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  • L’ancien presbytère et maison du sacristain | VDSA

    L’ancien presbytère et maison du sacristain 1417, rue Saint-Jean Delphis Bélec acquiert, en 1918, un terrain sur le chemin appelé « de l’Église », qu’il revend au révérend père Joseph Gauthier, prêtre de Montréal. C’est à cet endroit que réside Adélard Duplessis - premier curé de Mont-Rolland -, la paroisse n’ayant pas les moyens de le loger. Joseph-Arthur Gauthier, curé de la paroisse Saint-Joseph de Mont-Rolland, acquiert le bâtiment en 1929 et le cède à la paroisse, représentée par Casimir Latour, pour la somme d’un dollar. Le presbytère est vendu en 2012. La maison a, depuis, trouvé une fonction multi résidentielle et la partie gauche de la galerie a été ajoutée. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Aujourd’hui, le bâtiment conserve plusieurs éléments intéressants, dont les colonnes de bois, le fronton qui porte les motifs en bas-relief d’un soleil stylisé, un élément que l’on retrouve sur plusieurs bâtiments de Mont- Rolland, ainsi qu’une galerie protégée par un avant-toit qui court sur deux façades. Le presbytère au milieu de la rue Saint-Jean, vers 1930 Carte postale Ludger Charpentier - Coll. M-G Vallières. Ancien presbytère Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Personnages historiques | VDSA

    Personnages historiques Plusieurs personnages et familles adéloises ont contribué au développement de la Ville de Sainte-Adèle, de sa fondation à aujourd’hui. Qu’on pense à Augustin-Norbert Morin, fondateur du village de Sainte-Adèle, nommé en l'honneur de sa femme, Adèle Raymond. Ou encore au docteur Wilfrid Grignon, maire pendant deux mandats, qui contribué à moderniser le village au tournant du 20e siècle. Et bien sûr, Claude-Henri Grignon, homme politique et écrivain, à qui l’on doit le roman Un homme et son péché, et le téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Découvrez les personnages marquants de l’histoire de Ville de Sainte-Adèle.

  • Chalet du père Eddy | VDSA

    Chalet du père Eddy Le chalet du père eddy Si l’on emprunte le parc linéaire Le P’tit Train du Nord, à pied, à vélo ou en ski de randonnée, le chalet du père Eddy se trouve à environ 4 kilomètres au nord de la gare de Mont-Rolland. Le bâtiment est l’un des chalets faisant partie du parc de la rivière Doncaster. L’attrait des Pays-d’en-Haut Jean-Paul « Eddy» Fortier est né en février 1918, à Martinville, dans un petit village des Cantons-de-l’Est. Il est le dixième enfant d’Arthur Fortier et de Léocadie Boulanger. Passionné de motoneige et séduit par les lacs et les montagnes, il fréquente les Pays-d’en-Haut, où il s’établit en 1945. Jean-Paul rencontre Cécile Plouffe et le grand amour est béni à l’église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland. Le couple aura quatre filles : Michelle, Céline, Josée et Christine. Jean-Paul et Cécile s’impliquent dans l’hôtellerie. Ils reçoivent tour à tour les sportifs du village à l’auberge le Rustik, populaire rendez-vous des années 1940 et 1950. Le bâtiment était situé à l’entrée de Mont-Rolland, juste à gauche après le pont Nantel. Puis, les Fortier rejoignent Odilon Ouellette à l’Hôtel des Monts, appelé le New Mont-Rolland Hôtel. Après avoir occupé le poste de gérant, Jean-Paul et sa femme font l’acquisition du commerce en 1957. Grand bâtisseur de sentiers de ski de fond En 1972, Eddy Fortier se tourne vers le ski de fond et aménage des sentiers au gré de ses promenades. Deux ans plus tard, à la demande du propriétaire du Club de golf de Piedmont, il trace une première piste entre Mont-Rolland et Piedmont. Entre 1972 et 1979, il se consacre au défrichage et à l’obtention des droits de passage, et ouvre des pistes qu’il relie à certains sentiers patrimoniaux, dont ceux de la Maple Leaf et du McGill Outing Club. En 1975, il fonde le Club des Monts et pour marquer l’événement, plus de 250 skieurs s’y donnent rendez-vous. L’année suivante, il publie sa première carte des sentiers de randonnée de Mont-Rolland, qui comprend 13 pistes balisées totalisant plus de 100 kilomètres. Mont-Rolland tient son premier festival de ski de fond en 1977. À cette occasion, Eddy Fortier accueille le légendaire skieur Herman Smith-Johannsen dit Jackrabbit, âgé de 102 ans. L’événement se perpétue durant deux décennies. En 1987, en compagnie d’autres passionnés, il construit un relais pour permettre aux skieurs de prendre une pause. Le refuge prend le nom de Relais du père Eddy. Il inaugure ensuite la Première randonnée en ski de fond du parc linéaire du P’tit train du Nord, le 2 février 1991. Jean Paul « Eddy » Fortier décède le 22 janvier 1993. Quelques mois plus tard, il est intronisé au Temple de la renommée du ski des Laurentides à titre de « Skieur nordique, catégorie bâtisseur ». Cécile Plouffe Fortier décède à son tour le 14 mars 2016, à l’âge de 92 ans. Depuis 2018, pour commémorer la mémoire de ce grand bâtisseur, se déroule le Festival de ski de fond Eddy Fortier, où l’on peut skier hors-piste en toute sécurité, sur une distance de 20 kilomètres. Christiane Brault Membre du comité patrimoine Documentation Archives de la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut Archives du Musée du ski des Laurentides Avec la collaboration de Céline Fortier, Christine Fortier et Pascal Drolet Eddy Fortier en ski de fond, vers 1990. Collection Famille Fortier. Eddy Fortier et Jackrabbit à l’Hôtel des Monts, 1977. Musée du ski des Laurentides. Construction du Relais du père Eddy, 1987. Collection Famille Fortier

