Search this site
102 résultats trouvés avec une recherche vide
- L’ancienne villa de Mgr Georges Gauthier | VDSA
L’ancienne villa de Mgr Georges Gauthier (1924) Rue Beaudry Tout en haut de la rue Beaudry, derrière les buissons, se trouve l’ancienne villa de monseigneur Georges Gauthier. Né en 1894, Georges Gauthier entreprend des études classiques avant de se rendre à Rome pour y compléter un doctorat. Il enseigne au Grand Séminaire de Montréal, contribue à la création du collège André-Grasset et est nommé recteur de l’Université de Montréal. Sous son règne à titre de monseigneur, il participe à la fondation de 37 paroisses. Georges Gauthier fait construire cette villa en 1924, en obtenant des Rolland une partie du lot 9B, avec droit de passage à la rivière du Nord. À la mort de monseigneur Paul Bruchési, Georges Gauthier devient archevêque de Montréal. Un monseigneur à Mont-Rolland, imaginez le cortège à son arrivée au village. À son décès, tous ses biens reviennent au diocèse de Montréal qui les redonnent l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Vingt ans plus tard, le site est cédé aux petites sœurs de l’Assomption, qui revendent le tout en 2003. Le bâtiment devient alors une auberge. La petite chapelle y est toujours présente. Villa de Mgr Gauthier cédée aux Sœurs du Bon-Conseil, vers 1945. Carte postale - Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Monseigneur Gauthier. Diocèse de Montréal.
- L’Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland (1914) | VDSA
L’Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland (1914) 1382, rue Saint-Jean La construction de la chapelle Saint-Joseph-de-Mont-Rolland débute en 1913 sur les terrains de la compagnie La Rolland, qui fournit tout le bois de construction. La première messe est célébrée le 25 décembre 1914, mais la sacristie et les travaux extérieurs ne seront terminés que cinq ans plus tard. INTÉRÊT ARCHITECTURAL L’église est construite selon un plan rectangulaire. D’inspiration georgienne, tous les éléments sont symétriques : la porte d’entrée centrée, deux tours, deux clochers et un nombre impair de fenêtres. La façade est évidemment recouverte de brique rougeâtre et d’un chaînage d’angle en pierre grise. Deux tourelles de forme hexagonale sont coiffées par deux clochers. Le cordon pour sonner les cloches existe toujours. Le vestibule est ajouté en 1938. Dans les ouvertures de forme ogivale se trouvent des vitraux conçus par la compagnie du maître-verrier, John Patrick O’Shea, à l’origine de certains vitraux de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. La construction de l’église, 1914 Paroisse Notre-Dame-des-Pays-d’en-Haut. Jubilé d’or de la compagnie La Rolland, 1954. Journal L’Avenir du Nord. Église Saint-Joseph-de-Mont-Rolland, 2016.
- Parc Zénon-Alary | VDSA
Parc Zénon-Alary Zénon Alary (1894-1974) Issu d’une famille de 7 enfants, Zénon Alary s’adonne au dessin et sculpte déjà ses premières pièces dans des bouts de bois trouvés ici et là. À seize ans, il quitte la maison pour travailler sur les chantiers. Il occupe le métier de draveur et de journalier sur les chemins de fer. Puis le hasard de la vie lui révèle la sculpture. Revenu à Montréal, il s’inscrit au cours de modelage du Monument national et approfondit son art sous les précieux conseils d’Élzéar Soucy et d’Alfred Laliberté. L’une des premières constructions sur laquelle il travaille est celle de l’église Sainte-Philomène de Rosemont où il collabore à la confection des sculptures sur pierre. Grande exposition des métiers du terroir à l’île Sainte-Hélène Le sénateur Jules-Édouard Prévost de Saint-Jérôme achète son premier original. Puis le ministre Paul Gouin, qui deviendra président de la Commission des monuments historiques du Québec, acquiert plusieurs œuvres et lui ouvre les portes d’une clientèle plus large. Il est l’un des artisans invités à prendre part à une importante exposition à l’Île Sainte-Hélène en 1939, en compagnie des frères Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli. Les artistes travaillent sur place sous les yeux des visiteurs. À 45 ans, sa carrière est lancée. Zénon Alary à Sainte-Adèle Zénon Alary s’installe près du pont de Mont-Rolland. La venue de l’autoroute l’oblige à se déplacer, en 1963, dans une demeure de