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- Augustin Norbert-Morin | VDSA
Augustin Norbert-Morin L’Honorable Augustin-Norbert Morin (1803-1865) L’histoire du développement du territoire de Sainte-Adèle débute avec l’arrivée d’Augustin-Norbert Morin. Avocat, journaliste, député, chef parlementaire, Morin s’implique dans la défense des droits des Canadiens-français. Il collabore à la réorganisation des terres publiques dans le Bas-Canada. Nommé commissaire des terres du canton d’Abercombie, situé au nord de la seigneurerie des Mille-Îles, Morin acquiert 38 terres qu’il divise en parcelles, créant ainsi le premier noyau villageois. Il fait construire une grande maison de ferme tout en haut d’une butte qui surplombe la rivière du Nord. Pour soutenir les colons, il ajoute une scierie, un moulin à carder et un moulin à farine. Il donne au territoire le nom de sa femme, Adèle. La mission de la paroisse de Sainte-Adèle est créée en 1846. Augustin-Norbert Morin, qui dispose de peu de temps pour l’agriculture, confie la direction de sa ferme au docteur Joseph-Benjamin Lachaîne, puis lui lègue le tout en 1861. Morin meurt le 30 juillet 1865, dans sa demeure de Sainte-Adèle (qui deviendra Mont-Rolland), qu’il n’a jamais habitée. INTÉRÊT ARCHITECTURAL La maison de type « québécoise traditionnelle », qui témoigne de l’influence d’Augustin-Norbert Morin en sol adélois, a été depuis transformée et est devenue l’auberge Le Norbert. Augustin-Norbert Morin L’auberge Le Norbert (fermée en 2023)
- Le cinéma Pine | VDSA
Le cinéma Pine (1948) 24, rue Morin Après la Première Guerre mondiale, Philippe Fermanian arrive au Canada et achète un site à Sainte-Adèle où il ouvre un kiosque de fruits et légumes. En 1935, il achète un projecteur 16 mm et diffuse des courts métrages dans des salles paroissiales. En 1947, il achète la partie centrale du cinéma actuel et y aménage une salle de projection à l’arrière. La notoriété du Pine Theatre dépasse rapidement nos frontières. Aurore Fermanian, femme de Philippe, démontre de grandes habiletés dans la programmation, une passion qu’elle transmet à leur fils Tom, qui devient projectionniste… à 14 ans! Le Cinéma Pine introduit la stéréophonie bien avant la majorité des salles montréalaises; il est l’un des premiers à se doter du son dolby stéréo et de la technologie en 3D. Les Fermanian ajoutent deux autres salles et s’inscrivent dans la mouvance des salles multiplex. En 1995, le Cinéma Pine II ouvre ses portes sur la rue Valiquette. Récemment, une troisième génération a pris la relève puisque Perry, fils de Tom et Geneviève, gère désormais ce cinéma d’avant-garde. Devanture du Pine Theatre, 1954. Famille Fermanian. Le Pine Theatre et la côte Morin, 1950 Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.
- Wilfrid Grignon | VDSA
Wilfrid Grignon Wilfrid est le fils aîné de Médard Grignon, aubergiste de Saint-Jérôme et d’Henriette Lalande. Il naît le 20 août 1854. Son adolescence est marquée par l‘arrivée du nouveau curé Félix-Antoine Labelle à Saint-Jérôme. Ses discours rassembleurs et son rêve de colonisation du Nord laisse chez Wilfrid Grignon une trace qui fait rapidement son chemin. Il entreprend ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse avant de compléter son cours en médecine. Avec son nouveau diplôme en poche, le docteur Grignon exerce d’abord à̀ Sainte-Thérèse avant de s’établir à Bouctouche au Nouveau-Brunswick où il fait la rencontre d’Eugénie Baker (1859-1907), qu’il épouse Eugénie en 1879. À la demande du curé Labelle, Wilfrid Grignon revient exercer à Sainte-Adèle. Wilfrid et Eugénie auront 9 enfants. Le docteur Grignon achète en 1881 une terre située en bordure de la rue Morin (176 rue Morin). Impliqué dans sa communauté́, le bon docteur devient maire de Sainte-Adèle en 1886. Le train qui entre en gare à Sainte-Adèle en 1891 accélère le développement du village. Afin d’accommoder les nouveaux villageois venus s’établir en haut de la côte Morin, le docteur Grignon défraie les coûts pour l’installation de l’aqueduc. Un nouveau terreau d’expérimentation Le docteur Grignon ressent de plus en plus d’amertume face à la misère des colons, l’épuisement des troupeaux et la déchéance de la culture dans les sols rocailleux des Laurentides. Il fait appel au docteur le Dr. F.