  • La maison de Delphis Labelle (1918) | VDSA

    La maison de Delphis Labelle (1918) 1439-1441, rue Saint-Jean On pense que ce bâtiment a été érigé par le menuisier Isaïe Desormeaux, puisqu’il est propriétaire du site entre 1915 et 1920. La maison aurait été construite en 1918. Elle est rachetée en 1920 par l’employé de la Rolland Sigefroid Ouellette, qui la revend à Delphis Labelle, fils d’Alexandre Labelle. Ce dernier a lambrissé de brique les maisons voisines; un revêtement qu’elles ont perdu depuis. Les Labelle en seront propriétaires de 1928 à 1959. Il est possible que la veuve de Delphis Labelle, Delphine Carrière, y ait résidé jusqu’en 1967. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Les fenêtres de la façade s’insèrent dans les combles, protégées par de petites lucarnes cintrées. Sur le fronton, qui surplombe la porte à l’étage, se trouvait une applique de bois représentant un soleil stylisé, qui a disparu. Malgré les altérations faites au fil du temps, cette maison conserve un cachet d’antan et demeure une belle d’autrefois. La maison de Delphis Labelle, avant sa restauration Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Maison Delphis-Labelle, 2016.

  • Maison Olivier Rolland | VDSA

    Maison Olivier Rolland La maison Olivier Rolland (1200 rue Saint-Jean) Le bâtiment situé au 1200 de la rue Saint-Jean à Sainte-Adèle s’inscrit dans l’histoire de la compagnie de fabrication de papier fin La Rolland, dont les activités dans la fabrication de papier se sont déroulées de 1902 à 1991. Avant que les papeteries ne voient le jour dans les Laurentides, Jean-Baptiste Rolland - père de Stanislas-Jean-Baptiste, fondateur des usines de Saint-Jérôme et de Sainte-Adèle - s’intéresse à la promotion foncière et à la construction domiciliaire. Au milieu du 19ᵉ siècle, il acquiert des terrains et fait bâtir des logements à Montréal. Son intérêt dans ce domaine s’accroît rapidement si bien qu’il fait ériger de belles maisons en rangée sur les rues Saint-Denis et Berri, face au carré Viger. Ces résidences d’inspiration victorienne sont fort prisées par la nouvelle bourgeoisie francophone. La maison de la rue Saint-Jean s’inscrit dans une typologie d’esprit victorien éclectique, avec son volume rectangulaire, la position de ses ouvertures, ses balcons, avant-toits, galbes, ses toitures en tôle à la canadienne, ses lucarnes ainsi que son ornementation très soignée. L’implantation du bâtiment prend place légèrement en retrait de la rue Saint-Jean (autrefois rue de l’Église) et de la rue Rolland à Sainte-Adèle. Cette maison est bâtie d’après un plan de 60 par 35 pieds et prend place sur un terrain boisé de 90 000 pieds carrés. Les éléments historiques Olivier Rolland a habité la maison dès 1917. En 1935 et 1936, il effectue diverses rénovations afin de répondre aux nouveaux besoins de la famille. À l’époque, les chevaux étaient logés dans l’étable à l’arrière de la maison. Avec l’arrivée des voitures, le bâtiment a été transformé en garage. À l’initiative de madame Villemaire et de quelques dames ayant des enfants d’âge à fréquenter une maternelle, une classe est aménagée en 1949 dans la résidence d’Olivier et d’Aline Rolland jusqu’en 1952. Après le départ d’Olivier, son fils Lucien décide de demeurer à Saint-Jérôme et la maison sera habitée par la famille du gérant Jean-Yves Chartrand, puis de celle de Ted Robitaille, cadre de l’usine. En 1975, la compagnie commence à se départir de certains biens, dont la ferme et les maisons des dirigeants de la Compagnie, dont les deux maisons de villégiature situées sur la rue Saint-Jean où logent les dirigeants de La Rolland – l’autre étant le 1450 rue Saint-Jean. Bruno Rolland, petit-fils d’Olivier Rolland, achète la maison du 1200 rue Saint-Jean. La maison n’ayant pas été rénovée depuis l’époque d’Olivier Rolland. Bruno Rolland fait refaire la toiture, l’électricité, la plomberie et a fait changer quelques fenêtres tout en conservant le cachet d’origine de la maison. La famille la conserve jusqu’en 1995. Durant cinq ans, la vaste demeure change fréquemment de propriétaires. En 2000, le bâtiment devient l’auberge Au clos Rolland, couette et café. Parmi les dix salles de bain