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- La gare de Mont-Rolland (1928) | VDSA
La gare de Mont-Rolland (1928) 1000, rue Saint-Georges La rivière du Nord attire de nombreux colons. En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient 202 acres du gouvernement. S’y ajoutent 100 acres supplémentaires en 1849. Isidore Filion, qui est déjà établi à Sainte-Adèle, rachète ces lots en 1854, qu’il cède de son vivant à son fils Magloire en 1858. Lors de la construction du chemin de fer, il dû céder 9 acres de terrain à la compagnie ferroviaire Montréal & Occidental (qui devient le Canadien Pacifique) Le 9 février 1891, au moment où l’on posait les rails en face de la future gare et où le train faisait son apparition, le maire Wilfrid Grignon, accompagné de ses concitoyens, se rend sur le site pour rencontrer les gens du gouvernement et de la compagnie ferroviaire. La gare prend d’abord le nom de Sainte-Adèle. Après la création de la Ville de Mont-Rolland, des pressions sont exercées pour changer le nom de la gare, ce qui fut fait en 1921. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique met en service ce qu’on appelle des « trains de neige ». En 1927, les wagons sont aménagés pour permettre aux skieurs d’entrer avec leurs skis. La gare étant devenue trop petite, elle est reconstruite en 1928. Dans les années 1960, le transport des passagers est réduit et ce service est abandonné en 1981. Des convois de marchandise circulent jusqu’en 1990. Outre le bâtiment de la gare et sa voie principale, dont on voit l’ancien tracé sur la pierre, on comptait aussi une voie d’évitement d’une capacité de 23 wagons de 40 pieds, deux voies secondaires, un château d’eau parce que les locomotives fonctionnaient au charbon et une cour de triage. La gare de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut - Coll. Loisirs Laurentides. Le chef de gare Rosaire Courchesne, Laura Beauchamp et le bébé Louis, 1903.
- La maison d’Anthime Valiquette | VDSA
La maison d’Anthime Valiquette 1037, rue Valiquette Anthime Valiquette père, riche cultivateur, occupe un poste de conseiller municipal, et provisoirement celui de commissaire d’école au moment où prend forme le projet d’un nouveau bâtiment scolaire en haut de la côte Morin. Né en 1893, le jeune Anthime fils grandit à Sainte-Adèle. Il épouse Mélanie Locas en 1917. Il s’implique dans sa communauté, devenant maire de la Corporation du village de Sainte-Adèle en 1944. Il est défait en 1945 par Claude-Henri Grignon mais réélu en 1950. Il conserve son poste jusqu’à la création de la Ville de Sainte-Adèle en 1965. Durant son mandat, la vie culturelle et sportive prend une place de plus en plus importante dans la municipalité. Il s’implique dans l’organisation de la Nuit Laurentienne, un événement artistique multidisciplinaire qui reçoit de nombreux artistes internationaux. En 1954, il remet les clés de la Ville au chansonnier Félix Leclerc, à l’occasion d’un événement de ski aux côtes 40-80. Anthime Valiquette, qui a habité cette maison et vu cette artère commerciale se transformer au fil du temps, décède en 1980. Félix Leclerc et Anthime Valiquette, 1954. Journal La Patrie. 2022
- Maison Claude-Henri Grignon | VDSA
Maison Claude-Henri Grignon La maison Claude-Henri Grignon (195 rue Morin) Claude-Henri Grignon est l’un des personnages le plus important de la municipalité. Maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic pour la construction de la nouvelle église, il s’est inscrit au cœur de tous les débats. Éléments historiques En 1858, Israël Desjardins (1834-1908) quitte Saint-Jérôme en compagnie de Philomène Lapointe qu’il vient d’épouser. Israël Desjardins acquiert du forgeron François Chamereau dit St-Jean le lot 73 sur lequel est déjà probablement érigée une maison et une boutique de forge. Le couple s’installe à Sainte-Adèle dans une partie du village embryonnaire qui prend forme en haut de la côte, près de l’église de Sainte-Adèle, nouvellement construite. Au recensement de 1861, ils ont déjà une fille : Donalda. Quinze autres enfants suivront, dont Arcade (inspecteur des travaux à Sainte-Adèle et prêteur usurier) et Sigefroi (boulanger de père en fils). Le père et ses fils marqueront notre histoire. Après le décès de son mari, Philomène Lapointe lègue la terre, la maison, l’écurie, la forge et autres dépendances à ses enfants. Arcade et Sigefroi rachètent la part de leurs frères et sœurs. Sigefroi transforme la forge en boulangerie. À son retour de la Première Guerre mondiale le docteur Louis-Marie Grignon acquiert, en 1920 et 1924, des frères Desjardins la maison. Son frère Claude-Henri s’y installe en 1925 pour en faire sa demeure, mais aussi son havre pour l’écriture, notamment du roman Un Homme et son péché, qu’il publie en 