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- Parcs et patrimoine naturel | VDSA
Parcs et patrimoine naturel Nos parcs, parcelles d’histoire La Ville de Sainte-Adèle compte 23 parcs et espaces verts. Parmi ceux-ci, 13 portent des noms qui évoquent des personnages historiques ou qui identifient un lieu significatif ayant contribué à l’émergence ou au développement de l’identité de la municipalité. Qu’a donc fait Zénon Alary pour qu’un parc lui soit dédié? Qui est ce Jean-Guy Caron, dont la plage porte le nom? Pourquoi les pentes 40-80? Le parc du Mont Loup-Garou; mythe ou réalité? Est-il risqué de s’y aventurer?
- Maison Augustin-Norbert Morin | VDSA
Maison Augustin-Norbert Morin Maison Augustin-Norbert Morin (2605 rue de la Rivière) Féru d’agriculture, avocat, fondateur du journal La Minerve, Augustin-Norbert Morin s’implique activement dans la défense des droits des Canadiens-français. Élu député en 1827, il est nommé président de l’Assemblée législative de 1848 à 1851, Augustin-Norbert Morin devient Premier ministre conjoint du Canada-Uni entre 1851 et 1855. Nommé juge en 1858, il rejoint la Commission chargée de la rédaction du premier code civil du Bas-Canada. L’honorable Morin meurt en 1865. La réorganisation de l’administration des terres publiques dans le Bas-Canada, en 1842, s’amorce par la nomination d’un commissaire dans chaque partie de la province. Augustin-Norbert Morin occupe ce poste dans le canton d’Abercombie, situées au nord de seigneurie des Mille-Îles. Morin fait construire sur ses terres une maison de ferme, sur le haut d’une butte qui surplombe la rivière du Nord. Comme la mission catholique de Sainte-Adèle, ne sera créée qu’en 1846, c’est dans sa maison que le curé de Saint-Jérôme vient célébrer la messe. Pour soutenir les colons, Morin fait construire une carderie, une scierie et un moulin à farine. En 1843, à l’âge de quarante ans, il épouse Adèle Raymond et donne son nom à la nouvelle région qu’il entend coloniser : Sainte-Adèle. Le docteur Joseph-Baptiste Lachaîne s’établit dans la région de Sainte-Adèle en 1861. Il fait l’acquisition des lots d’Augustin-Norbert Morin et est élu maire de 1865 à 1872. Il décède 6 ans plus tard, dans la maison ayant appartenu à Augustin-Norbert Morin. Onésime Lamoureux arrive à Sainte-Adèle avec sa femme et ses douze enfants. En 1884, âgé de 48 ans, il acquiert de la succession de la famille Lachaîne, la terre et la maison de ferme. En 1902, Jean Rolland, s’installe dans la maison d’Augustin-Norbert Morin pour superviser les travaux de construction de l’usine de papier. Les Rolland acceptent d’effectuer d’importantes réparations à la maison. Les derniers descendants de la famille de Zoël Lamoureux quitteront le site au tournant des années 1990. Gérald Gagné l’acquiert en 1997 et pour la première fois, la maison est transformée en gite. Cette nouvelle occupation commerciale nécessite de nouvelles transformations. La description architecturale La maison traditionnelle québécoise d’inspiration néoclassique apparaît chez nous autour de 1840. Parmi les principales caractéristiques, on retrouve un toit à deux versants retroussés et des ouvertures disposées de façon symétrique. On peut y voir deux ou trois lucarnes. La demeure se distingue également par la présence de fenêtres à battants. Deux ouvertures sont placées dans les murs pignons. Les chaînages d’angle, les retours de corniches et les colonnes sont également très présents. La maison est composée d’un plan rectangulaire principal et d’une dépendance, de dimension carrée. Les ouvertures, à l’époque peu nombreuses, sont disposées de façon symétrique, en façade principale. Aussi, lors de sa construction, la maison ne comptait que deux lucarnes, du moins en façade. La toiture à deux versants droits était retroussée. Les images prises en 1980 montrent que les lucarnes à pignons ont été enlevées et remplacées par une grande de lucarne rampante englobant les deux ouvertures dans les combles afin de placer une troisième fenêtre. Dans les années 1990, trois lucarnes à pignon distinctes ont fait ou refait leur