l’autre côté de la rue. Zénon Alary meurt en 1974 en laissant derrière lui une impressionnante collection. Son nom figure dans le dictionnaire historique de la sculpture québécoise au XXe siècle. Le Musée Zénon-Alary Simone Constantineau redonne vie à ses œuvres en retraçant plus de 250 sculptures inspirées de la faune canadienne. La municipalité de Mont-Rolland lui offre d’abord, en 1982, un espace au 2e étage de l’hôtel de ville. Le Musée se mérite le prix de la Sauvegarde du patrimoine décerné par la Société nationale des Québécois. Lors de la fusion des villes de Mont-Rolland et de Sainte-Adèle en 1997, la nouvelle entité municipale propose une partie de l’ancien hôtel de ville pour regrouper les œuvres et créer le Musée Zénon-Alary. Une fondation en assure la pérennité. Source : Musée Zénon Alary. Grande exposition de l’artisanat à l’île Sainte-Hélène, journal Le Samedi, Montréal, 17 juin 1939. Gauvreau, Jean-Marie, Artisans du Québec , Montréal, Éditions du Bien Public, 1940. Trudelle, André, « Les œuvres du sculpteur Zénon Alary enfin réunies », Montréal, La Presse, 21 juillet 1997. Zénon Alary dans son atelier. Source : Musée Zénon-Alary. Zénon Alary à l’exposition à l’île Sainte-Hélène en 1939. Source : La revue Moderne, avril 1940. Aperçu de son atelier. Source : Musée Zénon-Alary. Totem par Zénon Alary.
- Les maisons de brique (1918) | VDSA
Les maisons de brique (1918) 1421, 1427 et 1431, rue Saint-Jean Ces deux bâtiments à deux étages de type urbain se caractérisent par leurs volumétries cubiques et leur brique rouge, caractéristique de la papeterie Rolland. On doit à Alexandre Labelle le lambrissage en brique et le parachèvement de ces deux maisons. Il conserve celle du 1421 et la revend à Edmond Beauchamp, contremaître à la manufacture de papier Rolland. Son fils Roch Beauchamp, comptable à l’usine de papier, en hérite en 1924. Roch Beauchamp s’est beaucoup impliqué dans sa communauté, il était secrétaire-trésorier de la municipalité et occupe le même poste à la commission scolaire, lors de l’agrandissement de l’école Saint-Georges. Il est également nommé gérant de la caisse populaire en 1949. INTÉRÊT ARCHITECTURAL La maison présente plusieurs éléments d’intérêt, dont les fenêtres à carreaux, le jeu de brique au-dessus des fenêtres à l’étage, ainsi que la mosaïque en saillie sous la corniche. Maison du 1427, rue Saint-Jean, 1990 Maison du 1421, rue Saint-Jean, 1989
- La maison du forgeron (vers 1907) | VDSA
La maison du forgeron (vers 1907) 994, rue Valiquette En 1845, Jean-Baptiste Legault dit Deslauriers obtient du commissaire des terres un lot qu’il cède à son fils Jérémie en 1857. Le forgeron Alphonse Aveline acquiert deux arpents de ce lot en 1907 et y construit une maison et une forge. Différents propriétaires se succèdent à la boutique de forge du village. Le cultivateur Wilfrid Monette l’achète en 1925. M. Monette est marguillier à la paroisse et fait partie, avec Claude-Henri Grignon et Lionel Patry, du « syndic » chargé de surveiller les travaux lors de la construction de la nouvelle église en 1952. À son décès, sa femme Marie-Ange Thibault hérite du bâtiment, qu’elle lègue à son fils Raymond en 1976. Il y ouvre alors une épicerie. Depuis 1997, le bâtiment connait différents usages. En 2008, le chef Olivier Sadones et Corinne Duquette ouvrent le restaurant la Muse bouche dans l’ancien atelier du forgeron. Le Bistro A Vino s’y installe par la suite. Le restaurant Donalda y ouvre ses portes en 2017 après avoir réaménagé les lieux. En février 2022, un bris électrique cause un incendie. Durant les travaux d’excavation sous la terrasse, on a déterré plusieurs dizaines de fers à cheval. Espérons que cela porte chance! L’ancienne forge de Wilfrid Monette devenue restaurant, vers 1985. 2015
- Parc du Mont Loup-Garou | VDSA
