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  • Maison Wilfrid-Grignon | VDSA

    Maison Wilfrid-Grignon La maison Wilfrid-Grignon (176-184 rue Morin) Le développement du village s’amorce véritablement avec l’érection canonique de la paroisse de Sainte-Adèle et la construction de l’église en 1852. L’arrivée du docteur Wilfrid Grignon autour de 1879 contribue à la structuration de la municipalité créée en 1855. Peu après son arrivée à Sainte-Adèle, le docteur Wilfrid Grignon achète en 1881 du menuisier Odile Biroleau dit Lafleur les lots 44 et 45. Avec les années, il fera l’acquisition de nombreux autres lots pour y installer sa ferme expérimentale. Maire, préfet de comté, il collabore activement à la promotion de son village dans les journaux canadiens et américains, à la construction d’une école (1901-02) et à la venue de la manufacture de fabrication de pulpe de la famille Rolland (1902) alors que le conseil de ville leur consent une exemption de taxes de 25 ans. On lui doit également l’installation du central téléphonique dont il prend la direction et la construction à ses frais d’un aqueduc dans le haut du village. C’est dans sa maison, nouvellement agrandie qu’il accueille, à la même époque, le bureau de poste. La Banque canadienne nationale s’installe à cet endroit en 1916. Parallèlement à sa pratique médicale, le docteur est à même de constater la pauvreté des colons, l’épuisement des troupeaux et la déchéance de la culture. En plus de soigner les gens, il prend soin des animaux et met en place une clinique vétérinaire. Agronome et conférencier nommé par la Province de Québec, il se dédie au bien entre des habitants Le docteur Grignon participe à la mise en place d’une industrie laitière et à la création d’une nouvelle race chevaline ardenno-canadienne. Par ses différentes expériences et observations sur le terrain, les pâturages des Laurentides deviennent une richesse incalculable. La culture du ginseng et de la pomme de terre, dans le sol rocailleurs de la région, s’avère une véritable mine d’or pour les cultivateurs. Les informations historiques Après le décès du docteur Grignon, la maison est rachetée par l’homme d’affaires Joseph-Honorius Beauchamp en 1923. La centrale téléphonique qui avait déménagé chez monsieur Longpré, revient dans l’ancienne maison Grignon dans de nouveaux bureaux et des installations plus modernes. La famille Beauchamp conserve la demeure jusqu’en 1976. La dénomination sociale de la rue perpendiculaire à sa maison prend le nom de Beauchamp. Artiste multidisciplinaire et restauratrice, Liliane Reid-Bourcier achète la maison de Sainte-Adèle en 1981. Les Bourcier y ont apporté́ de nombreuses rénovations au cours des ans, tout en respectant le cachet patrimonial de la maison. Le bâtiment demeure dans la famille jusqu’en 1999. C’est durant cette période que Madame Hudon logeait à cette adresse avec sa célèbre boutique de fleurs. La situation géographique La maison du 176-184 rue Morin est érigée dans le haut de côte, à l’angle de la rue Beauchamp. Le quartier qui compte de nombreuses propriétés centenaires est bordé par le mont Chantecler et le lac Rond, nommé ainsi pour la forme de son plan d’eau. Les pentes 40-80 et le très réputé Ste-Adele Lodge prisé par les touristes dans les années 1950 et 1960, ont fait place à un vaste terrain en relief que l’on nomme le Parc de la Famille. Il a été réaménagé pour des rendez-vous culturels. On trouve également de nombreux commerces, l’église paroissiale, l’école d’hôtellerie des Laurentides qui loge dans l’ancienne école du village ainsi que des résidences pour les ainés qui ont pris place dans les anciens bâtiments occupés par des congrégations religieuses. L'implantation La maison jumelée érigée sur une structure de bois, est disposée perpendiculairement par rapport à la voie publique principale. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette section a été agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. La maison bâtie d’après un plan rectangulaire repose sur une structure de maçonnerie de pierre, ce qui permet d’avoir accès à un vide sanitaire où le sol est en terre. On accède au bâtiment du rez-de-chaussée, par quelques marches qui mènent à un perron. Puis un escalier intérieur monte à l’étage. Une entrée extérieure est aménagée du côté de la rue Beauchamp afin de monter second palier. Cette façade latérale comporte également deux galeries entourées d’une balustrade et surmontées de colonnes moulurées d’origine. Le type d'architecture À la fin du 19ᵉ siècle, la typologie de la maison en rangée n’est pas encore très présente au Québec. On la retrouve surtout aux États-Unis. L’architecture néo-classique, d’influence américaine est soulignée par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées et la disposition symétrique des différents éléments. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. À l’origine, un avant-toit courait sur deux façades. La demeure présente quelques modifications réalisées au fil du temps, dont une pièce ajoutée à l’arrière, dans la partie ouest, en 1988. On peut voir sur une photographie datant de la fin du 19ᵉ siècle, qu’une seule et grande toiture couvrait tout le rez-de-chaussée de la façade principale. Aujourd’hui, chacune des entrées donnant accès à un logis est coiffé d’un fronton triangulaire reposant sur des colonnes de bois. Seul l’avant-toit à l’étage a été conservé. Le recouvrement de planche à feuillure de bois est posé à la verticale et des planches cornières complètent l’ensemble. La comparaison entre deux murs montre que certaines planches ont été remplacées. Les matériaux étant différents. Du point de vue de l’ornementation, on observe au rez-de-chaussée les colonnes moulurées, la balustrade et les aisseliers (disparus en 2020, lors du remplacement de la galerie). Au niveau du toit, la corniche à consoles est toujours présente aussi bien à̀ l’avant qu’à l’arrière du bâtiment. Les ouvertures Nous sommes ici en présence d’un grand nombre d’ouvertures symétriques et régulières, de forme rectangulaire avec chambranles moulurées qui entourent la baie vitrée, composés de deux éléments verticaux appelés jambages et de pièces horizontales placée au sommet, que l’on nomme une traverse et à la base, d’un appui. On peut voir à l’étage des fenêtres à battants, à six carreaux, qui sont munies de contrevents. Celles du rez-de-chaussée sont plus récentes. De plus, des ouvertures cintrées, très bien conservées, éclairent les logements, à l’étage. Certaines portes en bois à petits carreaux sont d’origine ainsi que leur ferronnerie alors que d’autres ont été remplacées. Une attention a été apportée dans la reproduction de l’ancien modèle. La valeur patrimoniale globale La municipalité de Sainte-Adèle a cité la maison du docteur Wilfrid Grignon comme bâtiment patrimonial. La demeure figure depuis au Registre du patrimoine culturel du Québec. On reconnait la valeur patrimoniale du bâtiment pour : Sa valeur historique La maison présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. On compte peu de propriétaires. La maison témoigne de la présence de la famille du docteur Wilfrid Grignon de 1881 à 1923. Des différents services publics et commerces qui ont été intégrés dans cette demeure. Joseph-Honorius Beauchamp, homme d’affaires et homme politique, y a ramené certaines institutions, dont le central téléphonique. La famille y a résidé de 1923 à 1976. Finalement la famille de l’artiste Liliane Reid-Bourcier ont été propriétaires de 1981 à 2001. Sa valeur architecturale La classification de la maison du docteur Wilfrid Grignon propose des composantes issues d’une architecture néo-classique avec une certaine influence américaine. Les maisons à deux étages, ou avec un haut corps, et érigées entre 1830 et 1880 sont plutôt rares au Québec. La maison de la rue Morin se décline par la présence d’un corps de logis de deux étages, ses frontons triangulaires disposés au-dessus des entrées. Elle comporte un toit à deux versants droits et y retrouve peu d’ornementation. Toutefois, à l’origine la façade principale était recouverte d’un avant-toit sur toute la longueur. La maison jumelée est disposée perpendiculairement par rapport à̀ la voie publique principale et se dégage du sol par une fondation en maçonnerie de pierres. La cave de service est peu profonde. La partie du 184 est plus large et légèrement plus haute, ce qui nous laisse croire que cette partie a été érigée ou agrandie lors des travaux de 1904, mais cela reste à préciser. Le personnage associé La maison est associée au personnage Wilfrid Grignon, docteur, maire, préfet, conférencier et agronome qui a collaboré au développement économique et social du village en plus de définir les grandes orientations en matière d’agriculture. Les éléments caractéristiques La maison se caractérise par les éléments suivants : - Une maison jumelée, son imposant volume constitué de deux plans rectangulaires et l’élévation sur deux étages ; - Les matériaux d’origine, dont le parement de bois et la maçonnerie de pierre des champs; - Les toitures à deux versants et les avant-toits couverts de tôle traditionnelle; - La composition symétrique et bien ordonnée de la façade, les fenêtres à battants à carreaux, dont plusieurs éléments sont d’origine ; - L’ornementation, dont la corniche à consoles, les colonnes et les aisseliers d’origine de la façade latérale, les chambranles, les planches cornières et autres. Maison Wilfrid-Grignon, 2019. Collection Christiane Brault. Wilfrid Grignon âgé de 55 ans. Collection Pierre Grignon. Maison Grignon avec l’enseigne de Bell Telephone. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut. Vue aérienne de la maison Grignon, angle des rues Morin et Beauchamp. Maison Wilfrid-Grignon, 1900. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • La chapelle Saint-Paul (1944) | VDSA