apparition. Aussi, depuis les années 1970, un avant-toit recouvre la galerie et court sur deux façades. On remarque qu’à l’arrière, les trois lucarnes ont été décentrées pour répondre aux besoins d’éclairage, dans les combles pour le bâtiment principal et de certaines pièces, dans la partie ajoutée. Tout le parement en déclin de bois, posé à l’horizontal, recouvre la structure de la maison construite pièce sur pièce. On peut voir la partie brute du mur dans certaines pièces depuis l’intérieur. Les planches cornières sont présentes, de même que les encadrements de portes et les chambranles découpés autour des fenêtres. La valeur patrimoniale globale La valeur historique La maison présente une valeur historique avec la présence d’Augustin-Norbert Morin. À titre de commissaire des terres, il a collaboré au développement de l’agriculture notamment par la mise en place de fermes modèles. Morin s’est impliqué sur les plans économique dans la création et le développement du village de Sainte-Adèle. La valeur architecturale Au milieu du 19ᵉ siècle, la typologie de la maison villageoise traditionnelle québécoise d'inspiration néoclassique se développe un peu partout. Ces demeures répondent aux nouveaux besoins de la famille et des conditions climatiques. La construction de la maison en 1842, en fait l’un des plus anciens bâtiments de Sainte-Adèle. C’est sur ce site surplombant la rivière du Nord que Morin fait construire un moulin à carder et une scierie à l’intention de ses colons. Il ajoute un moulin à farine qui devient si prospère qu’Adolphe Marier poursuit ses opérations jusqu’à Sainte-Agathe. C’est dans cette maison, avant la construction de la première chapelle, que les offices religieux sont célébrés. Le docteur Lachaîne y reçoit ses patients. La valeur identitaire Avocat, journaliste, député, chef parlementaire du Parti des patriotes, Augustin-Norbert Morin collabore à la réorganisation de l’administration des terres publiques et est nommé commissaire du canton d’Abercombie. Avec la présence du docteur Lachaîne, la maison est associée à d’autres personnalités, dont les meuniers Marier et la famille d’Onésime Lamoureux. Maison Augustin-Norbert Morin. Photo Edmond Langevin-Lacroix, 1927. Augustin-Norbert Morin. Dictionnaire biographique du Canada. Maison Augustin-Norbert Morin, vers 1990. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Maison Augustin-Norbert Morin, 2020. Collection ville de Sainte-Adèle. Vue latérale de la maison, 2021. Collection ville de Laval.
- Cinéma Pine | VDSA
Cinéma Pine Le cinéma Pine à travers le temps Y a-t-il un seul Adélois qui ne connaisse pas le fameux cinéma Pine?!??! Qui n’ait pas déjà « été aux vues » dans la bâtisse originale qui a pignon sur la rue Morin? Ou encore dans la « phase 2 », située sur la rue Valiquette? Et qui n’a pas entendu parler (ou n’a pas profité!) des célèbres sièges doubles qui ont fait le bonheur des amoureux à une certaine époque? « Notre » cinéma Pine - une fierté locale il va sans dire! - fait l’objet du livre La Famille Fermanian - L’histoire du cinéma Pine de Sainte-Adèle, publié récemment par le journaliste Stéphane Desjardins. J’ai glané pour vous quelques informations sur son histoire. Des fruits, des légumes… et des bobines de films! Au lendemain de la Première guerre mondiale, fuyant le Moyen-Orient, Phil Fermanian et son frère Jack s’installent au Canada et acquièrent, sans jamais y avoir mis les pieds, une terre à Sainte-Adèle. Par un matin de décembre 1924, ils prennent le train à destination de leur nouvelle propriété, située approximativement là où se trouve la pharmacie Brunet, jusqu’à la bâtisse du Cinéma Pine II. Au printemps, ils installent de façon rudimentaire un kiosque de fruits et légumes. Avec leur beau-frère Dick, ils ouvrent le Karibian Fruit and Vegetable, là où se trouve aujourd’hui le restaurant Spago. Ils proposent d’abord leurs denrées de maison en maison, les transportant dans une brouette. Quelques années plus tard, ils vendent aux hôtels de la région. Dès 1930, la Karibian Food ajoute un snack-bar et une pompe à essence, et livre dans les villages