est l’un des personnages le plus important de la municipalité. Maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic pour la construction de la nouvelle église, il s’est inscrit au cœur de tous les débats. Éléments historiques En 1858, Israël Desjardins (1834-1908) quitte Saint-Jérôme en compagnie de Philomène Lapointe qu’il vient d’épouser. Israël Desjardins acquiert du forgeron François Chamereau dit St-Jean le lot 73 sur lequel est déjà probablement érigée une maison et une boutique de forge. Le couple s’installe à Sainte-Adèle dans une partie du village embryonnaire qui prend forme en haut de la côte, près de l’église de Sainte-Adèle, nouvellement construite. Au recensement de 1861, ils ont déjà une fille : Donalda. Quinze autres enfants suivront, dont Arcade (inspecteur des travaux à Sainte-Adèle et prêteur usurier) et Sigefroi (boulanger de père en fils). Le père et ses fils marqueront notre histoire. Après le décès de son mari, Philomène Lapointe lègue la terre, la maison, l’écurie, la forge et autres dépendances à ses enfants. Arcade et Sigefroi rachètent la part de leurs frères et sœurs. Sigefroi transforme la forge en boulangerie. À son retour de la Première Guerre mondiale le docteur Louis-Marie Grignon acquiert, en 1920 et 1924, des frères Desjardins la maison. Son frère Claude-Henri s’y installe en 1925 pour en faire sa demeure, mais aussi son havre pour l’écriture, notamment du roman Un Homme et son péché, qu’il publie en 1933. Claude-Henri Grignon décède en 1976. À la même époque, ou un peu avant, le toit mansard situé sur la partie Est du bâtiment fait place à un toit à deux versants. La lucarne a été retirée pour être remplacée par une baie vitrée. La demeure revient sur le marché et Claire Grignon, fille de Claude-Henri et de Thérèse Lambert l’achète en 1983. Les architectes André et Michel Lefebvre sont propriétaires de la demeure de 1986 et 2001. Plusieurs autres se succèdent au fil des ans et la maison tombe peu à peu dans l’oubli. L'implantation La maison du 195 de la rue Morin à Sainte-Adèle est située dans ce que l’on nommait jadis le haut du village. Le secteur qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. La maison est située en bordure de la rue Morin, à l’angle de la rue Grignon. Aujourd’hui, ce secteur est situé à l’ouest du village. La maison est bâtie selon deux plans juxtaposés, puisque la demeure comptait à l’origine, une maison de forme rectangulaire et d’une forge, de dimension carrée. Une grande véranda a été ajoutée par la suite. Les dimensions de cet immeuble sont d’environ 48 pieds de façade par 24 pieds de profondeur. Érigée sur deux étages, l’aire habitable est de 2178 pieds carrés. Le type d'architecture La typologie constructive s’inscrit dans une architecture néoclassique anglaise avec ses deux étages, sa composition symétrique, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées, peu d’éléments en saillie et l’aménagement de galeries. Par contre, elle ne possède pas autant d’ouverture que la typologie conventionnelle. La maison repose sur une maçonnerie de pierres à crépi. Les fenêtres au soubassement sont enchâssées dans un appareil de briques. Parmi les éléments d’intérêt, notons des fenêtres à petits carreaux, et leur mécanisme à battants. Les portes en bois, percées de douze carreaux de verre, sont surmontées d’une imposte qui semble d’origine. Son toit mansard ayant été retiré avant 1976, le bâtiment possède maintenant des toits à deux versants droits, qui sont recouverts de tôle à baguette. Des contrevents, de couleur verte, formés de panneaux pleins et leurs ferronneries semblent intacts. Sur les balcons avant, un jeu de colonnes repose sur une base carrée à caisson surmonté d’un fût carré légèrement conique qui supportent les frontons triangulaires. Les souches de cheminées sont insérées dans le prolongement du mur-pignon au centre du faîte, aux deux extrémités de la demeure. Le foyer de maçonnerie de pierre d’époque trône toujours au centre du salon. La reconnaissance de la maison Claude-Henri grignon comme bâtiment patrimonial Une première tentative pour la citation de la maison Claude-Henri-Grignon Après le décès de Claude-Henri Grignon, sa fille Claire milite pour sauvegarder les archives de son père et entreprend des démarches pour que la maison devienne une propriété de l’État et qu’elle soit reconnue monument historique. La ville de Sainte-Adèle fait l’acquisition des œuvres écrites par Claude-Henri Grignon. Divers documents (lettres, gouaches, lithos) ont été cédés à la Bibliothèque nationale du Québec, en 1979. La question de la reconnaissance du bâtiment s’invite dans la campagne électorale provinciale en 1981. Les candidats en font la promesse. Du côté municipal, le maire Daniel Dubé exprime son intérêt et interpelle les instances gouvernementales à agir en ce sens. Une plaque commémorative pour le cinquantenaire d’Un homme et son péché Pour souligner le 50ᵉ anniversaire de la publication du roman Un homme et son péché, le Comité des amis de Claude-Henri Grignon est créé le 8 janvier 1982 et des dons sont sollicités auprès de la population. Lors d’une cérémonie tenue, le dimanche 16 octobre 1983, et réunissant de nombreux invités, madame Juliette Poirier-Desjardins, fille du docteur Poirier, belle-fille d’Arcade Desjardins et grande amie du célèbre romancier dévoile une plaque de bronze qui est apposée depuis sur la maison. Deuxième tentative de citation patrimoniale La maison de Claude-Henri Grignon deviendra-t-elle historique ? C’est la question que se pose à nouveau Claire Grignon, les administrateurs de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle et les représentants de la Société d’histoire des Pays-d’en-Haut en 1986. Lors de la création de la nouvelle ville de Sainte-Adèle - regroupée avec Mont-Rolland en 1997-, alors que le filleul de Claude-Henri Grignon, Pierre Grignon, est élu au poste de maire, la question s’inscrit à nouveau dans l’agenda. L’achat de la propriété́ par la municipalité́ est envisagé́, puis rejeté́ par le conseil de ville. La bibliothèque municipale prend le nom de Claude-Henri Grignon En 1998, la bibliothèque municipale de Sainte-Adèle change de dénomination sociale pour prendre celle de Bibliothèque Claude-Henri Grignon. L’identification du patrimoine culturel par la ville de Sainte-Adèle Une nouvelle Loi sur le patrimoine culturel entre en vigueur en 2011. Dorénavant, une municipalité́ peut, par règlement identifier des éléments du patrimoine immatériel, un personnage historique décédé́, un événement ou un lieu historique. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle attribue un statut légal de personnage historique à Claude-Henri Grignon en 2017. Son nom et son œuvre figurent dorénavant au registre du patrimoine culturel du Québec. La valeur patrimoniale globale Plusieurs éléments d’intérêt justifient la désignation du lieu comme bâtiment patrimonial, Ces valeurs sont d’ordre : Informations historiques La maison Claude-Henri Grignon témoigne des origines urbanistiques du noyau villageois de Sainte-Adèle qui prend forme autour de l’église paroissiale construite en 1852. Valeur architecturale Le bâtiment présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il s’inscrit dans La typologie constructive du milieu du 19e siècle. Le personnage associé Claude-Henri Grignon demeure l’un des symboles les plus significatifs ayant apporté́ à Sainte-Adèle et au Pays d’en Haut, leur notoriété́. Il est né, a grandi, a œuvré et est décédé́ à Sainte-Adèle. Il a joué́ tour à tour, les rôles de maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic dans la construction de la 2ᵉ église du village en 1952 et la venue d’une nouvelle centrale téléphonique. Auteur prolifique, il a fait connaître par ses écrits et par son roman Un homme est son péché , tout un pan de l’histoire de la colonisation des Laurentides. Maison Claude-Henri Grignon, 2019. Collection Ville de Sainte-Adèle. Claude-Henri Grignon dans sa bibliothèque. Vue aérienne de la maison du 195 rue Moriné. Maison Claude-Henri Grignon, 1967. Collection M.-G. Vallières. Cérémonie du dévoilement de la plaque de bronze. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Le restaurant Chez Milot (1929) | VDSA

