top of page

102 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland | VDSA

    Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland Église Saint-Joseph de Mont-Rolland (1382 rue Saint-Jean) Éléments historiques Jean-Baptiste Rolland acquiert en 1902 les terrains riverains des chutes de la rivière du Nord et le lot 9B du 10ᵉ rang Abercombie de la North River Lumber & Pulp Company. Il amorce quelques semaines plus tard la construction de nouveaux bâtiments adjacents à l’ancienne usine. Le village prend forme avec l’ouverture d’un magasin général, une boulangerie, une boucherie, un bureau de poste et un moulin à̀ scie. En parallèle, la Compagnie se fait construire de grandes demeures bourgeoises et participe à l’édification de maisons pour loger ses employés. Le 18 juin 1913, en visite pastorale à l’usine de Mont-Rolland, monseigneur Paul Bruchési reçoit une demande des habitants pour construire une chapelle. La requête est accueillie favorablement par l’archevêque. Dès cet instant, le curé Armand Paiement, curé de la paroisse de Sainte-Adèle, part à la recherche du mobilier pour la nouvelle église. Le syndic chargé d’édifier un nouveau lieu de culte retient en 1914 les services de l’architecte Joseph L. D. Lafrenière. Les propriétaires de la compagnie La Rolland s’engagent à̀ fournir tout le bois de construction, le plancher en bois franc, la tôle pour les couvertures, les clous, les boulons et la ferronnerie, la brique à cheminée et à payer le coût du « fret » sur le matériel fourni par l’entrepreneur. Pendant plusieurs mois, toute la communauté́ est mobilisée pour ériger le nouveau bâtiment. Les cultivateurs et les ouvriers se mettent au travail et accomplissent les différentes tâches. Bâti sur une fondation de ciment, le carré de l’église est construit en madrier de pin jaune de trois pouces d’épaisseur, embouveté́. Les cultivateurs et employés de l’usine transportent et fournissent certains matériaux. À défaut de doter le village d’une église en pierre comme celle de Saint-Sauveur-des-Monts (1905), les dirigeants opte plutôt pour de la brique rougeâtre qui se veut un rappel de la manufacture de papier et des bâtiments institutionnels du secteur. Le lieu de culte est prêt à temps pour la messe de Noël de 1914 mais les travaux extérieurs et la sacristie ne seront terminés qu’en 1918. La paroisse est érigée canoniquement en 1918 prend le nom de Saint-Joseph de Mont-Rolland. La municipalité de Mont-Rolland qui compte 131 familles pour une population de 790 habitants se détache de celle de Sainte-Adèle pour former sa propre entité. L’implantation L’implantation du nouveau lieu de culte prend place en bordure de la rue Saint-Jean (autrefois rue de l’église), là où l’on retrouve les demeures bourgeoises ainsi que l’école Chante-au-vent (nommée autrefois école Saint-Georges) construite en 1923 et agrandie à plusieurs reprises. Le quartier compte de nombreuses maisons érigées pour les cadres et les ouvriers, mais également des commerces, quelques établissements hôteliers et d'autres lieux d'hébergement, ainsi que des édifices institutionnels dont l’ancien presbytère paroissial et l’ancien collège Saint-Jean- Baptiste dirigé par les frères Maristes entre 1935 et 1972. L’église Saint-Joseph de Mont-Rolland est construit d’après un plan rectangulaire, auquel s’ajoute en 1938, une sacristie. Les pans latéraux sont percés de six verrières historiées. Les éléments architecturaux Les composantes architecturales du bâtiment reprennent les caractéristiques de la typologie néo-géorgienne, qui succède au style baroque anglais. Le style géorgien se caractérise par ses proportions et son équilibre, sa symétrie et son adhésion aux règles classiques. Les matériaux les plus utilisés sont la brique et la pierre. L’intégrité́ architecturale conceptuelle et physique de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland repose sur des valeurs et des éléments qui comprennent notamment : - Le volume rectangulaire de l’église qui se termine par un chœur en saillie à chevet plat auquel est adossé la sacristie ; - Les matériaux, dont le parement de briques polychromes de teinte rougeâtre, une caractéristique des usines et des maisons bourgeoises de la Rolland; - Les contreforts disposés sur les murs latéraux qui jouent un rôle porteur pour les arcs; - Les deux tours hexagones en demi hors-œuvre, leur clocher, les dômes et les éléments ornementaux; - Une large croix, posée à l’intersection du faîte, qui surplombe une série de fenêtres en ogive; - Le toit en tôle posé à la canadienne; - Les fenêtres latérales en forme ogivale, leur disposition symétrique, les verrières, les soupiraux, les portes à̀ double vantaux et leur imposte cintrée; En 1938, un nouveau portique est ajouté en façade. Les fenêtres d’origine, situées de part et d’autre de la porte principale, sont alors retirées et replacées de chaque côté du nouveau portique en encorbellement. On ajoute deux portes latérales. Les vitraux du maitre verrier John O’Shea Parmi les éléments distinctifs du bâtiment, notons les verrières réalisées dans l’atelier du maitre-verrier, d’origine irlandaise, John Patrick O’Shea de Montréal. La technique utilisée par l’artiste donne au verre une grisaille qui crée des ombrages que l’on peut observer dans les plis des tissus ainsi dans les médaillons. La représentation des apôtres s’inscrit dans la tradition. Le tableau de la Sainte-Famille George Delfosse est né 1869 à Mascouche. Il a grandi dans le manoir du dernier seigneur de Lachenaie, John Henry Pangman. Le père de Delfosse occupait le poste de régisseur sur la ferme du domaine. Delfosse étudie à l’Institut des beaux-arts de Montréal sous la direction de l’abbé́ Joseph Chabert, puis à l'Art Association de Montréal avec Wiliam Bryner et Edmond Dyonnet. Le peintre complète sa formation à Paris. On dénombre plus de 200 toiles religieuses réalisées par l’artiste, destinées principalement à des églises du Québec et des États-Unis. La paroisse Saint-Joseph conserve un magnifique tableau La Sainte-famille acquis par Olivier Rolland 1919, qui en a fait don à la paroisse. La valeur patrimoniale Aujourd’hui, la valeur patrimoniale de l’église Saint-Joseph de Mont-Rolland repose sur son intérêt historique relatant le passé industriel des usines de fabrication de papier La Rolland. Située au cœur du secteur de Mont-Rolland, l’église prend place sur le lot acquis par Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, qui souhaite y ériger un village de compagnie comprenant tous les services nécessaires à l’intention de ses employés. L’édification du lieu de culte en 1914 en fait de cette église un bâtiment centenaire. Du point de vue identitaire, il constitue un point de repère important dans la région. Sa valeur architecturale repose sur le fait qu’il constitue l’une des rares lieux de culte présentant une typologie néo-géorgienne. Depuis la citation du bâtiment en 2019, le lieu de culte a été vendu à l’église catholique des Maronites, qui constitue la plus importante communauté chrétienne au Liban. Construction de l'église en 1913. Société d'histoire et de généalogie des Pays-d'en-Haut. Église Saint-Joseph de Mont-Rolland, 2019. Église Saint-Joseph, 1927. Archives paroissiales. Vitraux représentant les saints Luc, Jean, Marc et Mathieu. Vue de l'intérieur de l'église depuis le jubé, 2019. Collection ville de Sainte-Adèle. Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland.

