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  • La maison d’Arcade Desjardins (vers 1 | VDSA

    La maison d’Arcade Desjardins (vers 1925) 49 , rue Morin Grégoire Rochon, qui a fait fortune comme maître- charretier à Montréal, revient à Sainte-Adèle en 1910 et acquiert diverses propriétés au village. Il revend à Arcade Desjardins la maison du 49, rue Morin en 1939. La famille y vit jusqu’au décès de ce dernier, en 1956. Sa femme Annie McGuire, fille de James McGuire et Célina Beauchamp, en hérite et l’habite jusqu’à son décès à 96 ans, en 1973. Arcade Desjardins succède à Joseph Beauchamp – grand-père de Célina – comme inspecteur de tous les travaux sur les chemins de Sainte-Adèle. Homme d’affaires avisé et prêteur sur gages, Arcade est le fils d’Israël Desjardins, premier forgeron de Sainte-Adèle, et de Philomène Lapointe. Personnage important, il est l’un des amis de Claude-Henri Grignon. D’ailleurs, plusieurs anciens reconnaissent chez Arcade les traits du personnage de Séraphin Poudrier. Les maisons lambrissées de brique datant de cette époque ne sont pas très courantes dans la ville; il fallait être bien nanti pour en posséder une. 49 rue Morin 2016 49 rue Morin 2023