    Le restaurant Chez Milot (1929) 958, rue Valiquette Ernest (Henri-Édouard) Desjardins, fils d’Arcade Desjardins et d’Annie McGuire, épouse en 1929 Juliette, la fille aînée du docteur Jérémie Poirier et d’Yvette Gadoury. Ernest, qui a acquis un lot sur la rue Valiquette en 1926, y fait bâtir une maison. Il fait ensuite construire un garage sur l’emplacement, à proximité de la maison, là où se trouve le dépanneur. À l’époque, il était le seul garagiste au village à réparer des voitures. De magnifiques automobiles attendaient devant le commerce que le mécanicien s’en charge, tandis que leurs propriétaires ou parfois le chauffeur, patientaient au salon de la maison Desjardins. Au rez-de-chaussée, on accueillait également les usagers du bureau de poste de Sainte-Adèle-en-bas. Devenue veuve, Juliette Poirier revend la maison en 1974. Depuis, la bâtisse a accueilli la garderie la Barbouille, le Bistrot de la vieille poste et l’Ailloli de la poste, avant de devenir le restaurant Chez Milot en 1985. Le bâtiment est demeuré presqu’inchangé au fil du temps. Autrefois, une grande galerie courait sur la façade principale et sur le côté qui donne sur le stationnement. 1986

