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- Auberge du Mont Gabriel | VDSA
L’auberge du Mont Gabriel Fleuron de l'histoire laurentienne En décembre 2022, un incendie majeur endommageait l’Hôtel et Spa Mont Gabriel. Les deux salles de réception sont une perte totale, tandis que la salle à manger, la cuisine, ainsi que des chambres et autres parties du bâtiment principal ont été endommagées par l’eau et la fumée. Heureusement, les propriétaires et dirigeants de l’établissement ont immédiatement annoncé vouloir rouvrir le plus tôt possible. Pour rendre hommage à ce bijou de l'histoire laurentienne, qui a joué un rôle crucial non seulement dans l'histoire du ski mais également pour le développement économique et touristique régional, nous souhaitons rappeler les moments charnières de cette véritable institution, qui fêtait 85 ans d’existence en 2021. Coup de foudre Au début des années 1930, le marquis d'origine italienne Nicolas Degli d'Albizzi, qui opère une maison de pension à Saint-Sauveur-des-Monts, acquiert la terre de Joseph Constantineau située sur le versant sud-ouest d’une montagne, près du rang Gabriel – ce qui pourrait expliquer le nom donné au site par la suite. En 1934, le marquis d’Albizzi et Marie Josephine Hartford se rendent au sommet de la montagne. Madame Hartford tombe instantanément sous le charme du site et donne le mandat au marquis de négocier, en son nom, pour acquérir ces terres. Madame Hartford est la fille d’Edward V. Hartford, fondateur de la compagnie Hartford Shock Absorber, et la petite-fille de George Huntington Hartford, propriétaire de l’entreprise Great Altlantic & Pacific Tea, qui crée le principe des chaînes d’alimentation A & P. En 1922, l’entreprise compte 16 000 magasins aux États-Unis et au Canada. En 1935 et 1936, madame Hartford procède à l’achat des terres avoisinantes. Adepte du bobsleigh, elle fait installer une piste et un remonte-pente sur la montagne. Au même moment, elle retient les services du Finlandais Victor Nymark, pour faire construire une auberge. Maître d’œuvre du Château Montebello, il est également à l’origine de plusieurs réalisations dans les Laurentides. L’entrepreneur érige, tout en haut de la montagne, un bâtiment fait à partir de billots de bois provenant de la forêt environnante. Le bâtiment très sélect compte 16 chambres, une salle à dîner et une salle de séjour. Marie Josephine Hartford, une cloche à la main, conviait elle-même ses invités aux repas. Puis, madame Hartford fait appel à Herman Smith Johannsen, dit Jackrabbit, pour le développement des pistes de ski. Nouveaux propriétaires En 1941, Marie Josephine Hartford vend l’auberge et les terres à un groupe d'hommes d'affaires de Piedmont, qui démocratise peu à peu l’accessibilité au lieu. Durant la seconde guerre mondiale, quatre femmes américaines, dont Anne Clark Scott Martindel, prennent la direction du site. Son mari, George Cole Scott, rachète le Mont Gabriel Resort Ltd en 1947. En 1951, l’homme d’affaires Herbert John O'Connell acquiert la montagne et l'ensemble des installations en lien avec le Mont Gabriel, et poursuit l'achat de terres. Il fait installer des sections gazonnées sur quelques-unes des toitures de l’auberge, où des chèvres vont brouter. De nombreuses cartes postales ont immortalisé cet attrait touristique. John O’Connell crée la Ville de Mont-Gabriel en 1956 et en devient le maire. Donald M. Mumford, président du O’Connell Mont-Gabriel Lodge, achète l'ensemble des installations en 1960 et ajoute à droite de l’aile Rustique - qui constitue la partie centrale de l’auberge - une section qui compte 71 chambres. En septembre 1963, on inaugure des salles de congrès, une salle à manger pouvant accueillir 400 personnes et une vaste salle de bal. Il améliore également les infrastructures de la montagne de ski. Lorsque Raymond Waleau devient propriétaire en 1970, il procède à la construction d’une série de maisons de ville, situées à quelque pas de l’hôtel. L’ère des transformations Laurent Dupras rachète l’Auberge Mont Gabriel en 1975. Il diversifie les infrastructures en ajoutant, en 1977, les Glissades Alpines (démantelées en 1995) et les installations pour recevoir la Coupe du monde de ski acrobatique de 1985. Cette même année, l’Auberge subit de nouvelles transformations. Le hall d’entrée et la salle à manger sont rénovés d’après les plans du décorateur Jacques Bouchard. Une piscine intérieure est ajoutée, incluant bain tourbillon, sauna et salles d’entraînement. On ajoute un parcours de golf à proximité de l’hôtel. D’autres travaux sont effectués en 1991. En 1998, le Groupe Tidan fait l'acquisition de l'Hôtel Mont Gabriel et du terrain de