-X-. P. Goyette pour prendre soin de ses malades et se tourne vers l’agriculture expérimentale. Pour ses expérimentations, il a acquis une prairie d’une superficie de 25 arpents. Lorsqu’il la mettra en vente, elle aura atteint 300 arpents, dont 200 en culture. Lors de ses visites dans les différentes fermes, il collige diverses observations et fait connaitre les progrès qui s’en suivent. Avec Édouard Barnard, il fonde le cercle agricole du comté de Terrebonne et part à la rencontre des cultivateurs. Ses conseils sur les nouvelles méthodes de semence gagnent rapidement en popularité́. Ce qui lui vaut la haute distinction du mérite agricole remis par le gouvernement du Québec. En 1899, le docteur Grignon est nommé́, pour le compte du gouvernement provincial, conférencier agricole. La modernité́ du village Le docteur prône les beautés de son village, la nature, ses vergers et le lac Rond couleur d’azur où prolifèrent les poissons. Il achète des publicités dans les médias américains. En 1898, le village compte déjà̀ trois hôtels. Sainte-Adèle devient peu à̀ peu la future Summer city du nord de Montréal. Pr ésident de la commission scolaire, il rachète la terre de la famille d’Hormidas Biroleau Lafleur et fait construire en 1901 sur la rue Morin (anciennement 173 rue Morin), de biais avec la résidence du docteur Grignon, une nouvelle école. Les premiers élèves entrent en septembre dans un établissement scolaire mixte. Une nouvelle usine de fabrication de pulpe et de papier Le maire Grignon entreprend des démarches auprès de Jean-Baptiste Rolland, pour qu’il achète le pouvoir hydraulique de la rivière du Nord à Sainte-Adèle. Une fabrique de pulpe à papier voit le jour à̀ Sainte-Adèle en 1902. Le conseil de ville, dirigé par le docteur Grignon, consent à l’entreprise une exemption de taxe de 25 ans. Le préfet du comté devient agronome. Monsieur le préfet agronome Désigné unanimement au poste de préfet du comté de Terrebonne, le bon docteur participe à la création de l’industrie laitière et à l’amélioration du troupeau. Il est nommé́ inspecteur du bureau d’hygiène de Montréal en 1902. Il visite en compagnie des dirigeants politiques les fromageries et laiteries du comté où des prix sont attribués pour récompenser les entreprises. Il parcourt le territoire en chevauchant son fidèle cheval Ben ou à̀ bord de l’ancien carrosse du curé Labelle trainé par deux gros chevaux. Pour améliorer la race chevaline de la province de Québec, Wilfrid Grignon fait venir des poulains Ardennes. Sa nouvelle race chevaline ardenno-canadienne se distingue lors des concours et des expositions. Les pâturages des Laurentides représentent une richesse incalculable. Le ginseng s’avère une véritable mine d’or pour les cultivateurs Pour améliorer la culture du sol et encourager les cultivateurs, divers concours sont organisés, dont celui de la pomme de terre, qui s’avère très propice au sol rocailleux des Laurentides. Il public en 1903, un traité Le petit livre d'or du cultivateur et du colon qui a complètement transformé les méthodes en agriculture. Le mérite est officiellement reconnu par le gouvernement du Québec qui en achète des milliers d’exemplaires. Le docteur WIlfrid Grignon Petit livre d'or écrit par le docteur Grignon
- Témoignages de nos citoyens | VDSA
Témoignages de nos citoyens Raconte-moi Sainte-Adèle Les 6 capsules vidéo Raconte-moi Sainte-Adèle visent à faire découvrir et à assurer la pérennité de joyaux de Sainte-Adèle aujourd’hui disparus ou encore présents, à travers le témoignage de personnes qui les ont fréquentés. Le thème commun aux 6 capsules est le plaisir qu’on a pu y avoir en skiant, mangeant, séjournant, sortant et dansant… ainsi que les souvenirs impérissables qu’en gardent ceux qui ont eu la chance de connaître cette époque. Souvenirs des Soirées Nostalgia Pour souligner les 20 ans des Soirées Nostalgia, 4 Adélois nous ont partagé des souvenirs et anecdotes en lien avec ces soirées mémorables. LOUIS DESJARDINS, propriétaire, restaurant Spago GUY GOYER, ancien directeur général, Chambre de commerce de Sainte-Adèle CHRISTIAN JASMIN, propriétaire, IGA Sainte-Adèle MARTIN JOLICOEUR, ancien propriétaire, Assurexperts Jolicoeur. Ça fait 100 ans qu’on Chante-au-vent! La réalisatrice Valérie Seers présente la série de balados Ça fait 100 ans qu’on Chante-au-vent, pour souligner le 100e anniversaire de l'école primaire Chante-au-vent. Ces balados immortalisent les témoignages de quatre aînés racontant à des enfants leurs études à l’école primaire dans les années 50. Parmi les thématiques abordées : le bâtiment, l’écriture, les tannants et les punitions, la religion, les récréations et le sport. De quoi plaire aux plus petites et aux plus grandes oreilles! Cliquez ici pour découvrir les balados.