  • Maison Wilfrid-Grignon | VDSA

    Maison Wilfrid-Grignon La maison Wilfrid-Grignon (176-184 rue Morin) Le développement du village s’amorce véritablement avec l’érection canonique de la paroisse de Sainte-Adèle et la construction de l’église en 1852. L’arrivée du docteur Wilfrid Grignon autour de 1879 contribue à la structuration de la municipalité créée en 1855. Peu après son arrivée à Sainte-Adèle, le docteur Wilfrid Grignon achète en 1881 du menuisier Odile Biroleau dit Lafleur les lots 44 et 45. Avec les années, il fera l’acquisition de nombreux autres lots pour y installer sa ferme expérimentale. Maire, préfet de comté, il collabore activement à la promotion de son village dans les journaux canadiens et américains, à la construction d’une école (1901-02) et à la venue de la manufacture de fabrication de pulpe de la famille Rolland (1902) alors que le conseil de ville leur consent une exemption de taxes de 25 ans. On lui doit également l’installation du central téléphonique dont il prend la direction et la construction à ses frais d’un aqueduc dans le haut du village. C’est dans sa maison, nouvellement agrandie qu’il accueille, à la même époque, le bureau de poste. La Banque canadienne nationale s’installe à cet endroit en 1916. Parallèlement à sa pratique médicale, le docteur est à même de constater la pauvreté des colons, l’épuisement des troupeaux et la déchéance de la culture. En plus de soigner les gens, il prend soin des animaux et met en place une clinique vétérinaire. Agronome et conférencier nommé par la Province de Québec, il se dédie au bien entre des habitants Le docteur Grignon participe à la mise en place d’une industrie laitière et à la création d’une nouvelle race chevaline ardenno-canadienne. Par ses différentes expériences et observations sur le terrain, les pâturages des Laurentides deviennent une richesse incalculable. La culture du ginseng et de la pomme de terre, dans le sol rocailleurs de la région, s’avère une véritable mine d’or pour les cultivateurs. Les informations historiques Après le décès du docteur Grignon, la maison est rachetée par l’homme d’affaires Joseph-Honorius Beauchamp en 1923. La centrale téléphonique qui avait déménagé chez monsieur Longpré, revient dans l’ancienne maison Grignon dans de nouveaux bureaux et des installations plus modernes. La famille Beauchamp conserve la demeure jusqu’en 1976. La dénomination sociale de la rue perpendiculaire à sa maison prend le nom de Beauchamp. Artiste multidisciplinaire et restauratrice, Liliane Reid-Bourcier achète la maison de Sainte-Adèle en 1981. Les Bourcier y ont apporté́ de nombreuses rénovations au cours des ans, tout en respectant le cachet patrimonial de la maison. Le bâtiment demeure dans la famille jusqu’en 1999. C’est durant cette période que Madame Hudon logeait à cette adresse avec sa célèbre boutique de fleurs. La situation géographique La maison du 176-184 rue Morin est érigée dans le haut de côte, à l’angle de la rue Beauchamp. Le quartier qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. Les pentes 40-80 et le très réputé Ste-Adele Lodge prisé par les touristes dans les années 1950 et 1960, ont fait place à un vaste terrain en relief que l’on nomme le Parc de la Famille. Il a été réaménagé pour des rendez-vous culturels. On trouve également de nombreux commerces, l’église paroissiale, l’école d’hôtellerie des Laurentides qui loge dans l’ancienne école du village ainsi que des résidences pour les ainés qui ont pris place dans les anciens bâtiments occupés par des congrégations religieuses. L'implantation La maison jumelée érigée sur une structure de bois, est disposée perpendiculairement par rapport à la voie publique principale. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette section a été agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. La maison bâtie d’après un plan rectangulaire repose sur une structure de maçonnerie de pierre, ce qui permet d’avoir accès à un vide sanitaire où le sol est en terre. On accède au bâtiment du rez-de-chaussée, par quelques marches qui mènent à un perron. Puis un escalier intérieur monte à l’étage. Une entrée extérieure est aménagée du côté de la rue Beauchamp afin de monter second palier. Cette façade latérale comporte également deux galeries entourées d’une balustrade et surmontées de colonnes moulurées d’origine. Le type d'architecture À la fin du 19ᵉ siècle, la typologie de la maison en rangée n’est pas encore très présente au Québec. On la retrouve surtout aux États-Unis. L’architecture néo-classique, d’influence américaine est soulignée par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées et la disposition symétrique des différents éléments. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. À l’origine, un avant-toit courait sur deux façades. La demeure présente quelques modifications réalisées au fil du temps, dont une pièce ajoutée à l’arrière, dans la partie ouest, en 1988. On peut voir sur une photographie datant de la fin du 19ᵉ siècle, qu’une seule et grande toiture couvrait tout le rez-de-chaussée de la façade principale. Aujourd’hui, chacune des entrées donnant accès à un logis est coiffé d’un fronton triangulaire reposant sur des colonnes de bois. Seul l’avant-toit à l’étage a été conservé. Le recouvrement de planche à feuillure de bois est posé à la verticale et des planches cornières complètent l’ensemble. La comparaison entre deux murs montre que certaines planches ont été remplacées. Les matériaux étant différents. Du point de vue de l’ornementation, on observe au rez-de-chaussée les colonnes moulurées, la balustrade et les aisseliers (disparus en 2020, lors du remplacement de la galerie). Au niveau du toit, la corniche à consoles est toujours présente aussi bien à̀ l’avant qu’à l’arrière du bâtiment. Les ouvertures Nous sommes ici en présence d’un grand nombre d’ouvertures symétriques et régulières, de forme rectangulaire avec chambranles moulurées qui entourent la baie vitrée, composés de deux éléments verticaux appelés jambages et de pièces horizontales placée au sommet, que l’on nomme une traverse et à la base, d’un appui. On peut voir à l’étage des fenêtres à battants, à six carreaux, qui sont munies de contrevents. Celles du rez-de-chaussée sont plus récentes. De plus, des ouvertures cintrées, très bien conservées, éclairent les logements, à l’étage. Certaines portes en bois à petits carreaux sont d’origine ainsi que leur ferronnerie alors que d’autres ont été remplacées. Une attention a été apportée dans la reproduction de l’ancien modèle. La valeur patrimoniale globale La municipalité de Sainte-Adèle a cité la maison du docteur Wilfrid Grignon comme bâtiment patrimonial. La demeure figure depuis au Registre du patrimoine culturel du Québec. On reconnait la valeur patrimoniale du bâtiment pour : Sa valeur historique La maison présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. On compte peu de propriétaires. La maison témoigne de la présence de la famille du docteur Wilfrid Grignon de 1881 à 1923. Des différents services publics et commerces qui ont été intégrés dans cette demeure. Joseph-Honorius Beauchamp, homme d’affaires et homme politique, y a ramené certaines institutions, dont le central téléphonique. La famille y a résidé de 1923 à 1976. Finalement la famille de l’artiste Liliane Reid-Bourcier ont été propriétaires de 1981 à 2001. Sa valeur architecturale La classification de la maison du docteur Wilfrid Grignon propose des composantes issues d’une architecture néo-classique avec une certaine influence américaine. Les maisons à deux étages, ou avec un haut corps, et érigées entre 1830 et 1880 sont plutôt rares au Québec. La maison de la rue Morin se décline par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. Toutefois, à l’origine la façade principale était recouverte d’un avant-toit sur toute la longueur. La maison jumelée est disposée perpendiculairement par rapport à̀ la voie publique principale et se dégage du sol par une fondation en maçonnerie de pierres. La cave de service est peu profonde. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette partie a été érigée ou agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. Le personnage associé La maison est associée au personnage Wilfrid Grignon, docteur, maire, préfet, conférencier et agronome qui a collaboré au développement économique et social du village en plus de définir les grandes orientations en matière d’agriculture. Les éléments caractéristiques La maison se caractérise par les éléments suivants : - Une maison jumelée, son imposant volume constitué de deux plans rectangulaires et l’élévation sur deux étages ; - Les matériaux d’origine, dont le parement de bois et la maçonnerie de pierre des champs; - Les toitures à deux versants et les avant-toits couverts de tôle traditionnelle; - La composition symétrique et bien ordonnée de la façade, les fenêtres à battants à carreaux, dont plusieurs éléments sont d’origine ; - L’ornementation, dont la corniche à consoles, les colonnes et les aisseliers d’origine de la façade latérale, les chambranles, les planches cornières et autres. Maison Wilfrid-Grignon, 2019. Collection Christiane Brault. Wilfrid Grignon âgé de 55 ans. Collection Pierre Grignon. Maison Grignon avec l’enseigne de Bell Telephone. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue aérienne de la maison Grignon, angle des rues Morin et Beauchamp. Maison Wilfrid-Grignon, 1900. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • La chapelle Saint-Paul (1944) | VDSA