Parc du Mont Loup-Garou Mythes, légendes ou vérités? Il paraîtrait qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Dans le secteur, cet homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Une histoire raconte qu'un bon soir, un bambin horrifié se réfugia auprès de sa mère, lui disant avoir aperçu «un grand ours» à la fenêtre. Plus tard cette nuit-là, l’enfant disparut de son lit et on ne le revit plus jamais. Une autre histoire étrange rapporte qu’un chasseur du nom de Desjardins partit au clair de lune. Sans nouvelles de lui, on ne retrouva sur la montagne que son fusil et quelques morceaux de cuir. Fait plus cocasse, on raconte aussi qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées. En 1954, des journaux des quatre coins de la province annoncent qu’un philosophe montréalais, M. de Nobili, compte passer une nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou, accompagné de cinq étudiants. Organisée par Georgette Arus, citoyenne passionnée d’histoire, l’excursion visait à démystifier cette légende très ancienne que les plus vieux persistaient à croire. Pour eux, y passer une nuit signifiait une mort horrible. Ces histoires ont été transmises de générations en générations, en ces temps où l’imagination trouvait les réponses que l’observation seule ne satisfaisait pas. Réelles ou pas? Personne ne détient la réponse. Ce qui est certain, c’est qu’à Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou reflète par son nom tout l’impact de cette tradition orale. Toutefois, avec la modernisation des grands axes routiers et l’arrivée du chemin de fer Canadien Pacifique et du P’tit Train du Nord, le territoire du mythique loup-garou et son sommet culminant à 490 m d’altitude devinrent le paradis des skieurs. Dès 1920, des « trains de neige » y amenèrent de nombreux citadins, tout comme dans plusieurs stations de ski des Pays-d’en-Haut. L’été, la montagne était prisée pour les promenades à cheval et la randonnée. Plusieurs villégiateurs séjournaient à l’auberge Sun Valley Farm, lieu très populaire grâce au remonte-pente qui permettait de skier sur le site, mais aussi en raison de son emplacement idéal puisque l’auberge était entourée de montagnes. À travers monts et vallées se faufilait un réseau de 700 km de pistes, parfaites pour le ski de randonnée. L’une des pistes aménagées par la Sun Valley Farm débutait au mont Loup-Garou et s’étirait jusqu’à Morin-Heights, offrant plusieurs points de vue et descentes poudreuses. Une autre piste offrait le trajet le plus direct (14 km) de l’auberge jusqu’à Saint-Sauveur. Puis, l’intérêt pour le ski de randonnée s’essouffla tranquillement avec l’essor de nombreux centres de ski de plus grande envergure dans la région. Depuis les années 1990, la montagne est fréquentée pour ses sentiers de randonnée, ski de fond, raquette, vélo de montagne et vélo hivernal entretenus par l’organisme bénévole Plein-Air Sainte-Adèle. On peut l’explorer en empruntant notamment le sentier «Le Loup-Garou» qui longe les lacs Matley et Richer pour se rendre jusqu’au sommet. La Ville de Sainte-Adèle a fait l’acquisition de ce précieux terrain en 2017 et souhaite maintenant acquérir les terrains adjacents afin d’y réaliser le projet de Parc du Mont Loup-Garou. Ce grand parc aménagé pour les citoyens permettra de redécouvrir la riche histoire de cette montagne, ses légendes et son importance pour le développement de la région. Enfin, la préservation de ce patrimoine naturel assurera certainement un legs pour les générations futures et qui sait, permettra peut-être d’élucider quelques mystères… Laurence Millette, archiviste *********************************** La légende du Mont Loup-Garou Créature énigmatique de l’imaginaire québécois, le loup-garou – aussi appelé lycanthrope – est un être insaisissable, mi-homme, mi-loup, fort ancien et commun à de nombreux peuples, dont les origines semblent remonter aussi loin qu’à la mythologie grecque. Plus près de nous, une légende datant du début du 19e siècle laisse entendre qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Un homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Au fil des ans, les évocations du loup-garou se multiplient et contribuent à l’immortalité du mythe de cette créature effrayante. Voici les plus saisissantes! Une histoire raconte qu'un bambin horrifié ayant dit à sa mère avoir aperçu « un grand ours » à la fenêtre est disparu pendant la nuit et n’a jamais été revu. Un autre récit fait état d’un chasseur du nom de Desjardins, parti au clair de lune, qui n’est jamais revenu de sa chasse. On n’a retrouvé de lui que son fusil et quelques morceaux de cuir sur la montagne. Certains laissent également entendre que deux bûcherons qui se moquaient de la légende, auraient un jour décidé