golf. L’entreprise possède déjà des bâtiments à usage commercial et industriel, des immeubles d'habitation et un important parc hôtelier. Les installations sont modernisées. On ajoute des salles de réunion, des condos sur le golf et un centre de soins de santé. En 2016, Martin B. Lavallée – employé du Mont Gabriel depuis 1978 - s'associe avec Mike Yuval et Jack Sofer afin de poursuivre les destinées du Mont Gabriel. Les nouveaux propriétaires de l’Auberge Mont Gabriel apportent plusieurs améliorations. Le 2 décembre 2022, le feu détruit les nouvelles salles de réunion et endommage une partie des installations avoisinantes. Heureusement, le bâtiment demeure intact dans son ensemble. Érigée en 1936 et améliorée depuis, l’Auberge du Mont Gabriel devenue l’Hôtel et Spa Mont-Gabriel demeure un fleuron parmi les établissements hôteliers des Laurentides et de la province de Québec. L'auberge et le centre de ski sont aujourd'hui gérés séparément ; le centre de ski ayant été intégré au groupe Mont-Saint-Sauveur International en 1995. Christiane Brault Membre du comité patrimoine 1 On lui doit entres autres l’Hôtel Alpine, le Mont-Tremblant Lodge, le Ski Lodge et les maisonnettes avoisinant le centre commercial de l’Estérel, ainsi que l’église Saint-Francis-of-the-Birds. 2 En 1981, la Ville de Mont-Gabriel et la corporation municipale de Mont-Rolland se regroupent pour former l’entité de Municipalité du village de Mont-Rolland – Gazette officielle du Québec, 21 novembre 1981, p. 1352. Mont-Rolland et Sainte-Adèle se fusionnent en 1997 pour former l’entité municipale que l’on connait aujourd’hui. Documentation Archives du Musée du ski des Laurentides. Archives de la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut Miron, Robert, Mont-Gabriel 80ᵉ anniversaire, La Mémoire, Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut, été 2016, no 139. L'Auberge Mont Gabriel, vers 1945. Carte postale, coll. M.-G. Vallières. Marie Josephine Harthford, vers 1936. Collection Columbus and Andrea O'Donnell. Des chèvres broutent les sections gazonnées sur les toitures, vers 1955. Carte postale, Frank Scofield, coll. M.-G. Vallières.
- La maison d’Anthime Valiquette | VDSA
La maison d’Anthime Valiquette 1037, rue Valiquette Anthime Valiquette père, riche cultivateur, occupe un poste de conseiller municipal, et provisoirement celui de commissaire d’école au moment où prend forme le projet d’un nouveau bâtiment scolaire en haut de la côte Morin. Né en 1893, le jeune Anthime fils grandit à Sainte-Adèle. Il épouse Mélanie Locas en 1917. Il s’implique dans sa communauté, devenant maire de la Corporation du village de Sainte-Adèle en 1944. Il est défait en 1945 par Claude-Henri Grignon mais réélu en 1950. Il conserve son poste jusqu’à la création de la Ville de Sainte-Adèle en 1965. Durant son mandat, la vie culturelle et sportive prend une place de plus en plus importante dans la municipalité. Il s’implique dans l’organisation de la Nuit Laurentienne, un événement artistique multidisciplinaire qui reçoit de nombreux artistes internationaux. En 1954, il remet les clés de la Ville au chansonnier Félix Leclerc, à l’occasion d’un événement de ski aux côtes 40-80. Anthime Valiquette, qui a habité cette maison et vu cette artère commerciale se transformer au fil du temps, décède en 1980. Félix Leclerc et Anthime Valiquette, 1954. Journal La Patrie. 2022
- La halte Louis-Aubert | VDSA
La halte Louis-Aubert 181, rue Morin Face à la halte Louis-Aubert, là où prend place un bâtiment tout neuf, se trouvait autrefois l’école du village. En 1900, la municipalité achète un terrain pour la construction d’une école mixte. Les enfants y font leur entrée l’année suivante. En 1927, Amanda Beaudoin – la femme de Louis Aubert - achète le bâtiment scolaire devenu trop petit pour les besoins grandissants du village. Les Aubert convertissent le lieu en auberge, puis agrandissent le bâtiment et y installent un magasin général. En plus de l’école, ils sont également propriétaires de l’aqueduc qui dessert les maisons du village. Pendant plus de cinquante ans, toute la famille Aubert met la main à la pâte derrière le comptoir du magasin général. À la suite du décès d’Amanda en 1954 et de son mari en 1956, le magasin est vendu. Au fil des ans, différents commerces y établiront leurs quartiers. Le bâtiment est totalement détruit par un incendie le 28 décembre 2018. Le site est occupé depuis mars 2021 par la clinique dentaire de Sainte-Adèle. Côte de la rue Morin, les deux dames se trouvent à la halte Louis-Aubert. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La pension Aubert, vers 1910. Honorius Grignon - Coll. Jean-Pierre Bourbeau.