que compte la maison, l’une d’elles a conservé toutes ses composantes et son caractère d’origine. Les éléments extérieurs La maison Olivier-Rolland consiste en un vaste bâtiment de bois, érigé sur un solage de pierre des champs, un matériau très présent dans la région des Laurentides. Le soubassement d’une hauteur de six pieds, nous permet d’apprécier les composantes structurelles de la maison. La toiture présente plusieurs versants à demi-croupes. On reconnaît ce type de toiture à sa charpente à deux versants de forme triangulaire, compris entre deux arêtiers, pour former un pan de forme trapézoïdale. Parmi les avancées, plusieurs avant-toits avec fronton, des saillies, une véranda et un solarium sont présents sur l’une ou l’autre des façades. Mais ce qui distingue vraiment la maison c’est le magnifique couronnement ajouré et ornementé qui coiffe le balcon à l’étage, de l’entrée principale. Nous pouvons également observer le jeu des colonnes tournées et de balustres façonnés en bois. Cet élément architectural comporte également une dentelle de bois ouvragée et des éléments distinctifs en forme de lys qui se veulent une référence avec la société francophone du Québec. Le premier descendant de la famille arrivé en Nouvelle-France, Jean-Pierre Rolland, fait partie du régiment de Guyenne venu défendre notre territoire de 1755 à 1760. Jean-Baptiste Rolland a d’ailleurs œuvré au côté du fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Ludger Duvernay. La fleur de Lys est également présente sur les armoiries de la ville de Mont-Rolland. Il existe d’autres éléments d’intérêt. Sur la façade qui donne sur la voie publique, les galbes disposés au-dessus des galeries sont ornés de lambrequins, finement ciselés, de colonnes fuselées. Cet élément architectural rappelle la présence d’une typologie néogothique. Des appliques représentant un soleil rayonnant situés dans les frontons ornent plusieurs bâtiments de Mont-Rolland. Des lucarnes en saillie à croupe sont ancrées dans les combles du toit pour éclairer et ventiler les chambres qui y sont présentes. Ces structures en saillie sont de type à croupes. À l’époque de sa construction une galerie courait sur deux façades et une tonnelle ouverte et ornementée était attachée à la maison, comme en fait foi une photo de l’époque. Les valeurs patrimoniales de la maison de villégiature de Sainte-Adèle ayant logé plusieurs gérants de la Rolland, dont Jean et Olivier Rolland et leurs familles, repose sur ses intérêts historique, architectural et son ancienneté. Son édification nous livre un témoignage du passé et constitue un point de repère important, toujours présent, dans le secteur de Mont-Rolland. Les éléments caractéristiques Les éléments caractéristiques de la maison Olivier-Rolland comprennent, notamment: - le positionnement de la maison, sur l'ancienne trame urbaine du village de la compagnie, sur un vaste terrain en relief et boisé; - le bâtiment de style victorien en bois à trois niveaux est coiffé de toitures irrégulières à deux versants; - les toitures avec versants droits qui se terminent par des pans en demi-croupe; - Les matériaux d'origine, dont les parements de bois à clin et planche charnière en plus d'une maçonnerie de pierre des champs; - les toitures et galeries couvertes d'un avant-toit en tôle posée à la canadienne; - les ouvertures organisées à la fois de façon symétrique et asymétrique selon la disposition et l'importance des façades; - les façades avec des fenêtres en bois à carreaux, à battants et à guillotines ainsi qu'une grande baie à triplet et de portes en bois de menuiserie d'assemblage; - les ornementations très présentes sur toutes les composantes de la maison, comme les colonnes tournées, les lambrequins, les balustrades et les corniches ornementées. Maison Olivier Rolland, 2019. Collection Christiane Brault. Olivier Rolland. Maison Olivier-Rolland, 1945. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue du grand pan stylisé de fleur de lys finement ciselé. Collection Ville de Sainte-Adèle. Soleil rayonnant apposé comme ornementation dans les frontons. Collection Ville de Sainte-Adèle. Maison Olivier Rolland, 1910. Collection François Rolland.