d’établir leur camp sur le Mont Loup-Garou. L’un a été retrouvé mort, horriblement mutilé, et l’autre a perdu la raison et est décédé deux jours plus tard. Une autre anecdote relate qu’une femme qui s’était rendue sur la montagne un soir en est revenue folle, tandis que sa cabane a été rasée par le feu. La rumeur veut qu’elle ait été internée dans une institution de soins psychiatriques de Montréal. Fait plus cocasse mais tout aussi mystérieux, on raconte également qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées! En 1954, bien décidé à faire la lumière sur ces histoires abracadabrantes et « à prouver fausse cette croyance qui est très ancienne et répandue dans la littérature de plusieurs races », le professeur d’université et philosophe montréalais M. de Nobili, compte passer la nuit du 17 juin au Mont Loup-Garou, sous la pleine lune, accompagné de cinq étudiants. « Non, nous ne serons pas armés mais nous apporterons une protection suffisante contre la nature », a mentionné ce spécialiste du folklore canadien-français avant son expédition. À l’origine de cette excursion, Mme Georgette Arus, une spécialiste de la culture et de l’histoire canadienne-française dans les Laurentides, a promis « que l’on patrouillerait le pied de la montagne afin d’éloigner les farceurs et protéger l’ascension ou la descente, peut-être, du groupe. » L’histoire ne dit pas si M. de Nobili et ses cinq étudiants ont eu la chance de faire le récit de leur nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou… Alors : mythes, légendes ou vérités? Personne ne détient la réponse. Mais peut-être la découvrirons-nous un jour ici, au Parc du Mont Loup-Garou! Et vous, oseriez-vous passer une nuit de pleine lune sur le Mont Loup-Garou? Loup-garou - Weird Tales 1941 domaine public Wikimedia. Équitation – La Presse 4 août 1945 : la photo a été prise au chalet du Mont-Loup-Garou. Ski – La Presse 22 décembre 1938.
- Parc Lionel-Patry | VDSA
Lionel Patry. Collection Jacques Patry. Anthime Valiquette maire de Sainte-Adèle village et Lionel Patry, maire de Sainte-Adèle paroisse. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. La fraterie Patry, Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Le petit Jean-Pierre devant la maison familiale. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Vue de l’église de Sainte-Adèle construite en 1952 Collection : Christiane Brault, 2020. Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry debout en discours. Maison sur la rue Patry, à Sainte-Adèle en 2020. Photo : Christiane Brault. De gauche à droite : Lucius Bélanger, Jean Chollet, Rolland Lambert, Lucien Rolland, homme non identifié, enfant non identifié, Claude Grégoire. Inauguration de l'usine de filtration de la Rolland 1975 - Lionel Patry, maire et son père Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry (1911-1992) Les Patry à Sainte-Adèle En 1851, Alexis Legault, dit Deslauriers, acquiert une terre située sur une partie du lot 12, dans le 10e rang, dans le canton d’Abercombie. Le terrain s’étend approximativement de la rue Notre-Dame à la montée du chemin du Mont-Sauvage, puis entre ce que l’on connaît aujourd’hui comme étant la rue du Bois-Joli jusqu’à la voie d’accès à l’autoroute des Laurentides. Lionel Patry s’en porte acquéreur en 1944. La maison, qui appartient toujours à la famille Patry, aurait été construite au tournant du 19e siècle. Lionel Patry, entrepreneur Lionel Patry est associé à la firme d’ingénieurs Lalonde et Valois. Entrepreneur actif, il s’implique dans la construction de plusieurs maisons à Sainte-Adèle, notamment dans le domaine Deauville et le Sommet-Bleu. Syndic pour la construction de l’église de Sainte-Adèle Lionel Patry, Wilfrid Monette et Claude-Henri Grignon sont élus membres du Syndic pour la construction de la nouvelle église qui est inaugurée en 1952. Le Syndic a la charge de voir au bon déroulement des travaux, mais surtout de bien surveiller les finances. Le premier maire de Sainte-Adèle, Lionel Patry Après avoir occupé le poste de maire de la municipalité de la paroisse de Sainte-Adèle, de 1959 à 1965, Lionel Patry devient, lors de la fusion du village et de la paroisse en 1964, le premier maire de la nouvelle ville de Sainte-Adèle. Sainte-Adèle est la première municipalité au Québec à adhérer aux nouvelles dispositions de la Loi sur les fusions des municipalités énoncées par le ministre Pierre Laporte en 1965. Pour regrouper tous les services au même endroit, les nouveaux dirigeants se dotent d’un nouvel hôtel de ville qui est inauguré en décembre 1966. Parc Lionel-Patry