- La maison Théodule-Huot (1907) | VDSA
La maison Théodule-Huot (1907) 80, rue Morin Eudoxie, fille d’Aldéric Valiquette et de Rose-Délima Arbic, épouse le menuisier Rodrigue Huot en 1902. Au décès de son père en 1936, Eudoxie hérite de la maison paternelle. Leur fils Théodule Huot (1917-2012) accomplit ses premières prouesses aux côtes 40-80. Il exécute ses premiers sauts périlleux sur ses grands skis de bois bien avant la venue du ski acrobatique. Accrédité par l’Alliance des instructeurs de ski du Canada en 1943, il est engagé comme moniteur aux côtes 40-80. En 1951, il se construit une petite échoppe à côté de la maison de ses grands-parents. Ainsi est né le Pine Ski Shop Théo Huot, spécialisé dans la pose de fixations. La renommée de l’entreprise dépasse les frontières. Théodule Huot est intronisé au Musée du ski des Laurentides pour sa contribution au développement du ski dans la région. À 60 ans, Théodule Huot ferme boutique et s’adonne à une nouvelle passion : la peinture. La maison de brique, recouverte d’un toit à quatre versants, abrite, depuis 1975, la famille Hevey et la galerie d’art du même nom. La Galerie d’art Hevey, 2016. Théodule Huot dans son atelier. Coll. Normand Huot.
- Témoignages de nos citoyens | VDSA
Témoignages de nos citoyens Raconte-moi Sainte-Adèle Les 6 capsules vidéo Raconte-moi Sainte-Adèle visent à faire découvrir et à assurer la pérennité de joyaux de Sainte-Adèle aujourd’hui disparus ou encore présents, à travers le témoignage de personnes qui les ont fréquentés. Le thème commun aux 6 capsules est le plaisir qu’on a pu y avoir en skiant, mangeant, séjournant, sortant et dansant… ainsi que les souvenirs impérissables qu’en gardent ceux qui ont eu la chance de connaître cette époque. Souvenirs des Soirées Nostalgia Pour souligner les 20 ans des Soirées Nostalgia, 4 Adélois nous ont partagé des souvenirs et anecdotes en lien avec ces soirées mémorables. LOUIS DESJARDINS, propriétaire, restaurant Spago GUY GOYER, ancien directeur général, Chambre de commerce de Sainte-Adèle CHRISTIAN JASMIN, propriétaire, IGA Sainte-Adèle MARTIN JOLICOEUR, ancien propriétaire, Assurexperts Jolicoeur. Ça fait 100 ans qu’on Chante-au-vent! La réalisatrice Valérie Seers présente la série de balados Ça fait 100 ans qu’on Chante-au-vent, pour souligner le 100e anniversaire de l'école primaire Chante-au-vent. Ces balados immortalisent les témoignages de quatre aînés racontant à des enfants leurs études à l’école primaire dans les années 50. Parmi les thématiques abordées : le bâtiment, l’écriture, les tannants et les punitions, la religion, les récréations et le sport. De quoi plaire aux plus petites et aux plus grandes oreilles! Cliquez ici pour découvrir les balados.