  • Économie | VDSA

    Documentaire Ma Rolland, mon village Élément phare du développement économique et social de la région de Sainte-Adèle, l’usine Rolland – appelée à l’époque les Moulins du Nord – est fondée à 1902. Cette usine, qui vient combler la demande de papier fin qui est en forte croissance au tournant du siècle, fabrique du papier à partir de fibre de bois. En donnant naissance à une communauté et à une entreprise qui deviendra un pivot important de l'industrie canadienne des pâtes et papiers, l’usine est devenue au fil du temps l’emblème du village de Mont-Rolland. Le documentaire Ma Rolland, mon village : Mémoires des ouvriers de l’usine de pâtes et papiers de Mont-Rolland , raconte l’histoire vécue par des centaines de travailleurs ayant œuvré dans cette usine qui a joué un rôle déterminant dans le développement de Mont-Rolland. Une quinzaine d’ouvriers qui y ont travaillé, pour plusieurs de génération en génération et certains au-delà de 40 ans, y livrent leur témoignage en tant qu’acteurs et témoins privilégiés des grandes transformations technologiques, industrielles et sociales du Québec. Laissez-vous transporter vers une époque pas si lointaine, où une usine naît au beau milieu de la forêt, et donne naissance à un village qui deviendra un pivot important de l'industrie canadienne des pâtes et papiers. Équipe de production : Producteur : Ville de Sainte-Adèle Idée originale et production : Julie Champagne Réalisation et montage : Johanne Mercier Recherche : Christiane Brault Captation audio-visuelle : Alexis De Gheldere Mixage sonore : Roger Guérin