- Le musée Zénon-Alary | VDSA
Le musée Zénon-Alary 1200, rue Claude-Grégoire La Commission scolaire de Mont-Rolland achète d‘Avila Desjardins une partie du lot 10B pour construire une école. Sur la recommandation de monseigneur Georges-Gauthier, qui possède une villa à Mont-Rolland, Olivier Rolland, le fils de Stanislas-Jean-Baptiste, fait une demande à la congrégation des Frères maristes pour en prendre la direction. L’école ouvre ses portes en 1936, sous la direction du frère Maire-Euthyme. Le nouveau collège à vocation commerciale et agricole pour garçons prend le nom de Saint-Jean-Baptiste, en l’honneur du fondateur de la papeterie Rolland. Un feu détruit le bâtiment le 14 juillet 1950. On reconstruit sur le même site. Après le départ des Frères maristes, la Ville de Mont-Rolland achète, en 1975, le bâtiment devenu depuis la propriété de la Commission scolaire des Laurentides pour y aménager son hôtel de ville. En 1997, la Ville de Mont-Rolland fusionne avec la Ville de Sainte-Adèle pour former l’entité administrative que l’on connait aujourd’hui. Le bâtiment est cédé à Simone Constantineau, pour lui permettre de concrétiser son vieux rêve de regrouper en un seul lieu les œuvres de son voisin, le sculpteur Zénon Alary, décédé en 1974. Le site est officiellement vendu en 2001 à la Fondation du musée Zénon-Alary. Le Musée compte aujourd’hui plus de 300 œuvres qui s’inspirent des éléments de la nature et des paysages des Laurentides. École Saint-Jean-Baptiste, 1950. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Le sculpteur Zénon Alary dans son atelier, vers 1960. Musée Zénon-Alary.
- Parc Louis-Aubert | VDSA
Parc Louis-Aubert Louis Aubert (1872-1956) Louis Aubert et Amanda Beaudoin Le marchand J.L. Aubert ferme boutique à Thetford-Mines et prend le chemin de Sainte-Adèle avec son épouse, Amanda Beaudoin, et les enfants, Irénée et Herménégilde. Le marchand fait l’acquisition d’une auberge située à une centaine de pieds du lac Rond. Dans l’édition du journal La Presse de 1908, les Aubert invitent les voyageurs de passage à venir séjourner chez lui pour 1,50 $ par jour. Construction d’une école au village En 1900, la Municipalité scolaire de Sainte-Adèle achète un terrain pour la construction d’une maison-école mixte. Les soumissions sont lancées en décembre dans les différents journaux. Les enfants y font leur entrée en septembre 1901. On accède au lieu, dirigé par les Sœurs de la Charité, par un large portique, avant de se diriger vers les deux classes, séparées l’une de l’autre par une cloison vitrée. La mère supérieure avait alors tout le loisir de jeter un œil sur le bon déroulement des cours. L’école du village devient une auberge et un magasin général Les Aubert achètent l’école, devenue rapidement trop étroite pour les besoins grandissants du village. En 1927, les Aubert cèdent leur ancien hôtel à Raoul Latour, de Lesage, qui restaure le bâtiment et y ajoute du nouveau mobilier. L’ancienne auberge Aubert est démolie en novembre 1929. Que de souvenirs se sont envolés avec elle ! Les Aubert convertissent le lieu en auberge, puis agrandissent le bâtiment et y installent, quelques années plus tard, un magasin général. En plus de l’école, ils sont également propriétaires de l’aqueduc qui dessert les maisons du village. La vieille conduite d’eau a besoin d’être modernisée et la corporation municipale décide d’y voir. Pendant plus de cinquante ans, c’est toute la famille Aubert qui met la main à la pâte pour assurer un service de qualité. Amanda décède en 1954, suivie de Joseph-Louis Aubert deux ans plus tard. Différents restaurants y trouveront place au fil des ans. L’ancien commerce est totalement détruit par un incendie le 28 décembre 2018. École du village située sur la rue Morin. Collection Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. L’auberge Aubert peinte par Théophile Huot. Collection Normand Huot. L’ancienne auberge et magasin général peint par Théophile Huot. Collection Normand Huot.