environnants - en plus des fruits et des légumes - divers produits alimentaires et de la quincaillerie. Tant qu’à faire la tournée des hôtels, ils y installent de petites boîtes de fer chromé et de verre coloré : le Juke-box. En 1935, Phil Fermanian s’intéresse à un nouveau phénomène : le cinéma d’actualité. Il achète un projecteur 16 mm et un écran, et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. Dans le camion de la Karibian Fruit se côtoient alors fruits, légumes, Juke-box et bobines de films. L’ouverture de la route 117 vers le Nord favorise la construction de bâtiments, dont la chapelle Saint-Paul (située aujourd’hui à deux pas de la Place des citoyens). Le curé Brouillet voit une occasion de bonifier ses revenus en louant son édifice paroissial. Fermanian obtient son permis de propriétaire de salle de cinéma en 1947, mais apprend dans l’intervalle que le clergé s’oppose à la projection de films dans la chapelle. Il ne lui reste qu’une solution : construire son propre cinéma! En 1947, il achète un magasin en faillite sur la rue Morin, là où se trouve l’entrée du cinéma. Il négocie l’achat de fauteuils et l’installation d’un projecteur. Le chantier prend forme en 1948, derrière l’ancien magasin, malgré la pénurie de matériaux d’après-guerre. Les origines du nom Pine L’avènement du ski vient modifier l’économie adéloise. On construit des auberges pour accommoder les touristes. Le finlandais Victor Nymark introduit chez nous un procédé de construction d’embriquement de billots de pins. On lui doit notamment le château Montebello, l’auberge La Marquise au Mont-Gabriel et l’Alpine Inn. Les Cochand, dont l’auberge se situe à la limite de Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite, construisent des chalets de style alpin. Fermanian y voit une tendance et nomme son cinéma le Pine Theatre. Le comptoir sera en pin et les portes arborent des paysages de ski… avec des pins! Le cinéma est inauguré en présence de l’élite régionale, du curé et du maire Claude-Henri Grignon qui aurait bien voulu, lui aussi, avoir sa propre salle de théâtre. La notoriété du Pine Theatre, un cinéma indépendant, dépasse rapidement nos frontières. Phil innove en publicisant sa programmation sur de petits cartons. Aurore, qui a épousé Phil en 1952, s’associe à l’entreprise. Elle démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui prendra rapidement du galon en devenant un excellent projectionniste… à 14 ans! Avancées technologiques et expansion Le Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises. Il est l’un des premiers à se doter du son Dolby stéréo. Le Pine n’a cessé d’innover et de se transformer au fil des ans. En 1976, la pharmacie Prudhomme, voisine du cinéma, déménage dans la nouvelle clinique sur la rue du Bourg-Joli. Les Fermanian reprennent leur local et ouvrent une nouvelle salle afin de suivre la tendance du multiplexe. Inauguré en 1978, le cinéma est équipé de projecteurs dernier cri au xénon et de plateaux horizontaux. Trois ans plus tard, la Banque provinciale (à l’angle de la 117) déménage à côté de la chapelle Saint-Paul. Tom en profite pour relier l’immeuble au cinéma et aménager la salle 3. En 1980, Tom rachète le cinéma. Il n’a que 24 ans, mais il connait tous les rouages de l’industrie. En 1995, il rachète l’ancien site de Karibian Fruit pour y aménager le cinéma Pine II. Sa femme Geneviève opte pour un immeuble emblématique dans lequel on intègre une tourelle victorienne. En 1997, la billetterie du cinéma 1 est automatisée avec écran tactile, une première au pays. Des travaux de rénovation ont lieu en 2003. En 2009, le cinéma introduit la numérisation avec la présentation du premier film avec la technologie 3D. Une troisième génération prend la relève alors que Perry, fils de Tom et Geneviève, qui a grandi dans le cinéma, travaille aux côtés de son père. Féru en administration, il gère le cinéma de main de maitre. Le 7e art a beau avoir changé depuis 70 ans, le cinéma Pine - sous la gouverne des Fermanian - est toujours demeuré à l’avant-garde! Christiane Brault Membre du comité patrimoine Cinéma Pine.