  • La gare de Mont-Rolland (1928) | VDSA

    La gare de Mont-Rolland (1928) 1000, rue Saint-Georges La rivière du Nord attire de nombreux colons. En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient 202 acres du gouvernement. S’y ajoutent 100 acres supplémentaires en 1849. Isidore Filion, qui est déjà établi à Sainte-Adèle, rachète ces lots en 1854, qu’il cède de son vivant à son fils Magloire en 1858. Lors de la construction du chemin de fer, il dû céder 9 acres de terrain à la compagnie ferroviaire Montréal & Occidental (qui devient le Canadien Pacifique) Le 9 février 1891, au moment où l’on posait les rails en face de la future gare et où le train faisait son apparition, le maire Wilfrid Grignon, accompagné de ses concitoyens, se rend sur le site pour rencontrer les gens du gouvernement et de la compagnie ferroviaire. La gare prend d’abord le nom de Sainte-Adèle. Après la création de la Ville de Mont-Rolland, des pressions sont exercées pour changer le nom de la gare, ce qui fut fait en 1921. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique met en service ce qu’on appelle des « trains de neige ». En 1927, les wagons sont aménagés pour permettre aux skieurs d’entrer avec leurs skis. La gare étant devenue trop petite, elle est reconstruite en 1928. Dans les années 1960, le transport des passagers est réduit et ce service est abandonné en 1981. Des convois de marchandise circulent jusqu’en 1990. Outre le bâtiment de la gare et sa voie principale, dont on voit l’ancien tracé sur la pierre, on comptait aussi une voie d’évitement d’une capacité de 23 wagons de 40 pieds, deux voies secondaires, un château d’eau parce que les locomotives fonctionnaient au charbon et une cour de triage. La gare de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut - Coll. Loisirs Laurentides. Le chef de gare Rosaire Courchesne, Laura Beauchamp et le bébé Louis, 1903.

  • Personnages historiques | VDSA

    Personnages historiques Plusieurs personnages et familles adéloises ont contribué au développement de la Ville de Sainte-Adèle, de sa fondation à aujourd’hui. Qu’on pense à Augustin-Norbert Morin, fondateur du village de Sainte-Adèle, nommé en l'honneur de sa femme, Adèle Raymond. Ou encore au docteur Wilfrid Grignon, maire pendant deux mandats, qui contribué à moderniser le village au tournant du 20e siècle. Et bien sûr, Claude-Henri Grignon, homme politique et écrivain, à qui l’on doit le roman Un homme et son péché, et le téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Découvrez les personnages marquants de l’histoire de Ville de Sainte-Adèle.