- Économie | VDSA
Documentaire Ma Rolland, mon village Élément phare du développement économique et social de la région de Sainte-Adèle, l’usine Rolland – appelée à l’époque les Moulins du Nord – est fondée à 1902. Cette usine, qui vient combler la demande de papier fin qui est en forte croissance au tournant du siècle, fabrique du papier à partir de fibre de bois. En donnant naissance à une communauté et à une entreprise qui deviendra un pivot important de l'industrie canadienne des pâtes et papiers, l’usine est devenue au fil du temps l’emblème du village de Mont-Rolland. Le documentaire Ma Rolland, mon village : Mémoires des ouvriers de l’usine de pâtes et papiers de Mont-Rolland , raconte l’histoire vécue par des centaines de travailleurs ayant œuvré dans cette usine qui a joué un rôle déterminant dans le développement de Mont-Rolland. Une quinzaine d’ouvriers qui y ont travaillé, pour plusieurs de génération en génération et certains au-delà de 40 ans, y livrent leur témoignage en tant qu’acteurs et témoins privilégiés des grandes transformations technologiques, industrielles et sociales du Québec. Laissez-vous transporter vers une époque pas si lointaine, où une usine naît au beau milieu de la forêt, et donne naissance à un village qui deviendra un pivot important de l'industrie canadienne des pâtes et papiers. Équipe de production : Producteur : Ville de Sainte-Adèle Idée originale et production : Julie Champagne Réalisation et montage : Johanne Mercier Recherche : Christiane Brault Captation audio-visuelle : Alexis De Gheldere Mixage sonore : Roger Guérin
- Chalet du père Eddy | VDSA
Chalet du père Eddy Le chalet du père eddy Si l’on emprunte le parc linéaire Le P’tit Train du Nord, à pied, à vélo ou en ski de randonnée, le chalet du père Eddy se trouve à environ 4 kilomètres au nord de la gare de Mont-Rolland. Le bâtiment est l’un des chalets faisant partie du parc de la rivière Doncaster. L’attrait des Pays-d’en-Haut Jean-Paul « Eddy» Fortier est né en février 1918, à Martinville, dans un petit village des Cantons-de-l’Est. Il est le dixième enfant d’Arthur Fortier et de Léocadie Boulanger. Passionné de motoneige et séduit par les lacs et les montagnes, il fréquente les Pays-d’en-Haut, où il s’établit en 1945. Jean-Paul rencontre Cécile Plouffe et le grand amour est béni à l’église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland. Le couple aura quatre filles : Michelle, Céline, Josée et Christine. Jean-Paul et Cécile s’impliquent dans l’hôtellerie. Ils reçoivent tour à tour les sportifs du village à l’auberge le Rustik, populaire rendez-vous des années 1940 et 1950. Le bâtiment était situé à l’entrée de Mont-Rolland, juste à gauche après le pont Nantel. Puis, les Fortier rejoignent Odilon Ouellette à l’Hôtel des Monts, appelé le New Mont-Rolland Hôtel. Après avoir occupé le poste de gérant, Jean-Paul et sa femme font l’acquisition du commerce en 1957. Grand bâtisseur de sentiers de ski de fond En 1972, Eddy Fortier se tourne vers le ski de fond et aménage des sentiers au gré de ses promenades. Deux ans plus tard, à la demande du propriétaire du Club de golf de Piedmont, il trace une première piste entre Mont-Rolland et Piedmont. Entre 1972 et 1979, il se consacre au défrichage et à l’obtention des droits de passage, et ouvre des pistes qu’il relie à certains sentiers patrimoniaux, dont ceux de la Maple Leaf et du McGill Outing Club. En 1975, il fonde le Club des Monts et pour marquer l’événement, plus de 250 skieurs s’y donnent rendez-vous. L’année suivante, il publie sa première carte des sentiers de randonnée de Mont-Rolland, qui comprend 13 pistes balisées totalisant plus de 100 kilomètres. Mont-Rolland tient son premier festival de ski de fond en 1977. À cette occasion, Eddy Fortier accueille le légendaire skieur Herman Smith-Johannsen dit Jackrabbit, âgé de 102 ans. L’événement se perpétue durant deux décennies. En 1987, en compagnie d’autres passionnés, il construit un relais pour permettre aux skieurs de prendre une pause. Le refuge prend le nom de Relais du père Eddy. Il inaugure ensuite la Première randonnée en ski de fond du parc linéaire du P’tit train du Nord, le 2 février 1991. Jean Paul « Eddy » Fortier décède le 22 janvier 1993. Quelques mois plus tard, il est intronisé au Temple de la renommée du ski des Laurentides à titre de « Skieur nordique, catégorie bâtisseur ». Cécile Plouffe Fortier décède à son tour le 14 mars 2016, à l’âge de 92 ans. Depuis 2018, pour commémorer la mémoire de ce grand bâtisseur, se déroule le Festival de ski de fond Eddy Fortier, où l’on peut skier hors-piste en toute sécurité, sur une distance de 20 kilomètres. Christiane Brault Membre du comité patrimoine Documentation Archives de la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut Archives du Musée du ski des Laurentides Avec la collaboration de Céline Fortier, Christine Fortier et Pascal Drolet Eddy Fortier en ski de fond, vers 1990. Collection Famille Fortier. Eddy Fortier et Jackrabbit à l’Hôtel des Monts, 1977. Musée du ski des Laurentides. Construction du Relais du père Eddy, 1987. Collection Famille Fortier