    La chapelle Saint-Paul (1944) 1069, boulevard de Sainte-Adèle En 1943, la fabrique de Sainte-Adèle achète d’Anthime Valiquette un terrain sur la nouvelle route et confie à l’architecte Lucien Lemieux le mandat d’ériger un bâtiment qui comprendrait des bureaux, quatre salles de classe, une sacristie et une chapelle de 400 places. Le 4 octobre 1944, la première école non-mixte est inscrite au registre officiel et porte le nom d’Académie Saint-Joseph. La chapelle est placée sous le patronage de Saint-Paul. En plus de servir aux offices religieux le dimanche, la salle paroissiale sert de cinéma durant la semaine. En 1965, la Ville y aménage une bibliothèque à l’étage supérieur. Elle acquiert le lieu en 1978 et y effectue plusieurs améliorations. La bibliothèque est transférée dans l’espace de la chapelle. La Ville revend le bâtiment en 1992 et déménage ses livres sur la rue Morin, en haut de la côte. Philippe Riopelle acquiert la bâtisse pour y ouvrir un théâtre d’été, qui a fermé ses portes en 2019. La Ville de Sainte-Adèle a accordé au bâtiment un statut patrimonial. Depuis, celui-ci est inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Vue de la façade principale 1978. Archives VDSA. Les élèves se dirigent vers les côtes 40-80 pour faire du ski, 1955 Bert Beaver, Montreal Star Magazine. Représentation d’une pièce de théâtre à la salle paroissiale, vers 1950 Paroisse Notre-Dame-des-Pays-d’en-Haut

  • La rue Valiquette | VDSA

    La rue Valiquette Ancienne route provinciale appelée la route du Nord, puis rue de la station, la rue Valiquette était le chemin que les charretiers - à bord de leurs carrioles tirées par des chevaux - empruntaient pour conduire les touristes à la gare. C’était en fait le principal passage entre Montréal et Mont-Laurier. La voie publique a d’ailleurs été agrandie à plusieurs reprises, c’est pourquoi les maisons semblent construites sur le trottoir. Au début des années 1950, cette route a perdu son statut de route nationale au profit du boulevard de Sainte-Adèle. La Ville de Sainte-Adèle a complètement refait cette voie publique en 2020. Les trottoirs sont maintenant surdimensionnés, afin d’y aménager des terrasses et d’encourager les déplacements à pied. Cette artère commerciale-mixte fraîchement revitalisée est vivante, conviviale et accueillante. La rue Valiquette vers de sud, depuis la rue Morin, 1910. Jean-Pierre Bourbeau. La rue Valiquette vers le nord, depuis la rue Gagné. Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut.

