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  • Maison Olivier Rolland | VDSA

    Maison Olivier Rolland La maison Olivier Rolland (1200 rue Saint-Jean) Le bâtiment situé au 1200 de la rue Saint-Jean à Sainte-Adèle s’inscrit dans l’histoire de la compagnie de fabrication de papier fin La Rolland, dont les activités dans la fabrication de papier se sont déroulées de 1902 à 1991. Avant que les papeteries ne voient le jour dans les Laurentides, Jean-Baptiste Rolland - père de Stanislas-Jean-Baptiste, fondateur des usines de Saint-Jérôme et de Sainte-Adèle - s’intéresse à la promotion foncière et à la construction domiciliaire. Au milieu du 19ᵉ siècle, il acquiert des terrains et fait bâtir des logements à Montréal. Son intérêt dans ce domaine s’accroît rapidement si bien qu’il fait ériger de belles maisons en rangée sur les rues Saint-Denis et Berri, face au carré Viger. Ces résidences d’inspiration victorienne sont fort prisées par la nouvelle bourgeoisie francophone. La maison de la rue Saint-Jean s’inscrit dans une typologie d’esprit victorien éclectique, avec son volume rectangulaire, la position de ses ouvertures, ses balcons, avant-toits, galbes, ses toitures en tôle à la canadienne, ses lucarnes ainsi que son ornementation très soignée. L’implantation du bâtiment prend place légèrement en retrait de la rue Saint-Jean (autrefois rue de l’Église) et de la rue Rolland à Sainte-Adèle. Cette maison est bâtie d’après un plan de 60 par 35 pieds et prend place sur un terrain boisé de 90 000 pieds carrés. Les éléments historiques Olivier Rolland a habité la maison dès 1917. En 1935 et 1936, il effectue diverses rénovations afin de répondre aux nouveaux besoins de la famille. À l’époque, les chevaux étaient logés dans l’étable à l’arrière de la maison. Avec l’arrivée des voitures, le bâtiment a été transformé en garage. À l’initiative de madame Villemaire et de quelques dames ayant des enfants d’âge à fréquenter une maternelle, une classe est aménagée en 1949 dans la résidence d’Olivier et d’Aline Rolland jusqu’en 1952. Après le départ d’Olivier, son fils Lucien décide de demeurer à Saint-Jérôme et la maison sera habitée par la famille du gérant Jean-Yves Chartrand, puis de celle de Ted Robitaille, cadre de l’usine. En 1975, la compagnie commence à se départir de certains biens, dont la ferme et les maisons des dirigeants de la Compagnie, dont les deux maisons de villégiature situées sur la rue Saint-Jean où logent les dirigeants de La Rolland – l’autre étant le 1450 rue Saint-Jean. Bruno Rolland, petit-fils d’Olivier Rolland, achète la maison du 1200 rue Saint-Jean. La maison n’ayant pas été rénovée depuis l’époque d’Olivier Rolland. Bruno Rolland fait refaire la toiture, l’électricité, la plomberie et a fait changer quelques fenêtres tout en conservant le cachet d’origine de la maison. La famille la conserve jusqu’en 1995. Durant cinq ans, la vaste demeure change fréquemment de propriétaires. En 2000, le bâtiment devient l’auberge Au clos Rolland, couette et café. Parmi les dix salles de bain que compte la maison, l’une d’elles a conservé toutes ses composantes et son caractère d’origine. Les éléments extérieurs La maison Olivier-Rolland consiste en un vaste bâtiment de bois, érigé sur un solage de pierre des champs, un matériau très présent dans la région des Laurentides. Le soubassement d’une hauteur de six pieds, nous permet d’apprécier les composantes structurelles de la maison. La toiture présente plusieurs versants à demi-croupes. On reconnaît ce type de toiture à sa charpente à deux versants de forme triangulaire, compris entre deux arêtiers, pour former un pan de forme trapézoïdale. Parmi les avancées, plusieurs avant-toits avec fronton, des saillies, une véranda et un solarium sont présents sur l’une ou l’autre des façades. Mais ce qui distingue vraiment la maison c’est le magnifique couronnement ajouré et ornementé qui coiffe le balcon à l’étage, de l’entrée principale. Nous pouvons également observer le jeu des colonnes tournées et de balustres façonnés en bois. Cet élément architectural comporte également une dentelle de bois ouvragée et des éléments distinctifs en forme de lys qui se veulent une référence avec la société francophone du Québec. Le premier descendant de la famille arrivé en Nouvelle-France, Jean-Pierre Rolland, fait partie du régiment de Guyenne venu défendre notre territoire de 1755 à 1760. Jean-Baptiste Rolland a d’ailleurs œuvré au côté du fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Ludger Duvernay. La fleur de Lys est également présente sur les armoiries de la ville de Mont-Rolland. Il existe d’autres éléments d’intérêt. Sur la façade qui donne sur la voie publique, les galbes disposés au-dessus des galeries sont ornés de lambrequins, finement ciselés, de colonnes fuselées. Cet élément architectural rappelle la présence d’une typologie néogothique. Des appliques représentant un soleil rayonnant situés dans les frontons ornent plusieurs bâtiments de Mont-Rolland. Des lucarnes en saillie à croupe sont ancrées dans les combles du toit pour éclairer et ventiler les chambres qui y sont présentes. Ces structures en saillie sont de type à croupes. À l’époque de sa construction une galerie courait sur deux façades et une tonnelle ouverte et ornementée était attachée à la maison, comme en fait foi une photo de l’époque. Les valeurs patrimoniales de la maison de villégiature de Sainte-Adèle ayant logé plusieurs gérants de la Rolland, dont Jean et Olivier Rolland et leurs familles, repose sur ses intérêts historique, architectural et son ancienneté. Son édification nous livre un témoignage du passé et constitue un point de repère important, toujours présent, dans le secteur de Mont-Rolland. Les éléments caractéristiques Les éléments caractéristiques de la maison Olivier-Rolland comprennent, notamment: - le positionnement de la maison, sur l'ancienne trame urbaine du village de la compagnie, sur un vaste terrain en relief et boisé; - le bâtiment de style victorien en bois à trois niveaux est coiffé de toitures irrégulières à deux versants; - les toitures avec versants droits qui se terminent par des pans en demi-croupe; - Les matériaux d'origine, dont les parements de bois à clin et planche charnière en plus d'une maçonnerie de pierre des champs; - les toitures et galeries couvertes d'un avant-toit en tôle posée à la canadienne; - les ouvertures organisées à la fois de façon symétrique et asymétrique selon la disposition et l'importance des façades; - les façades avec des fenêtres en bois à carreaux, à battants et à guillotines ainsi qu'une grande baie à triplet et de portes en bois de menuiserie d'assemblage; - les ornementations très présentes sur toutes les composantes de la maison, comme les colonnes tournées, les lambrequins, les balustrades et les corniches ornementées. Maison Olivier Rolland, 2019. Collection Christiane Brault. Olivier Rolland. Maison Olivier-Rolland, 1945. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue du grand pan stylisé de fleur de lys finement ciselé. Collection Ville de Sainte-Adèle. Soleil rayonnant apposé comme ornementation dans les frontons. Collection Ville de Sainte-Adèle. Maison Olivier Rolland, 1910. Collection François Rolland.