    La chapelle Saint-Paul (1944) 1069, boulevard de Sainte-Adèle En 1943, la fabrique de Sainte-Adèle achète d’Anthime Valiquette un terrain sur la nouvelle route et confie à l’architecte Lucien Lemieux le mandat d’ériger un bâtiment qui comprendrait des bureaux, quatre salles de classe, une sacristie et une chapelle de 400 places. Le 4 octobre 1944, la première école non-mixte est inscrite au registre officiel et porte le nom d’Académie Saint-Joseph. La chapelle est placée sous le patronage de Saint-Paul. En plus de servir aux offices religieux le dimanche, la salle paroissiale sert de cinéma durant la semaine. En 1965, la Ville y aménage une bibliothèque à l’étage supérieur. Elle acquiert le lieu en 1978 et y effectue plusieurs améliorations. La bibliothèque est transférée dans l’espace de la chapelle. La Ville revend le bâtiment en 1992 et déménage ses livres sur la rue Morin, en haut de la côte. Philippe Riopelle acquiert la bâtisse pour y ouvrir un théâtre d’été, qui a fermé ses portes en 2019. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, celui-ci est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Vue de la façade principale 1978. Archives VDSA. Les élèves se dirigent vers les côtes 40-80 pour faire du ski, 1955 Bert Beaver, Montreal Star Magazine. Représentation d’une pièce de théâtre à la salle paroissiale, vers 1950 Paroisse Notre-Dame-des-Pays-d’en-Haut