  • Parc Claude-Grégoire | VDSA

    Parc Claude-Grégoire Claude Grégoire (1936 – 1991) Les premiers Grégoire à la Rolland Pierre Grégoire s’installe à Mont-Rolland autour de 1910 et entre au service de la compagnie La Rolland, une entreprise spécialisée en papeterie en plein essor dans la région. Il épouse, en 1935, Antoinette, fille de l’ancien chef de gare de Mont-Rolland, Rosaire Courchesne. Pierre Grégoire occupe le poste de chef de bureau au contrôle de la production. Ils auront cinq enfants. Ceux-ci entrent, à leur tour, à la compagnie de papier, qui employait d’ailleurs la majorité des gens du village. Claude Grégoire Né en 1936 à Mont-Rolland, l’aîné de la famille, Claude, complète ses études au Collège Notre-Dame avant d’entrer à la papeterie en 1953, comme l’ont fait avant lui ses oncles, et comme le feront ses cousins et ses frères, Gérard, Richard et Robert, et probablement aussi des tantes et des cousines. Il est responsable de l’expédition. En 1958, il épouse Lorraine, fille de Jean Beauchamp, cultivateur de la région. Très impliqué dans sa ville, il s’occupe des activités sportives, étant lui-même un bon joueur de ternis. Il fait partie du comité organisateur des festivités du 50e anniversaire de Mont-Rolland en 1968. Il devient, dans les années 1970, propriétaire de l’hôtel des Monts situé sur la rue Saint-Joseph. Claude Grégoire devient conseiller municipal en 1964 avant d’accéder au poste de maire de Mont-Rolland de 1971 à 1976. Claude Grégoire. Collection Lorraine Beauchamp. La maison familiale des Grégoire. Collection Christiane Brault, 2020. Claude Grégoire et Lorraine Beauchamp. Collection Lorraine Beauchamp. L’équipe de baseball de Mont-Rolland dirigée par Claude Grégoire. Collection Lorraine Grégoire.

  • Parcs et patrimoine naturel | VDSA

    Parcs et patrimoine naturel Nos parcs, parcelles d’histoire La Ville de Sainte-Adèle compte 23 parcs et espaces verts. Parmi ceux-ci, 13 portent des noms qui évoquent des personnages historiques ou qui identifient un lieu significatif ayant contribué à l’émergence ou au développement de l’identité de la municipalité. Qu’a donc fait Zénon Alary pour qu’un parc lui soit dédié? Qui est ce Jean-Guy Caron, dont la plage porte le nom? Pourquoi les pentes 40-80? Le parc du Mont Loup-Garou; mythe ou réalité? Est-il risqué de s’y aventurer?