- Jean-Louis Courteau - Le draveur | VDSA
LE DRAVEUR - 2005 Jean-Louis Courteau Jean-Louis Courteau s’inspire des grands tels que Van Gogh, Monet, Cézanne. Il finit par comprendre que le seul maître qui lui enseignera sera la nature. Il cherche donc à reproduire la nature, son sens et ce qu’elle représente vraiment. LE DRAVEUR - 2005 Les draveurs constituaient le corps d’élite des travail- leurs forestiers. Gaffe de douze pieds et tourne-bille « cantdog » à la main, les draveurs s’efforçaient de faire circuler le bois sur la rivière du Nord et la rivière aux Mulets. Lorsque des « jams » (embâcles de billots) se formaient en haut de la Grande chute, au chenal des paresseux ou aux abords du chemin du Loup-Garou, le plus brave des draveurs devait aller planter le bâton de dynamite qui ferait sauter l’amoncellement. Le plus connu des draveurs d’ici fut Arcade Desjardins qui était un excellent sauteur. C’est vers 1920 que se termina la drave à Sainte-Adèle. Le mot « drave » vient de la déformation populaire de l’expression anglaise « to drive », conduire les billots
- Claude-Henri Grignon | VDSA
Claude-Henri Grignon Claude-Henri Grignon, fils du docteur Wilfrid Grignon et d’Eugénie Baker, est né à Sainte-Adèle, le 8 juillet 1894. Il fréquente le Collège Saint-Laurent. Peu motivé par les études classiques, il préfère écouter les histoires des ainés du village et les récits rapportés des visites de son père chez dans les fermes des Laurentides. Grignon amorce son métier de journaliste en publiant dans le journal L’Avenir du Nord, dès 1916, sous le pseudonyme de Claude Bâcle. Il collabore à plusieurs autres journaux et revues. Critique littéraire et pamphlétaire, ses écrits portent sur plusieurs genres qu’il public dans Les Pamphlets de Valdombre , un périodique qu’il fonde, en 1936, et qui regroupe en 1943, pas moins de 46 volumes. La publication de son roman Un homme et son péché́ C’est dans la bibliothèque de la maison de la rue Morin que Claude-Henri Grignon créé́ ses personnages du roman Un homme et son péché́ , publié en 1933 et du téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. Il raconte qu’au début, dans le roman, il n’y avait que sept personnages. Pour le roman radiophonique de 1939 à 1963, l’auteur a mis en scène vingt personnages. À la télévision, le nombre passe à trente-trois. Le premier citoyen de la ville Claude-Henri Grignon est élu maire de Sainte-Adèle en 1941. Pendant une décennie, il voit aux destinées de sa ville. Préfet du comté de Terrebonne, il occupe la présidence de la Commission scolaire, celle du Syndic pour la construction de la nouvelle église.Grignon occupe également la présidence du Syndic chargé de construire la nouvelle église en 1952. Sous sa gouverne, un premier hôtel de ville, qui inclut une station d’incendie, est construit sur la rue Morin. Le maire sollicite la participation du gouvernement du Québec pour le pavage des principales rues du village, dont la côte Morin. La modernisation de la ville (Tiré de l'article de) « Sainte-Adèle est un gros village d’environ un mille carré où habitent 850 personnes qui forment le groupe résidentiel de l’endroit ; l’été il y en a bien 2,500 qui vivent dans la région, et, l’hiver, à certaines fins de semaine, on peut compter 3,500 visiteurs qui viennent de toutes les parties du Canada, des États-Unis, voire de l’Europe. Tiré de l’article de François Zalloni, « Regards sur Ste-Adèle », parue dans le journal Le Devoir, vol. XXXVIII, no 107, 10 mai 1947, p. 7. Sainte-Adèle vit donc au