- La Quincaillerie des Saveurs Starca | VDSA
La Quincaillerie des Saveurs Starca (1924) 1395, rue Saint-Joseph Arcade Desjardins acquiert le site et le bâtiment en 1924. Plusieurs transactions s’ensuivent, jusqu’à ce que Jimmy Nadon, ingénieur à la Rolland, le revende, en 1945, à Albert Bertrand. La veuve de Bertrand, Alice Nadon, cède le bâtiment à son beau-fils Jean-Guy Legault – époux de Huguette Bertrand - en 1958. Gérald Desjardins, qui délaisse la pâtisserie familiale, acquiert le bâtiment dans les années 1960 et y ouvre une quincaillerie, avec pompe à essence et autres services. En 2010, l’entreprise Les produits Starca – un clin d’œil aux noms des filles des propriétaires- rachète l’immeuble et y ouvre la Quincaillerie des saveurs Starca. La rue Deschambault Derrière le bâtiment s’étire la rue Deschambault, qui effectue une large courbe pour ressortir plus loin à la halte Zénon-Alary. Après le décès de Julie Tassé en 1926, Élie devint l’unique héritier des terres des Filion et vend ses terres à son beau-frère Théodore Deschambault en 1940. La voie publique est nommée en l’honneur de Théodore Deschambault, initiateur du projet de développement en 1945. En haut de la butte, derrière le terrain vague où se trouvaient autrefois le garage municipal et la caserne d’incendie, Deschambault élevait des renards. Il a travaillé 52 ans à la papeterie Rolland. La quincaillerie avec ses pompes à essence, 1975. La Quincaillerie des saveurs Starca, 2023.
- Les murales des Pays-d'en-Haut | VDSA
Les murales des Pays-d'en-Haut de Sainte-Adèle Véritable incursion dans l’histoire des Pays-d’en-Haut, le circuit des murales vous mènera sur les traces des grands fondateurs et personnages historiques de la région, en plus de vous faire découvrir des scènes typiques des Pays-d’en-Haut. Découvrez, au gré des œuvres géantes disposées sur les murs extérieurs de nombreux bâtiments et sur des murs sur pilotis, des personnages historiques, des institutions adéloises comme la Rolland et le cinéma Pine, ou encore des scènes régionales, telles la drave, la forge, la fondation de Sainte-Adèle, le P’tit Train du Nord, et bien d’autres. Il est également possible de visiter le circuit à l’aide de BaladoDécouverte, une application mobile qui oriente gratuitement les utilisateurs de téléphones et de tablettes dans leur visite guidée de circuits thématiques. Pour découvrir les murales de Sainte-Adèle, il suffit de sélectionner le circuit Les murales des Pays-d'en-Haut. Une visite incontournable pour en apprendre davantage sur l’héritage et le patrimoine de Sainte-Adèle.