1933. Claude-Henri Grignon décède en 1976. À la même époque, ou un peu avant, le toit mansard situé sur la partie Est du bâtiment fait place à un toit à deux versants. La lucarne a été retirée pour être remplacée par une baie vitrée. La demeure revient sur le marché et Claire Grignon, fille de Claude-Henri et de Thérèse Lambert l’achète en 1983. Les architectes André et Michel Lefebvre sont propriétaires de la demeure de 1986 et 2001. Plusieurs autres se succèdent au fil des ans et la maison tombe peu à peu dans l’oubli. L'implantation La maison du 195 de la rue Morin à Sainte-Adèle est située dans ce que l’on nommait jadis le haut du village. Le secteur qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. La maison est située en bordure de la rue Morin, à l’angle de la rue Grignon. Aujourd’hui, ce secteur est situé à l’ouest du village. La maison est bâtie selon deux plans juxtaposés, puisque la demeure comptait à l’origine, une maison de forme rectangulaire et d’une forge, de dimension carrée. Une grande véranda a été ajoutée par la suite. Les dimensions de cet immeuble sont d’environ 48 pieds de façade par 24 pieds de profondeur. Érigée sur deux étages, l’aire habitable est de 2178 pieds carrés. Le type d'architecture La typologie constructive s’inscrit dans une architecture néoclassique anglaise avec ses deux étages, sa composition symétrique, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées, peu d’éléments en saillie et l’aménagement de galeries. Par contre, elle ne possède pas autant d’ouverture que la typologie conventionnelle. La maison repose sur une maçonnerie de pierres à crépi. Les fenêtres au soubassement sont enchâssées dans un appareil de briques. Parmi les éléments d’intérêt, notons des fenêtres à petits carreaux, et leur mécanisme à battants. Les portes en bois, percées de douze carreaux de verre, sont surmontées d’une imposte qui semble d’origine. Son toit mansard ayant été retiré avant 1976, le bâtiment possède maintenant des toits à deux versants droits, qui sont recouverts de tôle à baguette. Des contrevents, de couleur verte, formés de panneaux pleins et leurs ferronneries semblent intacts. Sur les balcons avant, un jeu de colonnes repose sur une base carrée à caisson surmonté d’un fût carré légèrement conique qui supportent les frontons triangulaires. Les souches de cheminées sont insérées dans le prolongement du mur-pignon au centre du faîte, aux deux extrémités de la demeure. Le foyer de maçonnerie de pierre d’époque trône toujours au centre du salon. La reconnaissance de la maison Claude-Henri grignon comme bâtiment patrimonial Une première tentative pour la citation de la maison Claude-Henri-Grignon Après le décès de Claude-Henri Grignon, sa fille Claire milite pour sauvegarder les archives de son père et entreprend des démarches pour que la maison devienne une propriété de l’État et qu’elle soit reconnue monument historique. La ville de Sainte-Adèle fait l’acquisition des œuvres écrites par Claude-Henri Grignon. Divers documents (lettres, gouaches, lithos) ont été cédés à la Bibliothèque nationale du Québec, en 1979. La question de la reconnaissance du bâtiment s’invite dans la campagne électorale provinciale en 1981. Les candidats en font la promesse. Du côté municipal, le maire Daniel Dubé exprime son intérêt et interpelle les instances gouvernementales à agir en ce sens. Une plaque commémorative pour le cinquantenaire d’Un homme et son péché Pour souligner le 50ᵉ anniversaire de la publication du roman Un homme et son péché, le Comité des amis de Claude-Henri Grignon est créé le 8 janvier 1982 et des dons sont sollicités auprès de la population. Lors d’une cérémonie tenue, le dimanche 16 octobre 1983, et réunissant de nombreux invités, madame Juliette Poirier-Desjardins, fille du docteur Poirier, belle-fille d’Arcade Desjardins et grande amie du célèbre romancier dévoile une plaque de bronze qui est apposée depuis sur la maison. Deuxième tentative de citation patrimoniale La maison de Claude-Henri Grignon deviendra-t-elle historique ? C’est la question que se pose à nouveau Claire Grignon, les administrateurs de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle et les représentants de la Société d’histoire des Pays-d’en-Haut en 1986. Lors de la création de la nouvelle ville de Sainte-Adèle - regroupée avec Mont-Rolland en 1997-, alors que le filleul de Claude-Henri Grignon, Pierre Grignon, est élu au poste de maire, la question s’inscrit à nouveau dans l’agenda. L’achat de la propriété́ par la municipalité́ est envisagé́, puis rejeté́ par le conseil de ville. La bibliothèque municipale prend le nom de Claude-Henri Grignon En 1998, la bibliothèque municipale de Sainte-Adèle change de dénomination sociale pour prendre celle de Bibliothèque Claude-Henri Grignon. L’identification du patrimoine culturel par la ville de Sainte-Adèle Une nouvelle Loi sur le patrimoine culturel entre en vigueur en 2011. Dorénavant, une municipalité́ peut, par règlement identifier des éléments du patrimoine immatériel, un personnage historique décédé́, un événement ou un lieu historique. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle attribue un statut légal de personnage historique à Claude-Henri Grignon en 2017. Son nom et son œuvre figurent dorénavant au registre du patrimoine culturel du Québec. La valeur patrimoniale globale Plusieurs éléments d’intérêt justifient la désignation du lieu comme bâtiment patrimonial, Ces valeurs sont d’ordre : Informations historiques La maison Claude-Henri Grignon témoigne des origines urbanistiques du noyau villageois de Sainte-Adèle qui prend forme autour de l’église paroissiale construite en 1852. Valeur architecturale Le bâtiment présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il s’inscrit dans La typologie constructive du milieu du 19e siècle. Le personnage associé Claude-Henri Grignon demeure l’un des symboles les plus significatifs ayant apporté́ à Sainte-Adèle et au Pays d’en Haut, leur notoriété́. Il est né, a grandi, a œuvré et est décédé́ à Sainte-Adèle. Il a joué́ tour à tour, les rôles de maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic dans la construction de la 2ᵉ église du village en 1952 et la venue d’une nouvelle centrale téléphonique. Auteur prolifique, il a fait connaître par ses écrits et par son roman Un homme est son péché , tout un pan de l’histoire de la colonisation des Laurentides. Maison Claude-Henri Grignon, 2019. Collection Ville de Sainte-Adèle. Claude-Henri Grignon dans sa bibliothèque. Vue aérienne de la maison du 195 rue Moriné. Maison Claude-Henri Grignon, 1967. Collection M.-G. Vallières. Cérémonie du dévoilement de la plaque de bronze. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.
- Parc des Pentes 40-80 | VDSA
Parc des Pentes 40-80 Le saut à ski Dans la partie la plus élevée de la montagne, on installe, en 1928, un tremplin pour le saut à ski. À peine plus haut que trois pommes, les jeunes Théophile Huot (1917-2012), Viateur Cousineau (1916-1981) et leurs amis trépignent à la vue des prouesses des skieurs qui dévalent la pente. Ils deviendront des figures marquantes du ski. Le train de neige Dès 1936, les skieurs, à peine arrivés par le train de neige mis en place par le Canadien Pacifique, dévalent déjà les pentes, prêts pour une autre journée sur la neige. Les pentes 40-80 Irene Maud Hutchings et Thomas G. Potter achètent le site de la Maison blanche et y aménagent le Ste-Adèle Lodge. Ils investissent plus de 250 000 $ en 1940 pour défricher et élargir la plus haute montagne, que l’on nomme la pente 80, et y installer un remonte pente. La plus petite pente est nommée la 40. Question de promouvoir le ski, l’activité est gratuite en semaine pour les gens du village. En 1943, trois autres remonte-pentes sont ajoutés. Le site est vendu. En 1957, les nouveaux propriétaires investissent dans l’amélioration des pentes, le nivellement des terrains et l’installation d’un nouveau T-Bar. Congestion au village Les pentes 40-80 attirent des milliers de personnes chaque dimanche. On assiste à une congestion monstre sur la route 11, nouvellement aménagée. D’importantes compétitions s’y déroulent chaque année. La réputation de cet endroit comme centre de ski alpin est aussi répandue au Canada qu’aux Etats-Unis. Des milliers de petits skieurs adélois Des écoles de ski sont offertes, d’abord dirigées par des Européens, puis par des gens d’ici. Les enfants des écoles environnantes ont droit à une activité de ski chaque semaine durant les heures de classe. Pratiquement tous les enfants de Sainte-Adèle ont appris à skier aux pentes 40-80. Le retour à la nature À la suite du retrait des hôtels, la ville de Sainte-Adèle continu d’opérer les pentes de ski. La municipalité fait l’acquisition du site pour éviter qu’il ne passe au profit d’investisseurs immobiliers. En 1990, les remonte-pentes sont enlevés et la montagne retrouve son aspect d’origine. Parc des pentes. Saut à ski sur la côte à Rochon, 1928. Tableau de Théophile Huot. Collection Normand Huot. Théophile Huot et ses amis. Collection Normand Huot. Premier remonte-pente aux pentes 40-80. Collection Magella Bureau. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Skis en attente de skieurs. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Scène aux côtes 40-80. Collection Magella Bureau. Bibliothèque et archives nationales du Québec. École de ski sur la pente 40, en 1952. Société d'histoire de Sainte-Marguerite et de l'Estérel. Écoliers en direction de la pente 40. Journal Montréal Star Magazine, 1955.