  • Parc Lionel-Patry | VDSA

    Lionel Patry. Collection Jacques Patry. Anthime Valiquette maire de Sainte-Adèle village et Lionel Patry, maire de Sainte-Adèle paroisse. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. La fraterie Patry, Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Le petit Jean-Pierre devant la maison familiale. Collection Maureen Chartrand et Jean-Pierre Patry. Vue de l’église de Sainte-Adèle construite en 1952 Collection : Christiane Brault, 2020. Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry debout en discours. Maison sur la rue Patry, à Sainte-Adèle en 2020. Photo : Christiane Brault. De gauche à droite : Lucius Bélanger, Jean Chollet, Rolland Lambert, Lucien Rolland, homme non identifié, enfant non identifié, Claude Grégoire. Inauguration de l'usine de filtration de la Rolland 1975 - Lionel Patry, maire et son père Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 11 décembre 1966 en présence du maire Patry, de Léo Cadieux, ministre associé à la Défense nationale et député fédéral de Terrebonne , Francis Boudreau, ministre d’État du Québec aux Affaires municipales, et d’Hubert Murray, député de Terrebonne. Collection Ville de Sainte-Adèle. Lionel Patry (1911-1992) Les Patry à Sainte-Adèle En 1851, Alexis Legault, dit Deslauriers, acquiert une terre située sur une partie du lot 12, dans le 10e rang, dans le canton d’Abercombie. Le terrain s’étend approximativement de la rue Notre-Dame à la montée du chemin du Mont-Sauvage, puis entre ce que l’on connaît aujourd’hui comme étant la rue du Bois-Joli jusqu’à la voie d’accès à l’autoroute des Laurentides. Lionel Patry s’en porte acquéreur en 1944. La maison, qui appartient toujours à la famille Patry, aurait été construite au tournant du 19e siècle. Lionel Patry, entrepreneur Lionel Patry est associé à la firme d’ingénieurs Lalonde et Valois. Entrepreneur actif, il s’implique dans la construction de plusieurs maisons à Sainte-Adèle, notamment dans le domaine Deauville et le Sommet-Bleu. Syndic pour la construction de l’église de Sainte-Adèle Lionel Patry, Wilfrid Monette et Claude-Henri Grignon sont élus membres du Syndic pour la construction de la nouvelle église qui est inaugurée en 1952. Le Syndic a la charge de voir au bon déroulement des travaux, mais surtout de bien surveiller les finances. Le premier maire de Sainte-Adèle, Lionel Patry Après avoir occupé le poste de maire de la municipalité de la paroisse de Sainte-Adèle, de 1959 à 1965, Lionel Patry devient, lors de la fusion du village et de la paroisse en 1964, le premier maire de la nouvelle ville de Sainte-Adèle. Sainte-Adèle est la première municipalité au Québec à adhérer aux nouvelles dispositions de la Loi sur les fusions des municipalités énoncées par le ministre Pierre Laporte en 1965. Pour regrouper tous les services au même endroit, les nouveaux dirigeants se dotent d’un nouvel hôtel de ville qui est inauguré en décembre 1966. Parc Lionel-Patry

  • La maison d’Ernest Bertrand (1906) | VDSA

    La maison d’Ernest Bertrand (1906) 1175, rue Saint-Jean Au centre, la maison Ernest-Bertrand, vers 1938. Aline Bertrand. Ernest Bertrand et Marie-Anne Courchesne, fin des années 70. Aline Bertrand. Maison Ernest-Bertrand, 2020. Originaire de Saint-Jérôme, Zéphirin Gascon emménage à Mont-Rolland et fait bâtir cette maison autour de 1906. Divers propriétaires, s’y succèdent. Ernest Bertrand, comptable à la Rolland, l’achète de la veuve d’Albert Tellier en 1938. La même année, Ernest épouse Marie-Anne Courchesne, fille du chef de gare Rosaire Courchesne et de Laura Beauchamp. À 24 ans, Marie-Anne est nommée directrice de la centrale téléphonique de Sainte-Adèle-en-Haut, ainsi que du bureau de poste adjacent. Avec un maigre salaire mensuel de 80 $, elle doit prendre soin des lieux, acquitter les frais d’électricité, acheter le mobilier, payer le personnel et chronométrer, à l’aide de la grosse horloge, les appels « longue distance ». Marie-Anne doit aussi aller collecter l’argent accumulé dans les téléphones publics dans les villages avoisinants. Tout ça pour 20 piastres par semaine!