  • La rue Valiquette | VDSA

    La rue Valiquette Ancienne route provinciale appelée la route du Nord, puis rue de la station, la rue Valiquette était le chemin que les charretiers - à bord de leurs carrioles tirées par des chevaux - empruntaient pour conduire les touristes à la gare. C’était en fait le principal passage entre Montréal et Mont-Laurier. La voie publique a d’ailleurs été agrandie à plusieurs reprises, c’est pourquoi les maisons semblent construites sur le trottoir. Au début des années 1950, cette route a perdu son statut de route nationale au profit du boulevard de Sainte-Adèle. La Ville de Sainte-Adèle a complètement refait cette voie publique en 2020. Les trottoirs sont maintenant surdimensionnés, afin d’y aménager des terrasses et d’encourager les déplacements à pied. Cette artère commerciale-mixte fraîchement revitalisée est vivante, conviviale et accueillante. La rue Valiquette vers de sud, depuis la rue Morin, 1910. Jean-Pierre Bourbeau. La rue Valiquette vers le nord, depuis la rue Gagné. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Parc Lionel-Patry | VDSA

    Lionel Patry. Collection Jacques Patry. Anthime Valiquette maire de Sainte-Adèle village et Lionel Patry, maire de Sainte-Adèle paroisse. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. La fraterie Patry, Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Le petit Jean-Pierre devant la maison familiale. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Vue de l’église de Sainte-Adèle construite en 1952 Collection : Christiane Brault, 2020. Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry debout en discours. Maison sur la rue Patry, à Sainte-Adèle en 2020. Photo : Christiane Brault. De gauche à droite : Lucius Bélanger, Jean Chollet, Rolland Lambert, Lucien Rolland, homme non identifié, enfant non identifié, Claude Grégoire. Inauguration de l'usine de filtration de la Rolland 1975 - Lionel Patry, maire et son père Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry (1911-1992) Les Patry à Sainte-Adèle En 1851, Alexis Legault, dit Deslauriers, acquiert une terre située sur une partie du lot 12, dans le 10e rang, dans le canton d’Abercombie. Le terrain s’étend approximativement de la rue Notre-Dame à la montée du chemin du Mont-Sauvage, puis entre ce que l’on connaît aujourd’hui comme étant la rue du Bois-Joli jusqu’à la voie d’accès à l’autoroute des Laurentides. Lionel Patry s’en porte acquéreur en 1944. La maison, qui appartient toujours à la famille Patry, aurait été construite au tournant du 19e siècle. Lionel Patry, entrepreneur Lionel Patry est associé à la firme d’ingénieurs Lalonde et Valois. Entrepreneur actif, il s’implique dans la construction de plusieurs maisons à Sainte-Adèle, notamment dans le domaine Deauville et le Sommet-Bleu. Syndic pour la construction de l’église de Sainte-Adèle Lionel Patry, Wilfrid Monette et Claude-Henri Grignon sont élus membres du Syndic pour la construction de la nouvelle église qui est inaugurée en 1952. Le Syndic a la charge de voir au bon déroulement des travaux, mais surtout de bien surveiller les finances. Le premier maire de Sainte-Adèle, Lionel Patry Après avoir occupé le poste de maire de la municipalité de la paroisse de Sainte-Adèle, de 1959 à 1965, Lionel Patry devient, lors de la fusion du village et de la paroisse en 1964, le premier maire de la nouvelle ville de Sainte-Adèle. Sainte-Adèle est la première municipalité au Québec à adhérer aux nouvelles dispositions de la Loi sur les fusions des municipalités énoncées par le ministre Pierre Laporte en 1965. Pour regrouper tous les services au même endroit, les nouveaux dirigeants se dotent d’un nouvel hôtel de ville qui est inauguré en décembre 1966. Parc Lionel-Patry