  • Parc du Mont Loup-Garou | VDSA

    Parc du Mont Loup-Garou Mythes, légendes ou vérités? Il paraîtrait qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Dans le secteur, cet homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Une histoire raconte qu'un bon soir, un bambin horrifié se réfugia auprès de sa mère, lui disant avoir aperçu «un grand ours» à la fenêtre. Plus tard cette nuit-là, l’enfant disparut de son lit et on ne le revit plus jamais. Une autre histoire étrange rapporte qu’un chasseur du nom de Desjardins partit au clair de lune. Sans nouvelles de lui, on ne retrouva sur la montagne que son fusil et quelques morceaux de cuir. Fait plus cocasse, on raconte aussi qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées. En 1954, des journaux des quatre coins de la province annoncent qu’un philosophe montréalais, M. de Nobili, compte passer une nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou, accompagné de cinq étudiants. Organisée par Georgette Arus, citoyenne passionnée d’histoire, l’excursion visait à démystifier cette légende très ancienne que les plus vieux persistaient à croire. Pour eux, y passer une nuit signifiait une mort horrible. Ces histoires ont été transmises de générations en générations, en ces temps où l’imagination trouvait les réponses que l’observation seule ne satisfaisait pas. Réelles ou pas? Personne ne détient la réponse. Ce qui est certain, c’est qu’à Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou reflète par son nom tout l’impact de cette tradition orale. Toutefois, avec la modernisation des grands axes routiers et l’arrivée du chemin de fer Canadien Pacifique et du P’tit Train du Nord, le territoire du mythique loup-garou et son sommet culminant à 490 m d’altitude devinrent le paradis des skieurs. Dès 1920, des « trains de neige » y amenèrent de nombreux citadins, tout comme dans plusieurs stations de ski des Pays-d’en-Haut. L’été, la montagne était prisée pour les promenades à cheval et la randonnée. Plusieurs villégiateurs séjournaient à l’auberge Sun Valley Farm, lieu très populaire grâce au remonte-pente qui permettait de skier sur le site, mais aussi en raison de son emplacement idéal puisque l’auberge était entourée de montagnes. À travers monts et vallées se faufilait un réseau de 700 km de pistes, parfaites pour le ski de randonnée. L’une des pistes aménagées par la Sun Valley Farm débutait au mont Loup-Garou et s’étirait jusqu’à Morin-Heights, offrant plusieurs points de vue et descentes poudreuses. Une autre piste offrait le trajet le plus direct (14 km) de l’auberge jusqu’à Saint-Sauveur. Puis, l’intérêt pour le ski de randonnée s’essouffla tranquillement avec l’essor de nombreux centres de ski de plus grande envergure dans la région. Depuis les années 1990, la montagne est fréquentée pour ses sentiers de randonnée, ski de fond, raquette, vélo de montagne et vélo hivernal entretenus par l’organisme bénévole Plein-Air Sainte-Adèle. On peut l’explorer en empruntant notamment le sentier «Le Loup-Garou» qui longe les lacs Matley et Richer pour se rendre jusqu’au sommet. La Ville de Sainte-Adèle a fait l’acquisition de ce précieux terrain en 2017 et souhaite maintenant acquérir les terrains adjacents afin d’y réaliser le projet de Parc du Mont Loup-Garou. Ce grand parc aménagé pour les citoyens permettra de redécouvrir la riche histoire de cette montagne, ses légendes et son importance pour le développement de la région. Enfin, la préservation de ce patrimoine naturel assurera certainement un legs pour les générations futures et qui sait, permettra peut-être d’élucider quelques mystères… Laurence Millette, archiviste *********************************** La légende du Mont Loup-Garou Créature énigmatique de l’imaginaire québécois, le loup-garou – aussi appelé lycanthrope – est un être insaisissable, mi-homme, mi-loup, fort ancien et commun à de nombreux peuples, dont les origines semblent remonter aussi loin qu’à la mythologie grecque. Plus près de nous, une légende datant du début du 19e siècle laisse entendre qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Un homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Au fil des ans, les évocations du loup-garou se multiplient et contribuent à l’immortalité du mythe de cette créature effrayante. Voici les plus saisissantes! Une histoire raconte qu'un bambin horrifié ayant dit à sa mère avoir aperçu « un grand ours » à la fenêtre est disparu pendant la nuit et n’a jamais été revu. Un autre récit fait état d’un chasseur du nom de Desjardins, parti au clair de lune, qui n’est jamais revenu de sa chasse. On n’a retrouvé de lui que son fusil et quelques morceaux de cuir sur la montagne. Certains laissent également entendre que deux bûcherons qui se moquaient de la légende, auraient un jour décidé d’établir leur camp sur le Mont Loup-Garou. L’un a été retrouvé mort, horriblement mutilé, et l’autre a perdu la raison et est décédé deux jours plus tard. Une autre anecdote relate qu’une femme qui s’était rendue sur la montagne un soir en est revenue folle, tandis que sa cabane a été rasée par le feu. La rumeur veut qu’elle ait été internée dans une institution de soins psychiatriques de Montréal. Fait plus cocasse mais tout aussi mystérieux, on raconte également qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées! En 1954, bien décidé à faire la lumière sur ces histoires abracadabrantes et « à prouver fausse cette croyance qui est très ancienne et répandue dans la littérature de plusieurs races », le professeur d’université et philosophe montréalais M. de Nobili, compte passer la nuit du 17 juin au Mont Loup-Garou, sous la pleine lune, accompagné de cinq étudiants. « Non, nous ne serons pas armés mais nous apporterons une protection suffisante contre la nature », a mentionné ce spécialiste du folklore canadien-français avant son expédition. À l’origine de cette excursion, Mme Georgette Arus, une spécialiste de la culture et de l’histoire canadienne-française dans les Laurentides, a promis « que l’on patrouillerait le pied de la montagne afin d’éloigner les farceurs et protéger l’ascension ou la descente, peut-être, du groupe. » L’histoire ne dit pas si M. de Nobili et ses cinq étudiants ont eu la chance de faire le récit de leur nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou… Alors : mythes, légendes ou vérités? Personne ne détient la réponse. Mais peut-être la découvrirons-nous un jour ici, au Parc du Mont Loup-Garou! Et vous, oseriez-vous passer une nuit de pleine lune sur le Mont Loup-Garou? Loup-garou - Weird Tales 1941 domaine public Wikimedia. Équitation – La Presse 4 août 1945 : la photo a été prise au chalet du Mont-Loup-Garou. Ski – La Presse 22 décembre 1938.