  • Parc Zénon-Alary | VDSA

    Parc Zénon-Alary Zénon Alary (1894-1974) Issu d’une famille de 7 enfants, Zénon Alary s’adonne au dessin et sculpte déjà ses premières pièces dans des bouts de bois trouvés ici et là. À seize ans, il quitte la maison pour travailler sur les chantiers. Il occupe le métier de draveur et de journalier sur les chemins de fer. Puis le hasard de la vie lui révèle la sculpture. Revenu à Montréal, il s’inscrit au cours de modelage du Monument national et approfondit son art sous les précieux conseils d’Élzéar Soucy et d’Alfred Laliberté. L’une des premières constructions sur laquelle il travaille est celle de l’église Sainte-Philomène de Rosemont où il collabore à la confection des sculptures sur pierre. Grande exposition des métiers du terroir à l’île Sainte-Hélène Le sénateur Jules-Édouard Prévost de Saint-Jérôme achète son premier original. Puis le ministre Paul Gouin, qui deviendra président de la Commission des monuments historiques du Québec, acquiert plusieurs œuvres et lui ouvre les portes d’une clientèle plus large. Il est l’un des artisans invités à prendre part à une importante exposition à l’Île Sainte-Hélène en 1939, en compagnie des frères Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli. Les artistes travaillent sur place sous les yeux des visiteurs. À 45 ans, sa carrière est lancée. Zénon Alary à Sainte-Adèle Zénon Alary s’installe près du pont de Mont-Rolland. La venue de l’autoroute l’oblige à se déplacer, en 1963, dans une demeure de l’autre côté de la rue. Zénon Alary meurt en 1974 en laissant derrière lui une impressionnante collection. Son nom figure dans le dictionnaire historique de la sculpture québécoise au XXe siècle. Le Musée Zénon-Alary Simone Constantineau redonne vie à ses œuvres en retraçant plus de 250 sculptures inspirées de la faune canadienne. La municipalité de Mont-Rolland lui offre d’abord, en 1982, un espace au 2e étage de l’hôtel de ville. Le Musée se mérite le prix de la Sauvegarde du patrimoine décerné par la Société nationale des Québécois. Lors de la fusion des villes de Mont-Rolland et de Sainte-Adèle en 1997, la nouvelle entité municipale propose une partie de l’ancien hôtel de ville pour regrouper les œuvres et créer le Musée Zénon-Alary. Une fondation en assure la pérennité. Source : Musée Zénon Alary. Grande exposition de l’artisanat à l’île Sainte-Hélène, journal Le Samedi, Montréal, 17 juin 1939. Gauvreau, Jean-Marie, Artisans du Québec , Montréal, Éditions du Bien Public, 1940. Trudelle, André, « Les œuvres du sculpteur Zénon Alary enfin réunies », Montréal, La Presse, 21 juillet 1997. Zénon Alary dans son atelier. Source : Musée Zénon-Alary. Zénon Alary à l’exposition à l’île Sainte-Hélène en 1939. Source : La revue Moderne, avril 1940. Aperçu de son atelier. Source : Musée Zénon-Alary. Totem par Zénon Alary.