  • La maison d’Ernest Bertrand (1906) | VDSA

    La maison d’Ernest Bertrand (1906) 1175, rue Saint-Jean Au centre, la maison Ernest-Bertrand, vers 1938. Aline Bertrand. Ernest Bertrand et Marie-Anne Courchesne, fin des années 70. Aline Bertrand. Maison Ernest-Bertrand, 2020. Originaire de Saint-Jérôme, Zéphirin Gascon emménage à Mont-Rolland et fait bâtir cette maison autour de 1906. Divers propriétaires, s’y succèdent. Ernest Bertrand, comptable à la Rolland, l’achète de la veuve d’Albert Tellier en 1938. La même année, Ernest épouse Marie-Anne Courchesne, fille du chef de gare Rosaire Courchesne et de Laura Beauchamp. À 24 ans, Marie-Anne est nommée directrice de la centrale téléphonique de Sainte-Adèle-en-Haut, ainsi que du bureau de poste adjacent. Avec un maigre salaire mensuel de 80 $, elle doit prendre soin des lieux, acquitter les frais d’électricité, acheter le mobilier, payer le personnel et chronométrer, à l’aide de la grosse horloge, les appels « longue distance ». Marie-Anne doit aussi aller collecter l’argent accumulé dans les téléphones publics dans les villages avoisinants. Tout ça pour 20 piastres par semaine!

  • L’ancienne boulangerie | VDSA

    L’ancienne boulangerie 1260, rue Claude-Grégroire À la suite d’une entente verbale avec Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, Edmond Beauchamp acquiert ce lot, en 1906, sur lequel sera bâtie cette maison. En 1923, son fils Lambert Beauchamp, comptable à la compagnie Rolland épouse Éva Desjardins, fille du redoutable homme d’affaires Arcade Desjardins. Le sens des affaires de ce dernier servira de modèle pour la création du personnage de Séraphin Poudrier dans le roman de Claude-Henri Grignon, Un homme et son péché ou du téléroman Les belles histoires des Pays-d’en-Haut. La sœur ainée d’Arcade se nomme Donalda. La boulangerie est acquise en 1927 par Joseph-Octave (dit Jos) Desjardins. À la suite d’un accident à la Gatineau Power - Le Hydro Québec de l’époque -, Jos reçoit une compensation qu’il investit dans l’achat de la boulangerie, qu’il conserve jusqu’en 1950. Ses fils, Guy et Gérald reprennent ensuite la direction du commerce. Guy Desjardins ouvrira ensuite la boulangerie Au vieux four sur la rue Valiquette, à Sainte-Adèle, et son frère Gérald ouvrira une quincaillerie à Mont-Rolland, aujourd’hui connue comme Starca, la quincaillerie des saveurs. 1260, rue Claude-Grégoire,1989. 1260, rue Claude-Grégoire, 2019. Start Now