- Maison Biroleau-McGuire | VDSA
Maison Biroleau-McGuire Maison Biroleau-McGuire (183-187 rue Morin) Éléments historiques Le charpentier-menuisier Joachim Lafleur dit Lafleur (1790-1878), sa femme Marguerite Legault et leurs 8 enfants, dont Cyprien, Olive et Odile résident à Saint-Scholastique. Le marchand Cyprien Biroleau dit Lafleur acquiert en 1857, du représentant du commissaire des terres de la couronne, Augustin-Norbert Morin, les lots 71 et 72, pour y construire une maison et un magasin général. Écuyer, capitaine de milice et maire de la municipalité́, Cyprien passe ensuite le flambeau à son fils Hormidas, qui sera à son tour marchand et maire de la ville. La sœur de Cyprien, Olive se marie à Charles Lajeunesse, premier marchand général à s’établir en 1865 à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Les deux magasins exploités par Lajeunesse et Biroleau sont construits selon une typologie identique, soit deux maisons juxtaposées l’une à l’autre, de type mansart. Le frère de Cyprien, Odile Biroleau dit Lafleur, charpentier-menuisier, figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec pour la construction du palais de justice de Lachute, érigé en 1887. Par la suite, la demeure de la rue Morin a servi de résidence à différents notables de la ville de Sainte-Adèle. Le magasin général y a été présent pendant plusieurs décennies, puis des commerces plus spécialisés s’y sont succédé́ au fil des ans. Né en 1905, Jean McGuire est le fils de James McGuire, propriétaire d’une boulangerie à Sainte-Marguerite. Il travaille comme contremaître, pour le baron belge Louis Empain, en 1936 et 1937, lors de la construction du premier centre commercial ayant ouvert ses portes en Amérique du Nord. Autour de 1943, Jean McGuire achète l’édifice de la rue Morin et une voiture ambulance, qu’il opère pour transporter les blessés. Puis il fait construire, au début des années 1950, un salon funéraire à deux pas de sa demeure. Il conserve ce commerce pendant plus de 40 ans. Implantation La demeure du 183-187 de la rue Morin à Sainte-Adèle est située dans ce que l’on nommait jadis le haut du village. Le secteur qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. Le bâtiment érigé d’après deux plans rectangulaires juxtaposés prend place à l’intersection des rues Morin et Beauchamp. Le type d'architecture Les maisons de deux étages sont érigées sur une maçonnerie de pierres à moellons. Ces matériaux sont repris pour les souches de cheminées principales et les colonnes qui ceinturent le terrain. De magnifiques escaliers extérieurs, de bois ornementés, mènent à l’étage. Les balcons latéraux sont protégés d’une toiture à fronton, recouverte d’une tôle pincée. La typologie constructive s’inscrit dans la maison mansardée de style Second Empire. Cette architecture se développe à Paris, sous le règne de Napoléon III, notamment à̀ travers les travaux du baron Haussmann. Elle doit son nom à l’architecte français François Mansart (1598-1666). Parmi les caractéristiques de ce style, on retrouve un toit brisé, à deux ou quatre côtés, et un revêtement traditionnel de tôle On observe également des galeries couvertes en façade qui se prolongent parfois sur les autres élévations. Les ouvertures s’inscrivent dans une symétrie. Les murs sont recouverts de planche à̀ clin et son ornementation est plutôt discrète. Une charpente à la Mansart comporte une toiture formée de deux pentes différentes. La partie supérieure du toit s’appelle le terrasson, elle est séparée de la partie inférieure, le brisis, presque vertical, par ce que l’on appelle la ligne de bris. Cette forme de charpente laisse de grands espaces disponibles sous les combles, d'autant plus lorsque le brisis est courbe. Les modifications les plus significatives apportées à la maison sont visibles du côté de l’ancien magasin général. Les fenêtres d’origine qui prenaient place à l’étage ont été remplacées. Les éléments ornementaux comme les chambranles et le fronton ont disparus. Le balcon a aussi subi une cure de rajeunissement et a perdu sa toiture. Cette portion de la maison a conservé sa fonction commerciale jusque dans les années 1990. Du côté de la maison, la représentation la plus authentique demeure la lucarne en bois à fronton curviligne qui rappelle l’époque du 19e siècle dans les châteaux de la région de Bruxelles. Les lucarnes placées dans les pans du brisis ont pour fonction d’éclairer et de ventiler les pièces à l’étage. Ces