  • Maison Augustin-Norbert Morin | VDSA

    Maison Augustin-Norbert Morin Maison Augustin-Norbert Morin (2605 rue de la Rivière) Féru d’agriculture, avocat, fondateur du journal La Minerve, Augustin-Norbert Morin s’implique activement dans la défense des droits des Canadiens-français. Élu député en 1827, il est nommé président de l’Assemblée législative de 1848 à 1851, Augustin-Norbert Morin devient Premier ministre conjoint du Canada-Uni entre 1851 et 1855. Nommé juge en 1858, il rejoint la Commission chargée de la rédaction du premier code civil du Bas-Canada. L’honorable Morin meurt en 1865. La réorganisation de l’administration des terres publiques dans le Bas-Canada, en 1842, s’amorce par la nomination d’un commissaire dans chaque partie de la province. Augustin-Norbert Morin occupe ce poste dans le canton d’Abercombie, situées au nord de seigneurie des Mille-Îles. Morin fait construire sur ses terres une maison de ferme, sur le haut d’une butte qui surplombe la rivière du Nord. Comme la mission catholique de Sainte-Adèle, ne sera créée qu’en 1846, c’est dans sa maison que le curé de Saint-Jérôme vient célébrer la messe. Pour soutenir les colons, Morin fait construire une carderie, une scierie et un moulin à farine. En 1843, à l’âge de quarante ans, il épouse Adèle Raymond et donne son nom à la nouvelle région qu’il entend coloniser : Sainte-Adèle. Le docteur Joseph-Baptiste Lachaîne s’établit dans la région de Sainte-Adèle en 1861. Il fait l’acquisition des lots d’Augustin-Norbert Morin et est élu maire de 1865 à 1872. Il décède 6 ans plus tard, dans la maison ayant appartenu à Augustin-Norbert Morin. Onésime Lamoureux arrive à Sainte-Adèle avec sa femme et ses douze enfants. En 1884, âgé de 48 ans, il acquiert de la succession de la famille Lachaîne, la terre et la maison de ferme. En 1902, Jean Rolland, s’installe dans la maison d’Augustin-Norbert Morin pour superviser les travaux de construction de l’usine de papier. Les Rolland acceptent d’effectuer d’importantes réparations à la maison. Les derniers descendants de la famille de Zoël Lamoureux quitteront le site au tournant des années 1990. Gérald Gagné l’acquiert en 1997 et pour la première fois, la maison est transformée en gite. Cette nouvelle occupation commerciale nécessite de nouvelles transformations. La description architecturale La maison traditionnelle québécoise d’inspiration néoclassique apparaît chez nous autour de 1840. Parmi les principales caractéristiques, on retrouve un toit à deux versants retroussés et des ouvertures disposées de façon symétrique. On peut y voir deux ou trois lucarnes. La demeure se distingue également par la présence de fenêtres à battants. Deux ouvertures sont placées dans les murs pignons. Les chaînages d’angle, les retours de corniches et les colonnes sont également très présents. La maison est composée d’un plan rectangulaire principal et d’une dépendance, de dimension carrée. Les ouvertures, à l’époque peu nombreuses, sont disposées de façon symétrique, en façade principale. Aussi, lors de sa construction, la maison ne comptait que deux lucarnes, du moins en façade. La toiture à deux versants droits était retroussée. Les images prises en 1980 montrent que les lucarnes à pignons ont été enlevées et remplacées par une grande de lucarne rampante englobant les deux ouvertures dans les combles afin de placer une troisième fenêtre. Dans les années 1990, trois lucarnes à pignon distinctes ont fait ou refait leur apparition. Aussi, depuis les années 1970, un avant-toit recouvre la galerie et court sur deux façades. On remarque qu’à l’arrière, les trois lucarnes ont été décentrées pour répondre aux besoins d’éclairage, dans les combles pour le bâtiment principal et de certaines pièces, dans la partie ajoutée. Tout le parement en déclin de bois, posé à l’horizontal, recouvre la structure de la maison construite pièce sur pièce. On peut voir la partie brute du mur dans certaines pièces depuis l’intérieur. Les planches cornières sont présentes, de même que les encadrements de portes et les chambranles découpés autour des fenêtres. La valeur patrimoniale globale La valeur historique La maison présente une valeur historique avec la présence d’Augustin-Norbert Morin. À titre de commissaire des terres, il a collaboré au développement de l’agriculture notamment par la mise en place de fermes modèles. Morin s’est impliqué sur les plans économique dans la création et le développement du village de Sainte-Adèle. La valeur architecturale Au milieu du 19ᵉ siècle, la typologie de la maison villageoise traditionnelle québécoise d'inspiration néoclassique se développe un peu partout. Ces demeures répondent aux nouveaux besoins de la famille et des conditions climatiques. La construction de la maison en 1842, en fait l’un des plus anciens bâtiments de Sainte-Adèle. C’est sur ce site surplombant la rivière du Nord que Morin fait construire un moulin à carder et une scierie à l’intention de ses colons. Il ajoute un moulin à farine qui devient si prospère qu’Adolphe Marier poursuit ses opérations jusqu’à Sainte-Agathe. C’est dans cette maison, avant la construction de la première chapelle, que les offices religieux sont célébrés. Le docteur Lachaîne y reçoit ses patients. La valeur identitaire Avocat, journaliste, député, chef parlementaire du Parti des patriotes, Augustin-Norbert Morin collabore à la réorganisation de l’administration des terres publiques et est nommé commissaire du canton d’Abercombie. Avec la présence du docteur Lachaîne, la maison est associée à d’autres personnalités, dont les meuniers Marier et la famille d’Onésime Lamoureux. Maison Augustin-Norbert Morin. Photo Edmond Langevin-Lacroix, 1927. Augustin-Norbert Morin. Dictionnaire biographique du Canada. Maison Augustin-Norbert Morin, vers 1990. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Maison Augustin-Norbert Morin, 2020. Collection ville de Sainte-Adèle. Vue latérale de la maison, 2021. Collection ville de Laval.