  • Mont Baldy | VDSA

    Mont Baldy L’ascension du Mont Baldy Au début du 20ᵉ siècle, le Norvégien Aleksander Olsen, venu à Montréal pour participer à la construction des silos à grains, découvre près de chez lui, à Côte-des-Neiges, une piste de ski, un sport qu’il affectionne particulièrement. Mais il s’en lasse rapidement. En 1911, en compagnie d’un de ses compatriotes, l’ingénieur prend le train en direction de Sainte-Agathe. Ils descendent à la gare puis reviennent sur leurs pas, en ski, en longeant la rivière du Nord. À la fin de la journée, ils découvrent une paroi très escarpée qui, selon la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME), a été créée lors de la dernière période de glaciation de l’époque quaternaire. L’érosion et le redressement du sol auraient été à l’origine de la création de cette importante zone de débitage formée de gros blocs rocheux qui apparaissent à sa base. Son sommet dégarni d’arbres ressemble à une tête chauve (Bald, en anglais). Le nom de Bald Mountain devient au fil du temps, le Mont Baldy. Malgré le fait que le site situé près de la voie ferroviaire du Canadien Pacifique ait pris le nom de Sainte-Marguerite-Station, la montagne se trouve bien sur le territoire de Sainte-Adèle. La montagne, qui culmine à plus de 412 mètres, ne passe pas inaperçue et devient rapidement le repère privilégié des Européens amateurs de ski, qui se rendent dans la région. En 1917, Émile Cochand ouvre une auberge près de cette montagne et trace, à travers les bois, des pistes pour la rejoindre. L’arrivée des trains de neige, à la fin des années 1920, contribuera à la renommée de la montagne. Une seconde auberge, le Alpine Inn sera construite face au Mont Baldy, quelques années plus tard. L’exploitation du Mont Baldy en station récréotouristique remonte au milieu des années 1930. Sur son versant nord-est, une vallée suffisamment large permettait de redescendre vers la route. En 1934, le légendaire Herman Smith-Johannsen, dit Jackrabbit, y aménage une piste qu’il nomme « the Snake Ski Run », reconnue pour ses divers obstacles dont un passage en forme de « S », que l’on doit parcourir dès le départ du sommet, et l’impitoyable « cuvette » située près de l’arrivée, alors que le skieur a atteint sa pleine vitesse. Le Mont Baldy n’est en rien comparable aux pistes du Mont Tremblant et du Mont Sainte-Anne, mais sa descente demeure à cette époque-là, la plus difficile de tout l’est du Canada. Inutile de dire que de spectaculaires sorties de piste s’y produisent régulièrement. Ce nouveau site de compétition de ski est inauguré lorsque le St-Margaret Ski Club joint les rangs de l’organisation de la Zone Laurentienne, en 1935. Viateur Cousineau, qui a grandi sur les pentes enneigées de Sainte-Adèle, remporte à deux reprises la course Kandahar au Mont Tremblant. En 1938, Il établit un nouveau record pour la descente du Mont Baldy et remporte le trophée Morgan, offert pour le combiné qui comprend la descente et le slalom. Durant 25 ans, des concours conjuguant le slalom, la descente et les sauts sont présentés au Mont Baldy. L’arrivée de l’autoroute des Laurentides permet aux skieurs de se rendre toujours plus au nord. La montagne retrouve, dans les années soixante, sa vocation de ski hors-piste, sans remontée mécanique, alors que plus récemment, ce sont les alpinistes qui s’adonnent à l’ascension de cette vertigineuse montagne. Bibliographie : Archives du Musée du ski des Laurentides Lacasse, David, « Baldy la petite histoire », Baldy guide des voies, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, septembre 2016. Mont Baldy. Photo Daniel Lauzier. Mont Baldy - Descente paroi nommée la Grenouillage FQME. Viateur Cousineau, 1940 Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds La Presse.

  • Récréotourisme | VDSA

    Récréotouristique Les Pays-d’en-Haut, et plus particulièrement Sainte-Adèle, regorgent de lacs et de montagnes, qui séduisent les amateurs de plein air. C’est pourquoi Sainte-Adèle devient rapidement une destination prisée des touristes, qui viennent y pratiquer leurs activités préférées tout en profitant d’infrastructures et d’établissements accueillants. Ainsi, les adeptes de ski de fond, de ski alpin, d’équitation et de pêche, entre autres, affluent à Sainte-Adèle et prolongent leur séjour dans l’un des établissements hôteliers de la région.

  • Les murales des Pays-d'en-Haut | VDSA

    Les murales des Pays-d'en-Haut de Sainte-Adèle Véritable incursion dans l’histoire des Pays-d’en-Haut, le circuit des murales vous mènera sur les traces des grands fondateurs et personnages historiques de la région, en plus de vous faire découvrir des scènes typiques des Pays-d’en-Haut. Découvrez, au gré des œuvres géantes disposées sur les murs extérieurs de nombreux bâtiments et sur des murs sur pilotis, des personnages historiques, des institutions adéloises comme la Rolland et le cinéma Pine, ou encore des scènes régionales, telles la drave, la forge, la fondation de Sainte-Adèle, le P’tit Train du Nord, et bien d’autres. Il est également possible de visiter le circuit à l’aide de BaladoDécouverte, une application mobile qui oriente gratuitement les utilisateurs de téléphones et de tablettes dans leur visite guidée de circuits thématiques. Pour découvrir les murales de Sainte-Adèle, il suffit de sélectionner le circuit Les murales des Pays-d'en-Haut. Une visite incontournable pour en apprendre davantage sur l’héritage et le patrimoine de Sainte-Adèle.