rythme du tourisme et les nombreux bâtiments pouvant accueillir les visiteurs poussent un peu partout dans le village. Lors d’une réunion du comté, Claude-Henri Grignon expose les difficultés financières des municipalités qui sont tenues d’améliorer les services publics d’aqueduc et d’égouts pour les constructions d’auberge, de maisons de pension et de chalets pour les touristes. Il souhaite que les autorités provinciales imposent des taxes de séjour. Sa proposition est adoptée à l’unanimité. L’installation de l’aqueduc et des égouts s’amorce en 1947, d’abord sur la côte Morin et sur quelques rues latérales, sur une longueur d’un mille et demi, au coût de 325,000$. Le village de Séraphin Pour vivifier les Belles Histoires des Pays d’en Haut , Fernand Montplaisir, Rolland Liboiron et Claude-Henri Grignon ont l’idée de recréer le Village de Séraphin. Le pharmacien, Montplaisir fait l’acquisition, en 1965, d’une terre et présente les plans au conseil municipal de Sainte-Adèle. Les maisons et le plan du village constituent une réplique du décor créé par Claude-Henri Grignon.Le village situé sur le 3e rang (aujourd’hui montée Séraphin), près de la route 11, prend place sur un vaste terrain boisé de 50 arpents. L’aventure aura duré 32 ans. Devant la désuétude des bâtiments et d’une baisse marquée de la fréquentation, le site ferme ses portes. Presque tous les immeubles sont détruits. Les meubles et objets ont trouvé preneur lors d’un encan tenu en mai 1999. Décès de Claude-Henri Grignon Claude-Henri Grignon décède le 3 avril 1976 et repose au cimetière paroissial de Sainte-Adèle. Il laisse derrière lui une œuvre littéraire colossale. En reconnaissance de son apport culturel politique et économique à sa région, la ville de Sainte-Adèle lui attribue un statut légal de personnage historique. Les héritiers de Claude-Henri Grignon lèguent à la bibliothèque municipale de Sainte-Adèle, un manuscrit original d’ Un homme et son péché. En 1988, la bibliothèque prend la dénomination de Bibliothèque Claude-Henri Grignon. Sa maison natale située au 195 sur la rue Morin, fait également partie d’une citation patrimoniale de la ville de Sainte-Adèle et figue au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Claude-Henri Grignon dans sa bibliothèque Claude-Henri Grignon et sa femme Thérèse
- La maison Théodule-Huot (1907) | VDSA
La maison Théodule-Huot (1907) 80, rue Morin Eudoxie, fille d’Aldéric Valiquette et de Rose-Délima Arbic, épouse le menuisier Rodrigue Huot en 1902. Au décès de son père en 1936, Eudoxie hérite de la maison paternelle. Leur fils Théodule Huot (1917-2012) accomplit ses premières prouesses aux côtes 40-80. Il exécute ses premiers sauts périlleux sur ses grands skis de bois bien avant la venue du ski acrobatique. Accrédité par l’Alliance des instructeurs de ski du Canada en 1943, il est engagé comme moniteur aux côtes 40-80. En 1951, il se construit une petite échoppe à côté de la maison de ses grands-parents. Ainsi est né le Pine Ski Shop Théo Huot, spécialisé dans la pose de fixations. La renommée de l’entreprise dépasse les frontières. Théodule Huot est intronisé au Musée du ski des Laurentides pour sa contribution au développement du ski dans la région. À 60 ans, Théodule Huot ferme boutique et s’adonne à une nouvelle passion : la peinture. La maison de brique, recouverte d’un toit à quatre versants, abrite, depuis 1975, la famille Hevey et la galerie d’art du même nom. La Galerie d’art Hevey, 2016. Théodule Huot dans son atelier. Coll. Normand Huot.