structures en saillie sont recouvertes d’un fronton triangulaire. La valeur patrimoniale globale La maison de villégiature mansardée bénéficie d’une situation géographique appréciable, près du lac Rond. Sa valeur patrimoniale repose sur son ancienneté, son intérêt historique et sa valeur architecturale. Son édification présente un témoignage du passé et constitue un point de repère important sur une voie publique qui regroupe plusieurs bâtiments anciens. Les informations historiques La maison Biroleau McGuire présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. L’ensemble témoigne des origines urbanistiques du noyau villageois et demeure un témoin significatif de premier magasin général érigé autour de 1860. La valeur architecturale La maison présente aussi une valeur architecturale. Cette typologie, élaborée en France sous le règne de Napoléon III, se veut une synthèse de l’architecture de la Renaissance et du classicisme français. D’abord réservée aux monuments publics et institutionnels, elle a rapidement été adaptée, de façon plus modeste, à l’architecture québécoise. Le style Second Empire plaît pour ses qualités esthétiques et aussi pour les avantages qu’offre la toiture mansardée ; elle dégage plus d’espace habitable sous les combles. Les personnages associés Plusieurs notables de Sainte-Adèle ont résidé́ dans cette demeure. Par eux figurent Cyprien Biroleau dit Lafleur, son fils Hormidas, Joseph- Achille Lajeunesse, Eusèbe Nolin, Henri Legault, Alphonse Gauthier et Jean McGuire. Les éléments caractéristiques - Sa situation en bordure de la voie publique, à proximité́ de l’église, dans l’ancien noyau villageois ; - Son volume imposant, dont les plans juxtaposés l’un à l’autre, l’élévation de deux étages et le toit mansardé ; - Les matériaux d’origine, le parement de bois à clin, les lattes de cèdre et les planches charnières ainsi sa maçonnerie de pierre des champs ; - Ses toitures et galeries couvertes d’un avant-toit ; - La présence de combles habitables et ses lucarnes; - La composition symétrique des ouvertures. Résidence ce John McGuire dans les années 1950. Collection Céline McGuire. Maison Biroleau McGuire, 2019. Collection ville de Sainte-Adèle. Vue aérienne de la maison Biroleau McGuire. Maison typique à toit mansardé en 3D. Vue de l’ancien magasin avec ses vitrines commerciales, son balcon avec sa toiture à fronton. Collection Céline McGuire.
- Maison Olivier Rolland | VDSA
Maison Olivier Rolland La maison Olivier Rolland (1200 rue Saint-Jean) Le bâtiment situé au 1200 de la rue Saint-Jean à Sainte-Adèle s’inscrit dans l’histoire de la compagnie de fabrication de papier fin La Rolland, dont les activités dans la fabrication de papier se sont déroulées de 1902 à 1991. Avant que les papeteries ne voient le jour dans les Laurentides, Jean-Baptiste Rolland - père de Stanislas-Jean-Baptiste, fondateur des usines de Saint-Jérôme et de Sainte-Adèle - s’intéresse à la promotion foncière et à la construction domiciliaire. Au milieu du 19ᵉ siècle, il acquiert des terrains et fait bâtir des logements à Montréal. Son intérêt dans ce domaine s’accroît rapidement si bien qu’il fait ériger de belles maisons en rangée sur les rues Saint-Denis et Berri, face au carré Viger. Ces résidences d’inspiration victorienne sont fort prisées par la nouvelle bourgeoisie francophone. La maison de la rue Saint-Jean s’inscrit dans une typologie d’esprit victorien éclectique, avec son volume rectangulaire, la position de ses ouvertures, ses balcons, avant-toits, galbes, ses toitures en tôle à la canadienne, ses lucarnes ainsi que son ornementation très soignée. L’implantation du bâtiment prend place légèrement en retrait de la rue Saint-Jean (autrefois rue de l’Église) et de la rue Rolland à Sainte-Adèle. Cette maison est bâtie d’après un plan de 60 par 35 pieds et prend place sur un terrain boisé de 90 000 pieds carrés. Les éléments historiques Olivier Rolland a habité la maison dès 1917. En 1935 et 1936, il effectue diverses rénovations afin de répondre aux nouveaux besoins de la famille. À l’époque, les chevaux étaient logés dans l’étable à l’arrière de la maison. Avec l’arrivée des voitures, le bâtiment a été transformé en garage. À l’initiative de madame Villemaire et de quelques dames ayant des enfants d’âge à fréquenter une maternelle, une classe est aménagée en 1949 dans la résidence d’Olivier et d’Aline Rolland jusqu’en 1952. Après le départ d’Olivier, son fils Lucien décide de demeurer à Saint-Jérôme et la maison sera habitée par la famille du gérant Jean-Yves Chartrand, puis de celle de Ted Robitaille, cadre de l’usine. En 1975, la compagnie commence à se départir de certains biens, dont la ferme et les maisons des dirigeants de la Compagnie, dont les deux maisons de villégiature situées sur la rue Saint-Jean