- La rue Saint-Charles | VDSA
La rue Saint-Charles 3026 et 3062, rue Saint-Charles La rue Saint-Charles compte plusieurs bâtiments d’intérêt, dont ces deux-ci. L’ancien site de la Caisse populaire de Mont-Rolland (1919) 3026, rue Saint-Charles Après une tentative infructueuse à Saint-Sauveur, la première Caisse populaire des Pays-d’en-Haut est fondée à Mont-Rolland en 1919. Autrefois, la Caisse était logée dans la maison du gérant. En 1959, les services devenant plus importants, on confie à l’entrepreneur Yves Lépine le soin de construire un nouveau bâtiment d’après les plans de l’architecte Jean-Guy Clément. L’édifice est béni et inauguré le 4 mai 1961. Les employés travaillent au rez-de-chaussée et les bureaux situés à l’étage sont loués. Le bâtiment est agrandi en 1979. Un guichet électronique avec imprimante est installé en 1993. Le bâtiment est acquis par l’étude de notaire Johanne Paquette en 2014. La maison de Polydore Raymond et d’Eugénie Cousineau (1926) 3062, rue Saint-Charles Polydore Raymond épouse Eugénie, fille de Joséphat Cousineau, journalier à la papeterie, à l’église du village en 1926. Eugénie occupe, avant son mariage, un poste de trieuse à la Rolland. Polydore Raymond ouvre une boucherie à l’arrière du bâtiment actuel. Le commerce y a pignon sur rue jusque dans les années 1960. La maison qui a été restaurée en 2020 est toujours occupée par les descendants de la famille Raymond. La caisse populaire de Mont-Rolland, 1961. Journal des Pays-d’en-Haut. Boucherie et maison de Polydore Raymond, vers 1930. Rachel Foisy et Pierre Perreault.
- Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland | VDSA
Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland Église Saint-Joseph de Mont-Rolland (1382 rue Saint-Jean) Éléments historiques Jean-Baptiste Rolland acquiert en 1902 les terrains riverains des chutes de la rivière du Nord et le lot 9B du 10ᵉ rang Abercombie de la North River Lumber & Pulp Company. Il amorce quelques semaines plus tard la construction de nouveaux bâtiments adjacents à l’ancienne usine. Le village prend forme avec l’ouverture d’un magasin général, une boulangerie, une boucherie, un bureau de poste et un moulin à̀ scie. En parallèle, la Compagnie se fait construire de grandes demeures bourgeoises et participe à l’édification de maisons pour loger ses employés. Le 18 juin 1913, en visite pastorale à l’usine de Mont-Rolland, monseigneur Paul Bruchési reçoit une demande des habitants pour construire une chapelle. La requête est accueillie favorablement par l’archevêque. Dès cet instant, le curé Armand Paiement, curé de la paroisse de Sainte-Adèle, part à la recherche du mobilier pour la nouvelle église. Le syndic chargé d’édifier un nouveau lieu de culte retient en 1914 les services de l’architecte Joseph L. D. Lafrenière. Les propriétaires de la compagnie La Rolland s’engagent à̀ fournir tout le bois de construction, le plancher en bois franc, la tôle pour les couvertures, les clous, les boulons et la ferronnerie, la brique à cheminée et à payer le coût du « fret » sur le matériel fourni par l’entrepreneur. Pendant plusieurs mois, toute la communauté́ est mobilisée pour ériger le nouveau bâtiment. Les cultivateurs et les ouvriers se mettent au travail et accomplissent les différentes tâches. Bâti sur une fondation de ciment, le carré de l’église est construit en madrier de pin jaune de trois pouces d’épaisseur, embouveté́. Les cultivateurs et employés de l’usine transportent et fournissent certains matériaux. À défaut de doter le village d’une église en pierre comme celle de Saint-Sauveur-des-Monts (1905), les dirigeants opte plutôt pour de la brique rougeâtre qui se veut un rappel de la manufacture de papier et des bâtiments institutionnels du secteur. Le lieu de culte est prêt à temps pour la messe de Noël de 1914 mais les travaux extérieurs et la sacristie ne seront terminés qu’en 1918. La paroisse est érigée canoniquement en 1918 prend le nom de Saint-Joseph de Mont-Rolland. La municipalité de Mont-Rolland qui compte 131 familles pour une population de 790 habitants se détache de celle de Sainte-Adèle pour former sa propre entité. L’implantation L’implantation du nouveau lieu de culte prend place en bordure de la rue Saint-Jean (autrefois rue de l’église), là où l’on retrouve les demeures bourgeoises ainsi que l’école Chante-au-vent (nommée autrefois école Saint-Georges) construite en 1923 et agrandie à plusieurs reprises. Le quartier compte de nombreuses maisons érigées pour les cadres