- La maison des Brunet | VDSA
La maison des Brunet 1421, rue Claude-Grégoire Henri Rolland, fils de Stanislas-Jean-Baptiste, vend ce site à Joseph Brunet en 1925. Sa femme Éléonore en hérite à son décès en 1945. Cette petite maison de 20 x 20 pieds a appartenu à Simone Brunet, qui l’a longtemps habitée. Tous les garçons qui fréquentaient le collège des frères Maristes passaient devant pour se rendre à l’école. Ils allaient s’approvisionner en bonbons à la « cenne » dans le commerce de madame Brunet. Elle cultivait aussi de magnifiques orchidées, en plus d’entretenir son joli potager avec amour. Cette maison, plus petite que les autres, déroge du cadre établi des constructions dans le village de compagnie en raison des contraintes du site. Située en bas de la colline, cette propriété a été érigée sur un rocher qui est demeuré enclavé dans la cave de terre. INTÉRÊT ARCHITECTURAL On apprécie plusieurs éléments d’origine de cette maison, dont la grande galerie recouverte d’un avant-toit qui court sur trois façades. La maison présente une toiture à deux versants légèrement galbés. Toutes les ouvertures sont placées de façon symétrique. 1990 2016
- Claude LANGEVIN - Côte Morin | VDSA
CÔTE MORIN Claude Langevin La « côte Morin » fut ouverte par l’honorable Augustin-Norbert Morin. Durant les années 1940, de 5 000 à 7 000 personnes utilisaient cette rue comme piste de ski. Elle était sablée seulement sur un côté. L’angle du haut de la côte fut adouci pour faciliter la circulation. En août 1950, les jeunes sous la direction de Robert Lapalme peignirent la côte à la gouache lors de la « Nuit laurentienne ». Les policiers ordonnèrent de détruire cette œuvre par mesure de sécurité. Cette côte fut couverte de glace en plein mois de juillet, pour permettre des compétitions de ski. Les maisons montrées sur l’œuvre exposée sont toujours existantes. Rendez-vous dans le parc de la Famille et regardez vers le bas de la côte, vous les découvrirez entre les arbres.
- Le Chantecler | VDSA
Le Chanteclerc Le lot 7A, d’une largeur de deux arpents, sur toute la longueur du lac Rond fait font l’objet de diverses promesses d’achats, ventes, échanges jusqu’au 21 août 1895 où Dominique Longpré cède la terre à son fils Martial. Ce qu’en 1899, que les autorités évoquent la possibilité de faire un chemin autour du lac Rond, dont la partie nord. Martial Longpré divise ses terrains en cinquante lots et les met en vente. On peut alors se procurer pour la somme de 50 dollars, un lopin de terre de 60 pieds par 90 pieds, situé à une distance de 18 pieds du lac Rond. Herbert A. Matley achète le lot 7A, le 8 mars 1913, dans le but d’y construire un hôtel et demande au conseil municipal de lui accorder une licence pour vente de boisson. Les cultivateurs voient de bon œil la construction d’un tel bâtiment qui pourrait développer la villégiature et créer un nouveau marché pour leurs produits. Le conseil accorde la licence pour une durée d’un an et Matley s’engage en retour à acheter 300 lampes électriques. La perspective d’avoir de la lumière, de meilleures routes et un chemin autour du lac s’est avéré crucial pour l’octroi de cette licence. Le 14 mai 1913, l’avocat Descaries, représentant le syndicat Matley, recrute des ouvriers, journaliers, charretiers, etc., qui souhaitent travailler à la construction de l’hôtel des touristes. La ville accepte de ne pas évaluer l’hôtel et ses dépendances à plus de 20,000 dollars pendant dix ans. Cela assure néanmoins au conseil une taxe d’au moins 50 dollars et aux commissaires d’écoles un revenu annuel de 140 dollars. L’hôtel aurait ouvert ses portes en 1915 alors qu’Herbert Matley le revend à James Kerr. Monsieur Herbert Henry Field qui fait partie de la Reliance Investment avec John Henry Thompson l’achète. Thompson, acquiert en 1924 et 1925 le propriétaire de la National Bakeries Limited, Roland Edward Kingsley achète l’hôtel. Au début des années 1930, John Munro Thompson décède et l’hôtel et le site environnant reviennent à sa femme Mary Muriel Brodie Thompson qui le lègue le tout quelques années plus tard à son fils Arthur Brodie Thompson. Les différentes phases du Chantecler Sur le site de l’ancien hôtel Matley, un syndicat formé d’hommes d’affaires de Montréal fait construire un élégant immeuble à la forme irrégulière qui comprend une première section de deux étages, avec ses murs de pierres des champs surmontés d’un toit mansard. Des lucarnes sont présentes à l’étage. Spacieux et moderne, le bâtiment construit d’après les plans de l’architecte Alfred Leslie Perry est inauguré le 10 décembre 1938. Tout l’ameublement, les tentures, les tapis et les draperies sont l’œuvre d’artisans de la région, dont Jean Palardy et sa femme Marjorie. L’hôtel possède 25 chambres et deux dortoirs Charles L. Weldon qui a dirigé plusieurs hôtels à Montréal, Toronto, Détroit et ceux du Canadien National, assume la gérance du nouvel hôtel de ski, Le Chantecler à Sainte-Adèle-en-Haut. En 1940, Arthur Brodie Thompson, président d’un groupe d’hommes d’affaires, fait l’acquisition d’un site de 400 acres. Dès l’année suivante, l’hôtel dédié aux skieurs offre de nouveaux tracés sur la montagne et les collines sont éclairées par la lumière artificielle, en soirée. L’entreprise Chantecler Hills Estate, qui souhaite exercer le commerce général d’une compagnie d’immeubles est créée en 1944. A.