  • La boucherie Ouimet (1900) | VDSA

    La boucherie Ouimet (1900) 134-140, rue Morin Le boucher Wilfrid Marinier établit son étal sur la rue Morin, et celui-ci est repris tour à tour par Joseph Machabée, Hervé Desjardins, Wilbrod Meilleur et Auguste Ouimet. Membre d’une famille fondatrice de Sainte-Adèle, Auguste Ouimet épouse, en 1917, Bernadette, la fille aînée de Sigefroid Ouellette, contremaître à la papeterie Rolland, et de Marie-Louise Girouard. Après avoir œuvré sur les chantiers, Auguste Ouimet travaille à la Rolland comme journalier. Puis, il acquiert une boulangerie à Sainte-Adèle avant de la revendre et d’acheter la boucherie de la rue Morin en 1923. Le commerce fait face à l’ancien hôtel Ste Adele Lodge et on raconte que lorsque le boucher faisait cuire son boudin, cela incommodait les touristes. Nommé marguillier à la paroisse de Sainte-Adèle, Auguste Ouimet a été conseiller municipal durant près de 25 ans. Il décède en 1952, à l’âge de 56 ans. Sa femme Bernadette Ouellette hérite de la maison, qu’elle cède à son fils Louis en 1965. La boucherie Ouimet & Frères s’affilie à la bannière des marchés d’alimentation Métro. Les derniers Ouimet quittent la maison en 1979. Le restaurant La Chitarra y a pignon sur rue depuis les années 1990. 1998 Séance du conseil du village de Sainte-Adèle, 1949. De gauche à droite : Auguste Ouimet, J.E. Sauvé, Claude-Henri Grignon, Wilfrid Monette et Léo Desjardins. Journal Les Pays-d’en-Haut, 1967.

  • La maison Olivier-Rolland (1904) | VDSA

    La maison Olivier-Rolland (1904) 1200, rue Saint-Jean Cachée derrière des rangées d’arbres matures se trouve l’une des plus belles maisons de Sainte-Adèle, mais surtout la plus authentique. Il s’agit de la maison du gérant de la Rolland. Dans les faits, Olivier Rolland, fils de Stanislas-Jean-Baptiste, l’a habitée durant de nombreuses années. Le bâtiment construit autour de 1904 est très imposant et présente plusieurs éléments d’intérêt. INTÉRÊT ARCHITECTURAL La maison se distingue par sa grande lucarne à pignon coupé et son encadrement de dentelles décoratives représentant des fleurs de lys. Le revêtement de la toiture, qui se veut un rappel de la tôle à la canadienne, est usiné et posé par les employés de la Rolland. Les fenêtres de bois reprennent la forme de celles de l’usine de papier. Depuis plusieurs années, la maison a été transformée en auberge, le Clos Rolland. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au personnage et au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, ces éléments sont inscrits au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Maison Rolland, 2019. Stanislas-Jean-Baptiste Rolland est ses petits enfants Rolland.

  • L’Hôtel des Monts (1911) | VDSA

    L’Hôtel des Monts (1911) 1340, rue Saint-Joseph Tout porte à croire que le premier propriétaire du bâtiment, construit après 1911, ait été Joseph Godard, qui décède en 1926. Henri Valiquette rachète le site et rembourse à sa veuve le coût des marchandises de la taverne. Gustave Maillé achète la propriété en 1926. Une annonce parue dans le journal La Presse de 1931 fait mention de chambres à 10 $ par semaine. Jean-Paul « Eddy » Fortier s’installe à Mont-Rolland en 1945. Après avoir travaillé dans la région dans le domaine de l’hôtellerie, il acquiert l’Hôtel des Monts en 1957. Claude Grégoire, maire de Mont-Rolland de 1971 à 1975, s’associe à Fortier en 1972. Le nom d’Eddy Fortier est étroitement lié au ski de fond à Mont-Rolland. En 1975, il fonde le Club des Monts. L’année suivante, il publie sa première carte des sentiers de randonnée, qui comprend 13 pistes balisées totalisant plus de 100 kilomètres. Il n’était pas rare à l’époque de rencontrer le skieur Herman Smith-Johannsen dit Jackrabbit dans cet hôtel. Restaurant Godard, vers 1916. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Eddy Fortier et Jackrabbit à l’Hôtel des Monts, 1975. Musée du ski des Laurentides.