  • Rock THERRIEN - La vie est belle à Ste-Adèle | VDSA

    LA VIE EST BELLE À SAINTE-ADÈLE - 2016 Rock Therrien Rock Therrien est peintre autodidacte. Né à Armargh, comté de Bellechasse, un petit village pittoresque situé au sud de Québec, il a cependant vécu sa petite enfance aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est à Morin-Heights, au cœur de la région des Laurentides que Therrien a établi ses ateliers. De son environnement, de ses nombreux voyages et de la musique, il puise ses idées. Le quotidien lui offre aussi une grande source d’inspiration pour son art. LA VIE EST BELLE À SAINTE-ADÈLE - 2016 Pendant plusieurs années, le Lac Rond de Sainte-Adèle a été l’hôte d’un tournoi de pêche unique en son genre. À cette époque, le lac était ensemencé par plus de 2000 truites à chaque année et permettait aux pêcheurs de tout calibre et de tout âge, de venir s’y amuser. Plusieurs de ces truites étaient numérotées avec une valeur en argent correspondante, imaginez la frénésie sur le lac. Plus de 400 pêcheurs venaient taquiner la truite et faisaient de cet événement de belles histoires de pêche en famille. À ses débuts, le tournoi se nommait Le tournoi des poissons pour ensuite prendre le nom de son fonda- teur à son décès, et devenir Le tournoi de pêche Maurice Aveline, homme d’affaires reconnu et grand ambassadeur de son village! La mission première de ce tournoi était d’attirer des visiteurs à Sainte-Adèle, même mission que partage aujourd’hui ces magnifiques murales dans les Laurentides...

  • La maison d’Arthur Toupin | VDSA

    La maison d’Arthur Toupin 1125, rue Saint-Jean Le premier propriétaire de ce site est Arthur Toupin. D’abord journalier à la Rolland, il accède ensuite au poste de surintendant. Fervent de baseball, il est très impliqué dans sa communauté et sera élu maire de Mont-Rolland à dix reprises, de 1924 à 1943, à une époque où les mandats étaient d’une durée de deux ans. Il œuvre ensuite pendant près de 25 ans à la Commission scolaire de Mont-Rolland, avant d’être nommé juge de paix par le lieutenant-gouverneur du Québec, en 1943. Il est décédé en 1954 et on lui a réservé des funérailles grandioses. La famille Toupin demeure propriétaire de cette maison pendant plus de 50 ans. Rosario St-Germain, comptable, l’achète en 1965. 1990 2022

  • La maison Biroleau-McGuire (1857) | VDSA

    La maison Biroleau-McGuire (1857) 183-187, rue Morin En 1857, le marchand Cyprien Biroleau dit Lafleur acquiert deux lots du représentant du commissaire des terres de la couronne pour y construire une maison et un magasin général. Écuyer, capitaine de milice et maire de la municipalité, Cyprien passe ensuite le flambeau à son fils Hormidas, qui sera à son tour marchand et maire. Le neveu de Cyprien, Joseph-Achille Lajeunesse – dont le père Charles est propriétaire du magasin général de Sainte-Marguerite-du-lac-Masson, rachète la résidence et le magasin de Sainte-Adèle en 1898. Par la suite, cet emplacement est acquis par plusieurs maires et notables. Après le magasin général, des commerces plus spécialisés s’y sont succédé. La maison est la demeure des McGuire depuis 1952. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Le bâtiment présente une mutation du système constructif au 19ᵉ siècle, avec une toiture mansardée. Cette configuration permet d’obtenir, à l’étage, un espace plus dégagé. La Ville de Sainte-Adèle a accordé à cet ensemble immobilier un statut patrimonial. Depuis, celui-ci est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 1952, Coll. Céline McGuire 2023

  • Parc Louis-Aubert | VDSA

    Parc Louis-Aubert Louis Aubert (1872-1956) Louis Aubert et Amanda Beaudoin Le marchand J.L. Aubert ferme boutique à Thetford-Mines et prend le chemin de Sainte-Adèle avec son épouse, Amanda Beaudoin, et les enfants, Irénée et Herménégilde. Le marchand fait l’acquisition d’une auberge située à une centaine de pieds du lac Rond. Dans l’édition du journal La Presse de 1908, les Aubert invitent les voyageurs de passage à venir séjourner chez lui pour 1,50 $ par jour. Construction d’une école au village En 1900, la Municipalité scolaire de Sainte-Adèle achète un terrain pour la construction d’une maison-école mixte. Les soumissions sont lancées en décembre dans les différents journaux. Les enfants y font leur entrée en septembre 1901. On accède au lieu, dirigé par les Sœurs de la Charité, par un large portique, avant de se diriger vers les deux classes, séparées l’une de l’autre par une cloison vitrée. La mère supérieure avait alors tout le loisir de jeter un œil sur le bon déroulement des cours. L’école du village devient une auberge et un magasin général Les Aubert achètent l’école, devenue rapidement trop étroite pour les besoins grandissants du village. En 1927, les Aubert cèdent leur ancien hôtel à Raoul Latour, de Lesage, qui restaure le bâtiment et y ajoute du nouveau mobilier. L’ancienne auberge Aubert est démolie en novembre 1929. Que de souvenirs se sont envolés avec elle ! Les Aubert convertissent le lieu en auberge, puis agrandissent le bâtiment et y installent, quelques années plus tard, un magasin général. En plus de l’école, ils sont également propriétaires de l’aqueduc qui dessert les maisons du village. La vieille conduite d’eau a besoin d’être modernisée et la corporation municipale décide d’y voir. Pendant plus de cinquante ans, c’est toute la famille Aubert qui met la main à la pâte pour assurer un service de qualité. Amanda décède en 1954, suivie de Joseph-Louis Aubert deux ans plus tard. Différents restaurants y trouveront place au fil des ans. L’ancien commerce est totalement détruit par un incendie le 28 décembre 2018. École du village située sur la rue Morin. Collection Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. L’auberge Aubert peinte par Théophile Huot. Collection Normand Huot. L’ancienne auberge et magasin général peint par Théophile Huot. Collection Normand Huot.