où logent les dirigeants de La Rolland – l’autre étant le 1450 rue Saint-Jean. Bruno Rolland, petit-fils d’Olivier Rolland, achète la maison du 1200 rue Saint-Jean. La maison n’ayant pas été rénovée depuis l’époque d’Olivier Rolland. Bruno Rolland fait refaire la toiture, l’électricité, la plomberie et a fait changer quelques fenêtres tout en conservant le cachet d’origine de la maison. La famille la conserve jusqu’en 1995. Durant cinq ans, la vaste demeure change fréquemment de propriétaires. En 2000, le bâtiment devient l’auberge Au clos Rolland, couette et café. Parmi les dix salles de bain que compte la maison, l’une d’elles a conservé toutes ses composantes et son caractère d’origine. Les éléments extérieurs La maison Olivier-Rolland consiste en un vaste bâtiment de bois, érigé sur un solage de pierre des champs, un matériau très présent dans la région des Laurentides. Le soubassement d’une hauteur de six pieds, nous permet d’apprécier les composantes structurelles de la maison. La toiture présente plusieurs versants à demi-croupes. On reconnaît ce type de toiture à sa charpente à deux versants de forme triangulaire, compris entre deux arêtiers, pour former un pan de forme trapézoïdale. Parmi les avancées, plusieurs avant-toits avec fronton, des saillies, une véranda et un solarium sont présents sur l’une ou l’autre des façades. Mais ce qui distingue vraiment la maison c’est le magnifique couronnement ajouré et ornementé qui coiffe le balcon à l’étage, de l’entrée principale. Nous pouvons également observer le jeu des colonnes tournées et de balustres façonnés en bois. Cet élément architectural comporte également une dentelle de bois ouvragée et des éléments distinctifs en forme de lys qui se veulent une référence avec la société francophone du Québec. Le premier descendant de la famille arrivé en Nouvelle-France, Jean-Pierre Rolland, fait partie du régiment de Guyenne venu défendre notre territoire de 1755 à 1760. Jean-Baptiste Rolland a d’ailleurs œuvré au côté du fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Ludger Duvernay. La fleur de Lys est également présente sur les armoiries de la ville de Mont-Rolland. Il existe d’autres éléments d’intérêt. Sur la façade qui donne sur la voie publique, les galbes disposés au-dessus des galeries sont ornés de lambrequins, finement ciselés, de colonnes fuselées. Cet élément architectural rappelle la présence d’une typologie néogothique. Des appliques représentant un soleil rayonnant situés dans les frontons ornent plusieurs bâtiments de Mont-Rolland. Des lucarnes en saillie à croupe sont ancrées dans les combles du toit pour éclairer et ventiler les chambres qui y sont présentes. Ces structures en saillie sont de type à croupes. À l’époque de sa construction une galerie courait sur deux façades et une tonnelle ouverte et ornementée était attachée à la maison, comme en fait foi une photo de l’époque. Les valeurs patrimoniales de la maison de villégiature de Sainte-Adèle ayant logé plusieurs gérants de la Rolland, dont Jean et Olivier Rolland et leurs familles, repose sur ses intérêts historique, architectural et son ancienneté. Son édification nous livre un témoignage du passé et constitue un point de repère important, toujours présent, dans le secteur de Mont-Rolland. Les éléments caractéristiques Les éléments caractéristiques de la maison Olivier-Rolland comprennent, notamment: - le positionnement de la maison, sur l'ancienne trame urbaine du village de la compagnie, sur un vaste terrain en relief et boisé; - le bâtiment de style victorien en bois à trois niveaux est coiffé de toitures irrégulières à deux versants; - les toitures avec versants droits qui se terminent par des pans en demi-croupe; - Les matériaux d'origine, dont les parements de bois à clin et planche charnière en plus d'une maçonnerie de pierre des champs; - les toitures et galeries couvertes d'un avant-toit en tôle posée à la canadienne; - les ouvertures organisées à la fois de façon symétrique et asymétrique selon la disposition et l'importance des façades; - les façades avec des fenêtres en bois à carreaux, à battants et à guillotines ainsi qu'une grande baie à triplet et de portes en bois de menuiserie d'assemblage; - les ornementations très présentes sur toutes les composantes de la maison, comme les colonnes tournées, les lambrequins, les balustrades et les corniches ornementées. Maison Olivier Rolland, 2019. Collection Christiane Brault. Olivier Rolland. Maison Olivier-Rolland, 1945. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue du grand pan stylisé de fleur de lys finement ciselé. Collection Ville de Sainte-Adèle. Soleil rayonnant apposé comme ornementation dans les frontons. Collection Ville de Sainte-Adèle. Maison Olivier Rolland, 1910. Collection François Rolland.