  • Le cinéma Pine | VDSA

    Le cinéma Pine (1948) 24, rue Morin Après la Première Guerre mondiale, Philippe Fermanian arrive au Canada et achète un site à Sainte-Adèle où il ouvre un kiosque de fruits et légumes. En 1935, il achète un projecteur 16 mm et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. En 1947, il achète la partie centrale du cinéma actuel et y aménage une salle de projection à l’arrière. La notoriété du Pine Theatre dépasse rapidement nos frontières. Aurore Fermanian, femme de Philippe, démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui devient projectionniste… à 14 ans! Le Cinéma Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises; il est l’un des premiers à se doter du son dolby stéréo et de la technologie en 3D. Les Fermanian ajoutent deux autres salles et s’inscrivent dans la mouvance des salles multiplex. En 1995, le Cinéma Pine II ouvre ses portes sur la rue Valiquette. Récemment, une troisième génération a pris la relève puisque Perry, fils de Tom et Geneviève, gère désormais ce cinéma d’avant-garde. Devanture du Pine Theatre, 1954. Famille Fermanian. Le Pine Theatre et la côte Morin, 1950 Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Concours hippiques | VDSA

    Concours hippiques Vous souvenez-vous des concours hippiques à sainte-adèle ? Si vous habitiez Sainte-Adèle dans les années 1980, vous avez sûrement assisté aux concours hippiques qui se déroulaient aux écuries McDuff, situées sur le chemin Sainte-Marguerite, comme on appelait alors le chemin Pierre-Péladeau. Les premiers concours hippiques se déroulent à Sainte-Adèle au début des années 1940. L’événement est présenté au Alpine Inn, où le magnat financier et propriétaire de l’auberge, Vernon Cardy, démontre une grande passion pour les chevaux. Certains événements sont ensuite présentés au Chalet Cochand, puis au Sun Valley Farm, où un manège est installé devant l’hôtel. Ceci n’a évidemment rien à voir avec l’arrivée du Cercle équestre de Sainte-Adèle, créé en 1975. Deux ans après sa fondation, l’organisme est sollicité pour participer aux festivités du 125e anniversaire de la paroisse de Sainte-Adèle. Le concours se transporte sur le site des magnifiques écuries de Robert et Micheline McDuff, où 200 cavaliers et leurs chevaux sont inscrits. C’est le début d’une tradition qui dure un peu plus d’une décennie. Des compétitions de plus en plus prestigieuses L’année suivante, on présente le concours hippique de la Coupe Brador. L’ex-président de Blue Bonnets, Raymond Legault, donne un coup de main à l’organisation et Maurice Custeau agit comme président honoraire. À cette occasion, Sainte-Adèle accueille 5 000 visiteurs à la ferme McDuff et la Gendarmerie Royale du Canada présente une démonstration de son célèbre carrousel. Cette année-là, Danielle McDuff remporte la première place dans la catégorie Medal Class, dans la classe junior, ce qui lui assure, pour la première fois, une participation au championnat canadien. En 1980, l’événement est régi par la Fédération équestre du Québec et Robert Jolicoeur en dessine le parcours. Architecte paysagiste de formation, reconnu internationalement à titre de chef de piste, planificateur et designer de multiples parcours hippiques, on lui doit notamment la réalisation de plusieurs parcours à travers le monde, dont l’aspect technique de conception et l’implantation d’obstacles lors des Jeux Olympiques de Montréal. Sainte-Adèle s’inscrit dans la lignée des grands événements avec la naissance d’un Circuit provincial, dont l’épreuve inaugurale se déroule à Sainte-Adèle. À cette occasion, naît également le premier concours junior qui permet aux vainqueurs de se tailler une place sur l’équipe du Québec. L’émergence d’un grand cavalier Quatre ans plus tard, le concours tient bon. Le jeune Mario Deslauriers, qui deviendra un grand champion, n’est âgé que de 17 ans lorsqu’il remporte le concours hippique Carlsberg Sainte-Adèle en 1981. En 1984, âgé de seulement 19 ans, il devient le premier Canadien et le plus jeune cavalier à remporter la finale de la Coupe du monde, record qu’il détient