  • Cédric LOTH - Le petit train du nord | VDSA

    LE PETIT TRAIN DU NORD - 2017 Cédric Loth Né en 1955 à Saint-Jérôme, Cédric Loth débute sa carrière comme caricaturiste au journal Le Devoir avant de passer au quotidien Le Soleil. C’est durant les années 80 qu’il se consacre à la bande dessinée, travaillant entre autres pour Métal Hurlant, alors le plus prestigieux magazine de BD en Europe. Sa carrière de bédéiste connaîtra son apogée avec son album Atlantic City, paru d’abord au Québec en 1981, puis en France aux éditions Les Humanoïdes Associés. Traduit en sept langues, l’artiste multidisciplinaire côtoie alors les plus grands illustrateurs au monde. Jugeant essentiel de se maintenir à l’affût des arts, Cédric Loth poursuit toujours aussi brillamment ses multiples activités artistiques; soit l’illustration, la scénarisation, l’animation et la sculpture sur bronze. LE PETIT TRAIN DU NORD - 2017 Le train arrive à Sainte-Adèle en 1892. La gare actuelle a été construite en 1928 et est de style architectural « Cottage orné » avec des lucarnes. Le service de train fut abandonné par le C.P. en 1981. Avec Claude Grégoire comme maire, la corporation municipale de Mont-Rolland s’implique en1989 dans la rénovation de la gare afin d’en faire un attrait patrimonial. La voie ferrée fut démantelée en 1990. Les municipalités régionales de comtés mirent en place le parc linéaire Le P’Tit Train du Nord qui fut inauguré en 1996. La gare sert aujourd’hui de relais touristique pour les utilisateurs du parc. C’est le plus long parc linéaire au Canada avec plus de 232 kilomètres. Cette piste va de la ville de Bois-des-Fillion à celle de Mont-Laurier. Traversant la ville de Sainte-Adèle sur 13 kilomètres en longeant la Rivière-du-Nord, cette piste offre une expérience 4 saisons en vélo et en ski de fond.

  • La maison Claude-Henri-Grignon (1851) | VDSA

    La maison Claude-Henri-Grignon (1851) 195, rue Morin Jusqu’en 1920, Israël Desjardins opère une forge adjacente à sa maison. Louis-Marie Grignon, fils du docteur Wilfrid Grignon, acquiert les bâtiments avant de les revendre à son frère Claude-Henri. C’est dans cette maison que Claude-Henri, qui sera maire, préfet de comté, pamphlétaire et romancier, vécut jusqu’à sa mort en 1976. Les personnages de Séraphin et Donalda – entre autres - prennent vie dans son roman Un homme et son péché, pour lequel il remporte le prestigieux prix David en 1935; une récompense soulignant le travail des écrivains au Québec. Son œuvre est transposée dans une série radiophonique en 1937, puis est portée à l’écran en 1956 dans le téléroman les Belles Histoires des Pays d’en Haut. Élu membre de la Société royale du Canada en 1962, Grignon reçoit l’Ordre du Canada quelques années plus tard. Le 16 octobre 1983 - année qui commémore le 50e anniversaire d’Un homme et son péché - la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut appose une plaque sur le bâtiment afin de souligner la contribution de Claude-Henri Grignon à l’émergence des Pays-d’en-Haut. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au personnage et au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, ces éléments sont inscrits au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 2023 Claude-Henri Grignon et sa femme Thérèse Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Parc du Mont Durocher | VDSA