et les ouvriers, mais également des commerces, quelques établissements hôteliers et d'autres lieux d'hébergement, ainsi que des édifices institutionnels dont l’ancien presbytère paroissial et l’ancien collège Saint-Jean- Baptiste dirigé par les frères Maristes entre 1935 et 1972. L’église Saint-Joseph de Mont-Rolland est construit d’après un plan rectangulaire, auquel s’ajoute en 1938, une sacristie. Les pans latéraux sont percés de six verrières historiées. Les éléments architecturaux Les composantes architecturales du bâtiment reprennent les caractéristiques de la typologie néo-géorgienne, qui succède au style baroque anglais. Le style géorgien se caractérise par ses proportions et son équilibre, sa symétrie et son adhésion aux règles classiques. Les matériaux les plus utilisés sont la brique et la pierre. L’intégrité́ architecturale conceptuelle et physique de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland repose sur des valeurs et des éléments qui comprennent notamment : - Le volume rectangulaire de l’église qui se termine par un chœur en saillie à chevet plat auquel est adossé la sacristie ; - Les matériaux, dont le parement de briques polychromes de teinte rougeâtre, une caractéristique des usines et des maisons bourgeoises de la Rolland; - Les contreforts disposés sur les murs latéraux qui jouent un rôle porteur pour les arcs; - Les deux tours hexagones en demi hors-œuvre, leur clocher, les dômes et les éléments ornementaux; - Une large croix, posée à l’intersection du faîte, qui surplombe une série de fenêtres en ogive; - Le toit en tôle posé à la canadienne; - Les fenêtres latérales en forme ogivale, leur disposition symétrique, les verrières, les soupiraux, les portes à̀ double vantaux et leur imposte cintrée; En 1938, un nouveau portique est ajouté en façade. Les fenêtres d’origine, situées de part et d’autre de la porte principale, sont alors retirées et replacées de chaque côté du nouveau portique en encorbellement. On ajoute deux portes latérales. Les vitraux du maitre verrier John O’Shea Parmi les éléments distinctifs du bâtiment, notons les verrières réalisées dans l’atelier du maitre-verrier, d’origine irlandaise, John Patrick O’Shea de Montréal. La technique utilisée par l’artiste donne au verre une grisaille qui crée des ombrages que l’on peut observer dans les plis des tissus ainsi dans les médaillons. La représentation des apôtres s’inscrit dans la tradition. Le tableau de la Sainte-Famille George Delfosse est né 1869 à Mascouche. Il a grandi dans le manoir du dernier seigneur de Lachenaie, John Henry Pangman. Le père de Delfosse occupait le poste de régisseur sur la ferme du domaine. Delfosse étudie à l’Institut des beaux-arts de Montréal sous la direction de l’abbé́ Joseph Chabert, puis à l'Art Association de Montréal avec Wiliam Bryner et Edmond Dyonnet. Le peintre complète sa formation à Paris. On dénombre plus de 200 toiles religieuses réalisées par l’artiste, destinées principalement à des églises du Québec et des États-Unis. La paroisse Saint-Joseph conserve un magnifique tableau La Sainte-famille acquis par Olivier Rolland 1919, qui en a fait don à la paroisse. La valeur patrimoniale Aujourd’hui, la valeur patrimoniale de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland repose sur son intérêt historique relatant le passé industriel des usines de fabrication de papier La Rolland. Située au cœur du secteur de Mont-Rolland, l’église prend place sur le lot acquis par Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, qui souhaite y ériger un village de compagnie comprenant tous les services nécessaires à l’intention de ses employés. L’édification du lieu de culte en 1914 en fait de cette église un bâtiment centenaire. Du point de vue identitaire, il constitue un point de repère important dans la région. Sa valeur architecturale repose sur le fait qu’il constitue l’une des rares lieux de culte présentant une typologie néo-géorgienne. Depuis la citation du bâtiment en 2019, le lieu de culte a été vendu à l’église catholique des Maronites, qui constitue la plus importante communauté chrétienne au Liban. Construction de l'église en 1913. Société d'histoire et de généalogie des Pays-d'en-Haut. Église Saint-Joseph de Mont-Rolland, 2019. Église Saint-Joseph, 1927. Archives paroissiales. Vitraux représentant les saints Luc, Jean, Marc et Mathieu. Vue de l'intérieur de l'église depuis le jubé, 2019. Collection ville de Sainte-Adèle. Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland.