  • La maison d’Arcade Desjardins (vers 1 | VDSA

    La maison d’Arcade Desjardins (vers 1925) 49 , rue Morin Grégoire Rochon, qui a fait fortune comme maître- charretier à Montréal, revient à Sainte-Adèle en 1910 et acquiert diverses propriétés au village. Il revend à Arcade Desjardins la maison du 49, rue Morin en 1939. La famille y vit jusqu’au décès de ce dernier, en 1956. Sa femme Annie McGuire, fille de James McGuire et Célina Beauchamp, en hérite et l’habite jusqu’à son décès à 96 ans, en 1973. Arcade Desjardins succède à Joseph Beauchamp – grand-père de Célina – comme inspecteur de tous les travaux sur les chemins de Sainte-Adèle. Homme d’affaires avisé et prêteur sur gages, Arcade est le fils d’Israël Desjardins, premier forgeron de Sainte-Adèle, et de Philomène Lapointe. Personnage important, il est l’un des amis de Claude-Henri Grignon. D’ailleurs, plusieurs anciens reconnaissent chez Arcade les traits du personnage de Séraphin Poudrier. Les maisons lambrissées de brique datant de cette époque ne sont pas très courantes dans la ville; il fallait être bien nanti pour en posséder une. 49 rue Morin 2016 49 rue Morin 2023

  • Parc du Mont Loup-Garou | VDSA

    Parc du Mont Loup-Garou Mythes, légendes ou vérités? Il paraîtrait qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Dans le secteur, cet homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Une histoire raconte qu'un bon soir, un bambin horrifié se réfugia auprès de sa mère, lui disant avoir aperçu «un grand ours» à la fenêtre. Plus tard cette nuit-là, l’enfant disparut de son lit et on ne le revit plus jamais. Une autre histoire étrange rapporte qu’un chasseur du nom de Desjardins partit au clair de lune. Sans nouvelles de lui, on ne retrouva sur la montagne que son fusil et quelques morceaux de cuir. Fait plus cocasse, on raconte aussi qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées. En 1954, des journaux des quatre coins de la province annoncent qu’un philosophe montréalais, M. de Nobili, compte passer une nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou, accompagné de cinq étudiants. Organisée par Georgette Arus, citoyenne passionnée d’histoire, l’excursion visait à démystifier cette légende très ancienne que les plus vieux persistaient à croire. Pour eux, y passer une nuit signifiait une mort horrible. Ces histoires ont été transmises de générations en générations, en ces temps où l’imagination trouvait les réponses que l’observation seule ne satisfaisait pas. Réelles ou pas? Personne ne détient la réponse. Ce qui est certain, c’est qu’à Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou reflète par son nom tout l’impact de cette tradition orale. Toutefois, avec la modernisation des grands axes routiers et l’arrivée du chemin de fer Canadien Pacifique et du P’tit Train du Nord, le territoire du mythique loup-garou et son sommet culminant à 490 m d’altitude devinrent le paradis des skieurs. Dès 1920, des « trains de neige » y amenèrent de nombreux citadins, tout comme dans plusieurs stations de ski des Pays-d’en-Haut. L’été, la montagne était prisée pour les promenades à cheval et la randonnée. Plusieurs villégiateurs séjournaient à l’auberge Sun Valley Farm, lieu très populaire grâce au remonte-pente qui permettait de skier sur le site, mais aussi en raison de son emplacement idéal puisque l’auberge était entourée de montagnes. À travers monts et vallées se faufilait un réseau de 700 km de pistes, parfaites pour le ski de randonnée. L’une des pistes aménagées par la Sun Valley Farm débutait au mont Loup-Garou et s’étirait jusqu’à Morin-Heights, offrant plusieurs points de vue et descentes poudreuses. Une autre piste offrait le trajet le plus direct (14 km) de l’auberge jusqu’à Saint-Sauveur. Puis, l’intérêt pour le ski de randonnée s’essouffla tranquillement avec l’essor de nombreux centres de ski de plus grande envergure dans la région. Depuis les années 1990, la montagne est fréquentée pour ses sentiers de randonnée, ski de fond, raquette, vélo de montagne et vélo hivernal entretenus par l’organisme bénévole Plein-Air Sainte-Adèle. On peut l’explorer en empruntant notamment le sentier «Le Loup-Garou» qui longe les lacs Matley et Richer pour se rendre jusqu’au sommet. La Ville de Sainte-Adèle a fait l’acquisition de ce précieux terrain en 2017 et souhaite maintenant acquérir les terrains adjacents afin d’y réaliser le projet de Parc du Mont Loup-Garou. Ce grand parc