encore aujourd’hui. Il a participé aux Jeux Olympiques à quatre reprises dans l’épreuve du saut d’obstacles. En 1985, pour la première fois de son histoire, le concours hippique de Sainte-Adèle est inscrit au calendrier des épreuves de qualification de la Coupe du monde équestre. On s’attend donc à recevoir les meilleurs cavaliers qui souhaitent évoluer sur le circuit mondial. À la fin des années 1980, on n’en est plus à l’âge des rubans remis aux vainqueurs des années 1940. En 1986, les bourses remises aux vainqueurs de chacune des épreuves totalisent 75 000 $. Puis tranquillement, au fil des ans, Sainte-Adèle se retire des concours hippiques internationaux et les écuries McDuff retrouvent un peu de tranquillité. Ces grands événements auront toutefois laissé un souvenir tangible chez des milliers de personnes et écrit une page d’histoire sur le sport équestre chez nous. Christiane Brault, membre du comité patrimoine _____________ Sources : Archives de Gaston et Martin Jolicoeur Blanchard, Gilles, « Le deuxième Concours de Sainte-Adèle. Un grand concours hippique dans le cadre d’une grande fête populaire », La Presse, 21 juin 1978. Gagnon, Myriam, « Miroir : Robert Jolicoeur », Décormag, juillet 1988, p. 73 à 76. Poliquin, Gilles. « Grand Prix Brador au Cercle équestre de Sainte-Adèle », Journal Les Pays-d’en-Haut, 13 mai 1980. Un cavalier en action. Écho du nord, 18 juin 1980. Le grand gagnant du concours hippique de Sainte-Adèle, édition 1980, Bernie Traurig des Etats-Unis. Journal des Pays-d’en-Haut, 25 juin 1980. Maurice Custeau, confortablement assis. De gauche à droite, derrière Robert McDuff, Pierre Constantineau, Gilles Thinel, Raymond Lemay. 2e rangée : Jean-Guy Fleurant, Jean-Claude Bélair, M. le maire Marc Larose, Gaston Jolicoeur, président du club optimiste de Sainte-Adèle, Nelson Morin et Marcel Dulude. Journal des Pays-d’en-Haut, 13 février 1980. Journal des Pays-d’en-Haut, 29 juin 1978.

  • Steven LAMB - Cinéma | VDSA

    CINÉMA - 2007 Steven Lamb L’artiste Stephen Lamb, d’origine bulgare, représente le septième art de façon toute singulière et humoristique. Ses personnages tordus, étirés et voûtés évoquent une grâce toute particulière se rapprochant de la caricature. CINÉMA - 2007 C’est en 1948 que Philippe Fermanian, arménien d’origine, ouvre le Cinéma Pine. Pour ce faire, il convertit un ancien magasin de meubles. L’avant de l’édifice est divisé en deux, permettant l’ouverture d’une pharmacie et du rutilant lobby. Une marquise de style hollywoodien est installée. Philippe emménage dans un logement à l’étage avec sa femme Aurore. Les Adélois peuvent alors visionner trois films par semaine en version originale. De grandes productions américaines, européennes et françaises sont présentées. La réputation du Cinéma Pine fait rapidement le tour de l’industrie. En 1954, le Pine projette des films en cinémascope et en stéréophonie. Malgré la concurrence des salles environnantes et l’arrivée de la télévision, le Pine résiste. En 1964, une nouvelle génération de Fermanian entre en scène. Tom, qui n’a que dix ans, devient placier. On le voit par- tout : au comptoir de friandises, à la billetterie et même comme projectionniste. Passionné par la technologie, Tom connaît le fonctionnement de tous les appareils. En 1977, Tom prend la relève de son père et installe le son Dolby ainsi qu’une deuxième salle de 51 places dans l’espace anciennement occupé par la pharmacie. Il faut attendre 1983 pour voir arriver une troisième salle. Les rénovations sont complexes puisque la salle de projection est installée dans la chambre forte de l’ancienne banque. En 1987, le Cinéma Pine se transforme en un des premiers multiplexes au Canada. Depuis 1995 le Cinéma Pine occupe deux édifices et projette pas moins de huit films simultanément. Le Pine offre en permanence les meilleures conditions de projection de l’industrie et le plus grand confort aux cinéphiles. Au cours des années il a reçu de nombreux prix d’excellence. Lors des premières de films, le Pine et les Adélois accueillent les artistes et les réalisateurs avec enthousiasme.