- La gare de Mont-Rolland (1928) | VDSA
La gare de Mont-Rolland (1928) 1000, rue Saint-Georges La rivière du Nord attire de nombreux colons. En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient 202 acres du gouvernement. S’y ajoutent 100 acres supplémentaires en 1849. Isidore Filion, qui est déjà établi à Sainte-Adèle, rachète ces lots en 1854, qu’il cède de son vivant à son fils Magloire en 1858. Lors de la construction du chemin de fer, il dû céder 9 acres de terrain à la compagnie ferroviaire Montréal & Occidental (qui devient le Canadien Pacifique) Le 9 février 1891, au moment où l’on posait les rails en face de la future gare et où le train faisait son apparition, le maire Wilfrid Grignon, accompagné de ses concitoyens, se rend sur le site pour rencontrer les gens du gouvernement et de la compagnie ferroviaire. La gare prend d’abord le nom de Sainte-Adèle. Après la création de la Ville de Mont-Rolland, des pressions sont exercées pour changer le nom de la gare, ce qui fut fait en 1921. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique met en service ce qu’on appelle des « trains de neige ». En 1927, les wagons sont aménagés pour permettre aux skieurs d’entrer avec leurs skis. La gare étant devenue trop petite, elle est reconstruite en 1928. Dans les années 1960, le transport des passagers est réduit et ce service est abandonné en 1981. Des convois de marchandise circulent jusqu’en 1990. Outre le bâtiment de la gare et sa voie principale, dont on voit l’ancien tracé sur la pierre, on comptait aussi une voie d’évitement d’une capacité de 23 wagons de 40 pieds, deux voies secondaires, un château d’eau parce que les locomotives fonctionnaient au charbon et une cour de triage. La gare de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut - Coll. Loisirs Laurentides. Le chef de gare Rosaire Courchesne, Laura Beauchamp et le bébé Louis, 1903.
- La maison d’Ernest Bertrand (1906) | VDSA
La maison d’Ernest Bertrand (1906) 1175, rue Saint-Jean Au centre, la maison Ernest-Bertrand, vers 1938. Aline Bertrand. Ernest Bertrand et Marie-Anne Courchesne, fin des années 70. Aline Bertrand. Maison Ernest-Bertrand, 2020. Originaire de Saint-Jérôme, Zéphirin Gascon emménage à Mont-Rolland et fait bâtir cette maison autour de 1906. Divers propriétaires, s’y succèdent. Ernest Bertrand, comptable à la Rolland, l’achète de la veuve d’Albert Tellier en 1938. La même année, Ernest épouse Marie-Anne Courchesne, fille du chef de gare Rosaire Courchesne et de Laura Beauchamp. À 24 ans, Marie-Anne est nommée directrice de la centrale téléphonique de Sainte-Adèle-en-Haut, ainsi que du bureau de poste adjacent. Avec un maigre salaire mensuel de 80 $, elle doit prendre soin des lieux, acquitter les frais d’électricité, acheter le mobilier, payer le personnel et chronométrer, à l’aide de la grosse horloge, les appels « longue distance ». Marie-Anne doit aussi aller collecter l’argent accumulé dans les téléphones publics dans les villages avoisinants. Tout ça pour 20 piastres par semaine!
- Parc Jean-Guy-Caron | VDSA