-B. Thompson, tout en continuant de gérer le Chantecler, leur cède son titre de propriété. On 1947, une aile supplémentaire est ajoutée à l’hôtel Chantecler qui compte alors 58 chambres. La gérance est assurée par Émile Marin qui est promu en 1953, au poste de gérant-général de l’hôtel et de sa filiale le Chantecler Hills Estate, domaine résidentiel. La capacité de logement dans l’hôtel passe à 150 chambres sans compter les chalets aménagés sur le domaine Avec la construction d’un nouvel anneau de curling en 1953, la direction retient les services Vincent Massive, qui quitte son poste au Sea View de Miami Beach pour occuper la position de Directeur des sports et des relations publiques. Massive est associé au Chantecler jusqu’en 1962 où il s’occupe d’administration avant de devenir gérant général puis vice-président et membre du Conseil d’administration. L’ancien curling est remplacé six ans plus tard et relogé dans un grand bâtiment sur une colline à l’arrière de l’hôtel. L’espace peut être utilisé sans glace pour les congrès et les bals. Connu dans le monde de l’hôtellerie au Canada et aux Etats-Unis, George W. Powell est nommé président de l’hôtel Chantecler de Sainte-Adèle en 1958. La corporation prend le nom The Chantecler Hôtel Co. La première maison appartement du Chantecler, l’édifice Bellevue, est inaugurée en janvier 1965. L’hôtel passe aux mains de la Warnock Hersey International Limited et René Murray est nommé au poste de directeur général de l’hôtel Le Chantecler en 1974. Ce montréalais possède plus de 35 ans d’expérience dans l’hôtellerie de villégiature et commerciale, a travaillé dans l’organisation des entreprises Holiday Inn et il a orchestré le lancement du Civic Square de Toronto. L’hôtel Chantecler cesse ses opérations le 8 avril 1984. Le groupe d’hommes d’affaires, dirigé par Jacques Giasson, s’en porte acquéreur. Le centre de villégiature ouvre de nouveaux ses portes en décembre 1984. L’hôtel Chantecler est rénové et cent nouvelles chambres de luxe sont ajourées. On reconstruit le grand bâtiment qui fut longtemps le club de curling détruit par un incendie. Le complexe hôtelier Chantecler se divise en trois secteurs différents : au centre, sur le site même du lieu dont Arthur Brody Thompson, se trouve maintenant l’hôtel, avec son lobby, ses salons, sa salle à manger, ses boutiques et une trentaine de chambres. Vers la gauche, c’est la Seigneurie, le rendez-vous des skieurs, avec une quinzaine de salles de réunions qui portent des noms équivoques de grands centres sportifs : Chamonix, Courchevel, St-Anton, Tignes, … On y retrouve un restaurant et d’autres chambres. Vers la droite, c’est le Châteauneuf avec ses 75 appartements, vendue en condominiums avec leurs petits balcons et terrasses. La chaîne hôtelière des Gouverneurs sauve le Chantecler de la faillite en 1998. Des rénovations s’étirent durant la saison estivale de 2006 et l’hôtel est fermé. Une centaine d’employés sont mis à pied. Les travaux de démolition partielle et de rénovation de la bâtisse, s’amorce en 2019. Bien que la ville ait souhaité que l’endroit construit en 1938 soit reconnu comme bâtiment patrimonial, les transformations des dernières années et les rénovations requises ne permettaient pas cette classification. Le Chantecler fera place à une résidence pour personnes retraitées multiservice, un projet estimé à 30 millions de dollars. L’entrepreneur prévoit démolir environ le tiers de l’hôtel, - la section administrative et le coin-terrasse – et rénover la partie préservée, notamment en apposant un nouveau revêtement. Le propriétaire Jacques Goupil dépose en 2019 un projet immobilier d’envergure, dont les premiers travaux sont amorcés en 2020. Texte réalisé dans le cadre de l’Inventaire du ski dans les Pays-d’en-Haut, par le Musée du ski des Laurentides. Hôtel Chantelcer, 1952 Conrad Poirier. Hôtel Chantecler, 1942. Hôtel Chantecler Photo Frank Scofield. Hôtel Chantecler, 2020. BAnQ, fonds Armour Landry, vers 1965. Mont Chantecler, 2022.