- La maison des barbiers Lessard (autour de 1900) | VDSA
La maison des barbiers Lessard (autour de 1900) 50-52, rue Morin Israël Desjardins, propriétaire de la totalité du lot 10, situé dans le village, divise sa terre et revend les lots à différents propriétaires. Guillaume Lessard, dont le père Albert Lessard est propriétaire d’une importante beurrerie à Sainte-Adèle, achète un site sur la rue Morin en 1929 pour y ouvrir un salon de barbier. Guillaume épouse Cécile, fille d’Adélard Marin et d’Élida Berthiaume, qui géraient l’auberge la Maison blanche, ancêtre du Ste-Adèle Lodge. Ils auront 7 enfants et deux de leurs fils - Jacques et Guy - s’associeront à l’entreprise de leur père en 1962. À la fermeture du salon en 2004, trois générations de barbiers Lessard s’y seront succédé. INTÉRÊT ARCHITECTURAL Une photographie datant de 1925 montre que le bâtiment possédait à l’origine un toit à deux versants, qui a été remplacé depuis par une toiture à pavillon. Un étage a également été ajouté à la demeure. Carte postale Ludger Charpentier, vers 1925. Coll. M-G Vallières. 2016
- Carole BEAUDRY - La Forge | VDSA
LA FORGE - 2006 Carole Beaudry Carole Beaudry est reconnue comme peintre animalière et figurative. Les chevaux canadiens et les oiseaux sont ses choix de prédilection. En 2000, elle reçoit la bourse « Élisabeth Green Child » parmi 50 artistes internationaux. LA FORGE - 2006 Dès 1847, deux forgerons s’installent à Sainte- Adèle; un comme maréchal-ferrant et l’autre comme cercleur de roues. Vers 1860, Israël Desjardins ouvre une nouvelle forge qui fut le siège de plusieurs réunions du conseil municipal, et de celles de François Beauchamp, Alphonse Aveline, Wilfrid Monette et Onias (Hormidas) Lamoureux. Les forges étaient des lieux de rencontres fort courus des gens du village. On y ferrait les chevaux, on y jouait aux cartes et on y racontait des histoires. En 1929, Wilfrid Monette fut chargé de perforer le fer qui servit pour l’érection de la croix. Les forges étaient nos quincailleries et nos garages d’aujourd’hui.
- La maison du forgeron Onias Lamoureux | VDSA
La maison du forgeron Onias Lamoureux (vers 1925) 31, rue Morin Fils d’Onias Lamoureux père, propriétaire d’une partie des terres qu’Augustin-Norbert Morin vend au docteur Jean-Baptiste Lachaîne, Onias le fils (1882-1964) s’établit au village vers le milieu des années 1920 avec sa femme Émelda Pagé et leurs six enfants. Le forgeron acquiert une partie du lot 10A, sur le rang 11 du canton d’Abercombie, et fait construire sa maison et sa boutique de forge. Dans cette demeure, Pauline Rochon ouvre, en 1958, le célèbre Centre d’art de Sainte-Adèle qui offre, en période estivale, des cours d’art aux touristes. Le bâtiment devient par la suite le site du restaurant À la Crêpe bretonne. Les propriétaires de la maison pièce sur pièce, qui tiennent aussi un restaurant, l’ont fait complètement restaurer pour lui redonner son cachet d’antan. L’ancienne forge se trouve au 25, rue Morin. Le Centre d’art de Sainte-Adèle, vers 1950. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. 2023