- Le cinéma Pine | VDSA
Le cinéma Pine (1948) 24, rue Morin Après la Première Guerre mondiale, Philippe Fermanian arrive au Canada et achète un site à Sainte-Adèle où il ouvre un kiosque de fruits et légumes. En 1935, il achète un projecteur 16 mm et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. En 1947, il achète la partie centrale du cinéma actuel et y aménage une salle de projection à l’arrière. La notoriété du Pine Theatre dépasse rapidement nos frontières. Aurore Fermanian, femme de Philippe, démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui devient projectionniste… à 14 ans! Le Cinéma Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises; il est l’un des premiers à se doter du son dolby stéréo et de la technologie en 3D. Les Fermanian ajoutent deux autres salles et s’inscrivent dans la mouvance des salles multiplex. En 1995, le Cinéma Pine II ouvre ses portes sur la rue Valiquette. Récemment, une troisième génération a pris la relève puisque Perry, fils de Tom et Geneviève, gère désormais ce cinéma d’avant-garde. Devanture du Pine Theatre, 1954. Famille Fermanian. Le Pine Theatre et la côte Morin, 1950 Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.
- Personnages historiques | VDSA
Personnages historiques Plusieurs personnages et familles adéloises ont contribué au développement de la Ville de Sainte-Adèle, de sa fondation à aujourd’hui. Qu’on pense à Augustin-Norbert Morin, fondateur du village de Sainte-Adèle, nommé en l'honneur de sa femme, Adèle Raymond. Ou encore au docteur Wilfrid Grignon, maire pendant deux mandats, qui contribué à moderniser le village au tournant du 20e siècle. Et bien sûr, Claude-Henri Grignon, homme politique et écrivain, à qui l’on doit le roman Un homme et son péché, et le téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Découvrez les personnages marquants de l’histoire de Ville de Sainte-Adèle.
- Parc Claude-Henri-Grignon | VDSA
Parc Claude-Henri-Grignon Le docteur Wilfrid Grignon et sa femme, Eugénie Baker, s’installent à Sainte-Adèle. Maire du village, il joue un rôle très important dans son développement. Devenu agronome, le docteur Grignon poursuit la mission de colonisation du curé Labelle. Né à Sainte-Adèle, Claude-Henri Grignon fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère tendre l’oreille aux histoires racontées par les anciens du village. Une carrière d’écrivain Grignon publie dans le journal L’Avenir du Nord dès 1916 et collabore à plusieurs autres revues. Ses écrits portent sur plusieurs genres avec Les Pamphlets de Valdombre, un périodique qu’il fonde en 1936. Les Belles Histoires des Pays d’en Haut Son œuvre majeure demeure Un homme et son péché. Ce roman, publié en 1933, lui vaut le prix David. Les adaptations du roman sur grand écran ne cessent de faire revivre la vie de l’avare Séraphin Poudrier et des divers personnages qui gravitent autour. Ces histoires donnent à Sainte-Adèle cette nouvelle appellation des Pays d’en Haut. Le maire de Sainte-Adèle Claude-Henri Grignon est élu maire de 1941 à 1951. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Sainte-Adèle entre alors dans la modernité. Il occupe la présidence du Syndic pour la construction de la nouvelle église, celle de la Commission scolaire et autres. Il agit également comme préfet de comté. Rien ne lui échappe. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut, Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et lui ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le projet prend vie en 1967 et grandit au fil des ans. Après 32 ans, le site ferme ses portes. Claude-Henri Grignon inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec Claude-Henri Grignon décède en 1976, laissant derrière lui une œuvre colossale. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Plusieurs écrits de Claude-Henri Grignon ont été légués à la bibliothèque municipale qui porte son nom. Sa maison natale, également citée par la ville de Sainte-Adèle, existe toujours. Le docteur WIlfrid Grignon et Claude-Henri Grignon en 1895. La famille de Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker. Collection Pierre Grignon. De gauche à droite. 1ère rangée : Raoul, Louis-Marie, René, Claude-Henri, Irène, Jeanne. 2e rangée : Alice, Blanche, Wilfrid Grignon et Eugénie Baker. Claude-Henri Grignon, 1941. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Albert Dumas. Séraphin Poudrier et sa femme, Donalda, interprétés par Jean-Pierre Masson et Andrée Champagne. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Collection Société Radio-Canada. Village de Séraphin, route 11 à Sainte-Adèle, 5 juillet 1967. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Pierre McCann. Fonds La Presse. Maison de Claude-Henri Grignon, rue Morin, prise en 2020. (été) Collection Christiane Brault.