Parc Jean-Guy-Caron Dr Jean-Guy Caron (1932-2005) Jean-Guy Caron naît à Montréal en 1932. D’abord président de classe, il entre à l’Université de Montréal et devient président de la faculté de dentisterie. Diplômé, il s’établit à Sainte-Adèle et y ouvre son cabinet sur la rue Morin. Club Richelieu Sainte-Adèle Poursuivant son implication sociale, le docteur Caron joint les rangs du comité exécutif du Club Richelieu de Sainte-Adèle en 1962. Deux ans plus tard, il est toujours actif dans ce mouvement avec Jean-Guy Legault, marchand, Marc Dupont, gérant de la banque de Montréal, et Marcel Manseau, courtier en assurances. Le Club Richelieu de Sainte-Adèle est créé en 1953 et cesse ses activités au début des années 1980. Conseiller, puis maire de Sainte-Adèle Après avoir siégé comme conseiller municipal, le chirurgien-dentiste travaille sur le développement d’une première commission d’urbanisme de la nouvelle municipalité formée en 1965 et s’implique dans la formation d’une industrie touristique. Élu maire en 1973, il restera en poste durant 8 ans. La notoriété que connaît alors Sainte-Adèle l’amène à prononcer des discours dans différents événements sociaux et politiques. Sainte-Adèle fête ses 125 ans Au cours du mandat du docteur Caron, la paroisse de Sainte-Adèle fête, en 1977, son 125e anniversaire. L’organisation des festivités est confiée à son épouse, Marie Lenoir. Les activités, organisées conjointement avec la paroisse de Sainte-Adèle, se déroulent sous le thème « Un siècle et quart, ça se fête ». Le chanteur et ami de la famille, Yoland Guérard ouvre les festivités en compagnie des chanteurs de Sainte-Adèle. Puis, l’événement se transporte en juin aux Écuries McDuff, avec la tenue d’un grand concours hippique. Fondateur de la Clinique dentaire de Sainte-Adèle Le docteur Caron fonde la Clinique dentaire de Sainte-Adèle. L’entreprise prend forme et s’adjoint, au fil du temps, différents collaborateurs à qui il cède les rênes en 1999. La Clinique emménage alors aux Promenades Sainte-Adèle. Bureau du docteur Caron. Église de Sainte-Adèle. Le Club Richelieu Sainte-Adèle. Journal l’Écho du Nord, 5 juillet 1972. Le maire Jean-Guy Caron, 1972. Journal l’Écho du Nord, 5 juillet 1972. Signature du maire Jean-Guy Caron. Quelques-uns des membres du comité organisateur des fêtes de Sainte-Adèle : Maurice Custeau, président du concours hippique, le curé René Viau, Gérard Gagné, Marie Caron, présidente des fêtes, et Roland Desourdy. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Journal La Patrie, 18 juin 1977. De gauche à droite : Fernand Valiquette, Roger Millette, Roger Monette, Jean-Guy Caron, Pierrette Quévillon, Gaston Deschamps, Maurice Guesthier, Guy Théoret et Doris Morency. L’Echo du Nord, 5 juillet 1972.
- Gilles BÉDARD - Village d’antan | VDSA
VILLAGE D'ANTAN - 2008 Gilles Bédard Gilles Bédard est né à Québec en 1954. Il réside maintenant à Baie-Saint-Paul. Il peint d’après la nature et c’est l’intensité des couleurs qui prime. Les quatre années qu’il a passées sur les bateaux de la Garde côtière l’ont prédestiné à percevoir l’instant et la luminosité. Plusieurs de ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses galeries à travers le Québec, l’Ontario et l’Ouest canadien. VILLAGE D’ANTAN - 2008 L’année 1855 voit la fondation de Sainte-Adèle. Le vainqueur de la première élection de cette même année est Isidore Legaut, constructeur de l’église. Les décisions du conseil sont à l’époque annoncées sur le perron de l’église par un crieur après la messe du dimanche. Près de 300 familles vivent alors sur le territoire de Sainte-Adèle. Au début du 20e siècle, le village se divise en deux, soit Sainte-Adèle-en-Bas et Sainte-Adèle-en- Haut. La démarcation entre village et paroisse est encore visible de nos jours sur les rues Blondin et Ouimet.