  • Maison Claude-Henri Grignon | VDSA

    Maison Claude-Henri Grignon La maison Claude-Henri Grignon (195 rue Morin) Claude-Henri Grignon est l’un des personnages le plus important de la municipalité. Maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic pour la construction de la nouvelle église, il s’est inscrit au cœur de tous les débats. Éléments historiques En 1858, Israël Desjardins (1834-1908) quitte Saint-Jérôme en compagnie de Philomène Lapointe qu’il vient d’épouser. Israël Desjardins acquiert du forgeron François Chamereau dit St-Jean le lot 73 sur lequel est déjà probablement érigée une maison et une boutique de forge. Le couple s’installe à Sainte-Adèle dans une partie du village embryonnaire qui prend forme en haut de la côte, près de l’église de Sainte-Adèle, nouvellement construite. Au recensement de 1861, ils ont déjà une fille : Donalda. Quinze autres enfants suivront, dont Arcade (inspecteur des travaux à Sainte-Adèle et prêteur usurier) et Sigefroi (boulanger de père en fils). Le père et ses fils marqueront notre histoire. Après le décès de son mari, Philomène Lapointe lègue la terre, la maison, l’écurie, la forge et autres dépendances à ses enfants. Arcade et Sigefroi rachètent la part de leurs frères et sœurs. Sigefroi transforme la forge en boulangerie. À son retour de la Première Guerre mondiale le docteur Louis-Marie Grignon acquiert, en 1920 et 1924, des frères Desjardins la maison. Son frère Claude-Henri s’y installe en 1925 pour en faire sa demeure, mais aussi son havre pour l’écriture, notamment du roman Un Homme et son péché, qu’il publie en 1933. Claude-Henri Grignon décède en 1976. À la même époque, ou un peu avant, le toit mansard situé sur la partie Est du bâtiment fait place à un toit à deux versants. La lucarne a été retirée pour être remplacée par une baie vitrée. La demeure revient sur le marché et Claire Grignon, fille de Claude-Henri et de Thérèse Lambert l’achète en 1983. Les architectes André et Michel Lefebvre sont propriétaires de la demeure de 1986 et 2001. Plusieurs autres se succèdent au fil des ans et la maison tombe peu à peu dans l’oubli. L'implantation La maison du 195 de la rue Morin à Sainte-Adèle est située dans ce que l’on nommait jadis le haut du village. Le secteur qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. La maison est située en bordure de la rue Morin, à l’angle de la rue Grignon. Aujourd’hui, ce secteur est situé à l’ouest du village. La maison est bâtie selon deux plans juxtaposés, puisque la demeure comptait à l’origine, une maison de forme rectangulaire et d’une forge, de dimension carrée. Une grande véranda a été ajoutée par la suite. Les dimensions de cet immeuble sont d’environ 48 pieds de façade par 24 pieds de profondeur. Érigée sur deux étages, l’aire habitable est de 2178 pieds carrés. Le type d'architecture La typologie constructive s’inscrit dans une architecture néoclassique anglaise avec ses deux étages, sa composition symétrique, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées, peu d’éléments en saillie et l’aménagement de galeries. Par contre, elle ne possède pas autant d’ouverture que la typologie conventionnelle. La maison repose sur une maçonnerie de pierres à crépi. Les fenêtres au soubassement sont enchâssées dans un appareil de briques. Parmi les éléments d’intérêt, notons des fenêtres à petits carreaux, et leur mécanisme à battants. Les portes en bois, percées de douze carreaux de verre, sont surmontées d’une imposte qui semble d’origine. Son toit mansard ayant été retiré avant 1976, le bâtiment possède maintenant des toits à deux versants droits, qui sont recouverts de tôle à baguette. Des contrevents, de couleur verte, formés de panneaux pleins et leurs ferronneries semblent intacts. Sur les balcons avant, un jeu de colonnes repose sur une base carrée à caisson surmonté d’un fût carré légèrement conique qui supportent les frontons triangulaires. Les souches de cheminées sont insérées dans le prolongement du mur-pignon au centre du faîte, aux deux extrémités de la demeure. Le foyer de maçonnerie de pierre d’époque trône toujours au centre du salon. La reconnaissance de la maison Claude-Henri grignon comme bâtiment patrimonial Une première tentative pour la citation de la maison Claude-Henri-Grignon Après le décès de Claude-Henri Grignon, sa fille Claire milite pour sauvegarder les archives de son père et entreprend des démarches pour que la maison devienne une propriété de l’État et qu’elle soit reconnue monument historique. La ville de Sainte-Adèle fait l’acquisition des œuvres écrites par Claude-Henri Grignon. Divers documents (lettres, gouaches, lithos) ont été cédés à la Bibliothèque nationale du Québec, en 1979. La question de la reconnaissance du bâtiment s’invite dans la campagne électorale