  • Parc Claude-Henri-Grignon | VDSA

    Parc Claude-Henri-Grignon Le docteur Wilfrid Grignon et sa femme, Eugénie Baker, s’installent à Sainte-Adèle. Maire du village, il joue un rôle très important dans son développement. Devenu agronome, le docteur Grignon poursuit la mission de colonisation du curé Labelle. Né à Sainte-Adèle, Claude-Henri Grignon fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère tendre l’oreille aux histoires racontées par les anciens du village. Une carrière d’écrivain Grignon publie dans le journal L’Avenir du Nord dès 1916 et collabore à plusieurs autres revues. Ses écrits portent sur plusieurs genres avec Les Pamphlets de Valdombre, un périodique qu’il fonde en 1936. Les Belles Histoires des Pays d’en Haut Son œuvre majeure demeure Un homme et son péché. Ce roman, publié en 1933, lui vaut le prix David. Les adaptations du roman sur grand écran ne cessent de faire revivre la vie de l’avare Séraphin Poudrier et des divers personnages qui gravitent autour. Ces histoires donnent à Sainte-Adèle cette nouvelle appellation des Pays d’en Haut. Le maire de Sainte-Adèle Claude-Henri Grignon est élu maire de 1941 à 1951. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Sainte-Adèle entre alors dans la modernité. Il occupe la présidence du Syndic pour la construction de la nouvelle église, celle de la Commission scolaire et autres. Il agit également comme préfet de comté. Rien ne lui échappe. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut, Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et lui ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le projet prend vie en 1967 et grandit au fil des ans. Après 32 ans, le site ferme ses portes. Claude-Henri Grignon inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec Claude-Henri Grignon décède en 1976, laissant derrière lui une œuvre colossale. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Plusieurs écrits de Claude-Henri Grignon ont été légués à la bibliothèque municipale qui porte son nom. Sa maison natale, également citée par la ville de Sainte-Adèle, existe toujours. Le docteur WIlfrid Grignon et Claude-Henri Grignon en 1895. La famille de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker. Collection Pierre Grignon. De gauche à droite. 1ère rangée : Raoul, Louis-Marie, René, Claude-Henri, Irène, Jeanne. 2e rangée : Alice, Blanche, Wilfrid Grignon et Eugénie Baker. Claude-Henri Grignon, 1941. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Albert Dumas. Séraphin Poudrier et sa femme, Donalda, interprétés par Jean-Pierre Masson et Andrée Champagne. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Collection Société Radio-Canada. Village de Séraphin, route 11 à Sainte-Adèle, 5 juillet 1967. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Pierre McCann. Fonds La Presse. Maison de Claude-Henri Grignon, rue Morin, prise en 2020. (été) Collection Christiane Brault.