    Parc du Mont Durocher Phileas Durocher Marie-Louise Laforté et Phileas Durocher se marient à l’église de Sainte-Adèle en 1884. Quelques années plus tard, ils s’installent à Saint-Hippolyte. On ignore à quel moment, ils reviennent vivre ici, sur le rang 9, un peu à l’ouest du village de Mont-Rolland créé par l’arrivée de la papeterie de la famille Rolland. Bruno Durocher Leur fils, Bruno, se marie en 1918 avec Rose, fille d’Isaac Bélair. La famille Bélair arrive à Sainte-Adèle en 1860. Val-Morin, qui fait partie de Sainte-Adèle à l’époque, devient, en 1922, une municipalité autonome. Rose et Bruno ont eu 12 enfants. Leur père leur alloue, à chacun, un lot le long de la voie publique qui est renommée la rue Rolland. Ils prennent racine à leur tour dans le village. Le frère de Bruno, Léo, s’établit également à Mont-Rolland. La terre des Durocher, qui mesure 5 par 28 arpents, comprend une maison familiale, détruite depuis, et de nombreux bâtiments de ferme. À l’époque, le lot s’étend depuis la partie de l’autre coté de la rue Rolland, à la hauteur du 3267, et se prolonge vers l’arrière au-delà de la montagne qui porte le nom de mont Durocher ; ce qui démontre bien l’empreinte de la famille sur le territoire. Pour des raisons de santé, en 1955, Bruno Durocher met en vente sa terre et ses installations. On peut lire dans le journal La Presse de l’époque que la transaction comprend également 8 vaches, 1 bœuf, des moutons, 2 chevaux et tout le roulement de la ferme. Les frères Senécal Gérard, Laurent et Lucien Senécal achètent le tout en 1957 et poursuivent les opérations de la ferme durant une quinzaine d’années. Les terres sont revendues en 1974 à un consortium regroupant des hommes d’affaires de Mont-Rolland, puis une partie du lot est cédée à la ville de Sainte-Adèle. Le parc du Mont Durocher est aménagé sur une partie des terres ayant appartenu à Bruno Durocher. Vue de la terre des Durocher. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Vue du rang 9 à Mont-Rolland. La maison familiale se trouve à l’avant, au centre de la photo. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Louise, Diane et Madeleine Durocher. Collection Diane Duroche et Robert Senécal. Francine sur le poney de Robert Senécal, devant les bâtiments, dans les années 1960. Collection Diane Durocher et Robert Senécal. Détail d’une photo publicitaire utilisée par Texaco. Vue du Mont Durocher, la plus petite maison vers la gauche est celle des Durocher.Collection Diane Durocher et Robert Senécal.

  • La maison de Hormidas Pagé | VDSA

    La maison de Hormidas Pagé 1350, rue Claude-Grégoire Théodore Deschambault, machiniste à la papeterie, fait l’acquisition de ce site en 1914 et le revend en 1923 à Hormidas Pagé, menuisier à la Rolland. Hormidas est déjà veuf de Donalda, fille du forgeron Alphonse Aveline et de Théona Desjardins, sœur d’Arcade et de Sigefroid Desjardins. Hormidas se remarie en 1919 avec Eugénie Legault, qui décède en 1928. Puis en 1929 avec Elda Girouard, qui meurt quatre ans plus tard. Hormidas Pagé est le commissaire d’école chargé d’accueillir les frères Maristes lors de leur arrivée à la direction du collège de garçons en 1936. Hormidas Pagé se marie à nouveau en 1942 avec Éva Sauvé, et décède en 1951, laissant sa demeure à sa 4e épouse, qui renonce à l’héritage en faveur des enfants nés des précédents mariages. Les héritiers deviennent propriétaires à parts égales, mais ils décident de céder le tout à leur frère Albert Pagé, qui en devient l’unique propriétaire. 1350, rue Claude-Grégoire, v. 1985. Hormidas Pagé