- La chapelle Saint-Paul (1944) | VDSA
La chapelle Saint-Paul (1944) 1069, boulevard de Sainte-Adèle En 1943, la fabrique de Sainte-Adèle achète d’Anthime Valiquette un terrain sur la nouvelle route et confie à l’architecte Lucien Lemieux le mandat d’ériger un bâtiment qui comprendrait des bureaux, quatre salles de classe, une sacristie et une chapelle de 400 places. Le 4 octobre 1944, la première école non-mixte est inscrite au registre officiel et porte le nom d’Académie Saint-Joseph. La chapelle est placée sous le patronage de Saint-Paul. En plus de servir aux offices religieux le dimanche, la salle paroissiale sert de cinéma durant la semaine. En 1965, la Ville y aménage une bibliothèque à l’étage supérieur. Elle acquiert le lieu en 1978 et y effectue plusieurs améliorations. La bibliothèque est transférée dans l’espace de la chapelle. La Ville revend le bâtiment en 1992 et déménage ses livres sur la rue Morin, en haut de la côte. Philippe Riopelle acquiert la bâtisse pour y ouvrir un théâtre d’été, qui a fermé ses portes en 2019. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, celui-ci est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Vue de la façade principale 1978. Archives VDSA. Les élèves se dirigent vers les côtes 40-80 pour faire du ski, 1955 Bert Beaver, Montreal Star Magazine. Représentation d’une pièce de théâtre à la salle paroissiale, vers 1950 Paroisse Notre-Dame-des-Pays-d’en-Haut
- Auberge du Mont Gabriel | VDSA
L’auberge du Mont Gabriel Fleuron de l'histoire laurentienne En décembre 2022, un incendie majeur endommageait l’Hôtel et Spa Mont Gabriel. Les deux salles de réception sont une perte totale, tandis que la salle à manger, la cuisine, ainsi que des chambres et autres parties du bâtiment principal ont été endommagées par l’eau et la fumée. Heureusement, les propriétaires et dirigeants de l’établissement ont immédiatement annoncé vouloir rouvrir le plus tôt possible. Pour rendre hommage à ce bijou de l'histoire laurentienne, qui a joué un rôle crucial non seulement dans l'histoire du ski mais également pour le développement économique et touristique régional, nous souhaitons rappeler les moments charnières de cette véritable institution, qui fêtait 85 ans d’existence en 2021. Coup de foudre Au début des années 1930, le marquis d'origine italienne Nicolas Degli d'Albizzi, qui opère une maison de pension à Saint-Sauveur-des-Monts, acquiert la terre de Joseph Constantineau située sur le versant sud-ouest d’une montagne, près du rang Gabriel – ce qui pourrait expliquer le nom donné au site par la suite. En 1934, le marquis d’Albizzi et Marie Josephine Hartford se rendent au sommet de la montagne. Madame Hartford tombe instantanément sous le charme du site et donne le mandat au marquis de négocier, en son nom, pour acquérir ces terres. Madame Hartford est la fille d’Edward V. Hartford, fondateur de la compagnie Hartford Shock Absorber, et la petite-fille de George Huntington Hartford, propriétaire de l’entreprise Great Altlantic & Pacific Tea, qui crée le principe des chaînes d’alimentation A & P. En 1922, l’entreprise compte 16 000 magasins aux États-Unis et au Canada. En 1935 et 1936, madame Hartford procède à l’achat des terres avoisinantes. Adepte du bobsleigh, elle fait installer une piste et un remonte-pente sur la montagne. Au même moment, elle retient les services du Finlandais Victor Nymark, pour faire construire une auberge. Maître d’œuvre du Château Montebello, il est également à l’origine de plusieurs réalisations dans les Laurentides. L’entrepreneur érige, tout en haut de la montagne, un bâtiment fait à partir de billots de bois provenant de la forêt environnante. Le bâtiment très sélect compte 16 chambres, une salle à dîner et une salle de séjour. Marie Josephine Hartford, une cloche à la main, conviait elle-même ses invités aux repas. Puis, madame Hartford fait appel à Herman Smith Johannsen, dit Jackrabbit, pour le développement des pistes de ski. Nouveaux propriétaires En 1941, Marie Josephine Hartford vend l’auberge et les terres à un groupe d'hommes d'affaires de Piedmont, qui démocratise peu à peu l’accessibilité au lieu. Durant la seconde guerre mondiale, quatre femmes américaines, dont Anne Clark Scott Martindel, prennent la direction du site. Son mari, George Cole Scott, rachète le Mont Gabriel Resort Ltd en 1947. En 1951, l’homme d’affaires Herbert John O'Connell acquiert la montagne et l'ensemble des installations en lien avec le Mont Gabriel, et poursuit l'achat de terres. Il fait installer des sections gazonnées sur quelques-unes des toitures de l’auberge, où des chèvres vont brouter. De nombreuses cartes postales ont immortalisé cet attrait touristique. John O’Connell crée la Ville de Mont-Gabriel en 1956 et en devient le maire. Donald M. Mumford, président du O’Connell Mont-Gabriel Lodge, achète l'ensemble des installations en 1960 et ajoute à droite de l’aile Rustique - qui constitue la partie centrale de l’auberge - une section qui compte 71 chambres. En septembre 1963, on inaugure des salles de congrès, une salle à manger pouvant accueillir 400 personnes et une vaste salle de bal. Il améliore également les infrastructures de la montagne de ski. Lorsque Raymond Waleau devient propriétaire en 1970, il procède à la construction d’une série de maisons de ville, situées à quelque pas de l’hôtel. L’ère des transformations Laurent Dupras rachète l’Auberge Mont Gabriel en 1975. Il diversifie les infrastructures en ajoutant, en 