  • Olivier Rolland | VDSA

    Olivier Rolland Né en 1884, à Saint-Jérôme, Olivier Rolland est le fils de Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, le président de la Compagnie de papier Rolland. Il effectue ses premières études au Collège du Mont Saint-Louis puis complète son cours classique, au Collège Sainte-Marie de Montréal, dont l’institution est dirigée par les Jésuites avant de devenir l’Université du Québec à Montréal. Pour parfaire son expertise, Rolland part ensuite Manchester Institute of Technology en Angleterre. Nouvellement diplômé, il continue sa formation en travaillant dans les grandes fabriques de papier en France et en Allemagne. Olivier Rolland participe à l’Exposition Internationale de l’Industrie du Livre et des Arts Graphiques de Leipzig en 1914, en Allemagne, avant de tenter de regagner le Canada, alors que la déclaration de la guerre est prononcée. Chimiste de formation, Olivier Rolland débute à la Compagnie de Papier Rolland à l’usine à Saint-Jérôme en 1916, puis est nommé gérant de l’usine de Mont-Rolland, l’année suivante. Marié à Aline Dorion, Ils auront trois garçons qui prendront la suite dans l’entreprise : Lucien, Lantier, Roger et une fille : Claire. L’implication sociale d’Olivier Rolland Olivier Rolland suit de près la fondation et la construction de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland et fait don en 1919, d’une magnifique peinture de l’artiste Georges Delfosse, qui est aussitôt installée dans le chœur. La famille Rolland contribue financièrement à l’œuvre de la paroisse durant de nombreuses années. Pour les remercier, « le quatrième banc, de la section gauche lui est alloué « à vie » dans l’église. Les initiales d’Olivier Rolland (O.R.) qui sont fixées sur le côté du banc sont encore présentes aujourd’hui. Membre fondateur de la caisse populaire de Saint-Joseph de Mont-Rolland, Olivier Rolland en assume la présidence du 2 mars 1919 au 7 juillet 1942. Il s’implique aussi dans la construction de l’école Saint-Georges en 1923 en cédant le terrain pour l’édification du bâtiment. Les dames de Mont-Rolland souhaite offrir une maternelle aux jeunes enfants du village. M. et Mme Rolland mettent à leur disposition une pièce dans leur demeure de la rue Saint-Jean. À l’image de son grand-père, le sénateur, imprimeur et hommes d’affaires Jean-Baptiste Rolland, Olivier Rolland collabore à l’écriture d’articles dans de nombreuses publications, dont le Pulp and Paper Magasine du Canada et le Paper de New-York. Il siège au conseil d’administration de l’Association Canadienne des pâtes et papier, dont il est un des membres fondateurs de la section technique. Rolland s’avère également un excellent conférencier. À titre d’exemple, citons un article présenté lors du Congrès annuel de l’Association de la pulpe et du papier, tenu en janvier 1924. Le Montreal Paper Club annonce que l’orateur sera M. Olivier Rolland, un des manufacturiers pionniers de beaux papiers au Canada, et dont les produits ont été appréciés dans le monde entier. Olivier Rolland collabore également à la venue des frères Maristes et à la construction, en 1936, d’un nouveau bâtiment scolaire à Mont-Rolland. L’école commerciale et agricole Saint-Jean-Baptiste, prend place tout en haut de la butte au centre du village. Impliqué dans plusieurs œuvres caritatives, il met à la disposition de la Colonie de vacances du Sacré-Cœur une ancienne auberge, qu’il possède sur le 3e rang (chemin du Loup-Garou), aux abords de la rivière aux Mulets à Sainte-Adèle. Grand sportif, Olivier Rolland prône l’activité physique pour tous en dotant la municipalité de terrains sportifs, dont une salle de quilles, une patinoire, des terrains de tennis, etc. L’industriel accède au poste de gérant-général de l’entreprise, puis accède à la vice-présidence en 1946, alors que son père Stanislas Jean-Baptiste qui vient d’avoir 77 ans prend sa retraite. Sous la gouverne d’Olivier Rolland, l'entreprise se constitue en une nouvelle société et prend le nom de La Compagnie de Papier Rolland Limitée. Il décède en 1975 à l’âge de 90 ans. La ville de Sainte-Adèle a inscrit le nom d’Olivier Rolland, à titre de personnage historique, au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Olivier Rolland Maison Olivier Rolland, 1200 rue Saint-Jean, Sainte-Adèle

  • La maison de Joseph Boyer (vers 1910) | VDSA

    La maison de Joseph Boyer (vers 1910) 1025, rue Saint-Jean Le menuisier Wilfrid Huot fait bâtir cette maison entre 1906 et 1912. La maison et ses dépendances sont acquises par la compagnie de pompes funèbres Trudel de Saint-Jérôme en 1913. Trois ans plus tard, Joseph Boyer et son épouse Henriette Labelle, la petite-cousine du curé Antoine Labelle, achètent cette maison ainsi que la terre qui s’étend jusqu’à la rue Proteau. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Quelques modifications ont été apportées à la maison au fil du temps. On remplace d’abord le toit plat par un toit à deux versants de tôle. En hiver, la neige glisse allègrement du toit de tôle. On ajoute donc une structure de rétention pour freiner la descente de la glace, sans succès. Le toit retrouve sa forme d’origine en 1951. La maison beige et ses éléments décoratifs rouges, comme on en retrouvait beaucoup à l’époque, change pour le blanc et bleu, conservé depuis. La famille Boyer en est toujours propriétaire. La maison de Joseph Boyer. Marie-Claire-Boyer. 2016