provinciale en 1981. Les candidats en font la promesse. Du côté municipal, le maire Daniel Dubé exprime son intérêt et interpelle les instances gouvernementales à agir en ce sens. Une plaque commémorative pour le cinquantenaire d’Un homme et son péché Pour souligner le 50ᵉ anniversaire de la publication du roman Un homme et son péché, le Comité des amis de Claude-Henri Grignon est créé le 8 janvier 1982 et des dons sont sollicités auprès de la population. Lors d’une cérémonie tenue, le dimanche 16 octobre 1983, et réunissant de nombreux invités, madame Juliette Poirier-Desjardins, fille du docteur Poirier, belle-fille d’Arcade Desjardins et grande amie du célèbre romancier dévoile une plaque de bronze qui est apposée depuis sur la maison. Deuxième tentative de citation patrimoniale La maison de Claude-Henri Grignon deviendra-t-elle historique ? C’est la question que se pose à nouveau Claire Grignon, les administrateurs de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle et les représentants de la Société d’histoire des Pays-d’en-Haut en 1986. Lors de la création de la nouvelle ville de Sainte-Adèle - regroupée avec Mont-Rolland en 1997-, alors que le filleul de Claude-Henri Grignon, Pierre Grignon, est élu au poste de maire, la question s’inscrit à nouveau dans l’agenda. L’achat de la propriété́ par la municipalité́ est envisagé́, puis rejeté́ par le conseil de ville. La bibliothèque municipale prend le nom de Claude-Henri Grignon En 1998, la bibliothèque municipale de Sainte-Adèle change de dénomination sociale pour prendre celle de Bibliothèque Claude-Henri Grignon. L’identification du patrimoine culturel par la ville de Sainte-Adèle Une nouvelle Loi sur le patrimoine culturel entre en vigueur en 2011. Dorénavant, une municipalité́ peut, par règlement identifier des éléments du patrimoine immatériel, un personnage historique décédé́, un événement ou un lieu historique. En reconnaissance de l’apport de l’auteur à sa région, la ville de Sainte-Adèle attribue un statut légal de personnage historique à Claude-Henri Grignon en 2017. Son nom et son œuvre figurent dorénavant au registre du patrimoine culturel du Québec. La valeur patrimoniale globale Plusieurs éléments d’intérêt justifient la désignation du lieu comme bâtiment patrimonial, Ces valeurs sont d’ordre : Informations historiques La maison Claude-Henri Grignon témoigne des origines urbanistiques du noyau villageois de Sainte-Adèle qui prend forme autour de l’église paroissiale construite en 1852. Valeur architecturale Le bâtiment présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il s’inscrit dans La typologie constructive du milieu du 19e siècle. Le personnage associé Claude-Henri Grignon demeure l’un des symboles les plus significatifs ayant apporté́ à Sainte-Adèle et au Pays d’en Haut, leur notoriété́. Il est né, a grandi, a œuvré et est décédé́ à Sainte-Adèle. Il a joué́ tour à tour, les rôles de maire, commissaire d’école, préfet du comté de Terrebonne, syndic dans la construction de la 2ᵉ église du village en 1952 et la venue d’une nouvelle centrale téléphonique. Auteur prolifique, il a fait connaître par ses écrits et par son roman Un homme est son péché , tout un pan de l’histoire de la colonisation des Laurentides. Maison Claude-Henri Grignon, 2019. Collection Ville de Sainte-Adèle. Claude-Henri Grignon dans sa bibliothèque. Vue aérienne de la maison du 195 rue Moriné. Maison Claude-Henri Grignon, 1967. Collection M.-G. Vallières. Cérémonie du dévoilement de la plaque de bronze. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Le restaurant Chez Milot (1929) | VDSA

    Le restaurant Chez Milot (1929) 958, rue Valiquette Ernest (Henri-Édouard) Desjardins, fils d’Arcade Desjardins et d’Annie McGuire, épouse en 1929 Juliette, la fille aînée du docteur Jérémie Poirier et d’Yvette Gadoury. Ernest, qui a acquis un lot sur la rue Valiquette en 1926, y fait bâtir une maison. Il fait ensuite construire un garage sur l’emplacement, à proximité de la maison, là où se trouve le dépanneur. À l’époque, il était le seul garagiste au village à réparer des voitures. De magnifiques automobiles attendaient devant le commerce que le mécanicien s’en charge, tandis que leurs propriétaires ou parfois le chauffeur, patientaient au salon de la maison Desjardins. Au rez-de-chaussée, on accueillait également les usagers du bureau de poste de Sainte-Adèle-en-bas. Devenue veuve, Juliette Poirier revend la maison en 1974. Depuis, la bâtisse a accueilli la garderie la Barbouille, le Bistrot de la vieille poste et l’Ailloli de la poste, avant de devenir le restaurant Chez Milot en 1985. Le bâtiment est demeuré presqu’inchangé au fil du temps. Autrefois, une grande galerie courait sur la façade principale et sur le côté qui donne sur le stationnement. 1986