1977, les Glissades Alpines (démantelées en 1995) et les installations pour recevoir la Coupe du monde de ski acrobatique de 1985. Cette même année, l’Auberge subit de nouvelles transformations. Le hall d’entrée et la salle à manger sont rénovés d’après les plans du décorateur Jacques Bouchard. Une piscine intérieure est ajoutée, incluant bain tourbillon, sauna et salles d’entraînement. On ajoute un parcours de golf à proximité de l’hôtel. D’autres travaux sont effectués en 1991. En 1998, le Groupe Tidan fait l'acquisition de l'Hôtel Mont Gabriel et du terrain de golf. L’entreprise possède déjà des bâtiments à usage commercial et industriel, des immeubles d'habitation et un important parc hôtelier. Les installations sont modernisées. On ajoute des salles de réunion, des condos sur le golf et un centre de soins de santé. En 2016, Martin B. Lavallée – employé du Mont Gabriel depuis 1978 - s'associe avec Mike Yuval et Jack Sofer afin de poursuivre les destinées du Mont Gabriel. Les nouveaux propriétaires de l’Auberge Mont Gabriel apportent plusieurs améliorations. Le 2 décembre 2022, le feu détruit les nouvelles salles de réunion et endommage une partie des installations avoisinantes. Heureusement, le bâtiment demeure intact dans son ensemble. Érigée en 1936 et améliorée depuis, l’Auberge du Mont Gabriel devenue l’Hôtel et Spa Mont-Gabriel demeure un fleuron parmi les établissements hôteliers des Laurentides et de la province de Québec. L'auberge et le centre de ski sont aujourd'hui gérés séparément ; le centre de ski ayant été intégré au groupe Mont-Saint-Sauveur International en 1995. Christiane Brault Membre du comité patrimoine 1 On lui doit entres autres l’Hôtel Alpine, le Mont-Tremblant Lodge, le Ski Lodge et les maisonnettes avoisinant le centre commercial de l’Estérel, ainsi que l’église Saint-Francis-of-the-Birds. 2 En 1981, la Ville de Mont-Gabriel et la corporation municipale de Mont-Rolland se regroupent pour former l’entité de Municipalité du village de Mont-Rolland – Gazette officielle du Québec, 21 novembre 1981, p. 1352. Mont-Rolland et Sainte-Adèle se fusionnent en 1997 pour former l’entité municipale que l’on connait aujourd’hui. Documentation Archives du Musée du ski des Laurentides. Archives de la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut Miron, Robert, Mont-Gabriel 80ᵉ anniversaire, La Mémoire, Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut, été 2016, no 139. L'Auberge Mont Gabriel, vers 1945. Carte postale, coll. M.-G. Vallières. Marie Josephine Harthford, vers 1936. Collection Columbus and Andrea O'Donnell. Des chèvres broutent les sections gazonnées sur les toitures, vers 1955. Carte postale, Frank Scofield, coll. M.-G. Vallières.
- La maison de Joseph Boyer (vers 1910) | VDSA
La maison de Joseph Boyer (vers 1910) 1025, rue Saint-Jean Le menuisier Wilfrid Huot fait bâtir cette maison entre 1906 et 1912. La maison et ses dépendances sont acquises par la compagnie de pompes funèbres Trudel de Saint-Jérôme en 1913. Trois ans plus tard, Joseph Boyer et son épouse Henriette Labelle, la petite-cousine du curé Antoine Labelle, achètent cette maison ainsi que la terre qui s’étend jusqu’à la rue Proteau. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Quelques modifications ont été apportées à la maison au fil du temps. On remplace d’abord le toit plat par un toit à deux versants de tôle. En hiver, la neige glisse allègrement du toit de tôle. On ajoute donc une structure de rétention pour freiner la descente de la glace, sans succès. Le toit retrouve sa forme d’origine en 1951. La maison beige et ses éléments décoratifs rouges, comme on en retrouvait beaucoup à l’époque, change pour le blanc et bleu, conservé depuis. La famille Boyer en est toujours propriétaire. La maison de Joseph Boyer. Marie-Claire-Boyer. 2016
- Rock Therrien - Murale de la solidarité | VDSA
Murale de la solidarité - 2020 Rock Therrien Rock Therrien est peintre autodidacte. Né à Armargh, comté de Bellechasse, un petit village pittoresque situé au sud de Québec, il a cependant vécu sa petite enfance aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est à Morin-Heigths, au coeur de la région des Laurentides que Therrien a établi ses ateliers. De son environnement, de ses nombreux voyages et de la musique, il puise ses idées. Le quotidien lui offre aussi une grande source d’inspiration pour son art. Murale de la solidarité - 2020 Mars 2020. La pandémie de COVID-19, qui a frappé la planète entière en début d’année, fait son apparition au Québec et provoque une crise sanitaire sans précédent. Confinement, fermeture des lieux publics et des écoles, rassemblements interdits, quarantaine, port du couvre-visage; tant de mesures de protection qui assurent la sécurité des citoyens mais les plongent dans une tristesse, une inquiétude et un isolement oppressants. En soutien à sa population et dans le but d’immortaliser cette période unique ou solidarité et bienveillance étaient les mots d’ordre, la Ville de Sainte-Adèle a souhaité unir ses citoyens autour d’une œuvre collective, et ainsi les aider à traverser de façon solidaire cette crise hors du commun. C’est ainsi qu’est née la Murale de la solidarité! Créée par l’artiste peintre Rock Therrien, cette murale collective incorpore 11 coloriages réalisés par des Adélois de 5 à 70 ans, à partir de croquis originaux dessinés par l’artiste. Une œuvre monumentale qui symbolise la solidarité, la force et l’union de la communauté adéloise.