aménagé pour les citoyens permettra de redécouvrir la riche histoire de cette montagne, ses légendes et son importance pour le développement de la région. Enfin, la préservation de ce patrimoine naturel assurera certainement un legs pour les générations futures et qui sait, permettra peut-être d’élucider quelques mystères… Laurence Millette, archiviste *********************************** La légende du Mont Loup-Garou Créature énigmatique de l’imaginaire québécois, le loup-garou – aussi appelé lycanthrope – est un être insaisissable, mi-homme, mi-loup, fort ancien et commun à de nombreux peuples, dont les origines semblent remonter aussi loin qu’à la mythologie grecque. Plus près de nous, une légende datant du début du 19e siècle laisse entendre qu’un loup-garou aurait sévi pendant très longtemps sur l’une des plus vertigineuses montagnes de Sainte-Adèle, le Mont Loup-Garou. Un homme transformé en loup et condamné à errer la nuit était à l’origine de toutes sortes de ouï-dire pendant les années 1800 et 1900. Au fil des ans, les évocations du loup-garou se multiplient et contribuent à l’immortalité du mythe de cette créature effrayante. Voici les plus saisissantes! Une histoire raconte qu'un bambin horrifié ayant dit à sa mère avoir aperçu « un grand ours » à la fenêtre est disparu pendant la nuit et n’a jamais été revu. Un autre récit fait état d’un chasseur du nom de Desjardins, parti au clair de lune, qui n’est jamais revenu de sa chasse. On n’a retrouvé de lui que son fusil et quelques morceaux de cuir sur la montagne. Certains laissent également entendre que deux bûcherons qui se moquaient de la légende, auraient un jour décidé d’établir leur camp sur le Mont Loup-Garou. L’un a été retrouvé mort, horriblement mutilé, et l’autre a perdu la raison et est décédé deux jours plus tard. Une autre anecdote relate qu’une femme qui s’était rendue sur la montagne un soir en est revenue folle, tandis que sa cabane a été rasée par le feu. La rumeur veut qu’elle ait été internée dans une institution de soins psychiatriques de Montréal. Fait plus cocasse mais tout aussi mystérieux, on raconte également qu’à l’aube, après les nuits de pleine lune, on retrouvait parfois les chevaux avec... leurs queues tressées! En 1954, bien décidé à faire la lumière sur ces histoires abracadabrantes et « à prouver fausse cette croyance qui est très ancienne et répandue dans la littérature de plusieurs races », le professeur d’université et philosophe montréalais M. de Nobili, compte passer la nuit du 17 juin au Mont Loup-Garou, sous la pleine lune, accompagné de cinq étudiants. « Non, nous ne serons pas armés mais nous apporterons une protection suffisante contre la nature », a mentionné ce spécialiste du folklore canadien-français avant son expédition. À l’origine de cette excursion, Mme Georgette Arus, une spécialiste de la culture et de l’histoire canadienne-française dans les Laurentides, a promis « que l’on patrouillerait le pied de la montagne afin d’éloigner les farceurs et protéger l’ascension ou la descente, peut-être, du groupe. » L’histoire ne dit pas si M. de Nobili et ses cinq étudiants ont eu la chance de faire le récit de leur nuit sous la pleine lune au Mont Loup-Garou… Alors : mythes, légendes ou vérités? Personne ne détient la réponse. Mais peut-être la découvrirons-nous un jour ici, au Parc du Mont Loup-Garou! Et vous, oseriez-vous passer une nuit de pleine lune sur le Mont Loup-Garou? Loup-garou - Weird Tales 1941 domaine public Wikimedia. Équitation – La Presse 4 août 1945 : la photo a été prise au chalet du Mont-Loup-Garou. Ski – La Presse 22 décembre 1938.

  • La maison d’Arthur Toupin | VDSA

    La maison d’Arthur Toupin 1125, rue Saint-Jean Le premier propriétaire de ce site est Arthur Toupin. D’abord journalier à la Rolland, il accède ensuite au poste de surintendant. Fervent de baseball, il est très impliqué dans sa communauté et sera élu maire de Mont-Rolland à dix reprises, de 1924 à 1943, à une époque où les mandats étaient d’une durée de deux ans. Il œuvre ensuite pendant près de 25 ans à la Commission scolaire de Mont-Rolland, avant d’être nommé juge de paix par le lieutenant-gouverneur du Québec, en 1943. Il est décédé en 1954 et on lui a réservé des funérailles grandioses. La famille Toupin demeure propriétaire de cette maison pendant plus de 50 ans. Rosario St-Germain, comptable, l’achète en 1965. 1990 2022

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