  • Jean-Louis Courteau - Le draveur | VDSA

    LE DRAVEUR - 2005 Jean-Louis Courteau Jean-Louis Courteau s’inspire des grands tels que Van Gogh, Monet, Cézanne. Il finit par comprendre que le seul maître qui lui enseignera sera la nature. Il cherche donc à reproduire la nature, son sens et ce qu’elle représente vraiment. LE DRAVEUR - 2005 Les draveurs constituaient le corps d’élite des travail- leurs forestiers. Gaffe de douze pieds et tourne-bille « cantdog » à la main, les draveurs s’efforçaient de faire circuler le bois sur la rivière du Nord et la rivière aux Mulets. Lorsque des « jams » (embâcles de billots) se formaient en haut de la Grande chute, au chenal des paresseux ou aux abords du chemin du Loup-Garou, le plus brave des draveurs devait aller planter le bâton de dynamite qui ferait sauter l’amoncellement. Le plus connu des draveurs d’ici fut Arcade Desjardins qui était un excellent sauteur. C’est vers 1920 que se termina la drave à Sainte-Adèle. Le mot « drave » vient de la déformation populaire de l’expression anglaise « to drive », conduire les billots

  • Pierrette JOLY - Chapelle sur le lac | VDSA

    CHAPELLE SUR LE LAC - 2009 Pierrette Joly Pierrette Joly est née en Ontario en 1948, dans la ville de Hawkesbury. Mère de trois enfants et grand-mère à trois reprises, cette résidente de Sainte-Adèle poursuit inlassablement son œuvre amorcée au début des années ‘80 dans ce site enchanteur des Pays-d’en-Haut. Pierrette Joly trouve son inspiration dans la nature. C’est d’ailleurs parmi les magnifiques paysages des Laurentides et de Charlevoix, tant de fois transposés sur ses toiles, qu’elle se ressource pour ses créations. Artiste peintre depuis plus de vingt ans, madame Joly définit son style comme étant figuratif impressionniste. Elle se considère également comme éternelle autodidacte. Pour elle, la création n’est pas statique; elle est en perpétuelle évolution. CHAPELLE SUR LE LAC - 2009 Les visiteurs de Sainte-Adèle ont une affection pour ce petit édifice religieux. On peut l’admirer tout à côté du lac Rond, le long de la montée du Chantecler. Il fut érigé en 1952 sur un terrain donné par M. A.B. Thompson, propriétaire du Chantecler, avec l’aide des Églises-Unies du Canada. Le premier service religieux eut lieu le 14 décembre 1952 avec la participation de familles très croyantes. La première pierre fut posée par le révérend J. I. Mackay. Le mobilier fut confectionné par des ouvriers locaux, des membres et leurs amis. Cette petite église possède un magnifique vitrail signé Guido Nincheri. Elle dessert toutes les dénominations protestantes. Le premier ministre résidant fut le Rev. Hugh A. Rose. Depuis 1970 trois églises se sont regroupées. Il s’agit de Sainte-Adèle, Morin-Heights et Shawbridge.