  • Robert LECLERC - La Rolland | VDSA

    LA ROLLAND - 2008 Robert Leclerc Robert Leclerc est un artiste-peintre autodidacte, né à Montréal en 1958. Unique en son genre et d’une très grande sensibilité, il exprime dans ses œuvres son émotion pour l’amour, la joie et la paix. Ses tableaux ont fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Québec, en plus de se retrouver dans plusieurs collections privées et publiques au Canada et à travers le monde. Il possède également sa propre galerie à Saint-Jérôme. LA ROLLAND - 2008 Stanislas Jean-Baptiste Rolland reçoit en 1902 le Grand Prix de la production de papier à l’Exposition universelle de Paris et veut agrandir les installations de Saint-Jérôme. Cette même année, il acquiert à Sainte-Adèle les terrains de chaque côté de la rivière du Nord, là où trente mètres de chute sont propices à l’érection d’un barrage et à la construction d’un tube de bois cerclé de fer de huit pieds de diamètre. Cette conduite pourra fournir la force motrice utile au moulin à pulpe et à papier. Jean Rolland, maire de Sainte-Adèle de 1916 à 1918, fera tourner les moulins alors connus sous le nom de Les Moulins du Nord. Comme toutes les villes mono-industrielles, Mont-Rolland vivra au rythme des hauts et des bas de l’usine jusqu’à sa fermeture en 1990.

  • Parc Lépine | VDSA

    Parc Lépine La ferme St-Germain Sur la terre où est aujourd’hui construit le parc Lépine se trouvait une ferme appartenant à la famille St-Germain. On y élevait, par milliers, des poussins de poules pondeuses de race pure Plymouth Rock. L’entreprise était située tout près de la voie ferrée d’où l’on pouvait expédier rapidement les poules vers Montréal et même dans la région de Boston. Les Lépine à Mont-Rolland Armand Lépine se marie avec Marie-Ange Gohier de Saint-Hippolyte en 1916. Peu après, ils s’installent à Mont-Rolland, et les 10 enfants du couple naissent dans la région. Un de leurs fils, Yves, naît en 1922 et développe des habiletés pour la menuiserie. Il développe également une passion pour la sculpture sur bois. Yves Lépine se marie avec Thérèse Maurice en 1948 à Sainte-Adèle, et ils auront 4 enfants. Le domaine du Plateau En 1962, Armand Lépine fonde avec son beau-frère, Jean-Louis Maurice, et le notaire Alain Voizard une entreprise en construction d’immeubles appelée Domaine du Plateau. Ils achètent la terre des frères St-Germain, et une partie du terrain est lotie pour l’aménagement du parc. La Caisse populaire de Mont-Rolland On lui doit également la construction de l’ancienne Caisse populaire de Mont-Rolland, sur la rue Saint-Charles, érigée d’après les plans de l’architecte Jean-Guy Clément. L’édifice est béni et inauguré le 4 mai 1961. Thérèse Maurice, femme pionnière Cette dame s’implique à fond au sein de différents organismes dont la section régionale de la Ligue ouvrière catholique féminine de Sainte-Adèle, une association émergente pour l’avancement de l’éducation et l’action sociale. Femme bien connue, il n’a tenu qu’à un fil qu’elle soit nommée la première conseillère municipale de Mont-Rolland, au début des années 1960. Ensemble des constructions d’élevage de volailles chez Rosario St-Germain, Mont-Rolland. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Poules pondeuses de race pure Plymouth Rock à la ferme St-Germain. Mont-Rolland Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Les Lépine Caisse populaire de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Yves Lépine sculpteur. Yves Lépine et Thérèse Maurice sur le Ptit train du Nord à Mont-Rolland. Collection : Sylvie Picard.

bottom of page