- Parc Claude-Henri-Grignon | VDSA
Parc Claude-Henri-Grignon Le docteur Wilfrid Grignon et sa femme, Eugénie Baker, s’installent à Sainte-Adèle. Maire du village, il joue un rôle très important dans son développement. Devenu agronome, le docteur Grignon poursuit la mission de colonisation du curé Labelle. Né à Sainte-Adèle, Claude-Henri Grignon fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère tendre l’oreille aux histoires racontées par les anciens du village. Une carrière d’écrivain Grignon publie dans le journal L’Avenir du Nord dès 1916 et collabore à plusieurs autres revues. Ses écrits portent sur plusieurs genres avec Les Pamphlets de Valdombre, un périodique qu’il fonde en 1936. Les Belles Histoires des Pays d’en Haut Son œuvre majeure demeure Un homme et son péché. Ce roman, publié en 1933, lui vaut le prix David. Les adaptations du roman sur grand écran ne cessent de faire revivre la vie de l’avare Séraphin Poudrier et des divers personnages qui gravitent autour. Ces histoires donnent à Sainte-Adèle cette nouvelle appellation des Pays d’en Haut. Le maire de Sainte-Adèle Claude-Henri Grignon est élu maire de 1941 à 1951. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Sainte-Adèle entre alors dans la modernité. Il occupe la présidence du Syndic pour la construction de la nouvelle église, celle de la Commission scolaire et autres. Il agit également comme préfet de comté. Rien ne lui échappe. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut, Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et lui ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le projet prend vie en 1967 et grandit au fil des ans. Après 32 ans, le site ferme ses portes. Claude-Henri Grignon inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec Claude-Henri Grignon décède en 1976, laissant derrière lui une œuvre colossale. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Plusieurs écrits de Claude-Henri Grignon ont été légués à la bibliothèque municipale qui porte son nom. Sa maison natale, également citée par la ville de Sainte-Adèle, existe toujours. Le docteur WIlfrid Grignon et Claude-Henri Grignon en 1895. La famille de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker. Collection Pierre Grignon. De gauche à droite. 1ère rangée : Raoul, Louis-Marie, René, Claude-Henri, Irène, Jeanne. 2e rangée : Alice, Blanche, Wilfrid Grignon et Eugénie Baker. Claude-Henri Grignon, 1941. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Albert Dumas. Séraphin Poudrier et sa femme, Donalda, interprétés par Jean-Pierre Masson et Andrée Champagne. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Collection Société Radio-Canada. Village de Séraphin, route 11 à Sainte-Adèle, 5 juillet 1967. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Pierre McCann. Fonds La Presse. Maison de Claude-Henri Grignon, rue Morin, prise en 2020. (été) Collection Christiane Brault.
- Pierrette JOLY - Chapelle sur le lac | VDSA
CHAPELLE SUR LE LAC - 2009 Pierrette Joly Pierrette Joly est née en Ontario en 1948, dans la ville de Hawkesbury. Mère de trois enfants et grand-mère à trois reprises, cette résidente de Sainte-Adèle poursuit inlassablement son œuvre amorcée au début des années ‘80 dans ce site enchanteur des Pays-d’en-Haut. Pierrette Joly trouve son inspiration dans la nature. C’est d’ailleurs parmi les magnifiques paysages des Laurentides et de Charlevoix, tant de fois transposés sur ses toiles, qu’elle se ressource pour ses créations. Artiste peintre depuis plus de vingt ans, madame Joly définit son style comme étant figuratif impressionniste. Elle se considère également comme éternelle autodidacte. Pour elle, la création n’est pas statique; elle est en perpétuelle évolution. CHAPELLE SUR LE LAC - 2009 Les visiteurs de Sainte-Adèle ont une affection pour ce petit édifice religieux. On peut l’admirer tout à côté du lac Rond, le long de la montée du Chantecler. Il fut érigé en 1952 sur un terrain donné par M. A.B. Thompson, propriétaire du Chantecler, avec l’aide des Églises-Unies du Canada. Le premier service religieux eut lieu le 14 décembre 1952 avec la participation de familles très croyantes. La première pierre fut posée par le révérend J. I. Mackay. Le mobilier fut confectionné par des ouvriers locaux, des membres et leurs amis. Cette petite église possède un magnifique vitrail signé Guido Nincheri. Elle dessert toutes les dénominations protestantes. Le premier ministre résidant fut le Rev. Hugh A. Rose. Depuis 1970 trois églises se sont regroupées. Il s’agit de Sainte-Adèle, Morin-Heights et Shawbridge.