  • Pauline Rochon | VDSA

    Pauline Rochon Il y a un peu plus de 70 ans, une grande dame, toujours élégamment vêtue, décide de changer le cours de l’histoire artistique de Sainte-Adèle. Pauline Rochon, née le 2 avril 1906 à Ottawa, est la fille du docteur Omer Rochon et de Marie-Claire Perrin. Arrivée au Québec, au début des années 1940, la Franco-Ontarienne, étudie la peinture auprès des artistes Louis Muhlstock et Agnès Lefort, et fait partie de l’ Art Association of Montreal. Vers 1945, elle s’adonne à la peinture, mais son domaine de prédilection demeure le portrait : au fusain, à la sanguine et au crayon de couleur. Son atelier se trouve dans l’ancienne maison de ferme du forgeron Onias Lamoureux (31 rue Morin), que le docteur Rochon a acquise. Elle y tient un petit commerce qu’elle nomme la Pèlerine . Madame Rochon vend des articles du pays, des vêtements et aussi des objets d’art. À temps perdu, elle y donne quelques cours de dessin et de peinture. Un centre d’art à Sainte-Adèle Pauline Rochon qui souhaite créer à Sainte-Adèle un artisanat traditionnel régional canadien-français fonde un Centre d’art de Sainte-Adèle. Elle souhaite également donner du travail à des artistes en art visuel qui se positionnent en dehors de la formation académique. La première année, Pauline Rochon organise quelques expositions. En saison estivale, les cours s’adressent surtout à une clientèle touristique. Elle s’adjoint d’abord les services d’Agnès Lefort, peintre bien connue, qui revient d’un séjour à Paris et de Jacques de Tonnancour, peintre et critique d’art, professeur à la School of Art and Design du Musée des beaux-arts de Montréal. Mimi Guay, directrice de la Fashion Art Academy dirige les cours de couture en compagnie de Christine Menzies, diplômée de la School of Fine Arts de Banff. La nuit Laurentienne La Nuit laurentienne voit le jour l’année suivante avec la création d’une immense fresque réalisée par l’artiste Robert Lapalme, considérée comme le plus grands caricaturistes politiques du 20e siècle. Madame Rochon l’invite à peindre sur la côte Morin, une fresque qui se déploie sur 200 pieds de longueur par 30 pieds de largeur. Le travail a nécessité plus de 500 livres de peinture. Lors de cet événement qui s’est tenue du 10 juillet au 19 août 1950, des lanternes chinoises prennent place dans tout le village, des feux d’artifice sont présentés sur les réputées pentes de ski 40-80, une parade de gondoles illuminées naviguent sur le lac Rond. Dans un article paru dans le journal l’ Avenir du Nord , Solange Chaput-Rolland, qu’elle faisait partie du clan d’incrédules qui doutèrent de la viabilité d’un Centre d’art professionnel dans la région. Toutefois, le dynamisme de madame Rochon fera mentir les pronostics. Au centre d’art, des artistes réputés ou émergents s’ajoutent au fil des ans. On y donne des cours de peinture, de danse, de théâtre, de chant. Mais on offrait également des causeries, des films de choix et documentaires. En période estivale, des concerts et du théâtre sont présentés sous les étoiles. Dans un dépliant de la programmation de 1950, conservé à la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut, on retrouve une liste des professeurs invités, dont Jacques de Tonnancour, Roland Leduc et Marcel Barbeau. Roland Leduc, professeur au conservatoire de musique de la Province et chef d’orchestre à Radio-Canada accepte le poste de professeur de musique. Ayant obtenu une permission de l’archevêché de Montréal, il produit son spectacle dans l’ancienne église avant qu’elle ne soit démolie pour faire place à un nouveau lieu de culte. L’arrivée du couple Rousseau-Vermette à Sainte-Adèle Mariette Rousseau, lissière de réputation internationale, est invitée à donner des cours de haute lisse et de tissage. Son mari, Claude Vermette, l’un des artistes ayant collaboré à l’intégration de l’art dans l’architecture, avec ses murales présentes dans des dizaines de stations du métro de Montréal, offre des cours de céramique. Le legs de Pauline Rochon Avec le temps, même si la petite maison de la rue Morin demeure le point central, les activités se déplient sur plusieurs sites. Sainte-Adèle devient un lieu culturel professionnel d’importance incontournable. Le Centre d’art finira par s’établir sur un plus grand site, dans la maison de marbre blanc, situé au pied des côtes 40-80. Pauline Rochon décède à Clear Water en Floride le 21 juillet 1962, à l’âge de 56 ans. Mademoiselle Rochon aura donné à Sainte-Adèle plus qu’un climat artistique, elle en a fait une ville d’art animée par de nombreux artistes qui ont fait de Sainte-Adèle leur résidence permanente. En plus de Claude Vermette et de Mariette Rousseau, soulignons la présence de Claude Jasmin, Micheline de Passillé, Yves Sylvestre, Kathy Bruneau, Charles Gagnon, et combien d’autres. La ville de Sainte-Adèle a inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec, le nom de Pauline Rochon, à tire de personnage historique. La petite maison plus que centenaire, qui a vue éclore des dizaines de disciplines artistiques et beaucoup de talents, mérite que l’on s’y attarde. Si vous passez devant, ayez une petite pensée pour Pauline Rochon. Pauline Rochon Archives Centre d'art de Sainte-Adèle Photo Gaby Centre d'art de Sainte-Adèle