  • Cinéma Pine | VDSA

    Cinéma Pine Le cinéma Pine à travers le temps Y a-t-il un seul Adélois qui ne connaisse pas le fameux cinéma Pine?!??! Qui n’ait pas déjà « été aux vues » dans la bâtisse originale qui a pignon sur la rue Morin? Ou encore dans la « phase 2 », située sur la rue Valiquette? Et qui n’a pas entendu parler (ou n’a pas profité!) des célèbres sièges doubles qui ont fait le bonheur des amoureux à une certaine époque? « Notre » cinéma Pine - une fierté locale il va sans dire! - fait l’objet du livre La Famille Fermanian - L’histoire du cinéma Pine de Sainte-Adèle, publié récemment par le journaliste Stéphane Desjardins. J’ai glané pour vous quelques informations sur son histoire. Des fruits, des légumes… et des bobines de films! Au lendemain de la Première guerre mondiale, fuyant le Moyen-Orient, Phil Fermanian et son frère Jack s’installent au Canada et acquièrent, sans jamais y avoir mis les pieds, une terre à Sainte-Adèle. Par un matin de décembre 1924, ils prennent le train à destination de leur nouvelle propriété, située approximativement là où se trouve la pharmacie Brunet, jusqu’à la bâtisse du Cinéma Pine II. Au printemps, ils installent de façon rudimentaire un kiosque de fruits et légumes. Avec leur beau-frère Dick, ils ouvrent le Karibian Fruit and Vegetable, là où se trouve aujourd’hui le restaurant Spago. Ils proposent d’abord leurs denrées de maison en maison, les transportant dans une brouette. Quelques années plus tard, ils vendent aux hôtels de la région. Dès 1930, la Karibian Food ajoute un snack-bar et une pompe à essence, et livre dans les villages environnants - en plus des fruits et des légumes - divers produits alimentaires et de la quincaillerie. Tant qu’à faire la tournée des hôtels, ils y installent de petites boîtes de fer chromé et de verre coloré : le Juke-box. En 1935, Phil Fermanian s’intéresse à un nouveau phénomène : le cinéma d’actualité. Il achète un projecteur 16 mm et un écran, et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. Dans le camion de la Karibian Fruit se côtoient alors fruits, légumes, Juke-box et bobines de films. L’ouverture de la route 117 vers le Nord favorise la construction de bâtiments, dont la chapelle Saint-Paul (située aujourd’hui à deux pas de la Place des citoyens). Le curé Brouillet voit une occasion de bonifier ses revenus en louant son édifice paroissial. Fermanian obtient son permis de propriétaire de salle de cinéma en 1947, mais apprend dans l’intervalle que le clergé s’oppose à la projection de films dans la chapelle. Il ne lui reste qu’une solution : construire son propre cinéma! En 1947, il achète un magasin en faillite sur la rue Morin, là où se trouve l’entrée du cinéma. Il négocie l’achat de fauteuils et l’installation d’un projecteur. Le chantier prend forme en 1948, derrière l’ancien magasin, malgré la pénurie de matériaux d’après-guerre. Les origines du nom Pine L’avènement du ski vient modifier l’économie adéloise. On construit des auberges pour accommoder les touristes. Le finlandais Victor Nymark introduit chez nous un procédé de construction d’embriquement de billots de pins. On lui doit notamment le château Montebello, l’auberge La Marquise au Mont-Gabriel et l’Alpine Inn. Les Cochand, dont l’auberge se situe à la limite de Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite, construisent des chalets de style alpin. Fermanian y voit une tendance et nomme son cinéma le Pine Theatre. Le comptoir sera en pin et les portes arborent des paysages de ski… avec des pins! Le cinéma est inauguré en présence de l’élite régionale, du curé et du maire Claude-Henri Grignon qui aurait bien voulu, lui aussi, avoir sa propre salle de théâtre. La notoriété du Pine Theatre, un cinéma indépendant, dépasse rapidement nos frontières. Phil innove en publicisant sa programmation sur de petits cartons. Aurore, qui a épousé Phil en 1952, s’associe à l’entreprise. Elle démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui prendra rapidement du galon en devenant un excellent projectionniste… à 14 ans! Avancées technologiques et expansion Le Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises. Il est l’un des premiers à se doter du son Dolby stéréo. Le Pine n’a cessé d’innover et de se transformer au fil des ans. En 1976, la pharmacie Prudhomme, voisine du cinéma, déménage dans la nouvelle clinique sur la rue du Bourg-Joli. Les Fermanian reprennent leur local et ouvrent une nouvelle salle afin de suivre la tendance du multiplexe. Inauguré en 1978, le cinéma est équipé de projecteurs dernier cri au xénon et de plateaux horizontaux. Trois ans plus tard, la Banque provinciale (à l’angle de la 117) déménage à côté de la chapelle Saint-Paul. Tom en profite pour relier l’immeuble au cinéma et aménager la salle 3. En 1980, Tom rachète le cinéma. Il n’a que 24 ans, mais il connait tous les rouages de l’industrie. En 1995, il rachète l’ancien site de Karibian Fruit pour y aménager le cinéma Pine II. Sa femme Geneviève opte pour un immeuble emblématique dans lequel on intègre une tourelle victorienne. En 1997, la billetterie du cinéma 1 est automatisée avec écran tactile, une première au pays. Des travaux de rénovation ont lieu en 2003. En 2009, le cinéma introduit la numérisation avec la présentation du premier film avec la technologie 3D. Une troisième génération prend la relève alors que Perry, fils de Tom et Geneviève, qui a grandi dans le cinéma, travaille aux côtés de son père. Féru en administration, il gère le cinéma de main de maitre. Le 7e art a beau avoir changé depuis 70 ans, le cinéma Pine - sous la gouverne des Fermanian - est toujours demeuré à l’avant-garde! Christiane Brault Membre du comité patrimoine Cinéma Pine.