  • La gare de Mont-Rolland (1928) | VDSA

    La gare de Mont-Rolland (1928) 1000, rue Saint-Georges La rivière du Nord attire de nombreux colons. En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient 202 acres du gouvernement. S’y ajoutent 100 acres supplémentaires en 1849. Isidore Filion, qui est déjà établi à Sainte-Adèle, rachète ces lots en 1854, qu’il cède de son vivant à son fils Magloire en 1858. Lors de la construction du chemin de fer, il dû céder 9 acres de terrain à la compagnie ferroviaire Montréal & Occidental (qui devient le Canadien Pacifique) Le 9 février 1891, au moment où l’on posait les rails en face de la future gare et où le train faisait son apparition, le maire Wilfrid Grignon, accompagné de ses concitoyens, se rend sur le site pour rencontrer les gens du gouvernement et de la compagnie ferroviaire. La gare prend d’abord le nom de Sainte-Adèle. Après la création de la Ville de Mont-Rolland, des pressions sont exercées pour changer le nom de la gare, ce qui fut fait en 1921. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique met en service ce qu’on appelle des « trains de neige ». En 1927, les wagons sont aménagés pour permettre aux skieurs d’entrer avec leurs skis. La gare étant devenue trop petite, elle est reconstruite en 1928. Dans les années 1960, le transport des passagers est réduit et ce service est abandonné en 1981. Des convois de marchandise circulent jusqu’en 1990. Outre le bâtiment de la gare et sa voie principale, dont on voit l’ancien tracé sur la pierre, on comptait aussi une voie d’évitement d’une capacité de 23 wagons de 40 pieds, deux voies secondaires, un château d’eau parce que les locomotives fonctionnaient au charbon et une cour de triage. La gare de Mont-Rolland. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut - Coll. Loisirs Laurentides. Le chef de gare Rosaire Courchesne, Laura Beauchamp et le bébé Louis, 1903.

  • Claude LANGEVIN - Côte Morin | VDSA

    CÔTE MORIN Claude Langevin La « côte Morin » fut ouverte par l’honorable Augustin-Norbert Morin. Durant les années 1940, de 5 000 à 7 000 personnes utilisaient cette rue comme piste de ski. Elle était sablée seulement sur un côté. L’angle du haut de la côte fut adouci pour faciliter la circulation. En août 1950, les jeunes sous la direction de Robert Lapalme peignirent la côte à la gouache lors de la « Nuit laurentienne ». Les policiers ordonnèrent de détruire cette œuvre par mesure de sécurité. Cette côte fut couverte de glace en plein mois de juillet, pour permettre des compétitions de ski. Les maisons montrées sur l’œuvre exposée sont toujours existantes. Rendez-vous dans le parc de la Famille et regardez vers le bas de la côte, vous les découvrirez entre les arbres.

  • Joane MICHAUD - Les grands Bâtisseurs | VDSA

    LES GRANDS BÂTISSEURS - 2004 Joane Michaud Joane Michaud a étudié la peinture et le modèle vivant à l’école des Beaux-Arts. Elle fait des tableaux et des murales pour la télévision, les villes et tous les amoureux de l’art. Ses tableaux sont inspirés de scènes d’époque. LES GRANDS BÂTISSEURS - 2004 C’est un hommage aux hommes et aux femmes qui ont contribué au développement des Pays-d’en- Haut. Dès 1842, l’honorable Augustin-Norbert Morin, qui sera premier ministre du Canada-Uni, achète la première de dix concessions. À cette époque, seul Simon Amicon, amérindien, habitait le territoire. On trouve le nom d’Adèle Raymond, épouse de Morin, dans de nombreux toponymes de la région. Le curé Labelle fit un travail infatigable pour la colonisation des Hautes-Laurentides et le développement de la région. En 1892, le P’tit train du Nord apporte un essor économique nouveau. Puis en 1902, Stanislas Jean-Baptiste Rolland construit l’usine de papier la Rolland.