- Le restaurant Chez Milot (1929) | VDSA
Le restaurant Chez Milot (1929) 958, rue Valiquette Ernest (Henri-Édouard) Desjardins, fils d’Arcade Desjardins et d’Annie McGuire, épouse en 1929 Juliette, la fille aînée du docteur Jérémie Poirier et d’Yvette Gadoury. Ernest, qui a acquis un lot sur la rue Valiquette en 1926, y fait bâtir une maison. Il fait ensuite construire un garage sur l’emplacement, à proximité de la maison, là où se trouve le dépanneur. À l’époque, il était le seul garagiste au village à réparer des voitures. De magnifiques automobiles attendaient devant le commerce que le mécanicien s’en charge, tandis que leurs propriétaires ou parfois le chauffeur, patientaient au salon de la maison Desjardins. Au rez-de-chaussée, on accueillait également les usagers du bureau de poste de Sainte-Adèle-en-bas. Devenue veuve, Juliette Poirier revend la maison en 1974. Depuis, la bâtisse a accueilli la garderie la Barbouille, le Bistrot de la vieille poste et l’Ailloli de la poste, avant de devenir le restaurant Chez Milot en 1985. Le bâtiment est demeuré presqu’inchangé au fil du temps. Autrefois, une grande galerie courait sur la façade principale et sur le côté qui donne sur le stationnement. 1986
- Steven LAMB - Cinéma | VDSA
CINÉMA - 2007 Steven Lamb L’artiste Stephen Lamb, d’origine bulgare, représente le septième art de façon toute singulière et humoristique. Ses personnages tordus, étirés et voûtés évoquent une grâce toute particulière se rapprochant de la caricature. CINÉMA - 2007 C’est en 1948 que Philippe Fermanian, arménien d’origine, ouvre le Cinéma Pine. Pour ce faire, il convertit un ancien magasin de meubles. L’avant de l’édifice est divisé en deux, permettant l’ouverture d’une pharmacie et du rutilant lobby. Une marquise de style hollywoodien est installée. Philippe emménage dans un logement à l’étage avec sa femme Aurore. Les Adélois peuvent alors visionner trois films par semaine en version originale. De grandes productions américaines, européennes et françaises sont présentées. La réputation du Cinéma Pine fait rapidement le tour de l’industrie. En 1954, le Pine projette des films en cinémascope et en stéréophonie. Malgré la concurrence des salles environnantes et l’arrivée de la télévision, le Pine résiste. En 1964, une nouvelle génération de Fermanian entre en scène. Tom, qui n’a que dix ans, devient placier. On le voit par- tout : au comptoir de friandises, à la billetterie et même comme projectionniste. Passionné par la technologie, Tom connaît le fonctionnement de tous les appareils. En 1977, Tom prend la relève de son père et installe le son Dolby ainsi qu’une deuxième salle de 51 places dans l’espace anciennement occupé par la pharmacie. Il faut attendre 1983 pour voir arriver une troisième salle. Les rénovations sont complexes puisque la salle de projection est installée dans la chambre forte de l’ancienne banque. En 1987, le Cinéma Pine se transforme en un des premiers multiplexes au Canada. Depuis 1995 le Cinéma Pine occupe deux édifices et projette pas moins de huit films simultanément. Le Pine offre en permanence les meilleures conditions de projection de l’industrie et le plus grand confort aux cinéphiles. Au cours des années il a reçu de nombreux prix d’excellence. Lors des premières de films, le Pine et les Adélois accueillent les artistes et les réalisateurs avec enthousiasme.