  • Augustin Norbert-Morin | VDSA

    Augustin Norbert-Morin L’Honorable Augustin-Norbert Morin (1803-1865) L’histoire du développement du territoire de Sainte-Adèle débute avec l’arrivée d’Augustin-Norbert Morin. Avocat, journaliste, député, chef parlementaire, Morin s’implique dans la défense des droits des Canadiens-français. Il collabore à la réorganisation des terres publiques dans le Bas-Canada. Nommé commissaire des terres du canton d’Abercombie, situé au nord de la seigneurerie des Mille-Îles, Morin acquiert 38 terres qu’il divise en parcelles, créant ainsi le premier noyau villageois. Il fait construire une grande maison de ferme tout en haut d’une butte qui surplombe la rivière du Nord. Pour soutenir les colons, il ajoute une scierie, un moulin à carder et un moulin à farine. Il donne au territoire le nom de sa femme, Adèle. La mission de la paroisse de Sainte-Adèle est créée en 1846. Augustin-Norbert Morin, qui dispose de peu de temps pour l’agriculture, confie la direction de sa ferme au docteur Joseph-Benjamin Lachaîne, puis lui lègue le tout en 1861. Morin meurt le 30 juillet 1865, dans sa demeure de Sainte-Adèle (qui deviendra Mont-Rolland), qu’il n’a jamais habitée. INTÉRÊT ARCHITECTURAL La maison de type « québécoise traditionnelle », qui témoigne de l’influence d’Augustin-Norbert Morin en sol adélois, a été depuis transformée et est devenue l’auberge Le Norbert. Augustin-Norbert Morin L’auberge Le Norbert (fermée en 2023)

  • Rock Therrien - Murale de la solidarité | VDSA

    Murale de la solidarité - 2020 Rock Therrien Rock Therrien est peintre autodidacte. Né à Armargh, comté de Bellechasse, un petit village pittoresque situé au sud de Québec, il a cependant vécu sa petite enfance aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est à Morin-Heigths, au coeur de la région des Laurentides que Therrien a établi ses ateliers. De son environnement, de ses nombreux voyages et de la musique, il puise ses idées. Le quotidien lui offre aussi une grande source d’inspiration pour son art. Murale de la solidarité - 2020 Mars 2020. La pandémie de COVID-19, qui a frappé la planète entière en début d’année, fait son apparition au Québec et provoque une crise sanitaire sans précédent. Confinement, fermeture des lieux publics et des écoles, rassemblements interdits, quarantaine, port du couvre-visage; tant de mesures de protection qui assurent la sécurité des citoyens mais les plongent dans une tristesse, une inquiétude et un isolement oppressants. En soutien à sa population et dans le but d’immortaliser cette période unique ou solidarité et bienveillance étaient les mots d’ordre, la Ville de Sainte-Adèle a souhaité unir ses citoyens autour d’une œuvre collective, et ainsi les aider à traverser de façon solidaire cette crise hors du commun. C’est ainsi qu’est née la Murale de la solidarité! Créée par l’artiste peintre Rock Therrien, cette murale collective incorpore 11 coloriages réalisés par des Adélois de 5 à 70 ans, à partir de croquis originaux dessinés par l’artiste. Une œuvre monumentale qui symbolise la solidarité, la force et l’union de la communauté adéloise.

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