  • Le Chantecler | VDSA

    Le Chanteclerc Le lot 7A, d’une largeur de deux arpents, sur toute la longueur du lac Rond fait font l’objet de diverses promesses d’achats, ventes, échanges jusqu’au 21 août 1895 où Dominique Longpré cède la terre à son fils Martial. Ce qu’en 1899, que les autorités évoquent la possibilité de faire un chemin autour du lac Rond, dont la partie nord. Martial Longpré divise ses terrains en cinquante lots et les met en vente. On peut alors se procurer pour la somme de 50 dollars, un lopin de terre de 60 pieds par 90 pieds, situé à une distance de 18 pieds du lac Rond. Herbert A. Matley achète le lot 7A, le 8 mars 1913, dans le but d’y construire un hôtel et demande au conseil municipal de lui accorder une licence pour vente de boisson. Les cultivateurs voient de bon œil la construction d’un tel bâtiment qui pourrait développer la villégiature et créer un nouveau marché pour leurs produits. Le conseil accorde la licence pour une durée d’un an et Matley s’engage en retour à acheter 300 lampes électriques. La perspective d’avoir de la lumière, de meilleures routes et un chemin autour du lac s’est avéré crucial pour l’octroi de cette licence. Le 14 mai 1913, l’avocat Descaries, représentant le syndicat Matley, recrute des ouvriers, journaliers, charretiers, etc., qui souhaitent travailler à la construction de l’hôtel des touristes. La ville accepte de ne pas évaluer l’hôtel et ses dépendances à plus de 20,000 dollars pendant dix ans. Cela assure néanmoins au conseil une taxe d’au moins 50 dollars et aux commissaires d’écoles un revenu annuel de 140 dollars. L’hôtel aurait ouvert ses portes en 1915 alors qu’Herbert Matley le revend à James Kerr. Monsieur Herbert Henry Field qui fait partie de la Reliance Investment avec John Henry Thompson l’achète. Thompson, acquiert en 1924 et 1925 le propriétaire de la National Bakeries Limited, Roland Edward Kingsley achète l’hôtel. Au début des années 1930, John Munro Thompson décède et l’hôtel et le site environnant reviennent à sa femme Mary Muriel Brodie Thompson qui le lègue le tout quelques années plus tard à son fils Arthur Brodie Thompson. Les différentes phases du Chantecler Sur le site de l’ancien hôtel Matley, un syndicat formé d’hommes d’affaires de Montréal fait construire un élégant immeuble à la forme irrégulière qui comprend une première section de deux étages, avec ses murs de pierres des champs surmontés d’un toit mansard. Des lucarnes sont présentes à l’étage. Spacieux et moderne, le bâtiment construit d’après les plans de l’architecte Alfred Leslie Perry est inauguré le 10 décembre 1938. Tout l’ameublement, les tentures, les tapis et les draperies sont l’œuvre d’artisans de la région, dont Jean Palardy et sa femme Marjorie. L’hôtel possède 25 chambres et deux dortoirs Charles L. Weldon qui a dirigé plusieurs hôtels à Montréal, Toronto, Détroit et ceux du Canadien National, assume la gérance du nouvel hôtel de ski, Le Chantecler à Sainte-Adèle-en-Haut. En 1940, Arthur Brodie Thompson, président d’un groupe d’hommes d’affaires, fait l’acquisition d’un site de 400 acres. Dès l’année suivante, l’hôtel dédié aux skieurs offre de nouveaux tracés sur la montagne et les collines sont éclairées par la lumière artificielle, en soirée. L’entreprise Chantecler Hills Estate, qui souhaite exercer le commerce général d’une compagnie d’immeubles est créée en 1944. A.-B. Thompson, tout en continuant de gérer le Chantecler, leur cède son titre de propriété. On 1947, une aile supplémentaire est ajoutée à l’hôtel Chantecler qui compte alors 58 chambres. La gérance est assurée par Émile Marin qui est promu en 1953, au poste de gérant-général de l’hôtel et de sa filiale le Chantecler Hills Estate, domaine résidentiel. La capacité de logement dans l’hôtel passe à 150 chambres sans compter les chalets aménagés sur le domaine Avec la construction d’un nouvel anneau de curling en 1953, la direction retient les services Vincent Massive, qui quitte son poste au Sea View de Miami Beach pour occuper la position de Directeur des sports et des relations publiques. Massive est associé au Chantecler jusqu’en 1962 où il s’occupe d’administration avant de devenir gérant général puis vice-président et membre du Conseil d’administration. L’ancien curling est remplacé six ans plus tard et relogé dans un grand bâtiment sur une colline à l’arrière de l’hôtel. L’espace peut être utilisé sans glace pour les congrès et les bals. Connu dans le monde de l’hôtellerie au Canada et aux Etats-Unis, George W. Powell est nommé président de l’hôtel Chantecler de Sainte-Adèle en 1958. La corporation prend le nom The Chantecler Hôtel Co. La première maison appartement du Chantecler, l’édifice Bellevue, est inaugurée en janvier 1965. L’hôtel passe aux mains de la Warnock Hersey International Limited et René Murray est nommé au poste de directeur général de l’hôtel Le Chantecler en 1974. Ce montréalais possède plus de 35 ans d’expérience dans l’hôtellerie de villégiature et commerciale, a travaillé dans l’organisation des entreprises Holiday Inn et il a orchestré le lancement du Civic Square de Toronto. L’hôtel Chantecler cesse ses opérations le 8 avril 1984. Le groupe d’hommes d’affaires, dirigé par Jacques Giasson, s’en porte acquéreur. Le centre de villégiature ouvre de nouveaux ses portes en décembre 1984. L’hôtel Chantecler est rénové et cent nouvelles chambres de luxe sont ajourées. On reconstruit le grand bâtiment qui fut longtemps le club de curling détruit par un incendie. Le complexe hôtelier Chantecler se divise en trois secteurs différents : au centre, sur le site même du lieu dont Arthur Brody Thompson, se trouve maintenant l’hôtel, avec son lobby, ses salons, sa salle à manger, ses boutiques et une trentaine de chambres. Vers la gauche, c’est la Seigneurie, le rendez-vous des skieurs, avec une quinzaine de salles de réunions qui portent des noms équivoques de grands centres sportifs : Chamonix, Courchevel, St-Anton, Tignes, … On y retrouve un restaurant et d’autres chambres. Vers la droite, c’est le Châteauneuf avec ses 75 appartements, vendue en condominiums avec leurs petits balcons et terrasses. La chaîne hôtelière des Gouverneurs sauve le Chantecler de la faillite en 1998. Des rénovations s’étirent durant la saison estivale de 2006 et l’hôtel est fermé. Une centaine d’employés sont mis à pied. Les travaux de démolition partielle et de rénovation de la bâtisse, s’amorce en 2019. Bien que la ville ait souhaité que l’endroit construit en 1938 soit reconnu comme bâtiment patrimonial, les transformations des dernières années et les rénovations requises ne permettaient pas cette classification. Le Chantecler fera place à une résidence pour personnes retraitées multiservice, un projet estimé à 30 millions de dollars. L’entrepreneur prévoit démolir environ le tiers de l’hôtel, - la section administrative et le coin-terrasse – et rénover la partie préservée, notamment en apposant un nouveau revêtement. Le propriétaire Jacques Goupil dépose en 2019 un projet immobilier d’envergure, dont les premiers travaux sont amorcés en 2020. Texte réalisé dans le cadre de l’Inventaire du ski dans les Pays-d’en-Haut, par le Musée du ski des Laurentides. Hôtel Chantelcer, 1952 Conrad Poirier. Hôtel Chantecler, 1942. Hôtel Chantecler Photo Frank Scofield. Hôtel Chantecler, 2020. BAnQ, fonds Armour Landry, vers 1965. Mont Chantecler, 2022.