  • La Quincaillerie des Saveurs Starca | VDSA

    La Quincaillerie des Saveurs Starca (1924) 1395, rue Saint-Joseph Arcade Desjardins acquiert le site et le bâtiment en 1924. Plusieurs transactions s’ensuivent, jusqu’à ce que Jimmy Nadon, ingénieur à la Rolland, le revende, en 1945, à Albert Bertrand. La veuve de Bertrand, Alice Nadon, cède le bâtiment à son beau-fils Jean-Guy Legault – époux de Huguette Bertrand - en 1958. Gérald Desjardins, qui délaisse la pâtisserie familiale, acquiert le bâtiment dans les années 1960 et y ouvre une quincaillerie, avec pompe à essence et autres services. En 2010, l’entreprise Les produits Starca – un clin d’œil aux noms des filles des propriétaires- rachète l’immeuble et y ouvre la Quincaillerie des saveurs Starca. La rue Deschambault Derrière le bâtiment s’étire la rue Deschambault, qui effectue une large courbe pour ressortir plus loin à la halte Zénon-Alary. Après le décès de Julie Tassé en 1926, Élie devint l’unique héritier des terres des Filion et vend ses terres à son beau-frère Théodore Deschambault en 1940. La voie publique est nommée en l’honneur de Théodore Deschambault, initiateur du projet de développement en 1945. En haut de la butte, derrière le terrain vague où se trouvaient autrefois le garage municipal et la caserne d’incendie, Deschambault élevait des renards. Il a travaillé 52 ans à la papeterie Rolland. La quincaillerie avec ses pompes à essence, 1975. La Quincaillerie des saveurs Starca, 2023.

  • Les murales des Pays-d'en-Haut | VDSA

    Les murales des Pays-d'en-Haut de Sainte-Adèle Véritable incursion dans l’histoire des Pays-d’en-Haut, le circuit des murales vous mènera sur les traces des grands fondateurs et personnages historiques de la région, en plus de vous faire découvrir des scènes typiques des Pays-d’en-Haut. Découvrez, au gré des œuvres géantes disposées sur les murs extérieurs de nombreux bâtiments et sur des murs sur pilotis, des personnages historiques, des institutions adéloises comme la Rolland et le cinéma Pine, ou encore des scènes régionales, telles la drave, la forge, la fondation de Sainte-Adèle, le P’tit Train du Nord, et bien d’autres. Il est également possible de visiter le circuit à l’aide de BaladoDécouverte, une application mobile qui oriente gratuitement les utilisateurs de téléphones et de tablettes dans leur visite guidée de circuits thématiques. Pour découvrir les murales de Sainte-Adèle, il suffit de sélectionner le circuit Les murales des Pays-d'en-Haut. Une visite incontournable pour en apprendre davantage sur l’héritage et le patrimoine de Sainte-Adèle.

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