  • Mont Baldy | VDSA

    Mont Baldy L’ascension du Mont Baldy Au début du 20ᵉ siècle, le Norvégien Aleksander Olsen, venu à Montréal pour participer à la construction des silos à grains, découvre près de chez lui, à Côte-des-Neiges, une piste de ski, un sport qu’il affectionne particulièrement. Mais il s’en lasse rapidement. En 1911, en compagnie d’un de ses compatriotes, l’ingénieur prend le train en direction de Sainte-Agathe. Ils descendent à la gare puis reviennent sur leurs pas, en ski, en longeant la rivière du Nord. À la fin de la journée, ils découvrent une paroi très escarpée qui, selon la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME), a été créée lors de la dernière période de glaciation de l’époque quaternaire. L’érosion et le redressement du sol auraient été à l’origine de la création de cette importante zone de débitage formée de gros blocs rocheux qui apparaissent à sa base. Son sommet dégarni d’arbres ressemble à une tête chauve (Bald, en anglais). Le nom de Bald Mountain devient au fil du temps, le Mont Baldy. Malgré le fait que le site situé près de la voie ferroviaire du Canadien Pacifique ait pris le nom de Sainte-Marguerite-Station, la montagne se trouve bien sur le territoire de Sainte-Adèle. La montagne, qui culmine à plus de 412 mètres, ne passe pas inaperçue et devient rapidement le repère privilégié des Européens amateurs de ski, qui se rendent dans la région. En 1917, Émile Cochand ouvre une auberge près de cette montagne et trace, à travers les bois, des pistes pour la rejoindre. L’arrivée des trains de neige, à la fin des années 1920, contribuera à la renommée de la montagne. Une seconde auberge, le Alpine Inn sera construite face au Mont Baldy, quelques années plus tard. L’exploitation du Mont Baldy en station récréotouristique remonte au milieu des années 1930. Sur son versant nord-est, une vallée suffisamment large permettait de redescendre vers la route. En 1934, le légendaire Herman Smith-Johannsen, dit Jackrabbit, y aménage une piste qu’il nomme « the Snake Ski Run », reconnue pour ses divers obstacles dont un passage en forme de « S », que l’on doit parcourir dès le départ du sommet, et l’impitoyable « cuvette » située près de l’arrivée, alors que le skieur a atteint sa pleine vitesse. Le Mont Baldy n’est en rien comparable aux pistes du Mont Tremblant et du Mont Sainte-Anne, mais sa descente demeure à cette époque-là, la plus difficile de tout l’est du Canada. Inutile de dire que de spectaculaires sorties de piste s’y produisent régulièrement. Ce nouveau site de compétition de ski est inauguré lorsque le St-Margaret Ski Club joint les rangs de l’organisation de la Zone Laurentienne, en 1935. Viateur Cousineau, qui a grandi sur les pentes enneigées de Sainte-Adèle, remporte à deux reprises la course Kandahar au Mont Tremblant. En 1938, Il établit un nouveau record pour la descente du Mont Baldy et remporte le trophée Morgan, offert pour le combiné qui comprend la descente et le slalom. Durant 25 ans, des concours conjuguant le slalom, la descente et les sauts sont présentés au Mont Baldy. L’arrivée de l’autoroute des Laurentides permet aux skieurs de se rendre toujours plus au nord. La montagne retrouve, dans les années soixante, sa vocation de ski hors-piste, sans remontée mécanique, alors que plus récemment, ce sont les alpinistes qui s’adonnent à l’ascension de cette vertigineuse montagne. Bibliographie : Archives du Musée du ski des Laurentides Lacasse, David, « Baldy la petite histoire », Baldy guide des voies, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, septembre 2016. Mont Baldy. Photo Daniel Lauzier. Mont Baldy - Descente paroi nommée la Grenouillage FQME. Viateur Cousineau, 1940 Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds La Presse.

  • Accueil | VDSA

    UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE AVEC LA RICHE HISTOIRE ADÉLOISE! La Ville de Sainte-Adèle se distingue par ses paysages, ses montagnes, ses lacs et ses rivières; mais elle se démarque également grâce à son patrimoine bâti, ses institutions religieuses et culturelles, son parc hôtelier et son architecture ancienne et contemporaine. Découvrez les bâtiments exceptionnels, les personnes qui les ont habités et les événements qui s’y sont déroulés. Un legs unique ayant contribué au développement de la Ville et qui illustre la richesse de son architecture et de son patrimoine. Partez à la découverte de lieux historiques qui rendent hommage à l’histoire et aux gens qui ont façonné Sainte-Adèle. Personnages historiques Bâtiments et lieux Sainte-Adèle Mont-Rolland Parcs et patrimoine naturel Murales des Pays-d'en-haut

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