  • La maison René Lajeunesse (1927) | VDSA

    La maison René Lajeunesse (1927) 1001, rue Valiquette En 1927, René Lajeunesse achète une partie de la terre du forgeron Grégoire Aveline et ouvre une « shop » de barbier au rez-de-chaussée de la maison. Homme au grand cœur, c’est souvent à crédit qu’il coupait les cheveux et faisait la barbe à ses clients. Pas idéal lorsqu’on a 12 bouches à nourrir! Pour arrondir leurs fins de mois, les Lajeunesse ouvrent un petit magasin général, où les gens s’arrêtent pour acheter divers articles, dont des bonbons à la « cenne », de la liqueur et autres petites surprises. Ils avaient également un grand jardin et des vaches. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Plusieurs commerces ont occupé la bâtisse depuis que les derniers Lajeunesse ont quitté les lieux en 2003. Bien que certains ajouts aient été apportés à la petite maison cubique, elle conserve plusieurs de ses éléments d’origine. Les vitrines du salon de barbier de la façade ont près de 100 ans. Fernande et Réjeanne Lamont devant la boutique de leur père. Coll. Renée Lamont. 2016

  • La Quincaillerie des Saveurs Starca | VDSA

    La Quincaillerie des Saveurs Starca (1924) 1395, rue Saint-Joseph Arcade Desjardins acquiert le site et le bâtiment en 1924. Plusieurs transactions s’ensuivent, jusqu’à ce que Jimmy Nadon, ingénieur à la Rolland, le revende, en 1945, à Albert Bertrand. La veuve de Bertrand, Alice Nadon, cède le bâtiment à son beau-fils Jean-Guy Legault – époux de Huguette Bertrand - en 1958. Gérald Desjardins, qui délaisse la pâtisserie familiale, acquiert le bâtiment dans les années 1960 et y ouvre une quincaillerie, avec pompe à essence et autres services. En 2010, l’entreprise Les produits Starca – un clin d’œil aux noms des filles des propriétaires- rachète l’immeuble et y ouvre la Quincaillerie des saveurs Starca. La rue Deschambault Derrière le bâtiment s’étire la rue Deschambault, qui effectue une large courbe pour ressortir plus loin à la halte Zénon-Alary. Après le décès de Julie Tassé en 1926, Élie devint l’unique héritier des terres des Filion et vend ses terres à son beau-frère Théodore Deschambault en 1940. La voie publique est nommée en l’honneur de Théodore Deschambault, initiateur du projet de développement en 1945. En haut de la butte, derrière le terrain vague où se trouvaient autrefois le garage municipal et la caserne d’incendie, Deschambault élevait des renards. Il a travaillé 52 ans à la papeterie Rolland. La quincaillerie avec ses pompes à essence, 1975. La Quincaillerie des saveurs Starca, 2023.

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