- Parc Lépine | VDSA
Parc Lépine La ferme St-Germain Sur la terre où est aujourd’hui construit le parc Lépine se trouvait une ferme appartenant à la famille St-Germain. On y élevait, par milliers, des poussins de poules pondeuses de race pure Plymouth Rock. L’entreprise était située tout près de la voie ferrée d’où l’on pouvait expédier rapidement les poules vers Montréal et même dans la région de Boston. Les Lépine à Mont-Rolland Armand Lépine se marie avec Marie-Ange Gohier de Saint-Hippolyte en 1916. Peu après, ils s’installent à Mont-Rolland, et les 10 enfants du couple naissent dans la région. Un de leurs fils, Yves, naît en 1922 et développe des habiletés pour la menuiserie. Il développe également une passion pour la sculpture sur bois. Yves Lépine se marie avec Thérèse Maurice en 1948 à Sainte-Adèle, et ils auront 4 enfants. Le domaine du Plateau En 1962, Armand Lépine fonde avec son beau-frère, Jean-Louis Maurice, et le notaire Alain Voizard une entreprise en construction d’immeubles appelée Domaine du Plateau. Ils achètent la terre des frères St-Germain, et une partie du terrain est lotie pour l’aménagement du parc. La Caisse populaire de Mont-Rolland On lui doit également la construction de l’ancienne Caisse populaire de Mont-Rolland, sur la rue Saint-Charles, érigée d’après les plans de l’architecte Jean-Guy Clément. L’édifice est béni et inauguré le 4 mai 1961. Thérèse Maurice, femme pionnière Cette dame s’implique à fond au sein de différents organismes dont la section régionale de la Ligue ouvrière catholique féminine de Sainte-Adèle, une association émergente pour l’avancement de l’éducation et l’action sociale. Femme bien connue, il n’a tenu qu’à un fil qu’elle soit nommée la première conseillère municipale de Mont-Rolland, au début des années 1960. Ensemble des constructions d’élevage de volailles chez Rosario St-Germain, Mont-Rolland. Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Poules pondeuses de race pure Plymouth Rock à la ferme St-Germain. Mont-Rolland Bibliothèque et archives nationales du Québec. Photo Omer Beaudoin, 1950. Fonds Ministère de la culture et des communications. Les Lépine Caisse populaire de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Yves Lépine sculpteur. Yves Lépine et Thérèse Maurice sur le Ptit train du Nord à Mont-Rolland. Collection : Sylvie Picard.
- L’ancien site du Ste Adèle Lodge (193 | VDSA
L’ancien site du Ste Adèle Lodge (1938) 143, rue Morin En traversant la rue Émile-Cochand, on découvre le parc de la Famille, inauguré en 2005 à l’occasion du 150e anniversaire de la Ville de Sainte-Adèle. Au début du 20e siècle, Grégoire Rochon fait construire une maison qu’il transforme en auberge en 1911 : la Maison blanche. Adélard Marin et sa femme Élida Berthiaume en prennent la direction en 1928. Dix ans plus tard, Irene Maud Hutchings et Thomas Potter rachètent le lieu et investissent plus de 250 000 $ dans le déboisement et l’élargissement de la côte 80, et l’installation d’un remonte-pente. Ils aménagent l’autre pente, qu’ils nomment la côte 40. Le Ste Adèle Lodge voit le jour, suivi de divers pavillons et d’une vaste salle de danse. En 1957, Roger Couillard rachète l’emplacement, qui prend le nom du Montclair. Avec le prolongement de l’autoroute vers le nord, le site perd progressivement de son attrait et les infrastructures sont démolies. La Ville de Sainte-Adèle acquiert le terrain, dont le dénivelé naturel favorise les événements scéniques en plein air. À l’extrémité du parc, l’artiste Martine Gagnon a réalisé l’œuvre La famille. Le Ste-Adèle Lodge, 1936. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
- La boulangerie Au vieux four (vers 1925) | VDSA
La boulangerie Au vieux four (vers 1925) 1016, rue Valiquette En 1919, Sigefroid Desjardins, frère d’Arcade, transforme la forge de son père Israël Desjardins en boulangerie. Il y ajoute ensuite un restaurant. Puis, il déménage son commerce sur la rue Morin, à la hauteur du chemin qui mène au Chantecler. Son fils Hervé prend la relève à la tête de la boulangerie et fait l’acquisition de la boucherie située à quelque pas de là. En 1930, Joseph Millette remplace Hervé Desjardins à la boulangerie. Le bâtiment est détruit par un incendie en 1965. Guy Desjardins, qui a grandi dans la boulangerie de son père Joseph-Octave (Jos) Desjardins à Mont-Rolland – autre fils de Sigefroid- achète en 1969 l’emplacement de la rue Valiquette, qui devient la boulangerie Au Vieux four. Nous en sommes aujourd’hui à la 7e génération de petits boulangers Desjardins, et celui qui reprendra le commerce se nomme… Israël Desjardins. Le bâtiment, vers 1930. Carte postale Ludger Carpentier - Coll. M-G Vallières. Les Desjardins et les employés de la boulangerie, 2019. Michel Kieffer.
